ARCHIVÉE - Sujet de recherche : les maladies infectieuses

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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 257,8 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur les maladies infectieuses.

Les faits

  • Les allergies alimentaires touchent 7,5 % de la population canadienne, ce qui représente près deux millions de personnes.1
  • La prévalence du VIH semble régresser en Afrique, mais les taux demeurent beaucoup plus élevés que dans les autres régions. C'est au Swaziland que le taux est le plus élevé, 26 % de la population de 15 à 49 ans du pays étant infectée par le VIH.2
  • La pandémie de grippe (A) H1N1 en 2009, qui a débuté en avril à Mexico, a tué 17 700 personnes dans le monde.3
  • Chaque seconde de chaque jour, quelqu'un dans le monde est nouvellement infecté par le bacille de la tuberculose. Un tiers de la population mondiale est actuellement infecté, et de 5 à 10 % de ces personnes auront la maladie ou deviendront contagieuses au cours de leur existence.4

Sources :

  1. AllerGen : Données inédites sur la prévalence des allergies au Canada
  2. Population Reference Bureau : Fiche de données sur la population mondiale
  3. The Associated Press : 1 year after H1N1, Mexicans question response
  4. Organisation mondiale de la santé : Centre des médias, Tuberculose

Trouver des solutions

Une équipe de McGill trouve une façon de dépister une maladie parasitaire mortelle

Une équipe de l'Institut de recherche du Centre de santé universitaire McGill a mis au point une nouvelle approche diagnostique dans la lutte contre la maladie de Chagas, une infection parasitaire habituellement transmise par la piqûre d'un insecte infecté. La maladie tue 50 000 personnes en Amérique du Sud chaque année. De nombreuses personnes infectées ne ressentent pas de symptômes pendant des années, ce qui rend le diagnostic difficile. Néanmoins, à mesure que la maladie progresse invisiblement, de graves symptômes chroniques, comme des troubles cardiaques et une malformation des intestins, peuvent se développer. Les chercheurs, sous la conduite du Dr Momar Ndao, ont validé une technique de dépistage qui utilise la spectrométrie de masse pour mettre en évidence des biomarqueurs d'interaction entre la personne atteinte et le parasite. Les conclusions de cette étude, rendue possible grâce à des subventions des IRSC et de McGill, ont été publiées dans le Journal of Clinical Microbiology.

Est-ce que le vaccin courant contre la varicelle pourrait aider à éradiquer le VIH et le sida?

Des chercheurs de l'Hôpital Mount Sinai à Toronto entreprennent un essai sur des primates non humains pour vérifier l'efficacité de jumeler un vaccin potentiel contre le sida à un vaccin couramment utilisé contre le virus de la varicelle, le virus varicelle-zona (VVZ). Au stade préclinique, l'essai porte sur un vaccin hybride basé sur le virus de la varicelle et la version simienne du virus du sida, appelé virus de l'immunodéficience simienne (VIS). Le vaccin contre la varicelle peut se réactiver silencieusement, et cette persistance, espère-t-on, constituera une clé de l'immunité de longue durée contre le VIH. « Comme le vaccin contre le VVZ est déjà autorisé pour les humains et que son innocuité a été démontrée, son efficacité pour réduire les taux d'infection par le VIS ou ralentir la progression de la maladie stimulerait des essais sur les humains avec des gènes du VIH dans le même vecteur VVZ », dit la chercheuse principale, la Dre Kelly MacDonald.

Vaccin gratuit contre la grippe, moins d'ordonnances d'antibiotiques

Le programme universel d'immunisation contre la grippe de l'Ontario – grâce auquel chaque personne de six ans et plus peut être vaccinée gratuitement contre la grippe – offre d'autres bénéfices à part sauver des vies et protéger les gens de la maladie. Il a notamment permis de réduire sensiblement le nombre d'ordonnances d'antibiotiques par les médecins de la province. Une étude réalisée sous la conduite du Dr Jeff Kwong (Université de Toronto) en 2009 a révélé que les ordonnances pour des infections respiratoires grippales sont passées de 2,7 % à 1,1 % depuis la création du programme d'immunisation en 2000. C'est 144 000 ordonnances de moins par année. Des antibiotiques sont fréquemment prescrits pour la grippe, même s'ils sont inefficaces contre la maladie virale.

La recherche sur le paludisme s'internationalise

Lorsque le Dr Lakshmi Kotra et son équipe du Réseau universitaire de santé à Toronto ont commencé à étudier de nouvelles façons de combattre le paludisme, ils ne se sont pas immédiatement rendu compte qu'ils s'engageaient dans ce qui allait devenir un effort international. Encouragés par des résultats prometteurs dans la mise au point d'un composé qui neutralise la maladie en bloquant une protéine clé, le Dr Kotra a été à l'origine de la création d'un consortium d'équipes de recherche de son établissement et du Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie ainsi que du Birla Institute of Technology and Science de l'Inde. Therapure Biopharma du Canada et Lifecare Innovations de l'Inde font aussi partie du consortium, qui a été créé avec l'aide de Partenariats Internationaux en Science et Technologie Canada inc. et du ministère de la Biotechnologie de l'Inde. Les membres du consortium travailleront ensemble pour créer de nouvelles classes de médicaments contre le paludisme, qui tue un enfant toutes les 45 secondes en Afrique.

Réagir à la résistance bactérienne

Les infections bactériennes devenant de plus en plus résistantes aux antibiotiques, trois chercheurs de l'Université Dalhousie et du Centre de santé IWK mettent en commun leur expertise pour créer de nouvelles armes et rendre l'arsenal existant plus efficace. Le Dr David Byers a été le premier à mettre au point un composé qui interfère avec l'enzyme dont les bactéries ont besoin pour créer l'endotoxine, laquelle renforce la membrane autour des cellules bactériennes. Avec le Dr Don Weaver, chef d'équipe, et le Dr Chris McMaster, il utilise maintenant divers inhibiteurs de la synthèse de l'endotoxine comme adjuvants d'autres antibiotiques. « Si nous pouvons trouver une façon d'inhiber la synthèse de la paroi cellulaire, à défaut de tuer les bactéries, cela pourra au moins aider d'autres antibiotiques à pénétrer dans la cellule », dit le Dr Byers.

Pour obtenir de plus amples renseignements

L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC (IMII des IRSC) a sonné la charge contre le SRAS, orchestrant une intervention rapide et sans précédent dans la recherche en santé canadienne. Ses priorités stratégiques sont le système immunitaire et les maladies infectieuses, ce qui inclut la mise au point de vaccins, la salubrité des aliments et de l'eau, et les initiatives du gouvernement fédéral dans la recherche sur le VIH/sida. Pour en savoir plus sur ces priorités et sur les autres activités de l'IMII, consulter le site Web de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.