28e réunion du conseil consultatif – Institut des maladies infectieuses et immunitaires

17 et 18 septembre 2009

Ivey Spencer Leadership Centre
London, (Ontario)

Procès-verbal

Présents : L. Barreto, E. Brown, R. Duncan, P. Ernst, M. Grant, J. Guimond, A. Jevnikar, M. Karmali, V. Loo, C. Power (Chair), B. Singh, J. Stankova, B. Ward, G. Wu
Personnel : J. Bray, K. Banks-Hart, D. Christin, S. Dos Santos, J. Flamenbaum, J. Gunning, D. Hartell, B. Heinrichs, M. Hume, S. Lalumiere, N. Mason-MacLellan, A. Matejcic, B. Moor, C. Richardson
Invité : M. Loeb (teleconference)
Absents : R. Hogg, S. Jones

Ordre du jour et procès-verbal

L'ordre du jour est approuvé.

Après que toutes les personnes assistant à la réunion se sont présentées lors d'un tour de table, C. Power souhaite la bienvenue aux nouveaux membres du conseil : E. Brown, R. Duncan, A. Jevnikar, M. Karmali et B. Ward.

Le procès-verbal de la réunion qui a eu lieu les 20 et 21 janvier 2009 à Vancouver est approuvé (G. Wu, L. Barreto).
Le procès-verbal de la réunion qui a eu lieu les 20 et 21 mai 2009 à Edmonton est approuvé (G. Wu, L. Barreto).

Élection du vice-président : G. Wu est nommé (V. Loo, J. Stankova) au poste de vice-président du conseil consultatif pour l'année 2009-2010. La proposition reçoit l'appui unanime des membres du conseil.

Orientation des CCI

Pour le bénéfice des nouveaux membres du conseil consultatif, et à titre de rappel pour les autres membres du conseil, B. Singh passe en revue le rôle de l'Institut et ses réalisations, en soulignant sa vision d'être « reconnu internationalement comme une organisation innovatrice dans le soutien de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, et comme un catalyseur de l'application des connaissances ». Puisqu'environ 25 % (237 millions de dollars en 2007-2008) du budget total de subventions des IRSC correspond au mandat de l'Institut, c'est le ciblage des efforts, et non le développement de la capacité, qui présente le principal défi de son programme stratégique. Afin de relever ce défi, l'expertise collective des membres du conseil est essentielle à l'établissement de nouvelles priorités de recherche, à la détermination de nouvelles orientations ou occasions, à l'établissement de partenariats et à la création de liens concrets avec le milieu de la recherche en santé dans un certain nombre de domaines. La nomination des membres du conseil tient compte du besoin d'établir une « mosaïque » de liens avec la recherche, d'emplacements géographiques et de positions hiérarchiques. Le rôle des membres du CCI n'est pas de représenter leur communauté, mais d'enrichir les délibérations du conseil grâce à la perspective de leurs milieux respectifs.

Le budget des initiatives stratégiques de l'Institut, l'Initiative de recherche sur le VIH/sida des IRSC, l'Initiative de recherche stratégique sur la capacité d'intervention en cas de pandémie et l'Initiative de recherche sur l'hépatite C font du budget stratégique de l'Institut le plus imposant parmi tous les instituts des IRSC. De telles ressources rendent possible la création de programmes susceptibles d'avoir un impact majeur dans leur domaine, mais exigent une approche à la fois disciplinée, équilibrée et souple pour répondre aux besoins du milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires. Pour ce faire, l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) crée des programmes en fonction de ses plans stratégiques et des priorités qui y sont énoncées, tout en saisissant les nouvelles occasions et en relevant les défis émergents, lorsque c'est possible. Le personnel de l'Institut est chargé de « favoriser et d'entretenir » les programmes de l'IMII, un rôle qui va au-delà de la conception et du lancement de possibilités de financement et qui inclut le travail avec des partenaires, les échanges avec les intervenants et le public, l'évaluation des résultats et la présentation de rapports sur ceux-ci, et la planification et la mise en oeuvre de séances de consultation et d'ateliers. L'IMII rêve d'un milieu de recherche plus fort, avec un meilleur accès au financement par concours ouvert, qui produirait au bout du compte un impact réel sur la santé et l'économie.

Rapport du directeur scientifique

Les IRSC lanceront en octobre prochain leur nouveau plan stratégique, L'innovation au service de la santé. Le plan, fruit de vastes consultations, repose sur quatre priorités stratégiques :

  • Investir dans l'excellence pour une recherche de calibre mondial;
  • S'attaquer aux priorités de la recherche sur la santé et le système de santé;
  • Profiter plus rapidement des avantages de la recherche pour la santé et l'économie;
  • Favoriser l'excellence organisationnelle, promouvoir l'éthique et démontrer l'impact.

