Résultats d'études 2010
8 novembre 2010
Transformer de la peau en sang (en anglais seulement)
Des chercheurs de l'Université McMaster, financés par les IRSC, ont découvert comment fabriquer du sang humain à partir de la peau d'un adulte humain, ce qui constitue en soi une découverte stupéfiante. Les résultats de leur recherche, publiés aujourd'hui dans la prestigieuse revue scientifique Nature, devraient transformer la science médicale. En effet, les personnes ayant besoin d'une transfusion sanguine pour une intervention chirurgicale, ou encore pour le traitement d'un cancer ou d'une maladie du sang comme l'anémie, pourront se servir de leur sang créé à partir de leur propre peau, processus qui ne devrait nécessiter que quelques mois.
4 novembre 2010
Des médicaments contre l'acné pourraient s'avérer utiles dans le traitement de problèmes cardiaques (en anglais seulement)
Des spécialistes des maladies cardiovasculaires constatent des scissions de la plus grosse protéine présente dans l'organisme – la titine – chez les personnes souffrant de maladies cardiaques. Le Dr Richard Schulz, scientifique de l'Université de l'Alberta, a résolu le mystère derrière ce phénomène. Une molécule appelée métalloprotéinase matricielle-2 coupe la titine en agissant comme des ciseaux moléculaires. La bonne nouvelle est que les médicaments de la famille de la tétracycline (couramment utilisés pour traiter l'acné) constituent de bons inhibiteurs de la métalloprotéinase matricielle-2. Les travaux du Dr Schulz ont été financés par les IRSC.
1 novembre 2010
La clinique de prévention d'Ottawa a un impact majeur sur le taux d'AVC
Selon une étude récente, les patients traités pour une ischémie cérébrale transitoire à l'hôpital d'Ottawa sont beaucoup moins susceptibles de subir un AVC, grâce à la nouvelle clinique de prévention des AVC. Établie en 2007, la clinique de prévention des AVC de l'hôpital d'Ottawa coordonne les efforts entre les urgentologues, les neurologues et les infirmières. Les patients sont rapidement évalués à l'urgence et adressés à la clinique de prévention des AVC pour de l'imagerie cérébrale, des ajustements de médication, des conseils sur les facteurs de risque, et, dans certains cas, une chirurgie. L'étude publiée dans la revue médicale Stroke a été financée par les IRSC.
26 octobre 2010
Les décès attribuables au paludisme en Inde pourraient être plus élevés que ce qu'avance l'OMS (en anglais seulement)
Une nouvelle étude financée en partie par les IRSC révèle que le nombre de décès attribuables au paludisme en Inde serait dix fois plus élevé que ce qui est estimé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les résultats de recherche d'experts internationaux, de 125 000 à 277 000 personnes mourraient du paludisme chaque année en Inde, alors que l'OMS estime à 15 000 le nombre de décès causés par cette maladie. Les chercheurs sont d'avis que les chiffres officiels de l'OMS ne reflètent pas la gravité de la situation puisque, souvent, les personnes non admises à l'hôpital ne figurent pas dans les statistiques. L'étude a été publiée en ligne le 21 octobre 2010 dans la revue The Lancet.
20 octobre 2010
Une nouvelle recherche sur la surdité chez les chats pourrait nous être bénéfique (en anglais seulement)
Une étude récente portant sur des chats souffrant de surdité pourrait mener à l'amélioration des implants cochléaires destinés aux adultes sourds ou malentendants. Des chercheurs financés par les IRSC à l'Université Western Ontario ont localisé les régions précises du cerveau qui permettent aux personnes de compenser une perte visuelle ou auditive par une sensibilité accrue de leurs autres sens. Grâce à cette découverte, les chercheurs pourraient être en mesure d'accroître les avantages des implants cochléaires chez les personnes âgées. Les conclusions de l'étude ont été publiées le 10 octobre 2010 dans la version en ligne de la revue Nature Neuroscience.
6 octobre 2010
Le lieu d'une démence précoce pourrait dépendre du choix de carrière (en anglais seulement)
Une récente étude financée en partie par les IRSC révèle que notre travail aurait une incidence sur l'endroit où une démence se développerait dans le cerveau. Des chercheurs de l'Institut de recherche Rotman du Centre Baycrest, en collaboration avec le Memory and Aging Centre de l'Université de la Californie à San Francisco, ainsi que plusieurs chercheurs à des établissements cliniques américains et européens, ont découvert que les patients pour lesquels on avait établi un diagnostic de dégénérescence lobaire frontotemporale et qui occupaient des postes nécessitant de grandes compétences verbales, comme les directeurs d'école, présentaient davantage de perte de tissus du côté droit du cerveau. En revanche, les personnes qui occupaient des postes nécessitant de grandes compétences visuo-spatiales, comme les mécaniciens de bord, présentaient davantage de perte de tissus du côté gauche du cerveau. Cette étude a été diffusée en ligne, avant publication, le 22 septembre dans la section Article in Press de la revue Neuropsychologia.
