Bulletin pour les médias
Édition d'août 2010
Dans ce numéro :
- Un médicament contre le jeu compulsif dans la mire des scientifiques
- Allaiter deux bébés à la fois augmente t il les risques pour les nouveau nés?
- Les Canadiens souffrent et meurent inutilement du cancer de la bouche
1er au 7 août : Semaine mondiale de l'allaitement maternel
Allaiter deux bébés à la fois augmente-t-il les risques pour les nouveau-nés?
Recherche en cours financée par les IRSC : De nombreuses cultures, ainsi que des professionnels de la santé, découragent les femmes d'allaiter quand elles sont enceintes. Sont-ils justifiés de le faire? La Dre Grace Marquis, de l'Université McGill, étudie les femmes enceintes et leurs tout-petits pour déterminer l'effet de ce chevauchement sur l'alimentation, la santé et la croissance de l'enfant à naître. « Rares sont les chercheurs qui ont examiné les conséquences du chevauchement entre l'allaitement et la grossesse. S'il existe un effet négatif sur la santé du nouveau-né, nous devons déterminer le moment optimal auquel sevrer l'enfant aîné. S'il n'y a aucun effet, il n'existe alors aucune raison de sevrer l'enfant avant que la mère ne souhaite le faire », dit la Dre Marquis.
9 août : Journée nationale des Gardiens de la paix
Les missions de maintien de la paix ont un coût pour les soldats canadiens
Recherche en cours financée par les IRSC : Le Dr Jitender Sareen, de l'Université du Manitoba, procède à la plus vaste étude jamais réalisée sur la santé mentale des gardiens de la paix canadiens et d'autres membres du personnel militaire. Il utilise les données d'enquête provenant de plus de 8 000 entrevues avec du personnel militaire réalisées par les Forces armées canadiennes pour examiner la détresse psychologique associée aux opérations militaires. Les données d'enquête aident aussi les chercheurs à mieux comprendre la stigmatisation que les soldats canadiens ressentent lorsqu'ils demandent de l'aide pour des problèmes de santé mentale. « Nous voulons savoir ce qui différencie ceux qui ont besoin d'aide de ceux qui en obtiennent », dit le Dr Sareen. « Nous examinons des aspects des missions de maintien de la paix, y compris l'exposition au combat et le fait d'être témoin d'atrocités », ajoute-t-il. Article de fond.
Les Canadiens souffrent et meurent inutilement du cancer de la bouche
Recherche en cours financée par les IRSC : La Dre Patti Groome veut savoir pour quelle raison 40 % des Canadiens environ n'apprennent souffrir d'un cancer de la bouche qu'à un stade avancé de la maladie où elle est plus difficile à guérir. La titulaire de la chaire de recherche du Canada en évaluation des soins de cancérologie sonde les patients afin de trouver pourquoi. « Nos résultats peuvent indiquer le besoin d'une plus grande sensibilisation aux symptômes du cancer de la bouche chez les personnes à risque de développer la maladie et leurs proches », dit-elle. La bonne nouvelle, c'est que le cancer de la bouche est l'un des plus faciles à prévenir et qu'il peut être traité avec succès s'il est dépisté à temps.»
Le saviez-vous? Plus de personnes meurent du cancer de la bouche que du cancer du col de l'utérus, du lymphome de Hodgkin ou du mélanome.
Un médicament contre le jeu compulsif dans la mire des scientifiques
Recherche en cours financée par les IRSC : Le Dr Martin Zack, au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, progresse dans sa recherche de médicaments pour aider à gérer le jeu pathologique. Il a déjà démontré dans une étude précédente comment un antipsychotique connu sous le nom d'halopéridol, administré aux joueurs, intensifie les effets renforçateurs du plaisir de jouer à une machine à sous et la motivation de continuer à jouer. Il étudie maintenant un agent qui peut stabiliser la motivation de jouer en bloquant certains récepteurs de la dopamine. « Il semblerait que le jeu puisse aider à rétablir un déficit de la fonction de la dopamine chez certains joueurs compulsifs. Si tel est le cas, il devrait être possible de mettre au point un jour des médicaments qui ciblent cet aspect du jeu », dit le Dr Zack.
Le saviez-vous? Le jeu pathologique est un trouble sérieux qui touche de 2 à 3 % des Canadiens. Il n'existe à l'heure actuelle aucun médicament approuvé pour traiter ce trouble.
L'activité physique pourrait aider les schizophrènes
Voici une autre raison de rester physiquement actif. Un chercheur financé par les IRSC, le Dr Guy Faulkner, et le candidat au doctorat Paul Gorczynski, de l'Université de Toronto, ont constaté que l'exercice régulier pouvait améliorer la vie des personnes atteintes de schizophrénie. Leur examen d'études scientifiques publiées, réalisé pour le compte de la Collaboration Cochrane, a montré que l'incorporation de l'exercice et de l'activité physique dans les programmes de santé mentale pouvait améliorer le bien-être physique ainsi que psychologique et social des personnes atteintes de schizophrénie. Une étude a révélé que le yoga produisait les plus grands bienfaits. « Pour les cliniciens et les responsables de la santé mentale, ces études renforcent l'importance de rendre cette intéressante option de traitement accessible aux clients », dit M. Gorczynski. Les IRSC sont un partenaire du Centre canadien Cochrane.
Le saviez-vous? La schizophrénie touche 1 % de la population canadienne. En 1996, le coût direct total de cette maladie au Canada était estimé à 2,35 milliards de dollars.
Activités à venir
Août : Étanchez votre soif de sciences
Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l'obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.
Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web des Cafés scientifiques des IRSC.
À venir ce mois-ci : l'édition 2010 des bourses en journalisme des IRSC
Êtes-vous un journaliste qui s'intéresse à la santé et à la recherche en santé? Aimeriez-vous avoir le temps et les ressources pour produire cet article de fond en journalisme d'enquête qui vous a valu le prix? Voici votre chance. Les IRSC financent des bourses de niveau 1 (d'une valeur maximum de 20 000 $ chacune) et des bourses de niveau 2 (d'une valeur maximum de 10 000 $ chacune) à l'appui du journalisme spécialisé en santé. Le montant total alloué est de 300 000 $. Tous les journalistes actifs au Canada ou les journalistes canadiens en poste à l'étranger sont admissibles au concours. Les détails et les instructions sur les demandes seront affichés à la mi-août sur le site web des IRSC. Pour plus de renseignements, communiquer avec Michael Dwyer au 613-941-0688 ou à michael.dwyer@irsc-cihr.gc.ca.
23 et 24 septembre 2010 : Atelier des IRSC pour les journalistes sur les questions de santé touchant les peuples autochtones
Les IRSC invitent les journalistes à prendre part à un atelier unique sur les questions d'actualité de la recherche en santé autochtone.
Edmonton (Alberta)
Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s'adresser à :
David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
relationsaveclesmedias@irsc-cihr.gc.ca