Les instituts devront adapter la formulation de leurs programmes afin de se conformer aux exigences du plan; le conseil scientifique des IRSC discute déjà de stratégies de mise en oeuvre. L'un des grands rôles du plan est d'informer les autres ministères fédéraux des orientations des IRSC.

Confrontés aux défis inhérents à la gestion efficace d'un portefeuille de plus en plus épais d'initiatives stratégiques et à l'augmentation substantielle de la pression exercée par les demandes dans le cadre des concours ouverts, les IRSC prennent des mesures proactives pour mieux gérer la charge de travail associée à la mise en oeuvre de programmes de financement de la recherche de grande qualité. À partir de maintenant, une plus grande importance sera accordée au lancement de possibilités de financement qui sont alignées avec les plans stratégiques de l'Institut et des IRSC, qui mettent davantage l'accent sur les collaborations avec d'autres agences fédérales et provinciales, et qui peuvent être accomplies avec un échéancier, des produits livrables et des indicateurs de rendement clairs ainsi qu'un financement solide. Il faudra aussi démontrer leur obligation de rendre compte du respect des lois et lignes directrices.

Afin d'atteindre ces objectifs, et depuis le 1er septembre 2009, une structure à cinq niveaux a été mise en oeuvre pour les lancements d'initiatives stratégiques :

  • Niveau I - un seul institut (annonces de priorités)
  • Niveau II - un seul institut (appels de demandes hors cycle)
  • Niveau III - multi-instituts (petites initiatives)
  • Niveau IV - multi-instituts (grandes initiatives)
  • Niveau V - à l'échelle des IRSC

Les annonces de priorités utilisant le concours ouvert comme outil de financement peuvent être lancées dans le cadre du cycle régulier de ces concours, et leur nombre ne sera pas limité. Les initiatives de niveau II et III peuvent être lancées hors cycle si elles sont suffisamment développées et que les ressources nécessaires sont en place, mais le nombre de lancements de ce type par année sera limité; il a été proposé que l'Institut ne lance qu'une initiative de niveau II par année, et qu'un sous-comité du conseil scientifique classe les annonces de niveau III par ordre de priorité. Les initiatives de niveau IV nécessiteront une élaboration détaillée, car il faudra prendre en considération la participation de plusieurs instituts et partenaires externes; on s'attend à ce que seulement une à deux de ces initiatives soient lancées au cours d'une même année. Des fonds centraux de contrepartie des IRSC permettront aux initiatives de niveau IV d'avoir une portée relativement étendue. Les initiatives de niveau V seront des programmes phares, regroupant la plupart des divisions et des partenaires des IRSC et ayant des ressources importantes à investir; ces programmes à plus long terme et à valeur potentiellement élevée feraient l'objet d'une évaluation externe avant leur lancement.

Bien que les détails restent à déterminer, l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires ne devrait pas avoir de problèmes importants à s'adapter à ce régime. Les voies de financement consacrées à une série de programmes établis (par exemple, le VIH et l'hépatite C) ne devraient pas être soumises aux restrictions des lancements de niveau II, même si le nombre de lancements non récurrents sera limité. Les ententes existantes conclues avec des partenaires externes seront aussi respectées si leur planification est suffisamment avancée (par exemple, le partenariat Canada-R.-U.). D'autres initiatives en développement (vaccins, biologie des systèmes) devront être classées par ordre de priorité par l'Institut ou potentiellement intégrées à des programmes de niveau III. L'expertise du conseil pourra être requise pour l'établissement de liens entre instituts qui sont avantageux pour les deux parties.

Affaires des instituts

Budget

Les six classes de financement gérées par l'IMII comprennent le budget de l'Initiative stratégique de l'Institut (ISI) (9,1 millions de dollars en 2009-2010), l'Initiative de recherche sur le VIH/sida des IRSC (22,5 millions de dollars par année), l'Initiative de recherche stratégique sur la capacité d'intervention en cas de pandémie des IRSC (IRSCIP), l'Initiative de recherche sur l'hépatite C des IRSC, la subvention d'appui à l'Institut (SAI) et les fonds d'appui aux communautés de l'Institut (ACI). Les dépenses faites dans le cadre de l'initiative sur le VIH, l'IRSCIP et l'ACI sont décrites dans les mises à jour ci-dessous.

La SAI affichait un solde d'ouverture de 1,25 million de dollars en avril 2009. Au 31 août 2009, des dépenses de 477 318 $ avaient été engagées, le solde étant d'environ 771 269 $. Les dépenses prévues et la réaffectation d'une partie des fonds au sein des IRSC porteront le solde à environ 200 000 $; ces fonds seront réaffectés aux IRSC si l'Institut déménage.

