ARCHIVÉE - Sujet de recherche : les systèmes de santé
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 110,6 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur les services et les politiques de la santé.
Les faits
- Plus de 35 % des médecins en milieu rural sondés par l'Institut canadien d'information sur la santé ont dit qu'ils acceptaient de nouveaux patients, comparativement à moins de 18 % (ou à moins de un sur cinq) en milieu urbain.1
- Dans un récent sondage auprès de 7 000 infirmières ou infirmiers autorisés, plus de la moitié ont indiqué se sentir presque toujours fatigués au travail. Ils imputaient cette fatigue, susceptible de fausser leur jugement, à la charge de travail, aux problèmes liés au personnel et au fait que les cas sont de plus en plus lourds.2
- En 2009, 266 appareils d'imagerie par résonance magnétique (IRM) étaient en service au Canada, soit 44 de plus que deux ans auparavant. Les taux d'examens d'IRM effectués en Alberta ou au Nouveau-Brunswick étaient plus du double des taux à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.3
- Plus de 46 000 infirmières et infirmiers autorisés et 7 000 infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés travaillent en santé communautaire au Canada, ce qui représente environ 16 % de l'effectif infirmier.4
Sources :
- Institut canadien d'information sur la santé : Les médecins de famille en milieu rural sont deux fois plus susceptibles d'accepter de nouveaux patients que ceux des grandes villes
- Association des infirmières et infirmiers du Canada : Salle des médias, La montée de la fatigue chez les infirmières menace la sécurité des patients
- Institut canadien d'information sur la santé : Le recours aux examens d'IRM et de TDM varie fortement parmi les provinces
- Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé : Optimiser la capacité des services infirmiers en santé communautaire au Canada : Résumé de recherche à l'intention des décideurs
Trouver des solutions
Les taux d'angioplastie grimpent tandis que ceux de pontage stagnent
Les avancées techniques en angioplastie (l'insertion d'un cathéter à ballonnet pour débloquer un vaisseau sanguin) ont conduit à une remarquable augmentation du recours à cette procédure pour traiter les patients atteint d'une maladie coronarienne, alors que les taux de pontage ont commencé à régresser. « L'angioplastie est moins invasive et permet aux patients souffrant d'une maladie du coeur de quitter l'hôpital et de retourner au travail plus rapidement » , affirme le Dr Jack Tu, chercheur principal à l'Institute for Clinical Evaluative Services. Selon une recherche de son laboratoire, les taux d'angioplastie au Canada sont passés de 86 à 187 pour 100 000 personnes entre 1994 et 2005, pendant que les taux de pontage passaient de 76 à 71 pour 100 000 personnes. « Les améliorations apportées aux treillis métalliques [stents] utilisés pour empêcher la lumière du vaisseau de se rétrécir après l'angioplastie sont une des principales raisons de cette augmentation » , dit le Dr Tu.
Quand le nombre de patients devient-il excessif?
Combien de patients un médecin de famille peut-il compter dans sa pratique tout en continuant de fournir des soins de haute qualité? Le Dr William Hogg, de l'Université d'Ottawa, et ses collègues entendent répondre à cette question en déterminant de façon exhaustive comment les Ontariens sont soignés par leurs médecins de famille. À l'aide de données anonymisées obtenues du Régime d'assurance-maladie de l'Ontario, le Dr Hogg mesurera la qualité des soins que les patients reçoivent en fonction de critères comme leur capacité de consulter leur propre fournisseur de soins et la mesure dans laquelle ils reçoivent les soins recommandés pour prévenir la maladie. « Par exemple, nous pouvons déterminer si un patient est diabétique et s'il a subi une analyse de sang particulière indiquée dans son cas » , déclare le Dr Hogg. « Le but est de trouver le point de bascule au-delà duquel la qualité des soins commence à diminuer. Les intéressés doivent le savoir pour façonner le système de soins de santé de telle manière que les incitatifs soient là où ils doivent être » , dit le Dr Hogg.
Le désir de mourir à la maison pèse souvent moins lourd que le besoin de soins
Le Dr Frederick Burge, de l'Université Dalhousie, et son équipe ont interrogé environ 300 conjoints ou parents proches de personnes décédées depuis peu de maladies chroniques. La moitié des répondants ont indiqué que leurs êtres chers avaient eu une préférence quant à l'endroit où ils voulaient mourir, la grande majorité d'entre eux (70 %) souhaitant mourir à la maison, mais seulement 37 % réalisant leur souhait. « Nous avons l'impression que cela a à voir avec l'apparition soudaine de divers symptômes et problèmes qui semblent impossibles à gérer » , dit le Dr Burge. « Cela crée du stress chez l'aidant naturel à la maison, qui doit relever le défi de trouver suffisamment de ressources pour s'occuper d'un grand malade dont la mort est imminente. » Le Dr Burge espère que l'étude inclura éventuellement les réponses de 1 200 participants et apportera de précieux renseignements sur les services nécessaires pour des soins de fin de vie de qualité.
Un projet intègre des traitements médicaux et chirurgicaux pour l'obésité
Les taux de chirurgie bariatrique sont en hausse, le système de soins de santé devant faire face à de plus en plus de cas d'obésité. Des chercheurs au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke étudient maintenant si l'intégration de soins médicaux et chirurgicaux peut aider les patients et améliorer les services hospitaliers. « Dans nombre de centres, la chirurgie bariatrique devient de plus en plus commune, mais nombre d'entre eux n'offrent pas de traitement médical comme des conseils pour la modification du mode de vie » , dit la Dre Marie-France Langlois, qui dirige le projet triennal. « Lorsque ces soins sont offerts, souvent les personnes qui s'occupent de la modification du mode de vie travaillent indépendamment du personnel de chirurgie bariatrique. » Les chercheurs de Sherbrooke collaborent avec des collègues à l'Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec et de l'Hôpital Royal Alexandra à Edmonton pour aider à établir un modèle pour le traitement médico-chirurgical des patients obèses. Le projet évaluera les avantages de la modification du mode vie avant la chirurgie bariatrique et d'un suivi coordonné après coup.
Pour obtenir de plus amples renseignements
L'Institut des services et des politiques de la santé (ISPS des IRSC) aide le pays à faire en sorte que des soins de santé de haute qualité soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin, au bon endroit et au bon moment, tout en veillant à ce que le système de soins de santé du Canada soit adapté, efficient et durable. Pour ce faire, l'Institut soutient les plus brillants cerveaux dans la recherche sur les services et les politiques de santé, se fait le champion de la création de méthodes et d'outils qui assurent l'excellence en recherche, et appuie le processus décisionnel fondé sur des données probantes en matière de politique de santé. Pour en apprendre davantage au sujet de ces priorités et des autres activités de l'ISPS des IRSC, veuillez consulter le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.