Rapport annuel 2010-2011

Vers l'avenir

[ Table des matières ]

Investir dans l'excellence pour une recherche de calibre mondial

Un monde d'excellentes idées

Les IRSC sont voués à l'excellence dans la recherche en santé. Cependant, que signifie « excellence »? Comment se mesure l'excellence? Et surtout, comment est-elle favorisée et soutenue?

L'excellence en recherche prend de nombreuses formes différentes :

Bien que l'expression particulière de l'excellence puisse différer, les moyens de l'atteindre demeurent les mêmes : trouver les meilleures idées et les plus prometteuses, investir dans ces idées et donner à des personnes et à des équipes solides, talentueuses et diversifiées les moyens d'en maximiser le potentiel.

Chercheurs financés par les IRSC lauréats de prix internationaux de 2000 à 2010

Prix Lasker 2005 pour la recherche médicale fondamentale
James Edgar Till et Ernest Armstrong McCulloch, Institut ontarien du cancer : explication de la fonction des cellules souches hématopoïétiques (sanguines) et exposition de la base théorique de la greffe de moelle osseuse.

Prix Kyoto 2008 en sciences fondamentales
Anthony Pawson, Institut de recherche Samuel Lunenfeld de l'Hôpital Mount Sinai, à Toronto : proposition et démonstration du concept des molécules adaptatrices, établissant ainsi un paradigme de base dans la transduction du signal intracellulaire et contribuant d'importante façon au développement subséquent des sciences de la vie.

Lauréats des prix internationaux Gairdner et des prix Wightman

2011 - Michael Hayden, Université de la Colombie-Britannique : mise en évidence des gènes responsables de troubles rares et avancement de la compréhension des voies génétiques et moléculaires de la chorée de Huntington.

2010 - Calvin Stiller, Université Western Ontario et Institut ontarien de recherche sur le cancer : pionnier du domaine de la transplantation et du diabète, et remarquable entrepreneur et bâtisseur d'établissements privés et publics qui ont enrichi l'espace de recherche.

2009 - David Sackett, Université McMaster : leadership dans les domaines de l'épidémiologie clinique et de la médecine factuelle.

2008 - Alan Bernstein, Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH : contributions exceptionnelles comme scientifique, directeur d'institut de recherche et président inaugural des IRSC.

2008 - Nahum Sonenberg, Université McGill : découvertes inédites dans la traduction cellulaire de l'information génétique.

2008 - Samuel Weiss, Université de Calgary : découverte de cellules souches nerveuses adultes dans le cerveau de mammifères.

2006 - Allan R. Ronald : leadership dans le développement de la spécialité des maladies infectieuses cliniques au Canada et contributions internationales exceptionnelles en Afrique.

2005 - Endel Tulving, Institut de recherche Rotman du Centre Baycrest à Toronto : recherche inédite sur la compréhension de la mémoire humaine.

2005 - Brenda Milner, Université McGill : recherche inédite sur la compréhension de la mémoire humaine.

2001 - Henry Friesen, Université du Manitoba : leadership dans le domaine de la recherche médicale.

2000 - Jack Hirsh, Université McMaster : contributions au diagnostic, à la prévention et au traitement des troubles thromboemboliques.

Nombre de subventions selon la durée (en mois)

Le Programme ouvert de subventions de fonctionnement des IRSC demeure le principal véhicule par lequel nous investissons dans l'excellence. Ce programme sert de tremplin aux chercheurs dans diverses disciplines pour l'expression de leur passion et de leur créativité. Il crée un environnement où une vaste gamme d'idées peuvent germer et se répandre. Nous ne sommes pas en mesure d'appuyer chaque excellente idée, mais le programme de subventions de fonctionnement offre maintes possibilités d'investissement dans un certain nombre de domaines de recherche déterminants et donne aux meilleurs et aux plus grands esprits la chance d'explorer et d'appliquer leurs idées. Comme l'illustre le graphique qui suit, non seulement le nombre, mais aussi la durée des subventions a sensiblement augmenté depuis 2000, ce qui indique que la recherche est plus approfondie.

Nombre de subventions selon la durée

Description détaillée

Facteur d'impact relatif moyen dans des pays choisis de l'OCDE (de 2000 à 2008)

Le facteur d'impact relatif moyen (FIRM) indique la qualité des revues où les résultats de la recherche sont publiés. Le graphique qui suit montre que le Canada se classe parmi les principaux pays de l'OCDE.