Les engagements pris depuis mai dans le cadre des ISI sont les suivants :

  • Annonce de priorités – Financement provisoire, concours de mars 2009 : 400 000 $ (4 subventions)
  • Initiative CRSNG-IRSC – Biologie des systèmes : 508 495 $ sur trois ans (2 subventions)
  • Initiative de recherche en santé conjointe Chine-Canada (2009) : 300 000 $ sur trois ans (2 subventions)
  • Subventions catalyseur – Les vaccins pour le 21e siècle : 989 546 $ sur 2 ans (10 subventions; 3 subventions supplémentaires seront financées à partir du budget pour le VIH)
  • Subvention catalyseur (développement) – Programme conjoint de recherche en santé Canada-R.-U. sur l'antibiorésistance : 120 000 $ (2 subventions)

Les ISI ont confirmé l'engagement d'un total de 8,1 millions de dollars pour l'année 2009-2010. Des engagements supplémentaires de 1,23 million de dollars sont aussi attendus, ce qui porte le déficit prévu à environ 214 000 $, pour un budget de 9,1 millions de dollars. Le montant réel de l'excédent ou du déficit dépendra du nombre de subventions financées dans le cadre des concours de l'annonce de priorités de septembre 2009 et de la subvention catalyseur pour nouveaux chercheurs.

Examen du programme de subventions pour réunions, planification et dissémination

L'Institut a organisé cinq concours pour les subventions pour réunions, planification et dissémination (RPD) depuis le lancement du programme en 2008. Le programme RPD a été élaboré pour remplacer les subventions financées par la SAI après que le Conseil du Trésor a décidé que les subventions ne pouvaient provenir de la SAI. Pour le moment, le financement des subventions pour RPD provient principalement des 100 000 $ annuels prévus dans le budget d'appui aux communautés des instituts; d'autres volets de recherche des instituts (VIH, IRSCIP, hépatite C) contribuent aussi au financement du programme, avec 25 subventions accordées jusqu'à maintenant (un total de 303 051 $) sur 5 contingents.

Transition de l'Institut

Le modèle de financement de l'Institut changera lorsque le prochain directeur scientifique (DS) et le prochain emplacement de l'Institut seront déterminés. Le bénéficiaire de la SAI sera alors l'établissement d'accueil, et non le DS, qui sera quant à lui chargé de la négociation de l'infrastructure, du soutien et des autres services appropriés avec l'établissement d'accueil (EA). Trois documents distincts (subvention IRSC-EA, entente IRSC-DS et entente DS-EA) régiront l'entente. Les politiques de l'EA sur les dépenses provenant de la SAI seront appliquées, bien que des lignes directrices soient proposées par les IRSC. Par conséquent, la transition fera en sorte que l'excédent actuellement prévu pour la SAI ne pourra être transféré à la prochaine version de l'Institut et sera réacheminé aux fonds généraux des IRSC; la situation inquiète un peu les membres du conseil.

Orientations de l'Institut en matière d'AC

En 2008, l'Institut a entrepris un projet ayant pour objectif l'évaluation de la programmation de l'Institut en matière d'application des connaissances (AC) et l'élaboration de recommandations pour les activités d'AC futures. Encadré par un sous-comité du CCI (W. Hill, J. Guimond, L. Jurkovic [Direction de l'AC des IRSC], C. Richardson), un expert-conseil a été engagé pour effectuer un sondage, rédiger un cadre d'AC, organiser une réunion et préparer un rapport décrivant les résultats. Des rapports concernant ces activités ont été mis en ligne sur le site Web de l'Institut.

Les principales recommandations du rapport sur les résultats mettent l'accent sur le renforcement des capacités d'AC, le soutien aux courtiers du savoir afin d'améliorer l'accès aux résultats de recherche et la facilitation de la recherche translationnelle. Bien que certains de ces éléments puissent être incorporés à des programmes actuels de l'Institut comme le Forum pour les nouveaux chercheurs, il reste encore à mettre au point des mécanismes de financement des courtiers de l'AC ou de stimulation de la recherche translationnelle. Les membres du conseil font remarquer que les personnes formées en journalisme ou dans le domaine des affaires sont probablement les plus qualifiées pour rendre les résultats de recherche accessibles à un plus large public, et que de prévoir un budget à cet effet lors de l'élaboration du financement des projets de recherche permettrait d'améliorer l'AC. Il existe aussi des outils pour le financement en fin de subvention qui peuvent servir à cela. D'autres ont laissé entendre qu'il y avait un obstacle important à l'application des découvertes en recherche à l'étape de la mise à niveau menant à la commercialisation, et qu'un financement limité servant à faciliter cette transition constituerait un usage judicieux des ressources de l'Institut. La dissémination des résultats tend à être plus directe et moins coûteuse dans le cas de la recherche sur la santé des populations ou de recherches relatives aux effets sur la santé que dans le cas de résultats de la recherche biomédicale ou clinique; la majorité des participants étaient d'avis que les efforts appuyés par l'Institut devraient plutôt être réalisables et concentrés sur des utilisateurs des connaissances précis. Tenter d'appuyer l'AC pour la totalité des recherches sur les maladies infectieuses et immunitaires serait difficile à accomplir et n'aurait que peu d'impact. Pour l'Institut, la situation demeure une source d'inquiétude, car aucun programme précis n'a été déterminé.

