Intersections : Un bulletin de l'Institut de la santé des femmes et des hommes
Volume 1, numéro 2, Été 2010
Table des matières
Message de la directrice scientifique, la Dre Joy Johnson
Interventions cliniques : amélioration de l'efficacité
- Au coeur de la question du genre et du sexe : table ronde de l'ISFH
- Le genre, le sexe et les médicaments en situation réelle : le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments du Canada
- Prise en compte des différences entre les sexes dans la création de programmes d'exercices personnalisés
Rencontre avec des stagiaires en recherche sur le genre, le sexe et la santé
- L'AC en milieu urbain : améliorer l'accès aux soins prénatals à Winnipeg
- The Right Time...The Right Reasons : des pères parlent de leur volonté de réduire leur consommation de tabac et de cesser de fumer
- Innovations dans la recherche sur le genre, le sexe et la santé : Chaque cellule est sexuée, chaque personne a un genre
- Le réseau de recherche PreVAiL lance son nouveau site Web
À propos de l'Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH)
Message de la directrice scientifique, la Dre Joy Johnson
En matière d'interventions cliniques, à savoir les approches que nous utilisons pour poser le diagnostic et déterminer le traitement des troubles de santé, il n'existe pas de démarche universelle. Les interventions cliniques tendent à ne pas tenir compte du genre et du sexe; nous savons toutefois que ces paramètres influent sur l'observance thérapeutique ainsi que sur l'absorption et les effets secondaires des médicaments. En dépit des progrès considérables accomplis jusqu'ici, les produits pharmaceutiques, les appareils, les méthodes diagnostiques et les programmes cliniques sont souvent mis au point en fonction de données provenant exclusivement d'hommes et ensuite utilisés uniformément chez les hommes et les femmes.
L'amélioration de l'efficacité des interventions cliniques repose sur une accessibilité et une efficacité égales pour les hommes et les femmes. Dans les interventions cliniques, le sexe compte : en effet, les différences biologiques entre l'organisme de l'homme et celui de la femme sont susceptibles d'influer sur l'efficacité des traitements, comme les médicaments et les remplacements articulaires. Le genre peut modeler la perception des patients et des fournisseurs de soins de santé au sujet de la santé et de la maladie, de même que les interactions patient-fournisseur. En adaptant les interventions cliniques en fonction du sexe et du genre, nous sommes mieux outillés pour répondre aux besoins uniques des hommes et des femmes et nous sommes d'autant plus près de notre objectif d'offrir aux patients les meilleurs soins possible.
Le présent numéro d'Intersections est consacré à l'orientation stratégique de la recherche de l'Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH) – « interventions cliniques : amélioration de l'efficacité ». En établissant ce domaine prioritaire, l'ISFH s'engage à veiller à ce que les interventions cliniques soient accessibles, pertinentes et efficaces. Dans le cadre de cette orientation stratégique, notre première initiative a été de tenir une table ronde portant sur les dimensions liées au genre et au sexe des interventions cliniques dans les cas de maladie cardiovasculaire. Cette table ronde fait d'ailleurs l'objet d'un article dans ce numéro. Nous avons mis l'accent sur la santé cardiovasculaire comme point de départ de l'avancement de notre programme clinique, puisque ce domaine a fait l'objet d'importants investissements de la part de l'ISFH et d'autres bailleurs de fonds de la recherche. Notre objectif est de tabler sur cet important travail et d'y greffer d'autres domaines cliniques au fil du temps.
Dans les pages suivantes, nous mettons l'accent sur certaines façons novatrices par lesquelles les recherches financées par l'ISFH contribuent à améliorer l'efficacité des interventions cliniques. Les programmes de recherche des Drs Bill Sheel et David Hart portant sur les différences entre les sexes sur le plan des limitations pulmonaires et du risque de blessure au genou et d'arthrose, respectivement, fournissent des données importantes sur la façon de personnaliser les programmes d'exercices et les services de réadaptation afin d'améliorer les résultats. Nous présentons également le nouveau Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments (RIEM), lequel a d'importantes répercussions sur la façon dont le genre et le sexe sont pris en compte dans le contexte clinique canadien.
Plusieurs nouvelles chroniques font leur apparition dans ce numéro d'Intersections et reviendront dans les prochains bulletins. Il s'agit notamment de la chronique Rencontre avec des stagiaires, qui porte sur les réalisations et la personnalité de la prochaine génération de chercheurs sur le genre, le sexe et la santé; la chronique Coup d'oeil sur l'application des connaissances (AC), qui traite des activités d'application des connaissances au sein de la communauté s'intéressant au sexe, au genre et à la santé; la chronique Le Coin Cochrane de l'ISFH, qui dirigera l'attention vers les examens systématiques publiés pertinents, et finalement, la chronique Actualités, qui présentera des mises à jour liées aux initiatives de l'ISFH et aux travaux de nos chercheurs.
