Institut des maladies infectieuses et immunitaires – 31e réunion du conseil consultatif
Les 21 et 22 septembre 2010Hôtel Sheraton Newfoundland
St. John’s, T.-N.-L
Procès-verbal (provisoire)
| Présents : | L. Barreto, E. Brown, R. Duncan, P. Ernst, A. Fernandes, M. Grant, A. Jevnikar, C. Kaposy, M. Karmali, V. Loo, C. Power, J. Stankova, B. Ward, G. Wu |
|---|---|
| Personnel : | J. Bray, S. Desnoyers, D. Hartell, A. Matejcic, M. Ouellette, M. Perrault, J. Raven |
| Absent : | S. Jones |
| Invité : | S. Sternthal (Agence de la santé publique du Canada) |
Ordre du jour et procès-verbal
C. Power moved to approve the agenda for the meeting. The motion was unanimously approved.
G. Wu suggère d'apporter une modification au procès-verbal de la réunion du CCI des 6 et 7 mai 2010 relativement au Forum des nouveaux chercheurs. Motion d’acceptation du procès-verbal modifié (B. Ward/G. Wu).
Rapport du directeur scientifique
Pour faire suite aux commentaires de la communauté à l’égard du volume trop élevé d'appels de demandes, les IRSC entreprennent une nouvelle procédure pour développer des initiatives stratégiques. Conformément au plan stratégique des IRSC, les instituts ont préparé 13 documents de conception qui ont été soumis au sous-comité sur la planification et les priorités (SPP) aux fins d'évaluation. Les membres du SPP se sont réunis le 21 juin 2010 pour évaluer les documents de conception soumis et pour décider lesquels devraient ensuite faire l'objet d'une analyse de cas.
Les documents retenus sont : Réseaux d'essais cliniques/Stratégie de recherche axée sur le patient (Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète), Médecine personnalisée (Institut du cancer), Renouvellement des soins de santé sur la base de données probantes (Institut des services et des politiques de la santé), Voies de l'équité en santé pour les Autochtones (Institut de la santé des Autochtones), Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d'Alzheimer (Institut du vieillissement), Réseau canadien de recherche sur l’épigénétique, l’environnement et la santé (Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies) et Inflammation dans les maladies chroniques (Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite). Les documents choisis pour faire l'objet d'une analyse de cas seront des initiatives de niveau 3 (une initiative à instituts et directions multiples devant se concentrer sur les activités à moyen et à long termes qui pourraient être renouvelables) assorties d'investissements totalisant au moins 5 millions de dollars par année qui permettent d'offrir des programmes de financement plus importants à la communauté.
L'IMII est coresponsable du document portant sur l'inflammation dans les maladies chroniques; le document de l'IMII portant sur la préparation aux menaces n'a pas été retenu pour un développement plus poussé pour l'instant. La quatrième priorité de recherche décrite dans le plan stratégique des IRSC (se préparer à réagir aux menaces existantes et nouvelles pour la santé et y faire face) n'est pas abordée directement dans l'un des documents de conception retenus, ce qui est inhabituel puisque les IRSC récoltent généralement beaucoup d’attention pour leur intervention en situation critique liée à des maladies infectieuses.
La possibilité de mettre au point une initiative de niveau 1 (annonce de priorités) ou de niveau 2 (une initiative à instituts et directions uniques ou multiples devant se concentrer sur les activités à court et moyen termes de l'ordre de deux millions de dollars par année pendant un maximum de cinq ans) pour lutter contre les menaces microbiennes a fait l'objet de discussions et elle n'est pas écartée, puisqu'il pourrait y avoir d'autres possibilités de financement pour ce type de recherche à l'avenir. Une initiative se penchant sur ce sujet pourrait être accueillie favorablement par la communauté, puisque le conseil est d'avis que plusieurs des documents de conception portaient surtout sur la recherche clinique et que leur contenu en science fondamentale était plutôt faible. L’attention accordée par les IRSC à la recherche et leur tentative d'influencer les soins de santé primaires a également été remise en question puisque de tels changements seraient apportés à l’échelle provinciale et non à l’échelle fédérale. Le processus entourant la présentation d'un document de conception et l'analyse de cas peut également être récurrent, ce qui signifie que l'IMII pourrait présenter de nouveau une proposition révisée l'an prochain. Il a également été souligné que bien que les IRSC fassent un bon travail à l'appui de la recherche fondamentale, nous devons améliorer l’application des résultats de recherche aux politiques publiques et à l'intervention en matière de santé publique.
L'IMII a présenté la version préliminaire de son rapport pour le deuxième examen international des IRSC. Ces examens sont effectués tous les cinq ans, et notre document sera examiné en février par une équipe d’examen composée de trois experts, et de nouveau en mars par un comité d'examen international composé de 11 membres. L'IMII sera examiné par Rudi Balling (Luxembourg Centre for Systems Biomedicine), Deborah Smith (Université York) et Hidde Ploegh (Whitehead Institute for Biomedical Research). Ce comité s'entretiendra avec quatre personnes, dont Marc, Chris Power, Katherine Siminovitch et Martin Schechter. Une fois ces entrevues terminées, le comité consultera des chercheurs travaillant en collaboration avec l'IMII, notamment Michel Bergeron (Université Laval), Keith Fowke (Université du Manitoba) et Sean Rourke (Réseau ontarien de traitement du VIH), de même que des intervenants auprès de l'IMII, dont Michael Mulvey (Agence de la santé publique du Canada), Arlene King (Agence de la santé publique du Canada), Neil Cashman (PrioNet Canada) et Chris Archibald (Agence de la santé publique du Canada).
