ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé des enfants et des adolescents
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 123,5 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur la santé des enfants et des adolescents.
Les faits
- Quand l'autisme est finalement diagnostiqué, généralement vers l'âge de trois ans, le meilleur temps pour le traiter est déjà passé.1
- Selon les résultats d'un sondage de Statistique Canada auprès des femmes qui avaient accouché de 2005 à 2009, 87,5 % d'entre elles, ou 1,3 million, avaient allaité leur dernier enfant, ne serait-ce que pendant une courte période. Ce taux était de 81,5 % en 2001.2
- Selon un rapport de 2008, plus d'adolescentes s'abstiennent d'avoir des rapports sexuels. En 2005, 43 % des adolescents et adolescentes de 15 à 19 ans disaient avoir eu des relations sexuelles au moins une fois, une diminution par rapport à 47 % en 1996-1997. Les jeunes femmes sont responsables de cette baisse, la proportion de celles qui ont eu des relations sexuelles tombant de 51 % à 43 %, pendant qu'elle restait stable chez les jeunes hommes (43 %).3
- Le taux de consommation de drogues chez les 15 à 24 ans demeure beaucoup plus élevé que chez les adultes de 25 ans et plus. Il a été près de quatre fois plus élevé pour le cannabis (26,3 % par rapport à 7,6 %), et presque cinq fois plus élevé pour la consommation d'autres drogues au cours de la dernière année (6,3 % par rapport à 1,3 %).4
Sources :
- Génome Canada : Génomique et santé humaine, Article sur l'autisme, Élucider le mystère de l'autisme
- Statistique Canada : Feuillets d'information sur la santé, Allaitement maternel, 2009
- Statistique Canada : Le Quotidien, Étude : Comportement sexuel et utilisation du condom à l'adolescence
- Santé Canada : Principales constatations de l'Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues 2009
Trouver des solutions
Il faut un meilleur « environnement bâti » pour lutter contre l'obésité chez les enfants
L'alimentation, l'activité physique et le temps que les enfants passent devant la télé ou l'ordinateur jouent un rôle dans l'obésité chez les enfants. Toutefois, l'environnement bâti – les rues, les immeubles, les magasins, les installations de loisirs et les systèmes de transport – font partie de l'équation. Un terrain de basket-ball à l'extérieur, par exemple, ne sera pas très utile sur une surface pavée dans un coin abandonné où les enfants ne se sentent pas en sécurité. La Dre Renée Lyons, titulaire d'une chaire de recherche du Canada en promotion de la santé et scientifique principale au Centre de recherche en promotion de la santé de l'Atlantique, basé à l'Université Dalhousie, et la Dre Jill Grant, dirigent une étude de trois ans pour trouver des façons d'investir dans les environnements bâtis afin d'encourager l'activité physique saine chez les enfants et d'aider à réduire l'obésité. Les nouvelles connaissances seront communiquées aux décideurs pour être mises en pratique en milieu rural, urbain et suburbain.
Les surfaces de sable sont plus sûres pour les terrains de jeu
Les enfants qui tombent d'appareils de terrain de jeu risquent cinq fois plus de se fracturer un bras s'ils atterrissent sur une surface de copeaux de bois plutôt que sur du sable granitique, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'hôpital pour enfants de Toronto (SickKids) et de l'Université York financés par les IRSC. « Les fractures du bras causées par une chute au terrain de jeu sont fréquentes et peuvent être graves. Une surface sablonneuse, adéquatement entretenue, peut prévenir bon nombre de ces blessures » , a expliqué le Dr Andrew Howard, auteur principal de l'étude et chirurgien orthopédique à l'hôpital SickKids. « Nous espérons que ces conclusions contribueront à la mise à jour des normes actuelles de sorte à réduire la plupart des blessures les plus communes sans pour autant limiter l'accès des enfants aux jeux extérieurs. »
La caféine prévient les troubles du développement chez les prématurés
L'analyse de données recueillies auprès de plus de 2 000 bébés prématurés montre que le traitement à la caféine pour l'apnée réduit le temps pendant lequel on doit maintenir les bébés sous ventilation ou leur donner de l'oxygène pour les aider à respirer. Le traitement améliore aussi le taux de survie à 18-21 mois sans déficiences neurodéveloppementales comme la paralysie cérébrale. « Nous savons que plus longtemps ces enfants sont sous ventilation ou reçoivent de l'oxygène, moins bons sont les résultats à long terme » , mentionne la responsable de l'étude, la Dre Barbara Schmidt, de l'Université McMaster. La Dre Schmidt en est aux étapes finales de l'analyse de l'état de santé des enfants à cinq ans, dont les résultats doivent être publiés en 2011. Il est aussi prévu de surveiller la santé des enfants une nouvelle fois à l'âge de 11 à 12 ans.
L'initiative Action Schools! BC intègre activité physique et saine alimentation
Une initiative conçue pour les écoles primaires et du premier cycle du secondaire s'est propagée à toute la Colombie-Britannique. Action Schools! BC, qui encourage les enseignants à prendre de saines habitudes d'activité physique et d'alimentation avec leurs élèves au quotidien, soutient maintenant la quasi-totalité des 1 500 écoles de la province. « Nous travaillons avec les écoles publiques, indépendantes, autochtones et francophones » , indique la Dre Heather McKay, de l'Université de la Colombie-Britannique. Avec l'appui des IRSC, l'équipe multidisciplinaire et intersectorielle de la Dre McKay a créé Action Schools! BC et a publié plus de 30 articles spécialisés et présenté ses travaux à plus de 50 conférences. L'équipe a aussi préparé trois rapports pour le gouvernement de la Colombie-Britannique afin d'aider à guider la prise de décision fondée sur données probantes.
Les écrans solaires et le DEET ne font pas bon ménage
Les parents qui pensent procurer une double protection à leurs enfants en utilisant un écran solaire et un insectifuge à base de DEET devraient y repenser, si l'on en croit une recherche du Dr Xiaochen Gu, de l'Université du Manitoba. « Nous avons constaté que l'utilisation combinée de ces deux produits faisait augmenter les substances absorbées par l'organisme » , dit le Dr Gu. « Les parents doivent savoir que ces produits ont été conçus pour un usage topique seulement et qu'ils ne devraient vraiment pas passer dans l'organisme. » Le Dr Gu a étendu sa recherche à d'autres insectifuges et a constaté que les produits à base de picaridine « ne présentent pas le même profil d'absorption » lorsqu'ils sont utilisés avec des écrans solaires. « Ce pourrait être un meilleur choix si vous voulez utiliser les deux produits ensemble. Ce serait plus sûr en ce qui a trait à l'absorption transdermique » .
Pour obtenir de plus amples renseignements
L'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA des IRSC) a pour mission de promouvoir et d'appuyer la recherche qui améliore la santé et le développement des mères, des nourrissons, des enfants, des adolescents et des familles au Canada et partout dans le monde. Grâce à notre soutien, des chercheurs se penchent sur un large éventail de préoccupations relatives à la santé, notamment celles qui sont associées à la reproduction, au développement du jeune enfant, à l'enfance et à l'adolescence. Pour en savoir plus sur ces priorités et les autres activités de l'IDSEA des IRSC, prière de visiter le site Web de l'institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.