4 octobre 2010
Le VIH souvent à l'origine d'affections neurologiques, selon une étude décennale (en anglais seulement)
Une nouvelle étude subventionnée par les IRSC et l'organisme Alberta Innovates – Health Solutions (AI-HS) révèle qu'un porteur du VIH sur quatre souffre d'une affection neurologique et court deux fois plus de risque de décès que les porteurs du virus ne souffrant pas d'une affection neurologique. Le Dr Chris Power, titulaire d'une chaire de recherche du Canada sur l'immunité et l'infection neurologique et auteur de l'étude, a découvert que les personnes porteuses du VIH éprouvaient des problèmes neurologiques tels que : crises épileptiques, démence, douleur neurologique aux mains et aux pieds, perte de mémoire, maux de tête ou migraines, etc. L'étude a porté sur 1651 personnes du Sud de l'Alberta qui ont reçu un traitement actif contre le VIH de 1998 à 2008. Les conclusions de l'étude ont été publiées dans le numéro du 28 septembre de la revue internationale Neurology.
13 septembre 2010
L'exposition au stress met le cerveau sous haute tension (en anglais seulement)
Une étude de l'Université de Calgary, financée en partie par les IRSC, montre que les signaux de stress qui arrivent au cerveau laissent une empreinte moléculaire sur les cellules du cerveau pendant une semaine. Par conséquent, les cellules du cerveau qui présentent une empreinte répondent plus fortement aux signaux liés au stress. Les scientifiques s'entendent pour dire qu'il est essentiel de protéger le cerveau contre une surréaction au stress chronique. Les résultats de l'étude permettraient de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager le centre du stress dans le cerveau. Les résultats seront publiés dans l'édition du mois d'octobre de la revue Nature Neuroscience.
14 juillet 2010
Les étudiants étrangers vivant chez des familles d'accueil sont exposés à des risques importants pour la santé (en anglais seulement)
Une étude financée par les IRSC montre que les étudiants étrangers qui arrivent au Canada et vivent en famille d'accueil pour leurs études secondaires sont plus susceptibles de fumer ou de consommer de la cocaïne, en comparaison avec leurs homologues qui sont nés au Canada ou les adolescents immigrés qui vivent avec leurs parents. Ces résultats importants révèlent aussi un taux beaucoup plus élevé d'abus sexuel parmi les étrangères qui vivent en famille d'accueil : 23 % d'entre elles, comparativement à 9 % des filles nées au Canada. La Dre Elizabeth Saewyc, co auteure de l'étude, est titulaire d'une chaire en santé publique des IRSC sur la santé des jeunes. Les résultats paraissent dans le numéro de mai/juin de la Revue canadienne de santé publique.
Publication d'un rapport sur l'état de santé des Métis et leur utilisation des soins de santé au Manitoba (en anglais seulement)
Cette étude financée en partie par les IRSC, réalisée conjointement par Santé Manitoba, le Manitoba Centre for Health Policy (MCHP) et la Fédération des Métis du Manitoba (MMF), porte sur la santé des Métis du Manitoba en fonction d'indicateurs comme les maladies physiques, les services hospitaliers, la réussite des études et l'utilisation des services sociaux. Certaines constatations sont intéressantes, d'autres plutôt troublantes.
28 juin 2010
Les enfants « maladroits » plus à risque de souffrir de surpoids ou d'obésité (en anglais seulement)
Une étude financée par les IRSC jette un jour nouveau sur le trouble de l'acquisition de la coordination. L'étude menée à l'Université McMaster a permis de suivre 1 979 élèves de 75 écoles de l'Ontario pendant deux ans, du début de la quatrième à la fin de la sixième année. Le Dr John Cairney, professeur agrégé à l'Université McMaster, a dirigé l'équipe de chercheurs qui a découvert que les enfants qui seraient atteints d'un trouble de l'acquisition de la coordination sont trois fois plus susceptibles d'afficher une surcharge pondérale que ceux qui se développent normalement, et que leur risque d'obésité augmente au fil du temps.