Le soutien financier par les instituts pour l'Initiative de recherche en santé conjointe Canada-Chine n'était pas comparable aux fonds investis par la Fondation nationale des sciences naturelles de la Chine. Par conséquent, les fonds proviendront plutôt du budget central des IRSC, ce qui permet de libérer des fonds dans le budget stratégique de l'IMII.
Les IRSC ont décidé de réduire le nombre de membres de tous les CCI à 14 afin de limiter les coûts indirects du gouvernement. Toutefois, l'IMII avait des postes vacants dans l'organisme bénévole et des postes vacants désignés en matière d'éthique, ce qui fait que nous avons droit à 16 membres à l'heure actuelle. Sept membres termineront leur premier ou leur deuxième mandat l'an prochain, ce qui devrait faciliter la réduction des effectifs. Le CCI estime que cette réduction des effectifs nuira à la communauté de l'IMII, puisque nous représentons un groupe de personnes nombreux et diversifié et qu'en conséquence, nous avons besoin d'un comité consultatif qui possède une expertise variée. À l'heure actuelle, les treize instituts des IRSC sont traités équitablement, même si la taille des communautés et les investissements requis ne sont pas égaux.
Le premier bulletin de l'IMII en provenance du Québec a été envoyé à la communauté, de même que son premier avis de possibilités de financement. Cet avis était particulièrement important, puisque certains des appels de demandes, notamment ceux visant les subventions de développement de réseau, étaient difficiles à trouver sur le site Web des IRSC. Le comité consultatif a décidé que la publication de trois bulletins par année devrait être suffisante pour faire part à la communauté des nouvelles et des possibilités de financement pertinentes de l'IMII.
Budget
D. Hartell fait le point sur le budget pour les initiatives stratégiques des instituts (ISI). Le financement de plusieurs nouvelles initiatives commencera au prochain exercice, dont le partenariat Canada - Royaume-Uni sur la résistance aux antibiotiques et les subventions de développement de réseau. La plus grande part du financement pour les deux prochaines années est déjà engagé, et les fonds restants serviront à développer les programmes existants ou à financer d'autres subventions transitoires. Un montant de 1,1 million de dollars est disponible pour l'exercice 2012-2013, et un montant de 3,5 millions de dollars est disponible pour l'exercice 2013-2014, ce qui nous permettrait d'avoir deux groupes d'initiatives : un de deux millions de dollars par année, et un autre (commençant un an plus tard) de trois millions de dollars par année. Afin de pouvoir commencer à financer une initiative en octobre 2012, le groupe de travail devrait débuter en novembre 2010.
Plusieurs membres du CCI ont soulevé la question de l'évaluation de l’efficacité des investissements stratégiques et des résultats d'initiatives clés. Les IRSC n'effectuent plus l'évaluation des appels de demandes menés par les instituts. C'est à ces derniers que revient la responsabilité d'effectuer de tels examens. Par le passé, l'IMII a reçu de bons commentaires lorsqu'il demandait aux chercheurs financés de lui indiquer trois de leurs réalisations dont ils étaient les plus fiers et de décrire la façon dont leurs travaux de recherche avaient eu des répercussions fondamentales dans ce domaine. Nous aimerions mettre en place un processus d'évaluation pour les prochaines initiatives menées par l'IMII qui serait plus facile à utiliser si le résultat souhaité était déterminé avant le lancement de l'appel de demandes et que les buts étaient énoncés en conséquence.
Le point sur les activités courantes de l’IMII
Initiative canadienne du microbiome
J. Bray donne un aperçu des progrès récents réalisés dans le cadre de l'Initiative canadienne du microbiome (ICM). Le financement de cette initiative est maintenant terminé. Des 21 demandes reçues, 10 ont été jugées subventionnables, et 7 ont finalement été financées, ce qui se traduit par un taux de réussite de 33 %. Le budget total pour le programme est légèrement sous la barre des 15,5 millions de dollars et est réparti comme suit : 7,3 millions de dollars de l'IMII, 6,8 millions de dollars des IRSC et 1,4 million de dollars de partenaires (INMD des IRSC, VIH/sida des IRSC, Bureau de l'éthique des IRSC, Génome Colombie-Britannique, la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin et la Fondation canadienne de la fibrose kystique).
Ce programme représente un investissement majeur pour les IRSC et il est donc important qu'il connaisse du succès. Bien que les sept équipes financées concentrent leurs efforts sur des systèmes et appareils de l'organisme différents, il y a un chevauchement important des méthodes de recherche utilisées. Il serait avantageux de les rassembler dans un atelier commun pour leur permettre de trouver des secteurs potentiels de collaboration et leur laisser savoir que l'IMII continuera d'offrir son appui aux équipes nouvellement financées. Nous devrions également informer ces équipes des outils offerts par la Direction de l'application des connaissances des IRSC qui leur permettraient de tirer le maximum de leurs résultats de recherche. De plus, puisque les projets financés pourraient donner lieu à la mise au point de nouveaux antibiotiques ou antiviraux, nous devrions envisager de favoriser les collaborations entre les équipes que nous finançons et des représentants de l'industrie pharmaceutique, soit pendant l'initiative ou lorsqu'elle tire à sa fin.
On s'est demandé si les sept équipes de microbiome financées pourraient présenter une demande pour une subvention de développement de réseau et éventuellement former un réseau canadien du microbiome, mais nous avons conclu qu'exclure les équipes non retenues pourrait nuire à la communauté puisque ces équipes pourraient avoir des données, des techniques ou des applications informatiques à partager.
