ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le cancer
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 159,1 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur le cancer.
Les faits
- Presque 6 millions de Canadiens – soit presque 20 % de la population de 12 ans et plus – fumaient de façon régulière ou occasionnelle en 2009. Chez les hommes, cette proportion était de 22,6 %, et chez les femmes, de 7,7 %. C'est chez les adolescents de 12 à 15 ans (3,0 %) et les personnes âgées (9,6 %) que les proportions de fumeurs étaient le moins élevées. Le tabagisme est un facteur de risque dans de nombreux cancers, y compris le cancer du poumon.1
- On a estimé à 173 800 le nombre de nouveaux cas de cancer (sans compter les cancers de la peau autres que le mélanome) et à 76 200 le nombre de décès par cancer au Canada en 2010.2
- En moyenne, chaque semaine 3 340 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer. Les cancers du poumon, de la prostate, du sein et du côlon et rectum représentent généralement 50 % de tous les nouveaux cas.2
- On estime qu'un Canadien sur quatre mourra du cancer.2
Sources :
- Statistique Canada : Feuillets d'information sur la santé, Tabagisme, 2009
- Société canadienne du cancer : Statistiques générales sur le cancer pour 2010
Trouver des solutions
Des chercheurs montrent l'évolution du cancer
Des chercheurs financés par les IRSC, les Drs Samuel Aparicio et Marco Marra, de la BC Cancer Agency, ont codirigé une étude qui a mis en évidence les mutations dans le cancer du sein entre les stades de la tumeur primitive et de la métastase. Les résultats de l'étude ont été publiés en article-couverture dans la revue Nature. En séquençant, pour la première fois, les génomes de tissus tumoraux donnés par une femme au début de son cancer et lorsque celui-ci est réapparu neuf ans plus tard, les chercheurs ont montré que la tumeur primitive était une mosaïque de cellules contenant différentes mutations, qui avaient évolué avec le temps. La découverte offre de nouvelles voies pour lutter contre le cancer, y compris des traitements personnalisés ciblant la composition génétique des tumeurs primitives et métastatiques du patient.
Des chercheurs de l'Université Memorial font breveter une méthode de détection du cancer
Deux chercheurs sur le cancer de l'Université Memorial ont réussi à faire breveter une méthode de détection du cancer. Le Dr Ken Kao et la Dre Cathy Popadiuk ont obtenu un brevet pour une invention où intervient le gène pygopus. « Nous avons compris par quel mécanisme les cellules cancéreuses détournent le gène pygopus et avons utilisé ces connaissances pour mettre au point une trousse de diagnostic du cancer » , a dit le Dr Kao à The Gazette, le journal de l'Université Memorial. La prochaine étape consistera à trouver un partenaire commercial afin de poursuivre le développement de l'invention. « Le développement commercial d'un produit est la seule façon dont les avancées de la technologie médicale peuvent se rendre jusqu'au patient » , dit le Dr Kao.
Une approche virale de lutte contre le cancer semble prometteuse
Il aura fallu plus de dix ans de recherche sur l'utilisation de virus modifiés génétiquement pour tuer les cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules saines pour que le Dr John Bell, de l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, voie son travail récompensé par des résultats prometteurs dans plusieurs essais cliniques. Travaillant avec Jennerex Biotherapeutics, dont il est cofondateur, le Dr Bell a mis au point JX-594, un virus qui peut attaquer les cancers du foie, du côlon, du rein et du poumon, ainsi que le mélanome. En avril 2010, Jennerex a annoncé les résultats encourageants d'un essai clinique randomisé de phase 2 du JX-594 pour le traitement du cancer du foie avancé, et revenait à la charge en septembre avec des résultats semblables dans un essai pilote où le virus était utilisé avant le médicament sorafenib contre le cancer du foie.
Une solution synthétique à la chimiorésistance
Ayant mis au point et testé une version synthétique d'un composé trouvé dans des arbres et arbustes de la Malaisie, un chercheur de l'Université McGill, le Dr Jerry Pelletier, a fait un pas de plus pour vaincre la résistance de certaines tumeurs à la chimiothérapie. Le Dr Pelletier, qui travaille en collaboration avec des collègues de l'Université de Boston et du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, a créé une version synthétique du composé silvestrol qui montre une activité équivalente à celle de la version naturelle rare. Des tests sur des cellules et des souris se sont révélés prometteurs pour renforcer l'effet de la chimiothérapie. Le Dr Pelletier est en pourparlers avec des groupes de capital de risque pour faire financer des essais cliniques.
Bloquer la calpaïne pourrait freiner la croissance tumorale
Une meilleure compréhension du rôle qu'une protéine appelée calpaïne joue dans la survie et la prolifération des tumeurs peut aider les femmes dont les cancers récidivent et ne répondent plus au traitement. Le Dr Peter Greer, de l'Université Queen's, a étudié le rôle de la calpaïne dans le cancer du sein de type basal et a découvert que la bloquer pouvait réduire d'importante façon la croissance tumorale. Il tourne son attention vers le cancer du sein causé par la surexpression du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humaine (HER-2), responsable d'environ 20 % des cancers du sein. Bien que les patientes répondent initialement au traitement dirigé contre HER-2, le taux de récidive est élevé, et la sensibilité au traitement est perdue par la suite. « Nous croyons que la calpaïne rend le récepteur HER-2 ni plus ni moins invisible pour l'agent thérapeutique » , dit le Dr Greer. La recherche pourrait améliorer les résultats thérapeutiques par l'addition d'agents inhibiteurs de la calpaïne dans les traitements ciblant HER-2.
Pour obtenir de plus amples renseignements
L'Institut du cancer (IC des IRSC) coordonne la recherche sur le cancer partout au Canada dans des domaines prioritaires comme les soins palliatifs et les soins de fin de vie, établissant ainsi un modèle pour le reste du monde. Les priorités futures englobent l'ensemble des aspects liés au cancer, notamment la prévention, les soins individualisés, les cellules souches du cancer et la survie. La formation et le renforcement de la capacité en recherche représentent une priorité de premier niveau. Pour en savoir plus au sujet de ces priorités et d'autres activités de l'IC des IRSC, veuillez consulter le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.