L'objectif d'Intersections est de mettre en valeur la crème de la recherche sur le genre, le sexe et la santé au Canada et de souligner de quelle façon cette recherche permet d'améliorer la santé. Dans les articles qui suivent, c'est avec fierté que nous présentons des exemples probants de cette science d'avant-garde et des chercheurs qui en sont le moteur.
Interventions cliniques : amélioration de l'efficacité
Le genre et le sexe biologique ne sont pas pris en compte adéquatement dans le cadre des interventions cliniques qui comportent l'utilisation de produits pharmaceutiques, d'appareils, de méthodes diagnostiques et de programmes cliniques. Bien que les femmes signalent des taux plus élevés d'invalidité pour cause de douleur aux genoux, elles sont moins susceptibles de subir une opération de remplacement d'une articulation — et celles qui le font ne reçoivent pas nécessairement une prothèse adaptée à leur anatomie. Lorsque les femmes et les hommes sollicitent des soins de santé, il se peut qu'ils reçoivent des traitements différents en raison des stéréotypes liés au genre, qui influencent la manière dont les patients et les fournisseurs de soins de santé perçoivent la santé et la maladie; par exemple, les hommes sont moins susceptibles de signaler les symptômes liés à la douleur.
De nombreux enjeux importants sont liés à l'amélioration de l'efficacité des interventions cliniques, notamment la qualité et l'innocuité, la satisfaction des patients, la gestion des soins et les cheminements cliniques. Afin de comprendre ces enjeux et d'autres enjeux émergents, l'ISFH s'engage à soutenir la recherche fondée sur des preuves dans ce domaine ainsi que l'utilisation des données par les cliniciens et les décideurs.
Au coeur de la question du genre et du sexe : table ronde de l'ISFH
Les 25 et 26 mars 2010, l'Institut de la santé des femmes et des hommes a organisé une table ronde sur invitation à Vancouver (C.-B.) pour mettre au jour les lacunes dans la recherche sur le genre et le sexe et trouver des moyens d'améliorer les interventions cardiovasculaires. Parmi les participants, on comptait des chercheurs réputés, des professionnels de la santé et des représentants bénévoles du domaine de la santé appartenant à diverses disciplines et spécialités et différents secteurs d'intervention. Cette initiative, en partenariat avec l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire et la Direction de l'application des connaissances des IRSC, le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, la Stratégie nationale de recherche axée sur le patient et la Fondation des maladies du coeur du Canada, était le premier point d'action de l'Institut pour faire avancer son orientation stratégique en recherche dans le domaine des interventions cliniques.
Le principal objectif de cette table ronde était de déterminer les priorités pour l'avancement de la recherche multidisciplinaire sur le genre, le sexe et les interventions cliniques dans les cas de maladie cardiovasculaire (y compris les AVC) et de cerner les ressources requises pour soutenir ce travail. Au moyen d'un processus de collaboration fondé sur le consensus, les participants à la table ronde ont défini cinq domaines dans lesquels le genre et le sexe devraient être pris en compte afin d'améliorer l'efficacité des interventions cliniques dans les cas de maladie cardiovasculaire : l'application des connaissances, le risque cardiovasculaire, la prévention, les mécanismes des maladies et l'accès aux soins.
La table ronde s'est révélée une étape importante pour aider à créer des liens et des réseaux intersectoriels articulés autour de thèmes communs au sein du milieu de la recherche sur les maladies cardiovasculaires, des responsables des politiques et de la communauté des soins de santé, et ce, à l'échelle nationale. Les participants ont été heureux d'avoir pu prendre part à des discussions stratégiques dans un cadre multidisciplinaire qui offrait, aux dires de l'un d'entre eux, « la chance de constater comment des idées répandues en matière de sexe, de genre et de santé sont abordées selon les différents points de vue ».
De l'avis du Dr Chris Kaposy, qui a apporté à la discussion une perspective en éthique des soins de santé, l'interaction avec un groupe multidisciplinaire partageant un « créneau d'intérêts dans des sujets liés » était enrichissante. De même, le Dr Alex Clark, professeur agrégé en sciences infirmières à l'Université de l'Alberta, a apprécié la « diversité et l'ampleur de l'expertise » et a été intrigué par « les tensions et où elles nous mènent ». D'autres participants ont mentionné que la table ronde leur avait permis de constater l'importance des lacunes en recherche dans l'ensemble des disciplines. Le format table ronde a été une plateforme efficace pour l'établissement conjoint des priorités. Un participant explique : « Le processus a fonctionné. On a vu se dessiner progressivement un programme de recherche à la fois concis, exhaustif et clairement axé sur le sexe/le genre ».
En juin 2010, dans le cadre du concours ouvert de subventions de fonctionnement des IRSC, l'ISFH a lancé une annonce de priorités en interventions cliniques dans les cas de maladie cardiovasculaire. Cette annonce constitue le premier mécanisme de financement stratégique de l'ISFH appuyant cette orientation de la recherche. Pour faire suite aux résultats de la table ronde, l'ISFH élaborera des recommandations pour alimenter le processus décisionnel du conseil consultatif de l'Institut et commencera à travailler à la mise sur pied de la prochaine possibilité de financement visant l'avancement de la recherche sur les interventions cliniques adaptées aux besoins des hommes et des femmes atteints de maladie cardiovasculaire.