17 juin 2010
Le désir d'être fort et le besoin de protéger la famille : des éléments clés dans la prévention du suicide chez l'homme (en anglais seulement)
Une nouvelle étude financée par les IRSC montre que les idéaux masculins que sont la force et un sens aigu de la famille peuvent aider les hommes à lutter contre la dépression et à surmonter leurs pensées suicidaires. Les auteurs de l'étude, les Drs John Oliffe et John Ogrodniczuk de l'Université de la Colombie-Britannique, ont analysé les données qualitatives tirées d'entrevues menées auprès de 38 hommes âgés de 24 à 50 ans vivant à Vancouver et à Prince George. Parmi les participants, certains s'étaient déclarés dépressifs, et les autres avaient reçu un diagnostic formel de dépression. Les résultats, qui seront publiés dans le prochain numéro de la revue Social Science and Medicine, révèlent que c'est en communiquant avec les autres – notamment les partenaires intimes et la famille – que les hommes arrivent le mieux à chasser leurs pensées suicidaires, ce qui leur permet de retrouver une certaine stabilité et d'obtenir du soutien affectif.
Selon une étude, les mises en échec triplent le risque de blessures dans hockey peewee (en anglais seulement)
Une étude de l'Université de Calgary financée en partie par les IRSC a déclenché le débat à savoir si les mises en échec devaient être permises chez les jeunes hockeyeurs. Selon l'étude menée par la Dre Carolyn Emery, les mises en échec font plus que tripler le risque de blessures et de commotions chez les joueurs de hockey peewee (âgés de 11 à 12 ans). La Dre Emery et son équipe ont suivi des équipes de hockey peewee en Alberta, qui permettent les mises en échec à ce niveau, et au Québec, où les mises en échec ne sont pas permises avant la catégorie bantam (13-14 ans). En une saison, un total de 241 blessures (71 commotions) ont été signalées en Alberta par rapport à 91 blessures (23 commotions) au Québec. Les résultats ont été publiés récemment dans le Journal of the American Medical Association et communiqués aux organisations qui s'occupent de hockey au Canada.
9 juin 2010
Découverte d'un nouveau gène de l'autisme (en anglais seulement)
Le 9 juin 2010, les responsables du Projet du génome de l'autisme (PGA), un consortium international de recherche en génétique de l'autisme cofinancé par les IRSC et d'autres conseils internationaux, ont annoncé de nouvelles découvertes en génétique de l'autisme dans le cadre de la deuxième étape de l'étude concertée. Les résultats montrent qu'il y a plus d'insertions ou de délétions submicroscopiques, appelées nombre de copies variables (NCV), dans le génome des autistes que dans celui des témoins. Certains de ces NCV semblent avoir été hérités, alors que d'autres ne se trouvent que chez le nouveau-né atteint et non chez ses parents. Ces résultats en génétique nous aident à mieux comprendre la biologie de l'autisme, ce qui pourrait mener à la mise au point de nouveaux traitements. Les résultats de l'étude du PGA, qui sont publiés dans la revue Nature, sont fondés sur l'analyse des données recueillies à partir de 1000 personnes atteintes d'un trouble du spectre autistique (TSA) et de 1300 qui n'en sont pas atteintes.
20 mai 2010
Fido peut nous apprendre quelques trucs... (en anglais seulement)
Une étude financée par les IRSC publiée dans le dernier numéro d'Anthrozoös montre qu'à mesure qu'une personne en apprend sur le diabète de son animal de compagnie, elle applique les connaissances acquises à sa propre santé, et vice-versa. Cette étude a été menée par la Dre Melanie Rock, chercheuse à Alberta Innovates - Health Solutions et à l'Université de Calgary.
7 mai 2010
Une nouvelle explication à la dépression des premiers jours du post‑partum (en anglais seulement)
Des chercheurs au Centre de toxicomanie et de santé mentale à Toronto ont découvert que les niveaux d'une protéine du cerveau appelée monoamine oxydase A chez les femmes quatre à six jours après l'accouchement étaient 43 % plus élevés que chez celles n'ayant pas été enceinte récemment. Les résultats étaient à leur plus haut au jour cinq, moment où la dépression post-partum atteint habituellement son paroxysme. Les travaux du Dr Jeffrey Meyer, chercheur principal du projet, nous permettent de mieux comprendre la biologie de la dépression post-partum, qui touche 13 % des mères et peut avoir des répercussions désastreuses sur leur santé. L'étude était financée en partie par les Instituts de recherche en santé du Canada.