Facteur d'impact relatif moyen dans des pays choisis de l'OCDE

Description détaillée

Bourses postdoctorales Banting - Encourager les meilleurs au monde

En juillet 2010, le gouvernement du Canada a dévoilé un nouveau programme audacieux pour attirer et retenir les meilleurs jeunes chercheurs au monde, et a parlé de l'importance d'aider financièrement les universitaires prometteurs.

« Pour demeurer au premier plan de l'économie mondiale, nous devons investir dans les personnes et dans les idées qui donneront naissance aux découvertes de demain, » a déclaré le premier ministre Stephen Harper. « Les bourses postdoctorales Banting donneront aux chercheurs-boursiers le soutien nécessaire dans les instituts de recherche du pays pour explorer et développer pleinement leurs idées. »

Dans le mois qui a suivi l'annonce du premier ministre, les IRSC, en collaboration avec les deux autres organismes subventionnaires, ont entrepris de faire la promotion du programme dans tout le Canada et ailleurs dans le monde. Baptisées en l'honneur du Canadien qui a découvert l'insuline, les bourses postdoctorales Banting sont le premier programme de financement des trois organismes dont les IRSC sont le responsable principal. La première cohorte de 70 boursiers Banting, divisée également entre les IRSC, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), a été choisie en mars 2011.

S'inscrivant dans le prolongement du Programme de bourses d'études supérieures du Canada Vanier, lancé en 2008 pour attirer et garder au Canada les meilleurs étudiants au doctorat dans le monde, les bourses postdoctorales Banting permettront aux meilleurs boursiers postdoctoraux du Canada de mener une recherche innovante dans des établissements du Canada ou d'autres pays. Elles attireront aussi les meilleurs postdoctorants du monde au Canada pour qu'ils y poursuivent leur excellent travail. D'une valeur de 70 000 $ par année pour deux ans, ces prestigieuses bourses de recherche seront remises à de jeunes chercheurs possédant une feuille de route exceptionnelle et qui ont le potentiel d'être des meneurs.

« Les bourses de recherche Banting sont très rapidement devenues les bourses canadiennes les plus prestigieuses et les plus recherchées par les postdoctorants », a dit le président des IRSC, le Dr Alain Beaudet. « En 2012, 140 des meilleurs jeunes chercheurs introduiront chez nous de nouvelles approches innovantes de la découverte et de son application. »

La Dre Suzanne Fortier, présidente du CRSNG, a déclaré que le programme de bourses faisait du Canada « une destination de premier choix pour les plus brillants jeunes scientifiques et ingénieurs à un moment charnière de leur carrière ». Le Dr Chad Gaffield, président du CRSH, est d'accord. « À une époque où de plus en plus d'efforts sont consacrés à comprendre la pensée et le comportement humains, ces bourses amélioreront notre connaissance des gens et aideront à former les chefs de file talentueux nécessaires dans tous les secteurs de la société. »

Bourses postdoctorales financées par les IRSC en chiffres

D'anciens postdoctorants font progresser un nouveau traitement du diabète

Des chercheurs à l'Université de Calgary soumettent à une étude pilote un nouveau traitement de la neuropathie diabétique, complication invalidante et douloureuse qui touche environ 50 % des diabétiques. Le Dr Douglas Zochodne indique que les résultats encourageants d'années de tests sur des animaux ont conduit à un essai clinique de stade précoce portant sur l'administration intranasale d'insuline. Le travail est effectué sous la direction des Drs Lawrence Korngut et Cory Toth, tous les deux d'anciens postdoctorants appuyés par les IRSC au laboratoire du Dr Zochodne et aujourd'hui ses collègues. L'idée qui sous-tend le traitement est de faire parvenir l'insuline directement aux neurones dans les systèmes nerveux périphérique et central, où elle peut les aider à stabiliser la glycémie.

Un stagiaire postdoctoral jette un nouvel éclairage sur l'exercice pour les femmes

Les femmes sont moins susceptibles que les hommes de développer une fatigue du diaphragme durant l'exercice, selon une recherche inédite d'un boursier postdoctoral de l'Université Queen's, le Dr Jordan Guenette. Parce que le diaphragme est le principal muscle qui intervient dans la respiration, comprendre les caractéristiques de sa fatigue a d'importantes implications cliniques. Toutefois, parce que les études précédentes ont porté sur des hommes, on sait peu de choses sur la façon dont le diaphragme fonctionne et réagit à l'exercice chez la femme. L'étude du Dr Guenette, réalisée quand il était à l'Université de la Colombie-Britannique et publiée dans la revue Journal of Applied Physiology, est la première à utiliser les méthodes les plus acceptées et validées pour caractériser la fonction diaphragmatique chez les femmes durant l'exercice, et à comparer les réactions selon le sexe. Contrairement à l'hypothèse initiale du chercheur, la fatigue diaphragmatique avait plus de chances d'apparaître chez les hommes que chez les femmes durant l'exercice.