Le genre, le sexe et les médicaments en situation réelle : le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments du Canada
Dans le domaine de l'innocuité des médicaments, il est largement reconnu qu'il existe de nombreuses zones d'ombre à propos des effets des médicaments chez les femmes. Les femmes vivent des changements métaboliques et hormonaux considérables à la ménopause, particulièrement durant la transition vers la ménopause. Ces changements peuvent déclencher des réponses physiques aux médicaments, augmentant le risque de réactions indésirables à des traitements auparavant sûrs. En outre, les essais contrôlés randomisés (les études fournissant les données utilisées pour déterminer l'innocuité et l'efficacité) sont généralement à prédominance masculine. De fait, la plupart des normes applicables aux produits pharmaceutiques sont fondées sur les données sur l'innocuité et l'efficacité obtenues chez les hommes. Le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments (RIEM) a un rôle important à jouer pour combler les lacunes liées au genre et au sexe dans les domaines de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments.
« Le RIEM est bien placé pour améliorer l'information sur l'innocuité des médicaments, puisque la recherche effectuée permettra d'accroître nos connaissances sur les effets des médicaments en situation réelle au sein de groupes qui ont été généralement sous-représentés dans la recherche clinique, comme les femmes et les jeunes filles », affirme le Dr Robert Peterson, directeur exécutif du RIEM. Le RIEM veut contribuer à ce que les femmes soient adéquatement représentées durant leurs périodes de vie critiques, comme la puberté, la ménopause et la grossesse. Jusqu'à maintenant, plusieurs projets liés à l'innocuité et à l'efficacité des médicaments chez les femmes enceintes et/ou celles qui allaitent ont déjà été financés dans le cadre de la Subvention catalyseur : L'innocuité et l'efficacité des médicaments après leur mise en marché, lancée en 2009. Selon le Dr Peterson, « le seul fait d'accroître le nombre de femmes participant à des essais cliniques qui répondent aux exigences réglementaires relatives à l'autorisation de mise sur le marché ne suffit pas pour aborder directement les différences entre les sexes sur le plan de la pharmacocinétique, des profils d'effets secondaires et de l'efficacité ».
Le RIEM cadre avec les lignes directrices des IRSC concernant la mise en oeuvre de l'analyse fondée sur le genre et le sexe (AGS) dans la recherche en santé. Il continuera en outre à encourager les chercheurs à tenir compte du sexe et du genre dans leurs études portant sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, s'il y a lieu. Comme le RIEM se concentre sur les produits commercialisés, il est peu probable qu'il appuie la recherche fondamentale, comme la recherche sur les modèles animaux (rats et souris), dans l'étude des différences de pharmacocinétique entre les sexes.
Le RIEM offre au Canada une occasion en or de montrer son leadership dans les domaines de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments et de combler des lacunes considérables à ce chapitre, notamment celles liées au sexe et au genre. Les Centres de collaboration du RIEM feront partie intégrante de l'infrastructure de recherche appuyée par le réseau. Regroupant des chercheurs et des membres issus d'universités et d'organisations de la santé, ces centres interprovinciaux favoriseront une meilleure coordination nationale des efforts en recherche dans ce domaine crucial et accroîtront la capacité de recherche du Canada en vue de répondre en temps opportun aux questions des décideurs sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments.
Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web du RIEM ou écrivez à DSEN-RIEM@cihr-irsc.gc.ca.
Prise en compte des différences entre les sexes dans la création de programmes d'exercices personnalisés
Votre sexe peut-il affaiblir vos genoux ou vous essouffler, ou ces phénomènes ne touchent-ils que certaines personnes à risque? En matière d'activité physique, le Dr David Hart (Université de Calgary) et le Dr Bill Sheel (Université de la Colombie-Britannique), deux chercheurs financés par l'ISFH, ont montré que les hommes et les femmes ne jouent pas nécessairement sur le même terrain. Pour un même sport, la rupture d'un ligament croisé antérieur survient de 5 à 10 fois plus souvent chez les femmes que les hommes. À la suite d'une telle rupture, le risque d'apparition d'arthrose plus tard dans la vie est accru. Les femmes sont également plus sujettes aux limitations respiratoires durant l'exercice, même si elles tendent à surpasser les hommes dans les épreuves d'endurance extrême, comme un marathon de 100 kilomètres. Les programmes de recherche des Drs Hart et Sheel portant respectivement sur les genoux et les poumons révèlent à quel point il est important de tenir compte de l'effet du sexe biologique sur le risque associé à l'exercice et sur la capacité d'exercice pour déterminer quelles interventions seraient les plus appropriées, pour qui et à quel moment.
