ARCHIVÉE - Sujet de recherche : l'appareil locomoteur et arthrite
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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 77,7 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur l'arthrite et la santé musculo-squelettique.
Les faits
- Plus de 4 millions de Canadiens souffrent d'une forme quelconque d'arthrite – terme générique qui englobe une centaine d'affections, dont la plus courante est l'arthrose1.
- Dans l'Enquête de 2009 sur les personnes ayant une maladie chronique au Canada, 30 % des personnes atteintes d'arthrite ont qualifié leur état de santé général de passable ou mauvais, et 21 % ont dit avoir besoin d'aide en ce qui touche leur état émotif, leur stress ou leur santé mentale afin de gérer leur arthrite2.
- Selon l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, un Canadien sur sept (ou 4,1 millions de Canadiens de 12 ans et plus) a subi une blessure limitant son activité en 2009. Plus du tiers de ces blessures sont survenues au cours de la pratique d'un sport ou d'une activité physique3.
- Les causes les plus courantes de blessures sont les chutes. En 2009, près de 1,7 million de personnes, ou 41 % de celles qui ont signalé une blessure, ont dit qu'elles s'étaient blessées en raison d'une chute4.
Sources :
- Statistique Canada : L'arthrite selon le sexe la province et le territoire
- Agence de la santé publique du Canada : Maladies chroniques L'arthrite
- Statistique Canada : Le Quotidien Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes
- Ibid.
Trouver des solutions
Les participants à une étude sur les entorses recevront le même traitement que les athlètes
Jusqu'à 40 % des entorses de la cheville entraînent des restrictions fonctionnelles permanentes qui peuvent avoir des répercussions sur le travail et les activités de loisir. C'est pourquoi des chercheurs à l'Université Queen's étudient si toutes les personnes qui ont subi une entorse de la cheville pourraient bénéficier de la même physiothérapie intensive que les athlètes professionnels ou d'élite. Les Drs Brenda Brouwer et Robert Brison recrutent environ 500 sujets en vue d'un essai clinique pour étudier l'efficacité d'une intervention de physiothérapie pour les personnes qui se présentent à l'urgence pour une entorse de la cheville. « Cette étude démontrera si le recours à la physiothérapie tôt dans le traitement peut réduire la douleur à long terme et l'invalidité résiduelle souvent associées à ces blessures », dit le Dr Brison.
Un test sans douleur permet de prédire la maladie parodontale
La maladie parodontale, l'inflammation des tissus qui entourent et supportent les dents, passe souvent inaperçue, mais n'en détruit pas moins l'os et les ligaments de soutien des dents. En plus des problèmes buccodentaires causés, le passage de produits chimiques dans la circulation sanguine risque d'affecter d'autres organes ou d'aggraver des maladies existantes comme la polyarthrite rhumatoïde. Le Dr Michael Glogauer, de l'Université de Toronto, a mis au point un test simple qui permet de détecter, au cabinet même du dentiste, des comptes élevés de cellules inflammatoires dans la bouche, un indicateur que la maladie est bel et bien présente longtemps avant l'apparition de symptômes et de dommages. Bénéficiant de l'aide financière des IRSC, le Dr Glogauer travaille avec une société canadienne, CHX Technologies, pour commercialiser son test.
Une plus courte hospitalisation pour une chirurgie de la hanche se traduit par un meilleur rétablissement
Il est parfois mieux d'en faire moins. Le Dr Nizar Mahomed, de l'Hôpital Western de Toronto et du Réseau universitaire de santé, a mené un essai contrôlé randomisé auprès de patients qui avaient subi un remplacement du genou ou de la hanche, et il a constaté que ceux‑ci se rétablissaient plus rapidement et complètement lorsqu'ils passaient moins de jours à l'hôpital après avoir été opérés. Ces conclusions ont mené à la création du Total Joint Network pour élaborer et mettre en application des modèles normalisés de soins pour les remplacements articulaires et les fractures de la hanche, de manière à améliorer les résultats, à réduire les coûts et à rendre les processus plus efficaces. Les améliorations sont maintenant appliquées à la grandeur de l'Ontario par l'entremise du Bone and Joint Health Network. « Tous les intéressés y gagnent », dit le Dr Mahomed. « Nous avons amélioré l'efficience des soins et nous fournissons de meilleurs soins de santé, tout en faisant réaliser d'importantes économies au système. »
Poursuite de la recherche de cellules souches permettant la guérison des os
La Dre Laurie McDuffee, de l'Université de l'Île‑du‑Prince‑Édouard, étudie des façons d'utiliser les cellules souches pour régénérer les os cassants ou brisés. Une étude pilote sur des animaux a donné des résultats prometteurs, mais les données d'une étude de suivi, encore à l'étape d'analyse, révèlent qu'un porteur différent ou qu'une source différente de cellules souches peut être nécessaire pour favoriser une meilleure guérison. « Nous utilisions des cellules souches provenant du périoste (la membrane qui entoure l'os) pour l'étude », dit la Dre McDuffee. « Nous examinons maintenant des cellules souches provenant de la graisse et de la moelle épinière. La question est la suivante : toutes ces cellules souches de différentes sources ont‑elles le même potentiel ostéogène? C'est ce que nous cherchons à évaluer. »
Un chercheur déclare que la chirurgie n'est pas toujours nécessaire
Le Dr Bob Litchfield, de l'Université Western Ontario, a prouvé que l'arthroscopie du genou pour retirer des fragments de cartilage détachés et adoucir les aspérités des surfaces articulaires n'aide pas plus les personnes arthritiques que la physiothérapie et l'éducation. Il voudrait donc que les médecins y pensent à deux fois avant de recommander la chirurgie. « En médecine, la tendance est souvent de continuer à faire ce qui a toujours été fait et, pour ce groupe de patients, c'est recourir à l'arthroscopie », dit le Dr Litchfield, lauréat d'un prix IRSC‑JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé en 2009. « De nombreux chirurgiens n'ont peut‑être pas entendu parler de notre travail et n'ont pas changé leur pratique. » Le Dr Litchfield, qui a suivi des patients jusqu'à deux ans et qui n'a pas vu de différence entre ceux qui avaient été opérés et ceux qui ne l'avaient pas été, a récemment fait part de ses conclusions à une conférence, à Vienne, à laquelle assistaient 1 200 chirurgiens.
Pour de plus amples renseignements
Bouger pour vivre! La santé de l'appareil locomoteur (muscles, articulations et os) dépend d'un niveau optimal d'activité physique. Les troubles musculosquelettiques, comme l'ostéoporose et l'arthrite, peuvent limiter la mobilité et la capacité d'être physiquement actif, ce qui crée un cercle vicieux d'inactivité et de dégénérescence musculosquelettique. L'Institut de l'appareil locomoteur et de l’arthrite des IRSC (IALA des IRSC) travaille afin de mieux comprendre et traiter les maladies et les lésions musculo-squelettiques (y compris les affections de la peau et de la bouche) pour améliorer la santé des Canadiens en mettant l'accent sur son thème phare, l'activité physique. Pour en savoir plus au sujet de ces priorités et des autres activités de l'IALA des IRSC, visitez le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.