ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le vieillissement
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 122 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche liée au vieillissement.
Les faits
- Selon les plus récentes projections, le nombre de personnes âgées au Canada pourrait commencer à surpasser le nombre d'enfants de moins de 15 ans dès 2015.1
- La douleur chronique affecte plus de 25 % des personnes âgées qui vivent chez elles et plus de 40 % de celles qui vivent en établissement; elle peut aussi avoir un impact marqué sur la qualité de vie.2
- Bien que le Canada ait l'une des populations les plus jeunes parmi les pays du G8, l'ampleur de notre baby-boom d'après‑guerre devrait contribuer à un vieillissement de la population plus rapide chez nous que dans d'autres pays industrialisés.3
- Le Dr Alois Alzheimer a découvert la maladie qui porte son nom en 1906 et en a décrit les deux caractéristiques principales : de minuscules dépôts denses appelés plaques qui sont toxiques pour les cellules cérébrales lorsque leurs niveaux deviennent excessifs, et les « enchevêtrements » qui interfèrent avec les processus vitaux et finissent par étouffer les cellules vivantes.4
Sources :
- Centre des nouvelles du Canada : Douzième rencontre des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des Aînés, 7 juillet 2010
- Statistique Canada : Le Quotidien, « Étude : Douleur chronique chez les personnes âgées au Canada »
- Statistique Canada : Annuaire du Canada, Aînés, 2009
- Société Alzheimer : La maladie d'Alzheimer, qu'est‑ce que c'est?
Trouver des solutions
Il est possible d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux cerveau
On a longtemps pensé que lorsqu'une personne vieillit, sa capacité cérébrale diminue. Toutefois, selon une recherche de la Dre Cheryl Grady, de l'Hôpital Baycrest de Toronto, le cerveau âgé est capable d'apprendre de nouveaux trucs. « Nous avons constaté qu'au cours de tests cognitifs chez des personnes âgées, l'activité dans certaines régions de leur cerveau était souvent plus grande que chez les jeunes adultes » , dit la Dre Grady. Essentiellement, les personnes âgées recourent à des circuits qu'elles n'utilisaient pas afin de compenser les vieux circuits qui ne font plus le travail. Les conclusions de la Dre Grady ont été publiées dans le Journal of Neuroscience en 2010.
Une échelle de fragilité aide les médecins à avoir un portrait global des patients
Quand les soignants se concentrent sur une affection particulière et la façon de la traiter, cela peut parfois les empêcher de voir la condition physique et la fragilité globales d'une personne. Pour aider les médecins à saisir le « tableau d'ensemble » , le Dr Kenneth Rockwood, directeur de l'Unité de recherche en médecine gériatrique à l'Université Dalhousie, a mis au point une échelle de fragilité clinique à neuf niveaux qui permet de classer les patients dans des catégories allant de « très en forme » à « au stade terminal d'une maladie » . L'échelle est maintenant utilisée dans 20 établissements au Canada et aux États‑Unis, dont le Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II à Halifax. « Elle aide les médecins à comprendre la condition physique et la fragilité globales des personnes qu'ils traitent » , dit le Dr Rockwood. « Beaucoup de choses deviennent alors plus claires pour eux, notamment la probabilité que le patient bénéficie ou non d'une intervention ou d'un acte médical particulier. »
La mort à domicile ne représente pas toujours la meilleure option
Quoique noble, l'idée selon laquelle mourir à la maison représente la meilleure solution pour une personne atteinte de maladie chronique n'est peut‑être pas pratique pour certaines familles. Une étude dirigée par la Dre Kelli Stajduhar, de l'Université de Victoria, a révélé que nombre d'aidants naturels peuvent finir par avoir besoin de soins de santé eux‑mêmes en raison des lourdes responsabilités qu'impose le fait de s'occuper d'une personne en phase terminale d'une maladie. Leur qualité de vie peut être réduite, et elles peuvent venir à souffrir de dépression et d'autres problèmes de santé. « Un changement commence à être perceptible » , dit la Dre Stajduhar. « Avant, on avait l'habitude de dire que mourir à la maison constituait le meilleur dénouement possible et que c'est ce que toutes les familles voulaient. Aujourd'hui, on s'aperçoit que si mourir à la maison est idéal pour les personnes et les membres de la famille qui choisissent cette option, ce ne sera pas forcément le bon choix pour certaines personnes. »Apprendre le tango réduit le risque de chute, et c'est bon pour le moral
Une recherche de la Dre Patricia McKinley, de l'Université McGill, indique que les personnes âgées peuvent trouver un meilleur équilibre physique et mental si elles commencent à danser le tango. Une étude antérieure avait révélé que les personnes âgées qui suivaient des cours de tango réduisaient considérablement leur risque de chute grave. Des travaux plus récents du laboratoire de la chercheuse ont montré que les cours de tango, la méditation ou l'entraînement en circuit étaient autant d'activités qui avaient aidé à réduire l'anxiété, le stress et la dépression chez des personnes de plus de 50 ans qui s'étaient dites déprimées, comparativement à un groupe témoin. Toutefois, une amélioration du sommeil et une réduction de la fatigue ont été observées seulement chez les danseurs de tango. Une autre étude sera entreprise auprès des personnes qui ont un diagnostic de dépression clinique.
Résultats prometteurs contre une protéine en cause dans la maladie d'Alzheimer
Des chercheurs de l'Université de l'Alberta ont montré que la bêta‑amyloïde, une protéine associée à la démence, pouvait être sensible à un composé mis au point pour prévenir la destruction des cellules productrices d'insuline dans le diabète. Depuis leur découverte initiale chez des rongeurs, les Drs Jack Jhamandas et David Westaway, et leurs équipes de recherche, ont procédé à des études d'électrophysiologie et de culture de cellules pour vérifier si le composé pourrait permettre de surmonter la destruction cellulaire des neurones humains par la bêta‑amyloïde, et « il semblerait que oui, il le permettrait de le faire » , dit le Dr Jhamandas. La démonstration de ces conclusions dans le tissu cérébral humain est importante parce que les rongeurs, qui sont normalement utilisés pour étudier la neurodégénérescence, n'ont pas la maladie d'Alzheimer. Les résultats doivent être publiés dans l'American Journal of Pathology.
Pour obtenir de plus amples renseignements
Les adultes de plus de 65 ans forment le groupe d'âge qui croît le plus rapidement au Canada. D'ici à 2026, un Canadien sur quatre sera considéré comme un « aîné » , et les personnes âgées seront plus nombreuses que les enfants de moins de 15 ans au pays. L'Institut du vieillissement des IRSC (IV des IRSC) appuie la recherche sur le vieillissement pour améliorer la santé et la qualité de vie des Canadiens par la compréhension et l'élimination ou la prévention des conséquences d'une vaste gamme de facteurs associés au vieillissement. Pour en savoir plus sur ces priorités et d'autres activités de l'IV des IRSC, prière de consulter le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.