Rapport sur l'impact du SRAS

Un groupe de travail des IRSC, animé par C. Richardson, a terminé l'évaluation de l'impact des outils de financement lancés en riposte à l'éclosion de SRAS, et le rapport qui en a été tiré sera bientôt publié. Le groupe a utilisé des sondages effectués auprès de chercheurs financés travaillant sur le SRAS, des résumés de projets vulgarisés, des analyses des médias, des données bibliométriques et des entrevues avec des chercheurs ayant présenté des demandes de brevets, afin d'évaluer l'impact des programmes de financement pour le SRAS. Bien que l'éclosion comme telle ait favorisé la création de nouveaux organismes de santé publique, le financement de la recherche a eu une incidence démontrable sur la mise au point de nouveaux essais et vaccins, sur les divers niveaux de renforcement des capacités, sur la prise de décisions éclairées, et même sur la santé et les systèmes de santé. Il a été noté que, même si on considère que la publication et la distribution du rapport lui-même pourront être utiles pour démontrer l'impact de la recherche sur le SRAS, l'élaboration d'extraits destinés à des publics précis par l'équipe des Communications des IRSC ou un autre sous-traitant aiderait à disséminer efficacement ces renseignements.

Mise à jour sur les priorités et initiatives stratégiques

Initiative de recherche stratégique sur la capacité d'intervention en cas de pandémie (IRSCIP)

Mise sur pied en septembre 2005 à la suite d'une réunion parrainée par l'Institut et l'Agence de santé publique du Canada (ASPC), l'IRSCIP est devenue une initiative de 44,7 millions de dollars qui a permis de lancer 31 possibilités de financement, de financer 82 demandes et d'appuyer 60 candidats principaux depuis le début du financement fédéral au milieu de 2006. L'initiative est déjà passée par trois phases de programmes de recherche – planification en prévision de la pandémie, réponse à une éclosion et activités d'AC – et quelques autres activités sont en cours d'élaboration. Une évaluation à mi-parcours de l'initiative a été préparée et publiée, dressant un portrait complet des réalisations rendues possibles par les outils de financement; l'impact le plus évident de l'initiative a été l'augmentation impressionnante de la capacité de recherche.

Le Réseau de la recherche sur l'influenza de l'ASPC et des IRSC, dirigé par S. Halperin de l'Université Dalhousie et ayant récemment obtenu du financement, est unique au monde : il s'agit du seul réseau de recherche dont l'objectif est d'évaluer systématiquement la mise en application de la vaccination de masse pour la pandémie prévue d'influenza H1N1. Ces résultats seront utilisés pour guider la planification d'interventions contre la présente éclosion et d'interventions futures de santé publique, en plus d'intégrer un volet ASPC à l'AC. Les laboratoires du Réseau travaillent en collaboration avec le Laboratoire national de microbiologie pour l'élaboration de tests normalisés, et le Réseau a créé des liens avec des chercheurs européens et GlaxoSmithKline.

Les subventions catalyseur pour Chefs d'équipe d'intervention en cas d'éclosion pandémique, un autre programme unique, ont offert jusqu'à maintenant un financement accru pour deux projets. L'une de ces équipes travaille à mettre sur pied un réseau ayant pour objectif de caractériser l'évolution du virus de l'influenza et sa sensibilité aux médicaments antiviraux; l'autre élaborera un modèle mathématique prédictif en utilisant des données de l'éclosion. Plus récemment, un programme de subventions catalyseur pour l'Intervention de recherche en cas d'éclosion pandémique a été lancé en collaboration avec plusieurs partenaires et permettra d'offrir jusqu'à 2,3 millions de dollars sur deux ans; les décisions de financement sont attendues pour octobre.

