ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé mentale
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 211,1 millions de dollars en 2009-2010 dans les neurosciences, la santé mentale et les toxicomanies.
Les faits
- En tout temps, la dépression majeure touche 1 Canadien sur 50, 1 Canadien sur 20 en souffrira au cours d'une même année, et 1 Canadien sur 10 durant sa vie1.
- Relativement plus de gens dans des ménages à faible revenu – qui vivent davantage de problèmes professionnels, financiers, personnels et relationnels – connaissent des épisodes de grande détresse psychologique que ceux dans des ménages à revenu plus élevé2.
- Près de 2% des Canadiens ont déjà essayé la salvia, une plante pouvant causer des hallucinations ou d'autres délires3.
- En 2009, après le cannabis (10,6 %) et la cocaïne et le crack (1,2 %), la salvia était la drogue illicite la plus consommée par les Canadiens de 15 ans et plus au cours des douze derniers mois, suivie de l'ecstasy (0,9 %), des hallucinogènes (0,7 %) et des amphétamines (0,4 %)4.
Sources :
- Statistique Canada : Le Quotidien, Étude : Un profil de la dépression clinique au Canada
- Statistique Canada : Le Quotidien, Étude : Le revenu et la détresse psychologique
- Santé Canada : Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues, Sommaire des résultats de 2009
- Ibid.
Trouver des solutions
Les ordonnances d'anxiolytiques souvent renouvelées à outrance
Même si leur prise à long terme augmente les risques de dépendance, les anxiolytiques sont couramment prescrits sur de longues périodes. Une étude financée par les IRSC a révélé que les benzodiazépines – vendues sous les appellations Xanax et Ativan – ont été prescrites à 8,4 % de la population de la C.-B. La Dre Colleen Cunningham, chercheuse principale de l'étude publiée par le Centre de recherche sur les services et les politiques de santé de l'Université de la Colombie-Britannique, a raconté au Vancouver Sun que 3,5 % des participants à l'étude se voyaient prescrire des anxiolytiques à long terme.
Percée concernant les AVC : les cellules ne meurent pas même si l'irrigation sanguine cesse
Une équipe de recherche dirigée par le Dr Michael Tymianski, neurochirurgien à l'hôpital Toronto Western, a trouvé une façon de supprimer un canal ionique appelé TRPM7 pour garder les cellules cérébrales de rat en vie lorsque l'irrigation sanguine est interrompue. Les conclusions, publiées dans Nature Neuroscience, pourraient aider à prévenir les effets dévastateurs de l'AVC, où le cerveau est privé d'oxygène et de nutriments, et les cellules meurent. L'étude a bénéficié de l'aide financière des IRSC.
Incapable d'arrêter de fumer? Votre foie pourrait être en cause
Pourquoi certaines personnes trouvent-elles l'abandon du tabac beaucoup plus difficile que d'autres? La réponse pourrait résider bien moins dans le manque de volonté que dans une enzyme du foie activée par un gène appelé CYP2A6. La Dre Rachel Tyndale, neuroscientifique au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, a montré que les gens dotés de formes moins actives du gène ont un métabolisme rapide et éliminent la nicotine de leur système plus vite, ce qui veut dire qu'ils auront besoin de leur dose de nicotine plus rapidement que la majorité. La Dre Tyndale, dont les travaux ont été présentés récemment dans le magazine More, se sert de ses résultats pour aider les fumeurs, sur une base individuelle, à trouver la bonne méthode d'abandon du tabac. Elle cherche des médicaments qui pourraient ralentir le métabolisme rapide comme nouveau moyen d'abandon du tabac.
Atténuer les traumatismes passés par la thérapie d'exposition
Le Dr Gordon Asmundson de l'Université de Regina compare l'expérience du patient qui suit une thérapie d'exposition pour son état de stress post-traumatique (ESPT) à celle du marin qui met le cap sur la tempête pour la traverser et se retrouver en eau calme. La thérapie d'exposition « consiste à se retremper dans les situations où le traumatisme a eu lieu ou dans les stimuli associés au traumatisme », dit le Dr Asmundson. Par exemple, on peut écrire à propos du traumatisme puis, « y revenir encore et encore ». On peut aussi exposer le patient aux sensations physiques de l'anxiété – en le faisant respirer au moyen d'une paille, par exemple, pour qu'il ressente l'essoufflement – afin de recréer ce qu'il a vécu pendant le traumatisme et qu'il revit souvent en ESPT. « Il apprend ainsi que les sensations associées à l'anxiété, bien que désagréables, ne sont pas nécessairement dangereuses ».
Gérer la dépression pour lutter contre les maladies chroniques
Le Dr Jeffrey Johnson de l'Université de l'Alberta a montré que les jeunes adultes chez qui un diabète de type 2 se déclare ont souvent souffert de plusieurs épisodes de dépression avant l'apparition de la maladie qui affecte la glycémie. L'état dépressif peut amener les gens à négliger leur santé, ce qui peut entraîner une maladie chronique comme le diabète. Travaillant en collaboration avec l'Alliance for Canadian Health Outcome Research in Diabetes, le Dr Johnson interroge les personnes atteintes de diabète dans les réseaux de soins primaires à propos de leurs symptômes de dépression. Les diabétiques souffrant de dépression sont invités à prendre part à une étude comparative visant à trouver des façons de les aider à prendre en charge leur dépression et à gérer leur santé plus efficacement.
Combattre l'Alzheimer au moyen de cellules souches de la moelle osseuse
Une équipe dirigée par le Dr Serge Rivest de l'Université Laval travaille à une nouvelle façon d'éliminer les plaques cérébrales associées à la maladie d'Alzheimer – la forme de démence la plus répandue. Chez les personnes atteintes, les cellules immunitaires appelées microglies semblent incapables de venir à bout des plaques. L'équipe du Dr Rivest utilise des cellules souches de la moelle osseuse pour produire des microglies capables d'exécuter le travail. L'équipe a identifié un récepteur, le CCR2, qui semble défectueux dans les microglies dérivées de la moelle osseuse des patients atteints d'Alzheimer. Après avoir étudié le fonctionnement du récepteur CCR2, le Dr Rivest devra maintenant modifier génétiquement des cellules souches pour qu'elles expriment ce récepteur en vue d'une éventuelle greffe chez des patients atteints d'Alzheimer.
Pour de plus amples renseignements
Des maladies du système nerveux central (p. ex. maladie d'Alzheimer) à la dépendance, sans oublier les maladies mentales (p. ex. schizophrénie) et les cinq sens par lesquels nous interprétons le monde, l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC (INSMT des IRSC) s'intéresse à la façon dont le cerveau fonctionne et s'efforce de trouver de nouvelles façons de contrer les maladies cérébrales, reconnues internationalement comme étant parmi les principales causes d'incapacité permanente. Pour en savoir plus sur ces priorités et sur les autres activités de l'INSMT des IRSC, consulter le site Web de l'Institut.