Initiative de recherche sur le VIH/sida et Initiative canadienne de vaccin contre le VIH
A. Matejcic présente une mise à jour sur l'Initiative de recherche sur le VIH/sida. En tenant compte de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada et de l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), un montant annuel de 22,5 millions de dollars est disponible pour un soutien ciblé de la recherche sur le VIH/sida. Une priorité actuelle pour le programme sur le VIH/sida est l'initiative sur la comorbidité liée au VIH/sida, laquelle se concentre sur les autres problèmes de santé auxquels font face les personnes vivant avec le VIH/sida.
Cette initiative comprend cinq étapes :
- consultation nationale auprès des intervenants;
- lancement des subventions Catalyseur et de synthèse des connaissances;
- examen de la littérature;
- table ronde;
- préparation des principales possibilités de financement.
La première étape a révélé que les préoccupations les plus pressantes touchaient la santé mentale et la co-infection par le virus de l'hépatite. Une attention particulière est portée aux déterminants de la santé qui touchent l'engagement à l'égard des soins, de même que la santé mentale et physique. Un appel de demandes pour la synthèse des connaissances a été lancé, et deux demandes portant sur le vieillissement ont été financées. Un appel de demandes pour une subvention Catalyseur a été lancé en août 2010. L’analyse de la littérature a révélé que la moitié des examens effectués sur la comorbidité étaient axés sur la co-infection et que très peu d'études ont été effectuées sur les populations canadiennes. Les tables rondes (quatrième étape) se déroulent en septembre 2010 et comprennent 35 participants (chercheurs, cliniciens, organismes communautaires, patients atteints du VIH/sida et instituts des IRSC). Ces discussions visent à examiner les données provenant de consultations et d'analyses de la littérature, de déterminer les sujets prioritaires pour la recherche et l'application des connaissances, de discuter des programmes de financement nécessaires et d'encourager le réseautage. Le lancement le plus rapproché possible pour un appel de demandes est février 2011.
L'ICVV représente un partenariat entre plusieurs directions du gouvernement du Canada et la Fondation Bill et Melinda Gates. Le but de cette initiative est d’appuyer une participation coordonnée du Canada et de la communauté internationale à la mise au point d'un vaccin contre le VIH qui soit sûr, efficace, abordable et accessible à l'échelle mondiale. Cette initiative s'harmonise aux objectifs stratégiques de 2005 et 2010 des IRSC de contribuer à l'avancement de la recherche scientifique fondamentale. L'appel de demandes pour les subventions de grande équipe dans le cadre de l'ICVV a été lancé, et quatre équipes de chercheurs canadiens et de chercheurs de pays à revenus moyens ou faibles (PRMF) recevront du financement. Ces projets pourraient donner lieu à l'enrichissement mutuel d'autres projets de recherche portant sur la mise au point d'un vaccin contre le VIH.
S. Sternthal de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) présente un autre aperçu de l'ICVV. Vu l'annulation du projet de l'installation de fabrication de vaccins, les fonds destinés à ce projet ont été réattribués à la recherche sur la mise au point d'un vaccin et à la prévention de la transmission du VIH de la mère à son enfant dans les PRMF. Il existe un grand besoin d'optimiser les efforts de recherche et les essais cliniques sur le VIH, ainsi que de coordonner les efforts actuels.
Des essais cliniques de phase 1 et 2 sont présentement menés au Canada et aux États-Unis, mais des essais plus vastes et beaucoup plus importants nécessitent de plus grands groupes de la population. Les nouvelles activités de l'ICVV comprennent la mise au point de technologies par le secteur privé dans le cadre du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), dont le but est d'encourager les petites et moyennes entreprises à mettre au point un vaccin contre le VIH ou des technologies connexes, de même que le Fonds de soutien à la recherche translationnelle sur un vaccin contre le VIH, un programme créé par l'ASPC pour aider les chercheurs à transformer la recherche appliquée et préclinique en essais cliniques.
L'ICVV représente une petite partie du budget de l'ASPC, mais il est prévu qu'elle se révèle un catalyseur, voire une initiative synergique nécessitant une participation importante de la communauté, et par conséquent, tous sont invités à formuler des commentaires. L'ICVV est principalement axée sur les vaccins préventifs, avec un intérêt secondaire pour les traitements. Des recommandations supplémentaires incluent l'attribution de ressources pour la recherche fondamentale afin de comprendre la biologie du virus, un effort appuyé par le comité consultatif. L'ASPC est d'avis que l'ICVV ne part pas de zéro, mais qu'elle s'appuie sur des forces existantes et qu’elle fait confiance à l'IMII pour trouver les outils de financement appropriés. L'avenir de l'ICVV comprend des négociations avec d'autres organismes partenaires ou infrastructures existantes. Le comité consultatif est d'avis que d'autres domaines devraient devenir prioritaires, y compris la meilleure façon d'utiliser un vaccin dans d'autres pays, ainsi que la réponse immunitaire aux infections chroniques.
Partenariat Canada - Royaume-Uni sur la résistance aux antibiotiques
Cette initiative, une collaboration avec le Medical Research Council (MRC) du Royaume-Uni, est le plus important partenariat international auquel les IRSC ont participé à ce jour. La possibilité de financement de la subvention d'équipe pour cette initiative a été lancée, et la date limite pour présenter une demande est le 19 janvier 2011. Il est attendu que les bénéficiaires des subventions Catalyseur obtiennent une note élevée, mais la possibilité de financement sera très publicisée pour assurer un grand nombre de demandes. Le but est de regrouper les meilleurs esprits des deux pays, notamment parce que le montant de la subvention est plutôt important (huit millions de dollars sur cinq ans). Étant donné la taille de l'investissement, nous devrions envisager d'appuyer ces équipes à l'aide de rencontres et d'événements de réseautage une fois qu'elles auront reçu leur financement.