Grâce à une subvention d'équipe en voie de formation reçue de l'ISFH, le Dr Hart et son équipe multidisciplinaire ont découvert plusieurs liens surprenants entre les genoux, les hormones et les gènes. Ces liens nous aident à mieux comprendre la susceptibilité aux blessures aux genoux et à l'arthrose. Au moyen d'une série d'études menées auprès de jeunes femmes en bonne forme physique, l'équipe du Dr Hart a découvert que le degré de laxité des ligaments du genou varie en fonction du stade du cycle menstruel et atteint souvent son apogée au moment de l'ovulation. Lorsque la laxité du genou est à son maximum, le risque de blessure s'accroît en raison des modifications correspondantes dans la mécanique du genou durant l'activité athlétique. « Lorsque cela survient, explique le Dr Hart, le genou peut ne pas être placé dans la bonne position. La façon de courir – le style – en est partie responsable, mais les hormones jouent également un rôle ». Le stade précis durant lequel les ligaments du genou présentaient une laxité maximale variait selon les femmes, laissant croire que le risque de blessure est associé à la génétique. « Ces variations montrent que ni le risque de blessure ni le risque d'apparition d'une maladie ne sont les mêmes pour tous », ajoute le Dr Hart.
Alors que l'incidence d'arthrose est la même chez les jeunes hommes et les jeunes femmes, l'incidence d'arthrose du genou et de la hanche est substantiellement plus élevée chez les femmes après la ménopause. L'équipe du Dr Hart a attribué cette différence entre les sexes aux variations hormonales durant la ménopause, ainsi qu'aux changements dans l'expression des gènes après la ménopause chez les femmes génétiquement prédisposées. Ensemble, ces deux mécanismes modifient l'ajustement des différentes parties du genou chez les femmes. « Les gènes jouent bel et bien un rôle, mais les hormones sont assurément un facteur important », conclut le Dr Hart.
La recherche menée par le Dr Sheel, avec l'aide d'une bourse de nouveau chercheur dans le domaine du genre et et de la santé, se penche sur l'importance du rôle du sexe dans l'exercice, mais sous un autre angle : « La respiration est un travail plus difficile pour les femmes en santé que pour les hommes », affirme le Dr Sheel. Les femmes en bonne santé, jeunes ou âgées, tendent à être plus sujettes aux limitations respiratoires durant l'exercice. Le travail du Dr Sheel a soulevé d'importantes différences entre les sexes quant à la structure et à la fonction pulmonaires, notamment un travail respiratoire excessif découlant de l'étroitesse des voies respiratoires des femmes. Le fait que les jeunes femmes en santé font plus d'efforts respiratoires durant l'exercice a d'importantes conséquences pour l'élaboration de programmes d'exercices personnalisés au cours de la vie. « Il est encore plus important de comprendre et de définir ce qui est normal chez les femmes âgées en santé, si l'on considère que de nombreuses maladies chroniques se manifestent à un âge avancé et que les comparaisons cliniques actuelles ne sont pas nécessairement pertinentes », précise le Dr Sheel.
La découverte que les voies respiratoires des femmes sont jusqu'à 22 % plus étroites que celles des hommes, à volume pulmonaire égal, a été « toute une surprise » pour le Dr Sheel. Cette variation anatomique est un point crucial à prendre en compte dans la performance durant l'exercice et dans la prévention et le traitement des maladies. Le Dr Sheel explique : « Nous intégrons des patients dans des programmes de réadaptation pulmonaire et d'exercices et nous recommandons généralement les mêmes programmes d'exercices aux hommes et aux femmes. Cette approche n'est peut-être pas appropriée pour de nombreuses raisons, l'une d'entre elles étant liée aux poumons ».
En tenant compte du sexe, nous pourrons améliorer les outils diagnostiques et pronostiques, les stratégies de prévention et les interventions liées à l'activité physique. La prise en compte des différences entre les sexes sur le plan des blessures aux genoux et de l'arthrose milite en faveur de la mise au point d'une évaluation du risque plus personnalisée et de la surveillance des facteurs qui prédisposent aux blessures ou qui diminuent la mobilité plus tard dans la vie. De même, la compréhension de la physiologie pulmonaire durant l'exercice nous outille mieux pour concevoir des programmes d'exercices visant à garder les gens en santé et à améliorer la récupération. En réduisant le risque au minimum et en mettant sur pied des interventions efficaces, il sera possible de soutenir une vie active et mobile tant chez les hommes que chez les femmes, tout au long de leur vie.
Rencontre avec des stagiaires en recherche sur le genre, le sexe et la santé
Propos et confidences de stagiaires
L'ISFH soutient les stagiaires en remettant des bourses de voyage à des étudiants à la maîtrise ou audoctorat et à des postdoctorants qui présentent leurs travaux de recherche à l'occasion de congrès nationaux ou internationaux, ainsi qu'en remettant des bourses d'excellence récompensant les meilleurs articles écrits par des stagiaires. L'ISFH organise également chaque année un atelier d'été qui permet aux participants de mieux comprendre les méthodes et mesures employées en recherche sur le genre, le sexe et la santé.