Enfin, l'Institut a organisé la « Rencontre canadienne sur la capacité d'intervention en cas de pandémie : Réponse de la recherche à l'éclosion de la grippe H1N1 » le 9 juillet 2009 à Toronto, où il a accueilli 185 participants provenant de 75 organisations et leur a offert un programme de séances plénières choisies et quelques ateliers organisés en parallèle. Les participants ont apprécié cette possibilité de découvrir de nouveaux points de vue sur l'état de l'éclosion de H1N1, et les chercheurs présents ont apprécié la combinaison des aperçus cliniques plus généraux et des recherches actuelles dans des domaines précis. Cette réunion ne constitue qu'un des volets d'AC qui ont été intégrés à l'IRSCIP.

VIH/sida

Les IRSC reçoivent chaque année un financement ciblé de 22,5 millions de dollars provenant de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada et de l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV). Ces fonds sont gérés par l'Institut pour les IRSC sous le titre d' « Initiative de recherche sur le VIH/sida » et sont attribués à des programmes stratégiques liés à l'un des cinq volets suivants : recherche biomédicale et clinique (8,73 millions de dollars), recherche sur les services de santé et la santé des populations (5,22 millions de dollars), Programme de recherche communautaire (RC) (2,77 millions de dollars), Réseau canadien pour les essais VIH (4,55 millions de dollars) et ICVV (1,23 million de dollars). De plus, un montant de 17 millions de dollars est octroyé chaque année dans le cadre de concours ouverts.

L'Initiative de recherche sur le VIH/sida s'appuie sur les conseils du Comité consultatif de la recherche sur le VIH/sida des IRSC (CCRVSI), un sous-comité du CCI présidé par un membre du conseil (en ce moment, M. Grant) et formé de membres sélectionnés à partir d'un éventail de secteurs d'intervention. Sous la direction de ce groupe, les intervenants de l'Initiative ont récemment terminé l'élaboration d'un plan stratégique ayant pour objectif de guider le CCRVSI dans l'attribution de fonds à des programmes qui sont alignés sur les priorités établies. Le plan stratégique couvre la période de 2008 à 2013, et peut être consulté sur le site Web de l'Institut.

Les membres du conseil reçoivent une mise à jour détaillée des activités récentes dans tous les volets de recherche de l'Initiative. Bon nombre des outils de financement des IRSC (subventions de fonctionnement, bourses du personnel, subventions pour RPD, annonces de priorités pour financement provisoire) sont utilisés dans le cadre de l'Initiative pour maximiser l'utilisation des fonds disponibles. L'un des points saillants est le lancement récent de la possibilité de financement « Recherche interventionnelle en santé des Autochtones », qui vise à soutenir la recherche interventionnelle innovatrice et efficace dans les communautés autochtones. On s'attend à ce que les groupes de recherche financés prennent contact avec les Centres de développement de la recherche sur la santé des populations et les services de santé en matière de VIH/sida, déjà financés. La mise à jour porte aussi sur le programme de RC, qui a été évalué officiellement en 2008. Les évaluateurs ont conclu que le programme de RC aide les communautés et le milieu universitaire à lutter contre l'épidémie du VIH/sida en leur permettant de renforcer la capacité de recherche et ont émis des recommandations quant aux aspects à améliorer; ces améliorations font l'objet d'un plan de mise en oeuvre qui a été approuvé par le CCRVSI et le CCI au printemps. Finalement, un rapport d'étape sur le volet IRSC de l'ICVV a été présenté. Trois subventions de fonctionnement et trois subventions catalyseur ont été financées, et un programme de subventions d'équipes émergentes a été lancé. Le principal programme de subventions d'équipe en partenariat avec l'ACDI a été reporté de l'été 2008 à la fin de l'automne 2009 au minimum, en partie à cause de l'incertitude entourant la disponibilité des fonds de l'ACDI.

Bien que les objectifs et les plans stratégiques du CCI et du CCRVSI soient intégrés grâce à la structure de rapport et des plans stratégiques, il est suggéré que les deux comités organisent une réunion commune pour déterminer si certains aspects de leurs programmes stratégiques respectifs pourraient bénéficier d'une meilleure synergie. Puisque la nomination du nouveau directeur scientifique est imminente, cette réunion constitue une occasion en or d'échanger des renseignements et des points de vue sur la transition en cours à l'Institut. Les membres du conseil approuvent la suggestion; une réunion des deux comités sera organisée en décembre, à condition que la plupart des membres puissent être présents.