Subventions de réseau de recherche
Cette possibilité de financement a été lancée et elle est affichée sur le site Web des IRSC. Elle a également été annoncée au milieu de recherche en infectiologie et en immunologie à l'aide de courriels et de bulletins. Elle prévoit jusqu’à 200 000 dollars par année et par projet pour un maximum de trois ans; plusieurs sujets potentiels pourraient être financés.
Bourse de nouveau chercheur en infectiologie et en immunologieBhagirath Singh
Cette bourse fournira un supplément de recherche de 25 000 $ chaque année au nouveau chercheur (pendant les cinq premières années de sa carrière de chercheur indépendant) qui obtient la note la plus élevée (par centile) pour le concours du POSF et qui désigne l'IMII comme institut principal. Ce nouveau programme a été annoncé au milieu de recherche en infectiologie et en immunologie à l'aide de courriels et de bulletins. Si deux chercheurs arrivent à égalité, la bourse sera divisée également entre eux.
Initiative de recherche stratégique sur la capacité d’intervention en cas de pandémie
J. Raven donne un aperçu de l'Initiative de recherche stratégique sur la capacité d'intervention en cas de pandémie (IRSCIP). Cette initiative a vu le jour en 2006 et sera éliminée progressivement en 2011, sans plans de renouvellement concrets ni de garanties de financement supplémentaire. Par conséquent, aucune nouvelle possibilité de financement ne sera lancée. La troisième Rencontre canadienne annuelle sur la capacité d'intervention en cas de pandémie se déroulera les 12 et 13 novembre 2010 à Montréal. L'objectif de cette rencontre est d'évaluer les réussites et les réalisations dans le cadre de cette initiative et de cerner les lacunes restantes en recherche. Le programme de la rencontre inclura une conférence principale, quatre conférences plénières, quatre séances en petits groupes et 2 présentations par affiches.
Lors des séances en petits groupes, les participants devront répondre à trois questions clés liées à l'IRSCIP :
- avons-nous enrichi le corpus de connaissances critiques sur l'intervention en cas de pandémie;
- quels sont les principaux progrès réalisés par suite de cette initiative;
- qu'est-ce qui reste à accomplir, ou qui est inconnu et qui doit être examiné.
Après la réunion, un rapport sera préparé et transmis à l'ASPC, puis affiché sur le site Web des IRSC. Malgré le manque de financement stratégique continu pour la recherche sur la grippe, le comité consultatif est d'avis qu'il reste des questions importantes auxquelles il faut répondre. Une priorité devrait être la réalisation d'études sur la population qui étudient les effets à long terme du vaccin contre la grippe H1N1 et de l'adjuvant chez les adultes et les enfants. La biobanque gérée par le Réseau de recherche sur l'influenza de l'ASPC et des IRSC contient plus de 3000 échantillons de sérum et de sécrétions nasales et pourrait être utile pour effectuer une vaste gamme d'études. Il s'agit d'une ressource importante qui serait à risque si un financement supplémentaire ne peut pas être garanti.
Forum des nouveaux chercheurs
S. Desnoyers donne une vue d’ensemble de la planification du Forum des nouveaux chercheurs. L'IMII prévoit tenir un Forum des nouveaux chercheurs en octobre 2011 et recherche deux membres du CCI pour servir de mentors au sein du comité de planification, lequel doit définir les objectifs du forum et dresser le programme. La plupart des réunions du comité de planification se déroulent par téléconférence, et une réunion est tenue en personne de quatre à cinq mois avant le forum. G. Wu et J. Stankova ont tous les deux participé au Forum des nouveaux chercheurs l'an dernier et ils agiront à titre de mentors cette année. Ils mentionnent que l'atelier sur la préparation d'une demande de subvention reçoit toujours un accueil favorable, que l'atelier sur l'éthique et l'intégrité de la recherche aurait pu être amélioré, et qu'il est peut-être trop tôt pour présenter l'atelier sur la commercialisation de la recherche aux nouveaux chercheurs. Ce sujet pourrait être remplacé par un sujet traitant « des interactions avec l'industrie » ou « de la poursuite d’autres sources de financement » puisqu'il n'est pas toujours facile pour les nouveaux chercheurs d'obtenir des subventions des IRSC. Il pourrait aussi traiter de la « propriété intellectuelle » ou du « démarrage d'un laboratoire ». Il y a une certaine préoccupation selon laquelle le ralentissement économique pourrait se traduire par un nombre insuffisant de nouveaux chercheurs pour tenir un atelier. Nous aurons une idée du nombre de chercheurs lorsque nous commencerons à communiquer avec les directeurs de département et les doyens pour annoncer l'événement et obtenir des recommandations relatives aux participants.
