ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé des Autochtones
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 31,3 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur la santé des Autochtones.
Les faits
- Au Canada, en Australie, en Nouvelle‑Zélande et aux États‑Unis, les taux de mortalité infantile chez les Autochtones sont de 1,7 à 4 fois plus élevés que chez les non‑Autochtones1
- En 2009, presque 15 % des Autochtones de 25 à 54 ans détenant un emploi et vivant hors réserve travaillaient dans le secteur des soins de santé ou de l'assistance sociale. L'emploi autochtone dans ce secteur n'a pas suivi la tendance à la baisse enclenchée par la crise économique de 2008‑2009, au cours de laquelle les taux d'emploi chez les Autochtones vivant hors réserve ont chuté plus rapidement que chez l'ensemble de la population2.
- Les membres des Premières Nations vivant hors réserve et les Inuits et Métis de 20 ans et plus étaient moins susceptibles de se dire en excellente ou très bonne santé, et plus susceptibles de signaler au moins une limitation d'activité que les adultes non autochtones3.
- La probabilité de présenter au moins une maladie chronique et des troubles particuliers comme une maladie cardiovasculaire ou le diabète est plus grande chez les Autochtones que chez les non‑Autochtones4.
Sources
- Centre for Research on Inner City Health de l'hôpital St. Michael's: Indigenous Children's Health Report Health Assessment in Action (anglais seulement)
- Statistique Canada : Le Quotidien Étude Le point sur la situation des Autochtones sur le marché du travail
- Statistique Canada : Le Quotidien Étude La santé des adultes chez les Premières Nations vivant hors réserve les Inuits et les Métis
- Statistique Canada : Facteurs de risque et problèmes de santé chroniques chez les Autochtones et les non-Autochtones.
Trouver des solutions
Des partenariats permettent une recherche qui répond aux besoins communautaires
Les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits ont besoin d'outils de recherche – comme des méthodes d'enquête – qui fonctionnent efficacement chez elles pour s'attaquer à des problématiques comme les hauts taux de VIH/sida, la violence familiale, l'alcoolisme et la consommation de drogues. Le Dr Neil Andersson, de l'Université d'Ottawa, forme des partenariats avec les organismes autochtones pour répondre à ce besoin. Grâce au financement des IRSC, il coordonne actuellement une enquête avec la communauté inuite de 2 000 personnes d'Ottawa où des membres de cette communauté procèdent eux‑mêmes à la recherche. « Quand les gens voient qu'un Inuit comme eux leur pose des questions dans leur propre langue, en premier lieu, le niveau d'engagement est complètement différent, et en deuxième lieu, le chercheur inuit finit par grandement influencer leur vie », dit le Dr Andersson.
Un projet de transport par avion permet aux Cris de renouer avec la chasse à l'oie traditionnelle
Un projet innovateur dans le Nord de l'Ontario aide un plus grand nombre de Cris Omushkego à participer à une tradition vieille de plusieurs siècles : la chasse printanière à l'oie des neiges. Intitulé Sharing the Harvest (partager les prises), le projet consistera à amener chaque année par avion un groupe d'environ 36 chasseurs de réserves près de la baie James pour chasser l'oie des neiges au cap Henrietta Maria, site de nidification inaccessible par route. Les chasseurs partageront aussi la moitié de leurs prises d'oies avec leur communauté. « Tout est tellement cher dans le Nord que de nombreux Cris n'ont plus les moyens de se rendre à leurs territoires de chasse traditionnels » , dit le directeur du projet, le Dr Leonard Tsuji, de l'Université de Waterloo. La chasse remet les chasseurs cris en contact avec une tradition riche d'importants aspects sociaux et culturels. Elle touche à des questions de « sécurité alimentaire » qui ont surgi depuis que les gens se sont éloignés de leurs sources d'aliments sauvages traditionnels et sont devenus plus dépendants d'aliments transformés, achetés au magasin. Enfin, la chasse permet de remédier au problème de la surpopulation d'oies des neiges.
Faire face au défi de soins de fin de vie convenables
Les communautés autochtones du Canada ne vieillissent pas seulement, elles supportent un lourd fardeau de maladies chroniques et terminales chez les leurs. Pour aider à faire face à ce défi, des chercheurs de l'Université Lakehead à Thunder Bay travaillent avec quatre Premières Nations en Ontario et au Manitoba afin de trouver des façons de concevoir et de mettre en oeuvre des programmes de soins palliatifs adaptés à la culture et adaptables à d'autres communautés. « L'impulsion a été donnée par les communautés elles‑mêmes, dit la responsable du projet, la Dre Mary Lou Kelley. Elles ne veulent pas que leurs membres soient obligés de s'en aller finir leurs jours ailleurs. Nombre d'entre eux sont des anciens qui pourraient ne pas être à l'aise loin de leur culture. » De plus, dit‑elle, les communautés doivent être capables d'accueillir les personnes en phase terminale qui souhaitent revenir dans leur communauté des Premières Nations à la fin de leur vie. « Nous travaillons avec les communautés afin de renforcer les systèmes existants, structurés ou non », dit la Dre Kelley.
Le contact à distance pour motiver les étudiants à opter pour les sciences de la santé
Les jeunes autochtones sont très sous‑représentés dans les études postsecondaires, particulièrement en sciences de la santé. Avec seulement 9 % des étudiants autochtones qui peuvent accéder aux études postsecondaires, les obstacles au changement sont énormes. Pour aider à les surmonter, la Dre Sandra Jarvis-Selinger et son équipe, à l'Université de la Colombie-Britannique, se sont associées à des communautés des Premières Nations dans un projet qui met des étudiants autochtones de partout en Colombie-Britannique en contact avec des étudiants de niveau universitaire et collégial en sciences de la santé. « C'est une plateforme entièrement en ligne où les étudiants peuvent choisir des mentors et interagir avec eux, dit la Dre Jarvis-Selinger. Les jeunes auront ainsi la possibilité de parler à des étudiants en sciences de la santé pour savoir comment ils se sont rendus là où ils sont et quelles décisions ils ont eu à prendre en cours de route. Il s'agit aussi de changer la façon dont les établissements d'enseignement voient l'accès aux programmes de sciences de la santé ».
Pour obtenir de plus amples renseignements
L'Institut de la santé des Autochtones des IRSC (ISA des IRSC) favorise l'avancement d'un programme national de recherche en santé pour améliorer et promouvoir la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada, par la recherche, l'application des connaissances et le renforcement des capacités. L'Institut poursuit l'excellence en recherche en respectant les priorités de recherche communautaire et les connaissances, valeurs et cultures autochtones. Pour en savoir plus sur ces priorités et les autres activités de l'ISA des IRSC, visitez le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.