ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé cardiovasculaire

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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 95,6 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche en santé cardiovasculaire.

Les faits

  • En 2009, plus de femmes (17,3 %) que d'hommes (16,4 %) étaient susceptibles de recevoir un diagnostic d'hypertension artérielle. L'incidence de ce trouble était de presque un point de pourcentage de plus en 2009 qu'en 2007 (16,9 % comparativement à 16 %)1.
  • Le stress vécu au quotidien, qui peut faire augmenter la tension artérielle, est de plus en plus grand. En 2009, 23,2 % des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré que la plupart de leurs journées étaient « assez stressantes ou extrêmement stressantes », une hausse par rapport à 22,3 % en 2008. La proportion était plus élevée chez les femmes (24,8 %) que chez les hommes (21,6 %)2.
  • Près de 4 % des Canadiens de 35 ans et plus présentent une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Le tabagisme est la principale cause de la maladie, bien que l'exposition à des irritants pulmonaires comme la fumée secondaire, la pollution atmosphérique et les vapeurs chimiques puisse également contribuer à son développement3.
  • Les maladies respiratoires ont d'importantes répercussions économiques sur le système de soins de santé canadien. Selon un rapport de 2007, près de 6,5 % de l'ensemble des coûts de soins de santé (tant directs qu'indirects) avaient trait aux maladies respiratoires (à l'exclusion du cancer du poumon)4.

Sources :

  1. Statistique Canada : Feuillets d'information sur la santé Hypertension artérielle 2009
  2. Statistique Canada : Feuillets d'information sur la santé Stress perçu dans la vie 2009
  3. Statistique Canada : Feuillets d'information sur la santé Maladie pulmonaire obstructive chronique 2009
  4. Agence de la santé publique du Canada : La vie et le souffle Les maladies respiratoires au Canada.

Trouver des solutions

Un nouvel anticoagulant plus sûr et plus efficace

Un essai clinique auquel ont participé 18 000 patients a démontré qu'un nouvel anticoagulant appelé dabigatran est non seulement plus sûr que les traitements actuels qui datent de plusieurs décennies pour la fibrillation auriculaire (FA), trouble commun du rythme cardiaque, mais qu'il est aussi plus efficace pour prévenir l'AVC. « C'est une avancée remarquable », déclare le Dr Stuart Connolly, de l'Université McMaster. Jusqu'à maintenant, les patients atteints de FA n'avaient souvent d'autre choix que de prendre un anticoagulant appelé warfarine, qui s'accompagne d'un risque d'hémorragie cérébrale. Le dabigatran réduit sensiblement le risque d'hémorragie. « Il est plus efficace, plus sûr et plus facile à gérer, si bien qu'un grand nombre de personnes opteront pour ce produit plutôt que pour la warfarine », dit le Dr Connolly. Plus de 250 000 Canadiens sont atteints de FA. Même si l'étude dans 44 pays a été financée par l'industrie, les IRSC en avaient jeté les bases dès 1989. « Les IRSC (alors le Conseil de recherches médicales du Canada) ont financé une des premières études où a été démontrée l'efficacité de la warfarine contre la FA », de dire le Dr Connolly. « Voilà comment nous sommes entrés dans ce domaine. » Le commanditaire industriel, Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée., commercialise le dabigatran sous le nom de Pradax®.

Un état déclenché par la grossesse signale un risque de trouble cardiaque 

Quand la prééclampsie survient durant la grossesse, non seulement la femme court un risque immédiat, mais elle serait également susceptible de souffrir d'un trouble cardiovasculaire plus tard, selon un clinicien‑chercheur, le Dr Graeme Smith, de l'Université Queen's. Cet état, qui touche de 5 à 10 % des femmes enceintes, est caractérisé par une tension artérielle élevée et la présence de protéines dans l'urine. Le Dr Smith surveille la santé d'un groupe de femmes aux prises avec ce trouble au cours de leur grossesse pour voir si elles auront d'autres problèmes cardiovasculaires plus tard. Le but est de trouver des moyens de reconnaître les femmes plus à risque après leur grossesse afin d'intervenir plus tôt. « C'est quand elles sont enceintes que les femmes ont le plus souvent accès au système de santé », dit le Dr Smith. « C'est une véritable chance de considérer la préservation de la santé et la prévention de la maladie sous l'angle de la santé future. »

Plus rapides sont les soins, meilleur est le résultat

Lorsque survient une crise cardiaque, chaque minute compte. Le fait d'agir rapidement permet de sauver le muscle cardiaque et la vie des personnes affectées. Le Dr Paul Armstrong, de l'Université de l'Alberta, a conçu un nouveau modèle de soins cardiaques à Edmonton, où les personnes qui présentent des signes du type le plus mortel de crise cardiaque – l'infarctus aigu du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI) – commencent à être soignées avant même d'arriver à l'hôpital. En vertu de l'Edmonton Vital Heart Response, établie par le collaborateur du Dr Armstrong, le Dr Robert Welsh, des techniciens médicaux d'urgence formés font un électrocardiogramme (ECG) à 12 dérivations et envoient les résultats par téléphone cellulaire à un cardiologue en service. Si le diagnostic de STEMI est confirmé et si le patient est considéré comme un bon candidat, les techniciens médicaux d'urgence administrent un médicament qui peut déboucher les artères coronaires et rétablir la fonction cardiaque normale. « Tout ce que nous voyons confirme que si nous pouvons atteindre les patients dans la première heure, au moins un sur quatre a une chance d'éviter presque complètement la crise cardiaque », affirme le Dr Armstrong, qui étudie l'utilisation du modèle de traitement rapide pour d'autres types d'infarctus du myocarde.

Un long et rigoureux examen des diurétiques valide leur efficacité

Un examen prolongé du rôle des diurétiques dans le contrôle de l'hypertension artérielle a confirmé ce qui avait été établi précédemment : les diurétiques sont au moins aussi efficaces que des solutions beaucoup plus coûteuses pour prévenir l'insuffisance cardiaque et l'AVC. Le Dr Frans Leenen, de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, a dirigé le volet canadien de l'étude initiale qui a permis de suivre 33 000 patients sur une période de trois à cinq ans. Selon des rapports publiés entre 2002 et 2004, les diurétiques, qui ne coûtent que quelques sous et qui éliminent le sel de l'organisme, sont tout aussi efficaces pour réduire la tension artérielle que les inhibiteurs ECA et les bloqueurs des canaux calciques, qui sont coûteux et qui font l'objet d'un marketing énergique. Un rapport de chercheurs américains en 2010 a révélé qu'aucun problème n'avait surgi au cours des années écoulées depuis l'étude historique. « C'est important de savoir si des bienfaits ou des risques quelconques ont pu passer inaperçus parce qu'une étude a duré trois ou cinq ans seulement », dit le Dr Leenen.

Pour plus d'information

Les maladies cardiovasculaires et pulmonaires constituent le fardeau le plus lourd qui pèse sur la santé des Canadiens. Pourtant, une meilleure compréhension des interactions génétiques, environnementales et comportementales à l'origine de ces maladies courantes pourrait aider à les prévenir. L'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC (ISCR des IRSC) appuie la recherche qui soulève des questions difficiles au sujet des causes, des conséquences et de la prise en charge de ces maladies. Pour en savoir plus sur ces priorités et d'autres activités de l'ISCR des IRSC, visitez le site Web de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.