Forum des nouveaux chercheurs
S. Desnoyers donne une vue d’ensemble de la planification du Forum des nouveaux chercheurs. L'IMII prévoit tenir un Forum des nouveaux chercheurs en octobre 2011 et recherche deux membres du CCI pour servir de mentors au sein du comité de planification, lequel doit définir les objectifs du forum et dresser le programme. La plupart des réunions du comité de planification se déroulent par téléconférence, et une réunion est tenue en personne de quatre à cinq mois avant le forum. G. Wu et J. Stankova ont tous les deux participé au Forum des nouveaux chercheurs l'an dernier et ils agiront à titre de mentors cette année. Ils mentionnent que l'atelier sur la préparation d'une demande de subvention reçoit toujours un accueil favorable, que l'atelier sur l'éthique et l'intégrité de la recherche aurait pu être amélioré, et qu'il est peut-être trop tôt pour présenter l'atelier sur la commercialisation de la recherche aux nouveaux chercheurs. Ce sujet pourrait être remplacé par un sujet traitant « des interactions avec l'industrie » ou « de la poursuite d’autres sources de financement » puisqu'il n'est pas toujours facile pour les nouveaux chercheurs d'obtenir des subventions des IRSC. Il pourrait aussi traiter de la « propriété intellectuelle » ou du « démarrage d'un laboratoire ». Il y a une certaine préoccupation selon laquelle le ralentissement économique pourrait se traduire par un nombre insuffisant de nouveaux chercheurs pour tenir un atelier. Nous aurons une idée du nombre de chercheurs lorsque nous commencerons à communiquer avec les directeurs de département et les doyens pour annoncer l'événement et obtenir des recommandations relatives aux participants.
Examen international
J. Bray fait le point sur l'état du rapport sur l'examen international pour l'IMII. Un rapport préliminaire a été présenté à l'équipe de direction et il sera examiné par huit personnes (y compris deux autres directeurs scientifiques). Nous recevrons des commentaires d’ici la fin septembre et nous présenterons de nouveau le rapport d’ici le 22 octobre. C. Power et A. Grant ont des commentaires à formuler sur le rapport, surtout sur la section touchant le VIH/sida, et ils en discuteront avec A. Matejcic par téléconférence. Le rapport démontre clairement un lien entre la recherche financée par l'IMII et les progrès de recherche dans le milieu universitaire et l'industrie privée. De façon générale, on estime qu'il manque un élément moteur pour l'Institut au début du rapport, et l'ajout de cet élément précisera la voie à suivre. En tant qu'Institut, nous avons tiré des leçons des défis précédents, comme le SRAS, et cela nous a permis d'être beaucoup mieux préparés pour le H1N1 que nous l'aurions été autrement. La réponse du milieu de la recherche était excellente. Le tableau 1, qui présente les priorités stratégiques de l'Institut, peut nous nuire parce que nous avons traité de toutes les priorités se trouvant du côté gauche du tableau, et non de celles se trouvant du côté droit.
Cela pourrait servir d'argument convaincant pour démontrer notre capacité d'intervention en cas de menaces puisque les défis en matière de maladies infectieuses que nous avons dû relever ne nous ont pas éloignés de nos objectifs. Le rapport présente également des lacunes à l'égard de la commercialisation et de l'application des connaissances. Nous pourrons peut-être obtenir cette information auprès des universités si nous ne sommes pas en mesure de l'obtenir des chercheurs. L'importance du Programme canadien de recherche sur l'éthique en cas de pandémie (CanPREP) est réduite, étant donné que le cadre de travail en matière d'éthique dressé par ce groupe a été adopté par plusieurs organismes de santé dans différents pays. La participation des organismes bénévoles en santé n'était pas très claire, ni le nombre de partenariats que l'IMII a formés.
Cela pourrait être résumé en une seule phrase et être classé dans la reliure des données probantes s'il n'y a plus de place dans le rapport. L’IRSCIP était une autre initiative importante qui devrait recevoir beaucoup d'attention, notamment le partenariat du Réseau de recherche sur l'influenza de l'ASPC et des IRSC avec les représentants des fabricants de vaccins et des organismes de santé. Les essais en matière de santé maternelle et les essais auprès des communautés huttériennes ont également été déterminants, et la politique résultante d'immuniser les enfants afin de protéger l'ensemble de la communauté est reconnue dans le monde entier. La relation entre l'ASPC et les IRSC devrait être renforcée. De façon générale, nous devons être plus près des chercheurs que nous finançons afin d'avoir un meilleur accès aux articles des résultats de la recherche que nous appuyons. Les répercussions des progrès de recherche sont essentielles au processus d'évaluation et elles doivent être soulignées.
Affaires nouvelles
Initiative sur l'inflammation dans les maladies chroniques
S. Desnoyers présente un résumé de l'Initiative sur l'inflammation dans les maladies chroniques, une initiative dirigée par l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite avec la collaboration de l'IMII. Cette initiative poursuit quatre objectifs principaux : comprendre le mécanisme sous-jacent à l'inflammation tissulaire dans les maladies chroniques; déterminer de nouveaux marqueurs communs, des cibles thérapeutiques potentielles et des traitements; mettre au point des stratégies inédites d'imagerie pour surveiller et mesurer la progression de l'inflammation et de la douleur, de même que de la réceptivité des patients aux interventions et aux stratégies thérapeutiques; déterminer les nouvelles interventions et les programmes efficaces pour la prévention de maladies chroniques et de maladies associées à la douleur.
Alors que l'inflammation est répandue, les mécanismes exacts se traduisant par de l'inflammation et le rôle de l'inflammation dans plusieurs maladies sont encore mal compris. Il existe de nombreux contextes dans lesquels l'inflammation pourrait être étudiée, et si l'IMII veut réellement être un partenaire, la portée de la recherche devrait être générale et non uniquement axée sur la santé musculosquelettique. D'autres domaines décrits dans la présentation incluent le vieillissement, l'activité physique et la transplantation. L'analyse de cas de cette initiative est en cours d'élaboration aux fins de présentation vers la fin de 2010, et l'IMII contribuera grandement à la préparation de ce document pour veiller à ce que le document final ne soit pas trop restrictif.