Matt Numer : Conjuguer recherche et activisme pour changer les choses dans le domaine de la santé des hommes
Matt Numer poursuit ses études doctorales dans le cadre du programme de doctorat interdisciplinaire de l'École de santé et de performance humaine de l'Université Dalhousie, sous la direction de la Dre Jacqueline Gahagan. Ses recherches portent sur les liens existant entre les politiques et les programmes sur le VIH et les pratiques et les expériences des hommes homosexuels, et plus particulièrement sur l'influence du genre sur les relations sexuelles. En avril 2010, Matt a reçu le premier Prix d'excellence en recherche sur le genre, le sexe et la santé de l'Institut de la santé des femmes et des hommes pour son article intitulé « The sexual health of gay men in the post-AIDS era » (La santé sexuelle des hommes homosexuels à l'ère postsida), publié dans la revue International Journal of Men's Health. À titre de président du Nova Scotia Rainbow Action Project, Matt pilote les activités de défense des intérêts généraux des communautés lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre, ainsi que les efforts visant à soutenir certains groupes particuliers, comme les personnes âgées. Lorsque ses études et son travail d'activiste lui en laissent le temps, Matt s'adonne au jogging en compagnie de ses deux chiens, le premier un mélange d'amstaff et de mastiff, le second, d'husky et de berger allemand. Matt est originaire de Pittsburgh, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis.
D'où vient votre intérêt pour le domaine du genre et de la santé?
Lorsque je travaillais comme enseignant dans une école publique, j'ai pu constater que les différences de sexe ne suffisaient pas à expliquer les écarts observés dans divers domaines, notamment ceux des réalisations et du comportement; ces écarts reposaient sur des causes plus complexes. C'est à cette époque que j'ai adopté une perspective plus théorique dans ma réflexion sur le genre. Au cours de mes études de maîtrise en counselling, j'ai observé l'existence de normes sociales qui influent grandement sur les jeunes hommes et leur façon de ressentir les émotions, entre autres aspects. C'est ce qui a éveillé mon intérêt pour le genre et la santé; j'ai ensuite commencé à réfléchir à mes études doctorales, ce qui m'a mené là où je suis aujourd'hui.
Quel lien établissez-vous entre vos rôles d'activiste et de chercheur?
En fait, je vois mes recherches doctorales comme un prolongement de mon travail d'activiste. Les recherches que j'effectue pour soutenir les allégations liées à mon travail d'activiste donnent une nouvelle perspective à mes travaux de doctorat. Mon activisme me permet d'accéder à des lieux qui me seraient autrement fermés à titre de chercheur. J'ai récemment été invité à prononcer une conférence dans le cadre d'un café scientifique des IRSC portant sur l'hépatite C et le VIH; j'ai alors eu l'occasion de partager certains de mes apprentissages et d'en discuter. J'estime que ces deux pôles, la recherche universitaire et l'activisme, sont essentiels pour favoriser la survenue de changements dans notre société.
Comment le fait d'adopter un point de vue axé sur le genre peut-il permettre d'approfondir les connaissances sur les comportements à risque pour le VIH?
Les concepts du genre, du sexe, de l'orientation sexuelle et des pratiques sexuelles sont tous étroitement liés. S'il y a lieu de faire des distinctions, mon travail sur le risque lié au VIH chez les hommes homosexuels serait incomplet sans une analyse des interactions complexes que l'on observe entre ces éléments au sein de la société. Le genre revêt une importance particulière dans la santé et les pratiques sexuelles des hommes homosexuels, car à bien des égards, c'est souvent sur cette base que se forge l'identité homosexuelle.
À votre avis, quelles sont les répercussions de votre recherche?
Je crois que mon travail a des répercussions sur les moyens et les méthodes rattachés aux politiques et aux programmes sur le VIH, en Nouvelle-Écosse et ailleurs. J'ose également espérer qu'il puisse servir à enrichir la documentation sur la santé sexuelle des hommes homosexuels et le VIH, qui est sans cesse plus abondante, en particulier en lien avec le concept de relations anales non protégées.
Que signifie pour vous le fait d'avoir reçu le prix d'excellence de l'ISFH?
Il est souvent difficile de mesurer la valeur d'un article, même s'il a été accepté pour publication. Le prix de l'ISFH a une grande valeur à mes yeux, car je collabore avec l'Institut depuis le début de mes recherches doctorales. J'ai participé à certaines des séances organisées par l'ISFH et l'an dernier, j'ai assisté au premier atelier d'été. J'estime que l'ISFH apporte une contribution extrêmement précieuse à la recherche en santé en général.
Parlez-nous de l'article qui vous a valu le prix.
Il s'agit d'un texte que j'ai d'abord rédigé dans le cadre d'un cours de philosophie et que j'ai ensuite adapté en vue de le faire publier. Je souhaitais porter un regard théorique multidimensionnel sur la santé sexuelle des hommes homosexuels, sous l'angle du genre et de la masculinité. L'article expose un point de vue sur la formation de l'identité et l'interaction des identités et des subjectivités avec les pratiques sexuelles. L'objectif n'était pas de présenter les fondements théoriques du sujet, mais plutôt d'illustrer comment ces perspectives peuvent servir à mener d'autres recherches sur la santé sexuelle des hommes homosexuels et sur la prévention du VIH.