Collaboration Canada-Chine - Communiquer des deux côtés de la Terre

Avançant à petits pas au début, le Canada et la Chine font maintenant des pas de géants dans la coopération internationale en recherche dans le domaine de la santé.

En octobre 2010, les IRSC et la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine ont renouvelé une entente de cinq ans pour appuyer conjointement des projets de recherche en santé. Entrepris en 2005, ce partenariat dynamique a déjà permis le cofinancement de 89 projets de recherche conjoints qui se traduiront par un investissement total des IRSC de presque 11 millions de dollars. Le renouvellement assurera en outre le financement de 45 nouveaux projets de recherche, ce qui représentera un engagement additionnel de quelque 10 millions de dollars de la part des IRSC.

L'année 2010 a aussi été marquée par la création de six équipes de recherche d'un million de dollars qui travaillent à des projets collaboratifs de trois ans pour lutter contre des problèmes de santé qui touchent les deux pays. Ces équipes sont déjà en activité par suite de l'entente conclue par les IRSC avec le ministère des Sciences et de la Technologie de Chine. Elles établiront des partenariats institutionnels de longue durée et recevront jusqu'à un million de dollars en cofinancement.

Le Dr Mark Wainberg, de l'Université McGill, a indiqué que son projet Canada-Chine, « Élaboration de nouvelles stratégies pour cibler la réplication du VIH et stimuler l'immunité postexposition au VIH », s'inscrit dans le prolongement d'une relation existante et débouchera probablement sur d'autres collaborations et, éventuellement, le développement de nouveaux médicaments.

« Nous sommes depuis longtemps en contact avec le Dr Qi Jin (le principal chercheur chinois de l'équipe) et nous entretenons une relation de collaboration fondée sur la coopération et le respect mutuels, a dit le Dr Wainberg. Nous nous rendrons en Chine dans les six prochains mois pour renforcer encore cette relation. Plus d'échanges suivront et plus de gens viendront de Chine. J'espère que les progrès seront très palpables. Si nous pouvons tirer avantage de certaines de leurs herbes naturelles et en soumettre un certain nombre à nos essais de criblage, idéalement nous serons capables de les aider à participer aussi au développement de nouveaux médicaments. »

Un spécialiste des sciences neurologiques de l'Université de la Colombie-Britannique, le Dr Weihong Song, qui a joué un rôle clé dans la signature du protocole d'entente Canada-Chine original, est enthousiaste au sujet du programme :

« Le programme a été très bien reçu de part et d'autre, au Canada et en Chine. Les subventions initiales étaient presque comme des fonds de démarrage, elles ont aidé à établir de nouvelles collaborations internationales qui, autrement, n'auraient jamais existé. De nouveaux chercheurs en Chine et au Canada sont activement à la recherche de partenariats de l'autre côté de l'océan. Cela signifie que nous pouvons communiquer ensemble et échanger du personnel et des idées. Nous pouvons nous lancer dans de nouvelles aventures. C'est réellement de la collaboration en recherche. »

Pour demander des fonds du programme, les chercheurs canadiens et chinois présentent des demandes identiques aux IRSC et à la Fondation chinoise, qui sont soumises à des examens externes initiaux. Un comité mixte Canada-Chine d'examen par les pairs procède ensuite à la sélection des projets subventionnés. Même si les subventions pour les projets de trois ans étaient peu élevées au départ (30 000 $ par année des IRSC pour chaque participant canadien, et autant de la Chine pour le participant chinois), le programme a suscité un engouement immédiat. « Plus de 100 partenaires ont présenté une demande au premier tour », a dit le Dr Song. Les sommes accordées annuellement ont depuis été portées à 75 000 $. Néanmoins, ce n'est pas une question d'argent, selon le Dr Kun Xia, directeur adjoint du Laboratoire d'État clé de Chine en génétique médicale, à l'Université du Centre-Sud. C'est la collaboration qui compte :