Initiative en matière d'immunologie humaine
S. Desnoyers résume l'Initiative en matière d'immunologie humaine proposée par Tania Watts, ancien membre du CCI. À l'heure actuelle, il existe un effort mondial pour comprendre l'immunologie humaine, qui pourrait être conforme à nos objectifs de recherche. Un système immunitaire en santé est essentiel, mais encore mal compris. Comprendre la portée normale de la réponse immunitaire chez l'humain à la vaccination et à l'infection est essentiel, mais la majorité de notre information à ce propos provient de recherches effectuées sur des souris, lesquelles ont des différences clés avec les humains. L'accès à du matériel humain fournirait de meilleurs échantillons aux fins de recherche, tout comme une exposition accrue des cliniciens à la recherche en immunologie.
Aux États-Unis, les NIH ont financé six centres à raison de 100 millions de dollars sur cinq ans. Ces centres font partie du réseau d'immunologie humaine et dirigent leurs propres programmes, mais d'autres chercheurs peuvent présenter une demande et se joindre à eux. Au Canada, il existe deux centres : l'Université de Toronto (Sanofi Pasteur, chaire en immunologie humaine) et le Centre pour l'immunologie humaine de l'Université de Western Ontario. La Dr Watts propose que le Canada se joigne à l'effort international en fournissant un nouveau financement visant la mise sur pied de centres ou de réseaux axés sur la réponse immunitaire chez l'humain, la formation de cliniciens-chercheurs et de chercheurs en sciences fondamentales, comprenant l’impact du microbiome humain sur la réponse immunitaire. M.
Ouellette suggère que cette proposition pourrait cadrer avec le document de conception sur la médecine personnalisée, en utilisant des marqueurs immunitaires individuels pour prédire la réaction d'un patient aux vaccins et à d'autres traitements. Il a également été mentionné que cette proposition ressemble beaucoup au Immunue Tolerance Network (ITN) et qu’il peut donc y avoir des domaines communs entre les deux. Le plus avantageux pour le Canada pourrait être de déterminer des approches qui sont réellement uniques, plutôt que de tenter de reprendre les systèmes d'autres pays. Autrement, les chercheurs canadiens pourraient tout simplement s'associer avec des chercheurs internationaux. Il y a également la possibilité d'un chevauchement entre l'Initiative sur le microbiome humain et toute autre initiative sur l'immunologie humaine, puisque certains des échantillons obtenus dans le cadre de l'Initiative sur le microbiome humain, comme du tissu pulmonaire et intestinal, pourraient être utilisés pour étudier la réponse immunitaire. Toute initiative potentielle entreprise aurait un budget beaucoup moins important que celles menées aux États-Unis, et nos objectifs devraient être établis en conséquence.
Transplantation
A. Jevnikar présente une nouvelle initiative axée sur la transplantation. À l'heure actuelle au Canada, de nombreux patients attendent un don d'organe, certains pour une deuxième fois. Une des raisons à l'origine de cette situation est que les médicaments donnés pour empêcher le rejet ont souvent des effets secondaires importants sur d'autres organes, comme les reins. Une stratégie pour régler ce problème serait d'augmenter le don d'organes, alors qu'une autre serait que le patient puisse conserver l'organe transplanté pour la durée de sa vie. Au Canada, les taux de survie à une greffe et à une transplantation dépassent les taux observés aux États-Unis, mais les taux de don d'organes sont inférieurs. Pour être en mesure d'atteindre ce deuxième objectif, nous avons besoin d'une perspective plus grande pour comprendre les blessures liées aux greffes.
Les IRSC ont financé de nombreux projets sur la transplantation, mais peu d'entre eux sont liés à l'inflammation ou au rejet d'organes. Voilà qui représente un écart important, notamment parce que le Canada est passé maître dans l'art d'effectuer des essais cliniques, malgré le retard qu’accuse l'investissement dans ce domaine. Il semble y avoir un préjugé parmi les chercheurs étudiant les transplantations, car ils réussissent généralement moins bien dans les concours du POSF et ils sont mal desservis par les possibilités de financement disponibles. On s'est demandé si nous recevrions suffisamment de demandes en réponse à un appel de demandes lancé dans ce domaine, et A. Jevnikar a répondu que cela ne sera pas problématique, surtout parce que le Centre national pour l'excellence en matière de transplantation a été placé sur la liste restreinte, mais qu'il n'a finalement pas été choisi. La communauté et l'intérêt sont au rendez-vous. Un appel de demandes pourrait également attirer des candidats qui ne travaillent pas présentement dans le domaine, mais sur un sujet connexe. Une des questions clé qui serait abordée par cette initiative serait de savoir si le corps répond aux organes transplantés de la même façon qu'il répond aux menaces. D'autres instituts sont intéressés par une initiative qui traite de la transplantation, donc l'IMII pourrait compter sur leur appui s'il décidait d’en lancer une.
Maladies à transmission vectorielle
J. Raven présente une proposition d’initiative sur les maladies à transmission vectorielle (MTV). De nombreuses MTV présentent une menace pour la santé des Canadiens, y compris la maladie de Lyme, le virus du Nil occidental, le paludisme, la dengue et la leishmaniose. Certaines de ces maladies sont endémiques au Canada, alors que d'autres sont importées par les voyageurs. Ceci peut toutefois changer, puisque le changement climatique élargit rapidement les habitats de plusieurs vecteurs, augmentant du même coup la probabilité que les humains entrent en contact avec eux. À l'heure actuelle, aucune initiative n'aborde les MTV et les infections zoonotiques du point de vue du changement climatique, bien que quelques recherches soient effectuées sur la transmission et le suivi des maladies infectieuses, notamment par l'ASPC. Le changement climatique est un enjeu important pour le gouvernement fédéral et pourrait nous aider à recruter beaucoup de partenaires internes pour une initiative. L'IMII pourrait également se joindre à l'initiative « One Health » (humains, animaux et environnement) avec l'ASPC ou l'Institut de la santé des Autochtones, puisque les populations nordiques tendent à avoir un risque plus élevé d'exposition à nombre de maladies. Différents membres du CCI ont mentionné le fait que des vaccins sont en voie d’être mis au point contre le paludisme (GSK) et la dengue (Sanofi Pasteur).