Partenariats stratégiques de l'Institut

Possibilité de financement pour les isotopes médicaux/Atelier sur l'imagerie

Les biomarqueurs et le marquage radioisotopique sont des outils diagnostiques essentiels en imagerie médicale. Jusqu'à tout récemment, le réacteur canadien de Chalk River était responsable de 35 % de la production mondiale de technétium 99m, mais son vieillissement a forcé une fermeture temporaire, et il est possible qu'il ne puisse jamais redémarrer, ce qui aurait un impact majeur sur l'approvisionnement en isotopes médicaux, sans compter les répercussions politiques qui en découleraient. Afin de remédier à la situation, les IRSC ont lancé la possibilité de financement « Autres produits radiopharmaceutiques pour l'imagerie médicale » en juin. Menée par l'Institut du cancer, l'initiative est appuyée par l'IMII et quatre autres instituts, ce qui porte le montant total de la contribution des IRSC à six millions de dollars; trois millions supplémentaires seront offerts par le CRSNG. Aucun nouveau financement du gouvernement ne servira à cette initiative. Des 20 demandes reçues, deux portent sur des projets qui relèvent de l'IMII. Les résultats seront annoncés à la fin d'octobre.

Atelier sur les biomarqueurs; atelier sur l'inflammation

L'Institut collabore à l'organisation de deux initiatives auxquelles participent plusieurs instituts et qui sont encore en début de préparation. L'atelier « Biomarqueurs pour la médecine de précision » se tiendra les 19 et 20 novembre 2009 à Toronto. Il est dirigé par l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR) et reçoit l'appui de l'IMII, de six autres instituts et de l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement. L'IMII y sera représenté par B. Singh, J. Bray, J. Wilkins et A. Bar-Or.

L'IMII a aussi accepté de codiriger, avec l'ISCR et l'Institut du cancer, un atelier portant sur le thème général de l'inflammation qui se tiendra au printemps 2010. Le rapport produit par l'Institut sur l'atelier « Approches axées sur la biologie des systèmes pour aborder la modulation immunitaire et l'inflammation » qui s'est tenu en janvier 2008 fournira une partie du contexte pour l'atelier proposé. L'objectif de l'Institut, en contribuant à l'organisation de l'atelier, est d'élaborer une possibilité de financement pour l'étude des mécanismes immunitaires de l'inflammation chronique et la détermination de nouveaux biomarqueurs, cibles thérapeutiques et stratégies de prévention.

Partenariat MRC du R.-U.-IRSC sur l'antibiorésistance

Comme il en a été question au cours de la réunion du conseil tenue en mai dernier, le partenariat entre le Medical Research Council (MRC) du R.-U. et les IRSC a reçu très tôt l'appui d'A. Beaudet, président des IRSC, et de Sir L. Borysiewicz, directeur général du MRC du R.-U., qui en sont arrivés à un accord de principe pour financer jusqu'à deux subventions canado-britanniques de consortiums, d'une valeur de huit millions de dollars sur quatre ans. Cependant, lorsque la proposition a été soumise au conseil scientifique des IRSC, elle s'est heurtée à une réticence initiale à approuver l'allocation de fonds centraux des IRSC à l'initiative, ce qui aurait pu forcer l'Institut à aller chercher les quatre millions de dollars que constitue l'engagement financier des IRSC dans son budget réservé aux ISI. À la suite d'une présentation de B. Singh à la réunion du conseil scientifique de mai dernier, l'allocation de deux millions de dollars en fonds centraux a été approuvée, à condition d'incorporer à la possibilité de financement pour subventions de consortiums une composante de détermination du lien entre l'antibiorésistance et la santé, les soins de santé et l'économie, à la suggestion de l'Institut des services et des politiques de la santé. Cet ajout est problématique, car l'entente conclue avec le MRC du R.-U. ne mentionne pas cette exigence, et le MRC n'est pas habilité à financer la recherche sur les services de santé. On pourrait proposer que seuls les chercheurs canadiens qui reçoivent du financement des IRSC aient à aborder la question des services de santé dans leur proposition. Le lancement des subventions de consortium est reporté à juin 2010 pour donner aux nouveaux récipiendaires des subventions Catalyseur le temps de développer leurs cadres et leurs réseaux.

Les membres du conseil soulignent l'importance de maintenir de bonnes relations avec le R.-U. et notent qu'un rapport gouvernemental sur la résistance aux antimicrobiens sera publié en 2010 par l'ASPC et pourrait être utile pour la préparation de la possibilité de financement.

Planification stratégique à plus long terme

On procède à l'examen du rôle de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires dans la promotion de la recherche, la mobilisation de la communauté de recherche dans les limites de son mandat, l'établissement de partenariats, l'appui à des programmes stratégiques et la promotion de l'application des connaissances. On rappelle au conseil la nécessité de faire cadrer les priorités stratégiques de l'Institut avec le nouveau plan L'innovation au service de la santé, tout en profitant des occasions de relever les défis que présente le paysage de la recherche en santé et d'y combler les manques.