Quelle autre profession auriez-vous aimé exercer?
La profession de musicien. J'ai fait des études en musique, mais les contraintes de temps m'ont obligé à y mettre un terme.
Quel talent aimeriez-vous posséder entre tous?
J'aimerais savoir jongler.
Si vous pouviez vivre n'importe où sur terre, quel endroit choisiriez-vous?
La Nouvelle-Zélande. J'ai toujours pensé que je m'y plairais bien!
Quelle qualité humaine admirez-vous par-dessus tout?
L'empathie est la qualité que je considère comme la plus admirable, car elle englobe l'affection, la compassion, la compréhension et une foule d'autres qualités vraiment exceptionnelles, en plus d'exiger une compréhension de la condition humaine qui transcende les lieux géographiques et les cultures, entre autres.
Si vous aviez une devise, quelle serait-elle?
Je m'en remets à Gandhi : « Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde ».
Coup d'oeil sur l'AC
Les chercheurs sur le genre, le sexe et la santé en action
La mission de l'ISFH repose principalement sur une volonté d'apporter des solutions fondées sur des preuves qui permettront d'améliorer la santé des gens. L'ISFH se consacre à faire progresser l'application des connaissances (AC) en consolidant la capacité d'AC des chercheurs sur le genre, le sexe et la santé et en facilitant l'application des données issues de la recherche dans ces domaines. L'ISFH met au point des ressources visant à enrichir le milieu de formation en AC, favorise la création de collaborations et de partenariats en AC, améliore l'accessibilité des résultats de recherche pour divers publics et entreprend des initiatives de sensibilisation, entre autres démarches.
L'AC en milieu urbain : améliorer l'accès aux soins prénatals à Winnipeg
Au Canada, le taux de mortalité infantile est plus élevé que dans la plupart des pays développés, malgré l'existence d'un système de santé universel. L'une des manières d'améliorer la santé maternelle et infantile est d'assurer l'égalité d'accès à des soins prénatals de grande qualité. La Dre Maureen Heaman, titulaire de la chaire de recherche de l'ISFH sur le genre, le sexe biologique et la santé et professeure à la Faculté des sciences infirmières de l'Université du Manitoba, s'efforce de trouver des solutions pour les femmes des quartiers défavorisés de Winnipeg, au Manitoba.
Au cours de la dernière décennie, la Dre Heaman a élaboré un programme de recherche complet sur la santé maternelle et les soins prénatals dans le contexte de la ville de Winnipeg. En 2006, elle a entrepris un projet intégré d'application des connaissances (AC) en vue de mieux comprendre les facteurs associés aux soins prénatals inadéquats chez les femmes des quartiers défavorisés de Winnipeg, projet financé par les IRSC. L'équipe de recherche a fait intervenir un grand éventail d'utilisateurs des connaissances à toutes les étapes du projet, dont la planification du plan et de la méthodologie de l'étude, l'orientation de la mise en oeuvre du projet et l'analyse des résultats préliminaires.
La stratégie d'application des connaissances adoptée par l'équipe reposait notamment sur un atelier cumulatif sur l'AC en fin de subvention. Cet atelier a réuni des fournisseurs de soins de santé, des agents d'information du public, des nutritionnistes, des groupes de femmes autochtones, des conseillers en toxicomanie oeuvrant auprès des femmes des quartiers défavorisés, des responsables des politiques, des représentants de l'office régional de la santé et des chercheurs en vue d'examiner les résultats des recherches de l'équipe et d'établir des stratégies pour des applications et orientations futures. Soixante-dix personnes ont assisté à l'atelier du 6 mai 2010 qui a bénéficié d'une subvention pour réunions, planification et dissémination des IRSC.
Les participants à l'atelier d'une journée ont fait preuve d'une grande volonté de traduire les résultats de recherche en amélioration des pratiques et des programmes. Ensemble, ils ont défini des façons de se servir des résultats de l'étude pour aplanir les obstacles aux soins prénatals et faciliter l'accès aux soins et l'utilisation des services. Le groupe a formulé des suggestions concrètes visant à améliorer l'accès aux soins prénatals et l'utilisation des services, ainsi qu'à créer des modèles de soins parallèles. Les participants ont également énoncé plusieurs sujets de recherche, accompagnés de questions de recherche, pour combler les lacunes dans les programmes et les services liés aux soins prénatals.
Cette initiative d'AC a connu un vif succès. L'un des participants a décrit l'activité comme « un excellent atelier inspiré des données actuelles qui a réussi à susciter l'intérêt des divers intervenants et à aboutir à des résultats forts utiles ». Selon les personnes présentes, « l'atelier regroupait une diversité incroyable de participants ». Elles en ont tiré « des idées pour se servir des résultats de la recherche afin de changer la façon de fournir les soins prénatals ». L'activité a sans conteste créé un effet catalyseur; à peine deux semaines après l'atelier, la Dre Heaman a reçu trois invitations à présenter les résultats de ses recherches dans le cadre de différentes réunions sur la prestation de services.