Biologie chimique
E. Brown donne un aperçu de sa proposition sur la biologie chimique. Les NIH aux États-Unis sont manifestement un chef de file dans ce domaine de recherche, puisqu'il s’agissait de l'une de leurs initiatives phares. Dans l'ensemble, il s'agit d'un domaine difficile à financer, car il nécessite beaucoup de ressources et ne génère possiblement que peu de résultats. Ces types de projets n’ont pas tendance à être retenus aux concours du POSF. La résistance aux antibiotiques a été désignée par l'OMS comme étant une grave menace, et de nombreuses promesses ont été formulées pour aborder ce problème.
Le séquençage génomique de microbes a fourni de nouvelles cibles, mais l'approche « des gènes aux médicaments » a finalement échoué même si des centaines de génomes bactériens ont été séquencés. De petites molécules peuvent aider à « perturber » le système microbien, et de grands écrans chimiques peuvent être utilisés pour désigner les molécules qui sont efficaces pour les approches utilisant des produits chimiques synthétiques. Phil Branton a insisté pour la création d’un réseau canadien de biologie chimique, et bien qu'il ait connu un départ solide, son succès a diminué en raison d'un manque de financement supplémentaire ou de soutien informatique.
Il y a présentement plusieurs centres de criblage biologique et chimique au Canada, y compris le Centre de biologie et de chimie bactérienne de l’Université McMaster, qui s'occupe de projets de criblage de groupes de partout en Amérique du Nord. Il existe également des centres au Québec, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. Afin d'obtenir un succès réel et durable, cette initiative doit être menée à grande échelle. Elle nécessiterait un investissement de plusieurs instituts et l'engagement de plusieurs membres de la communauté scientifique. Toutefois, le CCI est préoccupé par le fait qu'il s'agit d'un élément important et qu’il pourrait donc être avantageux pour les sociétés pharmaceutiques d'y participer. Cette approche pourrait également être utilisée pour l’identification d'autres médicaments, non seulement les antibiotiques.
Installations stériles
P. Ernst présente sa proposition à l'appui des installations de gnotoxénie. Ces installations sont essentielles pour comprendre l'effet des microbes sur différentes infections et maladies humaines. Bien que de nombreux laboratoires entreprennent des travaux de recherche pilotes dans ce domaine, l'infrastructure n'est pas suffisamment importante pour leur permettre de continuer ces projets à l'aide de modèles animaux. Une ou plusieurs installations centrales permettraient aux laboratoires de créer des animaux axéniques pour ensuite les acheminer à une installation subventionnée pour que d'autres recherches soient effectuées.
Aux États-Unis, il existe un réseau de recherche entérique, et les projets sont sélectionnés tous les trois mois par un comité en fonction de leur mérite scientifique. Les utilisateurs de l'installation sont des chercheurs financés qui contribuent à leur tour à l'entretien de l'installation. On demande si l'IMII financerait les chercheurs ou l'infrastructure. Si l'installation actuelle à McMaster ne dispose pas de suffisamment d'espace ou de personnel pour accueillir des utilisateurs supplémentaires, il pourrait s'avérer difficile de recruter d'autres chercheurs, même si leurs projets sont financés. Il s'agit d'un enjeu important, puisque les équipes financées dans le cadre de l'Initiative canadienne du microbiome (ICM) pourraient avoir besoin d'utiliser ce type d'installation pour approfondir leurs travaux, bien qu'aucune des propositions n'ait fait allusion à cette installation. Il s'agit d'une installation unique pour les collectivités canadiennes et il est important de la soutenir, mais il faudrait peut-être commencer par en faire la promotion afin d'obtenir l'appui du milieu de la recherche. Nous parlerons de l'installation à nos équipes subventionnées de l'ICM lors de l'atelier prévu pour le mois de mars.
L'ancien directeur était en faveur d'une restriction de l'accès à l'installation; toutefois, le nouveau directeur est plus ouvert à l’idée si un soutien approprié est disponible. Nous devrions avoir une idée de leur budget de fonctionnement avant d'aller de l'avant afin que nous puissions connaître l'ampleur et le type d'initiative nécessaire. Le directeur scientifique de l'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète est en faveur d'une initiative pour cibler les installations de gnotoxénie, et nous avons donc quelques partenaires internes qui démontrent un intérêt.
Sélection de la prochaine initiative
Les différentes propositions font l'objet de discussions, et les critères de sélection d'une nouvelle initiative sont déterminés. Il faudrait retenir un projet que le directeur scientifique veut diriger, car il sera appelé à déployer beaucoup d'efforts. Le projet devrait avoir des répercussions sur la communauté scientifique, la santé des Canadiens et la santé mondiale. Nous avons le choix de lancer un petit projet qui prendra rapidement de l'expansion ou de financer un petit projet qui aura des répercussions importantes sur la communauté. Nous devons veiller à ce qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêts, ce qui pourrait être perçu si nous allons de l'avant avec la proposition sur les maladies à transmission vectorielle étant donné qu'il s'agit du domaine de recherche de M. Ouellette. Si la portée de cette initiative était élargie pour inclure le changement climatique et ses effets sur la santé, l'apparence de conflit serait moins grande, car cette initiative toucherait une vaste gamme de populations et intéresserait d'autres instituts. Le financement commencerait probablement à l'exercice 2012-2013, donc l'harmonisation avec les priorités stratégiques de 2012-2017 serait souhaitable.
