Lauréate du prix Âge+ de mai 2010: Geneviève Arsenault

Geneviève Arsenault

Université McGill

Effets saisonniers de la sécrétion de cortisol sur le vieillissement normal, les troubles cognitifs légers et la maladie d’Alzheimer

Ma recherche a pour but de trouver une façon de mesurer le risque de développer la maladie d'Alzheimer et de suivre l'évolution de la maladie chez les personnes à risque. Ces connaissances pourraient aider à mettre au point des traitements et permettrait aux aidants naturels de mieux se préparer à l'éventualité de la maladie.

Nous avons mesuré les niveaux de cortisol dans la salive de personnes à risque de développer la maladie d'Alzheimer et comparé à ceux des personnes âgées en santé et à ceux des patients atteints d'Alzheimer. Les niveaux de cortisol ont été mesurés en mai et en novembre parce qu'on sait qu'ils varient avec les saisons.

Le cortisol pourrait nous aider à suivre l'évolution de l'Alzheimer chez les personnes à risque de développer la maladie. En ce sens, la présente recherche est un premier pas dans cette direction. Elle montre que les personnes à risque de développer l'Alzheimer présentent des augmentations de leurs niveaux de cortisol, tout comme les patients atteints de la maladie.

Il s'agit de l'une des nombreuses questions concernant l'utilité du cortisol comme marqueur de l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Nous continuons de suivre ces personnes et de mesurer leur cortisol dans le temps pour voir si les niveaux de cortisol changent et s'ils peuvent aider à prédire si la maladie va apparaître.

Geneviève rédige actuellement son mémoire. Elle espère pouvoir poursuivre ses travaux dans le domaine du vieillissement cognitif, puisque cela demeure son principal domaine d'intérêt.