Les membres de l'équipe de recherche s'inspirent des principales recommandations issues de l'atelier pour promouvoir l'application des résultats de leurs recherches et pour élaborer un projet qui intégrera un volet axé sur l'intervention.
The Right Time...The Right Reasons : des pères parlent de leur volonté de réduire leur consommation de tabac et de cesser de fumer
Pour la plupart des hommes, l'arrivée d'un enfant change la vie; c'est une période de transition importante où l'indépendance masculine cède la place, du moins en partie, aux rôles de protecteur et de pourvoyeur. Ces changements peuvent déstabiliser les pères qui fument. Les nombreux défis qui peuvent alors surgir sont présentés dans un livret d'intervention novateur, intitulé The Right Time...The Right Reasons. Cette ressource est issue du programme de recherche FACET (Families Controlling and Eliminating Tobacco) et a été élaborée avec l'aide d'autres membres de l'équipe et des partenaires communautaires. Financé par les IRSC et dirigé par les Drs Joan Bottorff et John Oliffe de l'Université de la Colombie-Britannique, ce programme s'est échelonné sur une période de six ans. Dans cette publication, lancée le jour de la fête des Pères 2010, des hommes livrent leur témoignage sur la paternité et décrivent leur volonté de réduire leur consommation de tabac ou de cesser de fumer afin de devenir un meilleur père et un modèle pour leurs enfants. Rédigé dans un style honnête et direct qui met l'accent sur les forces, le livret décrit le lien qui se tisse entre les pères et leur bébé ainsi que les monologues intérieurs que se tiennent les pères, déterminés à réduire leur consommation de tabac ou à cesser de fumer. Il s'agit de la première ressource publiée au Canada à cibler le tabagisme chez les pères.
Il est particulièrement important d'adopter une stratégie visant les pères, car outre les effets négatifs du tabagisme sur la santé des hommes et les répercussions de la fumée secondaire, on sait que les femmes dont le partenaire est fumeur risquent davantage de fumer pendant la grossesse et après l'accouchement. Malgré le lien existant entre le tabagisme chez les pères et la santé de la famille, peu d'interventions et d'efforts de soutien en matière de réduction du tabagisme ont ciblé les hommes à ce jour. Cette ressource d'intervention novatrice est le premier pas dans la bonne direction, puisqu'elle aide les hommes dans leurs efforts pour réduire l'utilisation du tabac ou cesser de fumer. Il s'agit de la deuxième ressource inspirée du programme FACET; publié en 2008, le premier livret portait sur les couples et le tabagisme. Pour accéder à la version électronique de ces deux ressources et en savoir plus sur le programme de recherche FACET, veuillez consulter le site Web (en anglais seulement).
Le Coin Cochrane de l'ISFH
Le point sur les résultats de la recherche sur le genre, le sexe et la santé
Du nouveau : le Coin Cochrane de l'ISFH
À titre de partenaire de la possibilité de financement de la Collaboration Cochrane des IRSC, l'ISFH a pris un engagement d'une durée cinq ans auprès du Réseau-centre canadien Cochrane. L'un des premiers fruits de cette collaboration sera la création d'un « Coin Cochrane » de l'ISFH, qui sera dirigé par le Campbell and Cochrane Equity Methods Group et lancé à l'automne 2010. La Collaboration Cochrane produit des examens systématiques des données en santé qui constituent la norme de référence, et ce, dans des formats accessibles à divers utilisateurs de connaissances, dont les chercheurs, les responsables de politiques, les fournisseurs de soins et les patients, pour les aider à prendre des décisions éclairées en matière de santé. Le Coin de l'ISFH servira à mettre de l'avant les examens susceptibles d'intéresser le milieu du genre, du sexe et de la santé.
Le Coin de l'ISFH sera accessible à partir du site Web de l'ISFH; on y trouvera des liens vers les examens dignes d'intérêt de la Bibliothèque Cochrane et des résumés sur fichiers balados, dans les cas où ils seront disponibles. Chaque examen sera accompagné d'indications claires sur le sujet précis visé à l'intérieur du domaine du genre et du sexe. Comme la Bibliothèque Cochrane compte plus de 4 000 examens systématiques, le Coin de l'ISFH ciblera d'abord les examens de publication récente, pour ensuite s'intéresser aux synthèses plus anciennes; il s'agira donc d'une ressource vivante qui prendra de l'expansion au fil du temps. En outre, le bulletin Intersections comportera une rubrique qui présentera des examens ou des ensembles d'examens particuliers relatifs à des sujets importants tirés du Coin de l'ISFH. Le Coin Cochrane de l'ISFH donnera naissance à une collection bien délimitée d'examens systématiques d'intérêt sur le genre, le sexe et la santé, ce qui en fera un outil précieux d'application des connaissances dans le domaine.