Une initiative qui met l'accent sur les répercussions pour les humains est importante, et il a été répété à plusieurs reprises que nous devons mieux connaître et comprendre le système immunitaire humain. Si les trois premiers projets présentés (inflammation, immunologie humaine et transplantation) étaient poursuivis, il pourrait en découler un sentiment de continuité entre les initiatives de l'IMII.
Avant de choisir une initiative, nous devons nous assurer que le Canada possède les installations nationales centrales nécessaires, ce qui peut ne pas être le cas à l'heure actuelle pour la biologie chimique. Il est peu probable que le soutien de l’ordre de deux millions de dollars par année ait des répercussions sur les installations, bien que cela ait été le cas pour le réseau canadien de biologie chimique dans le passé. La biologie chimique peut sembler en marge des intérêts de l'IMII, mais il est bon de sortir de notre zone de confort, et cette initiative peut être une occasion de produire des résultats pour le prochain examen international. Notre initiative pourrait fournir une occasion aux chercheurs d’identifier ces composés et de passer par la suite à d'autres sources de financement.
On a l’impression qu’en dépit des progrès de l'IMII dans les domaines de l'infection, du microbiome et des antibiotiques, trop peu de travaux ont porté sur l'immunologie. Le domaine de la transplantation est à la fois une réussite et un échec de l'immunologie appliquée, et nous pourrions contribuer à ce domaine en appuyant la recherche novatrice, notamment les nouvelles techniques d'imagerie, la recherche sur les agents pathogènes et de nouveaux modèles de recherche. Ce soutien pourrait être inclus dans l'initiative en matière d'inflammation, mais on craint que l'accent porté à l’appareil locomoteur pourrait porter ombrage au domaine de la transplantation et que le lancement de tout appel de demandes serait retardé.
On soulève que plusieurs universités possèdent déjà des banques de petites molécules, ce qui signifie que cette initiative pourrait être lancée assez rapidement, mais des résultats très précis seraient nécessaires pour tout projet financé. La transplantation pourrait être jumelée à la biologie chimique, ce qui signifie que des installations de criblage à haut débit pourraient être utilisées pour identifier précisément les modulateurs immunitaires de petites molécules qui touchent le rejet de la transplantation. La société Novartis, à Cambridge, emploie des centaines de scientifiques qui étudient de petites molécules et qui effectuent du criblage à haut débit, mais la transplantation n'est peut-être pas un enjeu suffisamment important pour cette entreprise. Étant donné que le but de cette initiative est de renforcer les capacités dans le milieu universitaire, nous devrions peut-être nous abstenir de financer des domaines qui le sont déjà très bien par l'industrie. Nous devrions favoriser la recherche très novatrice et risquée, puisque les entreprises sont moins susceptibles de le faire. Nous pourrions innover dans l'initiative sur la transplantation en nous penchant davantage sur l'immunologie humaine, ce qui nous permettrait de soutenir une initiative de niveau 3 en matière d'inflammation et d'obtenir des résultats plus rapidement qu'avec une initiative distincte.
Le financement d'une initiative sur les maladies à transmission vectorielle et le changement climatique pourrait susciter beaucoup d'intérêt pour l'IMII, et des symposiums se tiendront au pays sur les maladies infectieuses mondiales. Ce domaine d'intérêt n'a toutefois pas été bien reçu pendant la rédaction du document de conception, et le recrutement de partenaires pourrait s’avérer difficile. À l'interne, l'Institut de la santé publique et des populations et l'Institut des services et des politiques de la santé se sont montrés intéressés. Il y a également un volet éthique important rattaché à ce domaine. Cette question correspond à la priorité énoncée dans le plan stratégique des IRSC, à savoir se préparer à réagir aux menaces existantes et nouvelles pour la santé et y faire face.
M. Ouellette remercie les membres du comité pour leur participation à cette discussion utile et leur présentation des propositions. Le mandat de l'IMII inclut l'immunité, et M. Ouellette est d'avis que nous n'avons pas porté suffisamment d'attention à ce sujet en raison du grand nombre de menaces de maladies infectieuses auxquelles nous avons fait face. En parlant de toutes les propositions, il mentionne que la relation entre les IRSC et l'ASPC est en évolution constante et qu’elle pourrait nous aider à mieux lancer une initiative en matière de maladies à transmission vectorielle. Bien qu'une installation stérile soit sans contredit une ressource importante, les IRSC ne peuvent pas financer les infrastructures en soi, mais le financement de personnes qui utiliseraient cette installation cadre mieux avec notre mandat. À la lumière des discussions, on décide que la prochaine initiative de l'IMII portera sur la transplantation et qu'elle pourrait inclure quelques éléments touchant l'immunologie humaine, l'inflammation et la biologie chimique. Les buts précis de l'initiative ainsi que le type d'appels de demandes qui seront lancés seront déterminés lors d’un atelier. Nous devons faire preuve de la plus grande transparence possible afin que la communauté puisse reconnaître la lacune que nous cernons par cette initiative. A. Jevnikar se porte volontaire pour faire partie du groupe de travail visant à mettre cette initiative sur pied, groupe qui sera coordonné à l'IMII par J. Bray et D. Hartell.
Prochaines réunions du CCI
La prochaine réunion aura lieu les 25 et 26 janvier 2011 à l'Hôtel Fairmont Royal York, à Toronto (Ontario).
Levée de la séance
La séance est levée à 12 h 10.