26 avril 2010
Lien biologique entre le stress, l'anxiété et la dépression (en anglais seulement)
Des scientifiques ont découvert un lien biologique entre le stress, l'anxiété et la dépression. En définissant le mécanisme de connexion dans le cerveau, cette recherche dont l'impact est important montre exactement comment le stress et l'anxiété peuvent mener à la dépression. L'étude révèle aussi l'existence d'un inhibiteur à petites molécules, qui pourrait offrir de meilleures méthodes de traitement de l'anxiété, de la dépression et d'autres troubles connexes. La recherche, dirigée par le Dr. Stephen Ferguson du Robarts Research Institute de l'Université Western Ontario, a été réalisée en collaboration avec le Dr Hymie Anisman de l'Université Carleton, et financée par les IRSC. Les résultats sont publiés en ligne dans la revue Nature Neuroscience.
25 mars 2010
Meilleure compréhension du rôle d'une protéine dans le cerveau
Une étude financée par les IRSC montre que la protéine modifiée 4E-BP2 joue un rôle clé dans les processus de mémorisation. Une modification de cette protéine, qui régit le mécanisme de synthèse des protéines cellulaires, semble avoir une incidence sur la communication entre les cellules nerveuses et pourrait intervenir dans le processus sous-jacent à la mémorisation. Une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Nahum Sonenberg, du Département de biochimie et du Centre de recherche sur le cancer Goodman de l'Université McGill, sont à l'origine de cette découverte publiée dans la revue Molecular Cell le 25 mars 2010.
24 mars 2010
Une découverte financée par les IRSC permet de modifier les normes de soins pour les enfants porteurs d'une rare tumeur cérébrale (en anglais seulement)
Une nouvelle recherche financée en partie par les IRSC et menée à l'Hôpital pour enfants de Toronto permettra à de jeunes patients atteints d'une forme rare de cancer du cerveau chez les enfants, le carcinome du plexus choroïde, d'éviter la radiothérapie vigoureuse. Cette recherche a identifié une mutation génétique dont la présence peut déterminer le pronostic. En effet, selon l'étude, les patients qui ne possèdent pas cette mutation obtiennent de meilleurs résultats que les autres, même sans radiothérapie. Ces résultats suggèrent que les enfants soient traités par chimiothérapie et en chirurgie, et qu'ils évitent ainsi les effets indésirables du rayonnement. Cette étude pourrait aussi éclairer le traitement d'autres cancers.
12 mars 2010
Les enfants aussi peuvent souffrir d'arthrite
Selon un récent sondage national commandité par la Société d'arthrite, la vaste majorité des Canadiens ne connaissent pas l'arthrite juvénile, une affection qui touche 1 enfant sur 1000 au Canada. Le système immunitaire de l'enfant atteint de cette maladie fonctionne mal et attaque les tissus dans l'organisme. Il cause l'inflammation des articulations, transformant de simples tâches quotidiennes, comme attacher ses chaussures, en obstacles douloureux à surmonter. Des chercheurs canadiens travaillent à aider les enfants aux prises avec l'arthrite juvénile. Par exemple, le Dr Alan Rosenberg à l'Université de la Saskatchewan fait partie d'une équipe nationale de chercheurs qui travaillent à déterminer les facteurs génétiques et environnementaux en cause dans l'apparition et la progression de l'arthrite juvénile. En aidant à prédire les résultats pour cette maladie de façon plus précise, ses travaux permettront d'améliorer les soins aux enfants souffrant d'arthrite juvénile. Cette recherche est appuyée par les IRSC, la Société d'arthrite et le Réseau canadien de l'arthrite. Pour en savoir plus sur l'arthrite juvénile, consultez le site Web de la Société de l'arthrite.
15 février 2010
La découverte de cellules présentes dans les muscles pourrait donner espoir aux gens souffrant de dystrophie musculaire (en anglais seulement)
Des chercheurs subventionnés par les IRSC, sous la direction du Dr Fabio Rossi de l'Université de la Colombie-Britannique, ont récemment fait la découverte d'un certain type de cellules se trouvant dans les tissus musculaires, les progéniteurs fibroadipogènes (PFA). Ces cellules émettent un signal qui coordonne la régénération des tissus et une fois cette régénération complétée, elles disparaissent. Toutefois, chez les patients souffrant de maladies chroniques des muscles telle la dystrophie musculaire, les PFA ne demeurent jamais inactives et émettent continuellement le signal de régénération, créant ainsi des fibroses. Cette découverte permettra de comprendre davantage les fonctions des PFA afin de pouvoir mieux les contrôler à l'aide de médicaments. Les résultats sont publiés dans l'édition de février de la revue Nature Cell Biology.