Actualités
Nouvelles de l'ISFH et du milieu de la recherche
Innovations dans la recherche sur le genre, le sexe et la santé : Chaque cellule est sexuée, chaque personne a un genre
Pour souligner son 10e anniversaire, l'Institut de la santé des femmes et des hommes tiendra une conférence multidisciplinaire intitulée Innovations dans la recherche sur le genre, le sexe et la santé, les 22 et 23 novembre 2010 à Toronto, en Ontario. La conférence mettra en évidence des exemples d'excellence et d'innovation dans tous les domaines de recherche sur le genre, le sexe et la santé, comprenant notamment mais sans s'y limiter la recherche sur les services biomédicaux, cliniques et de santé, l'élaboration de politiques, la santé des populations, la santé publique et les sciences sociales. Des conférences et séances plénières, ainsi que des présentations par affiches, des communications orales, des symposiums et des ateliers permettront de montrer que le fait de tenir compte du genre et du sexe permet d'améliorer les interventions, les politiques et les résultats sur le plan de la santé. La conférence, qui réunira un groupe multidisciplinaire de chercheurs s'intéressant aux questions de genre, de sexe et de santé, permettra d'examiner les progrès et les défis liés à l'éthique et à l'application des connaissances dans la recherche sur le genre, le sexe et la santé. Son but est de promouvoir le réseautage et la collaboration entre les chercheurs, les fournisseurs de soins de santé, les responsables de politiques, les groupes communautaires et tous ceux que ces questions intéressent, ainsi que de favoriser les possibilités de formation et d'éducation pour les nouveaux chercheurs dans les domaines du genre, du sexe et de la santé. Les thèmes de la conférence sont les suivants : nouvelles découvertes, innovations méthodologiques, questions émergentes, modification des politiques et des pratiques, collaboration avec les communautés, intégration du genre et du sexe à la recherche, application des connaissances et éthique. La conférence promet d'être un événement unique dans les domaines du genre, du sexe et de la santé.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de la conférence (en anglais seulement).
Le réseau de recherche PreVAiL lance son nouveau site Web
Le réseau de recherche PreVAiL (Preventing Violence Across the Lifespan), l'un des trois centres de développement de la recherche sur le genre, la santé mentale et la toxicomanie financés par l'ISFH, a lancé son site Web (en anglais seulement) en avril 2010. Le réseau de recherche PreVAiL est le fruit d'une collaboration internationale entre plus de 50 chercheurs et partenaires du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, d'Asie, d'Europe et d'Australie. Il a pour mandat d'amener les chercheurs et les partenaires décideurs à produire et à partager des connaissances qui aideront les enfants, les femmes et les hommes exposés à la violence envers les enfants et à la violence entre partenaires intimes. Le diagramme de la structure du réseau permet de mesurer l'ampleur et la diversité disciplinaire du réseau PreVAiL, qui sont impressionnantes. On peut accéder à ce diagramme sur le site Web en cliquant sur « researchers » dans le menu de gauche. Le site Web décrit les trois thèmes du réseau, présente des mises à jour régulières sur les projets en cours ainsi que le profil des chercheurs et partenaires, en plus de donner accès aux rapports, résumés de recherche et autres moyens prévus pour faire connaître les découvertes du réseau PreVAiL et échanger de l'information avec les divers intervenants.
Le site Web se veut également une ressource de collaboration propre à rassembler les membres au delà des lieux géographiques et des champs disciplinaires. Différents outils de collaboration visant à faciliter les travaux en cours et à favoriser l'émergence de nouveaux projets sont en voie de préparation dans un espace de travail sécurisé, accessible aux membres détenant un mot de passe. Une base de données en ligne consultable (« référentiel de données ») permettra aux membres d'effectuer des recherches dans les ensembles de données liés à la violence, au genre et à la santé mentale. Dans l'optique de voir naître d'autres possibilités de collaboration, un « inventaire des projets » est aussi en préparation. Les membres pourront y publier une description des autres projets auxquels ils participent dans les domaines d'intérêt du réseau PreVAiL. Enfin, un « outil de description des réalisations » permettra aux membres de rendre compte de divers types de réalisations en matière d'AC et de réseautage, de faire connaître leurs travaux universitaires, ainsi que de faciliter l'évaluation de ces résultats.
À propos de l'Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH)
L'ISFH est l'un des treize instituts qui forment les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l'organisme fédéral responsable du financement de la recherche en santé au Canada. L'ISFH demeure la seule organisation au monde qui a pour mandat de financer la recherche sur le genre, le sexe biologique et la santé.
En plus de promouvoir l'excellence dans la recherche sur l'influence du genre et du sexe sur la santé des femmes et des hommes tout au long de leur vie, l'ISFH favorise l'application des résultats de cette recherche pour cerner et relever les défis urgents en matière de santé.
Pour en savoir plus, notamment au sujet des possibilités de financement offertes, visitez notre site Web ou communiquez avec nous au 604-827-4470 ou à l'adresse ea-igh@exchange.ubc.ca.