Deux des priorités stratégiques de l'Institut décrites dans le plan stratégique, soit le VIH et la capacité d'intervention en cas de pandémie, reflètent la volonté de l'Institut de travailler à concevoir des programmes de recherche complets en fonction de sources importantes de financement fédéral. Une troisième priorité, les infections émergentes et la résistance microbienne, a été au centre de plusieurs initiatives stratégiques de l'Institut au cours des huit dernières années, grâce entre autres à l'Initiative canadienne du microbiome et au Programme conjoint de recherche en santé Canada-R.-U. sur l'antibiorésistance (en développement), les deux plus récents programmes dans ce domaine.

Des efforts de développement ont été entrepris pour les deux dernières priorités, l'immunothérapie et les vaccins pour le 21e siècle, mais la mise en oeuvre de programmes de recherche importants qui traitent de ces sujets n'a pas encore eu lieu. Des approches fondées sur la biologie des systèmes sont proposées pour catalyser les innovations dans le domaine de la recherche en immunothérapie, mais il demeure difficile de rassembler les données obtenues jusqu'à maintenant en un nouveau programme de recherche. Il est suggéré que la rubrique de la biologie des systèmes produirait plus de résultats si elle était appliquée à l'étude du système immunitaire humain dans son ensemble, ce qui permettrait d'incorporer un certain nombre de domaines interdépendants, comme le mécanisme biologique des infections, de l'inflammation, des maladies chroniques, des biomarqueurs et des vaccins.

La mise au point de vaccins pouvant être utilisés chez l'humain demeure un processus empirique, et il nous en reste encore beaucoup à apprendre à propos de l'immunité protectrice et de la réponse immunitaire humaine aux pathogènes. Il existe un potentiel réel de facilitation des partenariats de recherche entre les secteurs public et privé, ainsi que des possibilités importantes en recherche fondamentale et translationnelle sur les vaccins, par exemple pour trouver de nouvelles cibles pour les vaccins prophylactiques et thérapeutiques, élaborer des préparations vaccinales et des systèmes d'administration innovateurs, et utiliser la vaccination comme approche thérapeutique pour certaines maladies chroniques.

L'Institut a été l'hôte de l'atelier « Approches axées sur la biologie des systèmes pour aborder la modulation immunitaire et l'inflammation » en 2008 et organisera, en collaboration avec d'autres instituts des IRSC, un atelier sur les biomarqueurs en novembre 2009 et un atelier sur l'inflammation et les maladies chroniques au printemps 2010. On pourrait incorporer aux programmes créés après ces ateliers un point de vue qui tient compte de l'immunologie humaine, créant du même coup une excellente occasion d'obtenir des résultats pour les priorités de l'IMII qui n'ont pas encore été abordées.

Il est aussi question de la nécessité d'assurer un financement à long terme pour les priorités de recherche dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires. Les fonds pour la recherche sur la pandémie d'influenza sont déjà tous engagés, et l'accès à de nouveaux fonds pour la recherche en cas de pandémie est assez limité. L'ASPC reçoit encore des fonds pour la recherche sur l'influenza, mais aucun nouveau financement n'a été proposé. En raison des conditions uniques provoquées par l'éclosion de H1N1 (par exemple, des cohortes recevant des vaccins avec ou sans adjuvant) et du besoin d'établir une stratégie à long terme pour la collecte de données et d'échantillons, l'absence d'une source définie de financement complique la planification de la recherche. Le Réseau de recherche sur l'influenza, qui a récemment reçu des fonds, pourrait étudier certains aspects de l'expérience naturelle de l'éclosion de H1N1, mais n'est pas tout à fait libre d'accorder la priorité à des études systématiques. L'Association canadienne pour la recherche et l'évaluation en immunisation possède une expertise dans le domaine des adjuvants vaccinaux et sait que la Fondation Gates a démontré un intérêt pour cet aspect de la mise au point de vaccins; il est possible qu'une meilleure compréhension du rôle des adjuvants entraîne un changement fondamental dans notre conception de la biologie des vaccins. Toutefois, il est nécessaire d'obtenir des données concrètes sur l'impact de l'adjuvant et du vaccin sur la réponse immunitaire humaine, et un partenariat avec une organisation comme la Fondation Gates ou une entreprise du secteur privé pourrait se révéler notre meilleure source de nouveau financement.

