Profils de recherche - Pièces de rechange et coeurs non brisés

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C'est une chose à laquelle la plupart d'entre nous pensons rarement. Mais lorsque la maladie frappe et que nous avons besoin d'un nouvel organe, la question de la transplantation revêt une urgence alarmante. Cela a été le cas pour Lou LaPlante, un travailleur de l'automobile à la retraite. Quand son fils a été frappé par une maladie du rein mettant sa vie en danger, il n'a pas attendu une seconde avant de donner un de ses reins pour le sauver.

La transplantation d'organes et de tissus est un phénomène récent dans les soins de santé. La première transplantation cardiaque a eu lieu en 1967 seulement. La greffe de moelle osseuse – pratiquée couramment aujourd'hui pour guérir la leucémie – n'est devenue pratique courante que dans les années 1970. La première greffe coeur-poumon réussie remonte à 1981.

Toutes ces interventions qui sauvent des vies sont le résultat de longues années de recherche assidue en santé. Et cette recherche continue aujourd'hui, avec des chercheurs qui essaient de trouver des façons de réduire l'incidence du rejet. Le domaine de la médecine régénératrice ouvre de nouvelles voies de recherche, permettant d'utiliser les propres cellules du patient pour reconstruire les organes et les tissus défaillants.

Les quatre chercheurs en vedette dans le numéro de ce mois-ci illustrent toute la gamme de la recherche que les IRSC rend possible – de la recherche fondamentale sur les protéines « antigel » que possèdent certains poissons et végétaux et qui laissent entrevoir la possibilité de garder les organes donnés sur la glace plus longtemps, à une enquête axée sur le patient qui porte sur la santé à long terme de donneurs de rein comme M. LaPlante. Nous attirons également l'attention sur un changement de paradigme dans la greffe de cornée qui pourrait résoudre le problème d'années d'attente pour une cornée donnée. Et nous nous attardons enfin à des tentatives de faire échec à une complication malheureuse du traitement qui empoisonne la vie des survivants du cancer qui ont reçu une greffe de moelle osseuse.