ARCHIVÉE - Sujet de recherche : La santé publique et des populations

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Depuis 10 ans, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) contribuent à l'amélioration de la santé des Canadiens et des soins qui leur sont offerts. À titre d'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé, les IRSC aident à la création de données probantes qui permettent d'améliorer les traitements, la prévention et les diagnostics, et qui mènent à de nouveaux produits et services, ainsi qu'à un système de santé renforcé et axé sur le patient. Formés de 13 instituts reconnus à l'échelle internationale, les IRSC soutiennent plus de 13 600 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 87,9 millions de dollars en 2009-2010 dans la recherche sur la santé publique et des populations.

Les faits

  • Les Canadiens qui vivent dans les quartiers les plus défavorisés sont 30 % plus susceptibles de subir une blessure nécessitant une hospitalisation que ceux qui vivent dans les quartiers les plus aisés1.
  • Les Canadiens qui vivent dans les quartiers pauvres sont plus susceptibles de subir une crise cardiaque que ceux qui vivent dans les quartiers riches, mais les patients reçoivent des soins de qualité à peu près égale dans tout le pays, peu importe leur condition socio‑économique2.
  • Au Canada en 2007‑2008, 7,7 % des foyers (soit presque 956 000) ont connu l'insécurité alimentaire, qui existe quand la qualité ou la quantité des aliments est compromise, en général à cause du manque d'argent3.
  • Neuf Canadiens sur dix de plus de 20 ans présentent au moins un des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires suivants : tabagisme, inactivité physique durant les loisirs, consommation de légumes et de fruits inférieure aux apports quotidiens recommandés, stress, embonpoint ou obésité, hypertension artérielle et diabète4.

Sources :

  1. Institut canadien d'information sur la santé : Communiqué sur les hospitalisations à la suite d'une blessure et le statut socioéconomique
  2. Institut canadien d'information sur la santé : Communiqué sur les indicateurs de santé 2010 
  3. Statistique Canada : Insécurité alimentaire des ménages 2007–2008 
  4. Agence de la santé publique du Canada : 2009 Suivi des maladies du coeur et des accidents vasculaires cérébraux au Canada

Trouver des solutions

Les leçons tirées de la grippe H1N1 guideront les futures campagnes de vaccination

Pendant que les souvenirs de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 sont encore raisonnablement frais dans l'esprit des gens, le Dr Kumanan Wilson, de l'Université d'Ottawa, cherche à déterminer ce qui a fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné du point de vue du public. « Nous avons la possibilité de tirer des leçons de la mise en circulation urgente du vaccin, qui a représenté une situation unique », dit le Dr Wilson, titulaire d'une chaire de recherche du Canada en politique de santé publique. « Nous devons savoir ce qui a fait que les gens étaient disposés à recevoir le vaccin, et ce qui les en a dissuadés. » Bien que la demande pour le vaccin contre la grippe H1N1 ait été forte au départ, seulement 40 % des Canadiens se sont finalement fait vacciner. « C'est en partie parce que les gens deviennent de plus en plus méfiants par rapport aux vaccins », dit‑il. « Nous l'avons constaté avec le vaccin contre le VPH et aussi avec le vaccin contre la grippe H1N1. Nous devrons redoubler d'ardeur pour faire accepter ces vaccins par le public. Sinon, les coûts au chapitre de la santé seront énormes. » Les résultats du projet qui ont été publiés nous procureront des informations utiles pour guider les campagnes de vaccination futures.

Un chercheur de Waterloo met en garde contre une épidémie de tabagisme en Chine

Une épidémie de tabagisme fait rage en Chine, où plus de 50 % des hommes fument et environ un million de fumeurs meurent de maladies mettant en cause le tabac chaque année. Le Projet international d'évaluation de la lutte antitabac (ITC), auquel participent 20 pays sous la conduite du Dr Geoffrey Fong, de l'Université de Waterloo, a récemment publié un supplément de 11 articles dans Tobacco Control, faisant état de ses résultats en Chine. Selon un article, les cigarettes chinoises ont une teneur trois fois plus forte en plomb, en cadmium et en arsenic que les cigarettes canadiennes. Cela représente une menace pour la santé publique mondiale, car les exportations de cigarettes chinoises augmentent sans cesse. Cela montre bien aussi l'importance d'établir des normes réglementaires pour les produits du tabac, qui sont étonnamment parmi les produits de consommation les moins réglementés au monde. « C'est inadmissible au fond que les consommateurs dans de nombreux pays sachent ce que contient la tablette de chocolat qu'ils mangent, mais ignorent ce qu'il y a dans les cigarettes qu'ils fument », dit le Dr Fong.

Une recherche vise à empêcher de bons médicaments d'avoir des effets pervers

Il arrive que des médicaments censés régler un problème médical en causent un autre par inadvertance. Le Dr Arno Siraki, de l'Université de l'Alberta, étudie des médicaments de structure chimique semblable utilisés pour traiter les maladies cardiaques et le cancer qui ont été mis en cause dans l'agranulocytose, une affection où les taux de globules blancs tombent dangereusement bas, ce qui laisse le patient vulnérable aux infections. Le but de l'étude est de trouver quelles substances produites dans la métabolisation des médicaments déclenchent l'agranulocytose. « Le résultat idéal serait de comprendre ce mécanisme pour une classe de médicaments, afin que nous puissions l'appliquer ensuite aux effets secondaires de différentes classes de médicaments », dit le Dr Siraki. « À l'heure actuelle, nous essayons de lier l'activité biochimique que nous avons observée au niveau moléculaire à ce qui se produit dans le modèle animal. »

Le trafic sur Twitter pourrait aider à suivre la maladie

Qu'obtient‑on quand on associe technologie de l'information, médias sociaux et épidémiologie? Le Dr Gunther Eysenbach, du Centre for Global eHealth Innovation au Réseau universitaire de santé, a inventé le terme infodémiologie pour parler de la science consistant à saisir et à analyser des données sur la façon dont les gens obtiennent et échangent des informations sur la propagation de la maladie en utilisant l'Internet. Son but est de surveiller la santé et de guider la politique publique. En 2007, le Dr Eysenbach a démontré la corrélation entre les recherches dans Google avec les mots ou expressions « grippe » ou « symptômes de la grippe » et les éclosions de grippe. Il est passé depuis à l'étude du trafic sur Twitter au cours de l'épidémie de grippe H1N1 l'an dernier, recueillant quelque 2 millions de « tweets » et les analysant pour obtenir un tableau plus exact de ce que les gens lisaient et pensaient, et de ce qu'ils avaient l'intention de faire durant la pandémie. Bien que l'étude sur Twitter soit rétrospective, les leçons à en tirer pourraient aider à créer des rapports « en temps réel » pour tenir les autorités de la santé au courant et leur permettre de répondre aux préoccupations du public à mesure qu'elles surgissent.

Pour obtenir de plus amples renseignements

L'Institut de la santé publique et des populations des IRSC (ISPP des IRSC) appuie la recherche innovatrice qui vise à comprendre dans quelle mesure des interventions à multiples niveaux en matière de politiques et de programmes se traduisent par des améliorations de la santé. Cette nouvelle orientation exige des chercheurs et des autres intervenants qu'ils explorent les voies qui mènent à l'équité en matière de santé afin que tous puissent réaliser leur plein potentiel, peu importe leur sexe, leur race ou leur niveau socioéconomique. Pour en plus sur ces priorités et les autres activités de l'ISPP des IRSC, visitez le site Web de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.