Il est à noter que l'ASPC travaille à la préparation d'un mémoire au Cabinet (MC) en partenariat avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments et d'autres ministères fédéraux (Un monde, Une santé); le mémoire traitera des infections zoonotiques et des liens entre les animaux, les facteurs environnementaux et la santé humaine. Un MC des IRSC, portant surtout sur les maladies infectieuses, a été proposé, mais il est peu probable qu'une telle stratégie de financement ait du succès, du moins en l'absence d'un partenariat avec d'autres ministères fédéraux. L'obtention de financement fédéral supplémentaire pourrait dépendre de l'utilisation des liens tissés durant la mise en oeuvre de l'IRSCIP.

Enfin, il est proposé que l'identification de biomarqueurs, qu'elle soit utilisée pour caractériser les interactions entre l'agent infectieux et son hôte, quantifier la réponse immunitaire humaine, évaluer l'efficacité des vaccins ou caractériser les interactions entre les gènes et leur environnement, occupe une place prépondérante dans les investissements stratégiques en recherche. La métabolomique semble être la méthode de choix pour découvrir des biomarqueurs utiles, mais la capacité de recherche du Canada dans cette discipline demeure limitée.

Mise à jour sur les priorités et initiatives stratégiques

Vaccins pour le 21e siècle

Les efforts entrepris quant à cette priorité du plan stratégique comprennent l'important rapport « Des vaccins pour le 21e siècle : Une ère nouvelle pour le Canada » et une réunion sur invitation des bailleurs de fonds, qui s'est tenue le 16 janvier 2009 à Ottawa. La réunion avait pour objectif d'établir, avec le rapport comme point de départ, des possibilités de recherche stratégique dans le domaine des vaccins et de jeter les bases de nouvelles possibilités d'investissement dans la recherche sur les vaccins menée en collaboration. Ont assisté à la réunion plus de 20 organisations différentes, provenant du secteur privé, de ministères fédéraux, des Réseaux de centres d'excellence et d'organismes de financement provinciaux. Il est possible de consulter le rapport de la réunion sur le site Web de l'Institut. Afin de sonder les capacités et l'intérêt du milieu canadien de la recherche sur les vaccins pour les domaines de recherche abordés dans le rapport « Des vaccins pour le 21e siècle [...] », une possibilité de financement pour une subvention Catalyseur a été lancée en décembre 2008. Vingt-cinq demandes ont été reçues, dont 13 ont été financées, grâce au soutien financier de l'IRSCIP et de l'ICVV.

Une possibilité de financement important reste encore à élaborer. Il a été proposé que cette possibilité soit axée sur « des approches fondées sur la biologie des systèmes pour concevoir des vaccins de façon rationnelle » et qu'elle comprenne du financement pour la découverte de nouveaux adjuvants, de nouveaux systèmes d'administration des vaccins, la modulation de la réponse immunitaire de l'hôte et l'élucidation de corrélats de la protection.

Infections émergentes et résistance microbienne : l'Initiative canadienne du microbiome

Après quelques rencontres de développement et un concours pour une subvention catalyseur qui a permis de financer 12 projets, l'équipe de l'Initiative canadienne du microbiome (ICM) de l'Institut a lancé un concours pour une subvention d'équipe émergente en juillet 2009. Les engagements de financement pour ces subventions proviennent de l'Institut et de neuf de ses partenaires, et totalisent 13,275 millions de dollars. Les lettres d'intention doivent être remises pour le 1er novembre 2009, et les équipes devraient recevoir le financement en septembre 2010.

Dans le but de maintenir l'élan généré pour l'ICM, on demande aux membres du conseil de réfléchir au type d'appui que l'Institut devrait offrir aux équipes financées, et à quel type d'interactions entre équipes on devrait s'attendre. De plus, la facilitation de la communication entre tous les chercheurs financés par l'ICM et le Consortium international sur le microbiome humain (CIMH) pourrait se révéler très importante pour la viabilité à long terme de ces projets de recherche; l'Institut devra peut-être mettre en oeuvre des mécanismes habilitants pour accomplir cet objectif une fois les équipes formées. Enfin, on a demandé à B. Finlay, un membre du conseil d'administration des IRSC dont les intérêts en recherche sont liés au microbiome, de prendre la place de B. Singh comme représentant des IRSC lors de la réunion de mars 2010 du CIMH.

Autres questions

Auto-immunité clinique

L'Institut a financé six équipes en 2007-2008 dans le cadre de son programme de recherche sur l'auto-immunité clinique. L'une de ces subventions arrivera à terme en 2010-2011, et les autres, en 2012-2013. Afin d'avoir accès à des résultats de recherche préliminaires, d'encourager l'interaction entre les équipes et d'améliorer leur capacité à obtenir du financement à plus long terme, il est suggéré que l'Institut, avec l'aide d'un groupe de travail formé de membres du conseil, organise une réunion avec certains membres des équipes à la fin de 2010 ou au début de 2011.

Levée de la séance

La séance est levée à 11 h.