11 février 2010
Une étude de la C.-B. révèle que les survivants des pensionnats indiens pouvaient transmettre à leurs enfants des problèmes de santé (en anglais seulement)
Pour la toute première fois, la recherche établit un lien statistique entre les séjours dans les pensionnats indiens et les taux de maladies infectieuses. De nouvelles connaissances issues d'une étude menée par l'Université de la Colombie-Britannique (C.-B.) sur les jeunes Autochtones à risque en C.-B. révèlent un profil inquiétant de traumatisme historique se traduisant par l'usage de drogues injectables et l'infection au virus de l'hépatite C (VHC). Ces conclusions ont été diffusées dans le cadre de Cedar Project, une étude longitudinale financée par les Instituts de recherche en santé du Canada sur le VIH et le VHC chez les jeunes Autochtones faisant usage de drogues en C.-B.
10 février 2010
Panne de communication : les cellules nerveuses et la maladie de Parkinson
Une étude financée par les IRSC et menée à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal, à l'Université McGill, au Québec, a établi un lien entre la maladie de Parkinson et des anomalies dans la capacité des cellules nerveuses à communiquer. L'étude des anomalies dans certains gènes et certaines protéines de patients atteints d'une forme héréditaire de la maladie de Parkinson permet aux chercheurs de faire la lumière sur les mécanismes moléculaires en cause dans la mort de neurones, processus qui caractérise la maladie. Cette étude, dont l'auteur principal est le Dr Edward Fon, permet de mieux cerner les causes de la maladie de Parkinson et pourrait donner lieu à de nouvelles stratégies thérapeutiques. Elle a été publiée dans Molecular Cell et sélectionnée comme choix du rédacteur en chef de Science.
8 février 2010
Les problèmes d'élocution des personnes atteintes de la maladie de Parkinson pourraient être une cause de leur isolement social
Des chercheurs subventionnés par les IRSC, sous la direction du Dr Mark Pell de l'Université McGill, ont fait le lien entre l'isolement social des personnes souffrant de la maladie de Parkinson et leur difficulté à s'exprimer. Lors de l'étude, des adultes âgés, atteints ou non de la maladie, décrivaient à haute voix des images tout en étant enregistrés. Des personnes ignorant tout de l'état de santé des sujets ont ensuite écouté les enregistrements et ont perçu les parkinsoniens comme étant moins intéressés, moins concernés, moins heureux et moins agréables que les autres. Les résultats de cette étude établissent une corrélation entre les problèmes de communication dus à la maladie et l'isolement social causé par le nombre limité d'interactions entre les patients et leur environnement. Cette recherche ouvre donc de nouvelles perspectives aux professionnels de la santé concernant le support émotionnel et psychologique à apporter aux personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Les résultats sont publiés dans l'édition de janvier du Journal of the International Neuropsychological Society.
5 février 2010
Certaines cellules présentes dans l'oeil pourraient vous faire perdre la vue
Des chercheurs subventionnés par les IRSC, en collaboration avec Frédéric Lebrun-Julien, un étudiant au doctorat de l'Université de Montréal, ont découvert que certaines cellules présentes dans l'oeil, les cellules gliales, peuvent causer la cécité si elles sont activées. Habituellement, les cellules gliales servent à protéger les neurones de la rétine et du cerveau. Toutefois, si elles sont activées par une molécule inhabituelle, la pro-NGF, elles détruisent ces neurones. Actuellement, les chercheurs s'affairent à déterminer s'il y a possibilité d'empêcher l'activation de ces cellules. Des bénéfices importants pourraient résulter de cette découverte, spécialement chez les personnes souffrant de maladies de l'oeil telles le glaucome. Les résultats de l'étude sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.
8 janvier 2010
Nouveau prédicteur du pronostic du cancer des os chez les adolescents et les jeunes adultes (en anglais seulement)
Des chercheurs subventionnés par les IRSC, sous la direction du Dr David Malkin de l'Hôpital pour enfants de Toronto, ont récemment découvert un nouvel indicateur qui permettra aux médecins de mieux prédire comment des personnes atteintes du cancer des os pourraient réagir au traitement. En effet, ces chercheurs ont trouvé une mutation génétique associée à de moins bons résultats cliniques chez les personnes ayant un ostéosarcome, qui touche principalement les adolescents et les jeunes adultes. Chaque année, on compte environ 300 nouveaux cas d'ostéosarcome au Canada. La présence de cette mutation aidera les médecins à déterminer l'intensité de l'intervention thérapeutique pour un cas particulier. Cette étude est publiée dans le dernier numéro de Cancer Research.