« Comme chercheur, je sais que la collaboration est très importante, mais une véritable collaboration n'est pas facile à établir. Parfois, il y a simplement communication entre les collaborateurs. Ce programme IRSC-Chine offre une bonne occasion d'établir une étroite collaboration, parce qu'il repose sur des projets de recherche. De plus, selon les conclusions de la recherche, d'autres projets peuvent être montés entre les collaborateurs. C'est très important d'accélérer la collaboration entre le Canada et la Chine. »

Les collaborations Canada-Chine en chiffres (2005-2011)



Investissements dans des collaborations internationales en chiffres

Mise en garde d'un chercheur de Waterloo contre l'épidémie de tabagisme en Chine

Une épidémie de tabagisme fait rage en Chine, où plus de 50 % des hommes fument, et environ un million de fumeurs meurent de maladies mettant en cause le tabac chaque année. Le Projet international d'évaluation de la lutte antitabac (ITC) auquel participent 20 pays sous la direction du Dr Geoffrey Fong, de l'Université de Waterloo, a récemment publié un supplément de 11 articles faisant état de ses conclusions en Chine dans la revue Tobacco Control. Selon un de ces articles, les cigarettes chinoises contiennent des taux de plomb, de cadmium et d'arsenic trois fois plus élevés que les cigarettes canadiennes. Cela représente une menace pour la santé publique mondiale parce que les exportations de cigarettes chinoises continuent d'augmenter.

Stratégie de recherche en santé mondiale - Pour un plus grand impact

De la mise au point de médicaments pour vaincre les maladies parasitaires en Afrique à l'étude des conséquences pour la santé des pratiques d'agriculture itinérante sur brûlis dans les forêts tropicales humides du Brésil, la recherche en santé mondiale offre des possibilités uniques de mobiliser une gamme de disciplines et de secteurs - publics, privés et bénévoles - pour s'attaquer à des problèmes complexes liés à la santé et aux systèmes de santé.

Même si investir dans la recherche en santé mondiale a toujours représenté une composante clé du programme scientifique des IRSC, l'année 2010-2011 a été marquée par un important renforcement de cet engagement. Les IRSC ont élaboré une stratégie de recherche en santé mondiale pour accroître l'impact des initiatives actuelles et futures. Les buts de cette stratégie sont les suivants :

Selon la Dre Nancy Edwards, directrice scientifique de l'Institut de la santé publique et des populations et championne de la santé mondiale pour les IRSC, « l'énoncé de position des IRSC sur la recherche en santé mondiale aidera à guider et à harmoniser nos investissements dans la recherche en santé mondiale, le renforcement de la capacité et l'application des connaissances qui donnent lieu à des collaborations entre le Canada et les pays à revenu faible ou intermédiaire ».

L'établissement de buts donne la garantie que les investissements interdisciplinaires des IRSC en santé mondiale cadrent avec les orientations du plan stratégique 2009-2014. Qui plus est, la Stratégie de recherche en santé mondiale s'inspire des progrès déjà réalisés.

Par exemple, l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), collaboration entre le gouvernement du Canada et la Fondation Bill et Melinda Gates, représente la contribution du Canada à l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH. Les IRSC, en partenariat avec l'Agence de la santé publique du Canada, l'Agence canadienne de développement international (ACDI), Santé Canada et Industrie Canada, dirigent le volet sur la progression des connaissances scientifiques fondamentales. De concert avec l'ACDI, les IRSC ont annoncé l'octroi de 17 millions de dollars en subventions à de grandes équipes en 2010-2011 pour financer quatre partenariats entre des chercheurs canadiens et leurs homologues de pays à revenu faible ou intermédiaire.

IRSC - outils pour la recherche en santé mondiale

Initiative canadienne de vaccin contre le VIH
But Mettre au point un vaccin contre le VIH qui soit sûr, efficace, abordable et accessible partout dans le monde.
Partenaires Fondation Bill et Melinda Gates, Agence canadienne de développement international, Agence de la santé publique du Canada, Industrie Canada et Santé Canada.
Investissements des IRSC Avec l'ACDI, les IRSC ont annoncé l'octroi de 17 millions de dollars en subventions à de grandes équipes en 2010-2011 pour financer quatre partenariats Canada-international. Le Canada investit jusqu'à 111 millions de dollars, et la contribution de la Fondation Bill et Melinda Gates jusqu'en 2017 pourra atteindre 28 millions de dollars.

Alliance mondiale contre les maladies chroniques
But Lutter contre les maladies chroniques non transmissibles.
Partenaires National Heart, Lung and Blood Institute, Fogarty International Center et National Institute of Mental Health des États-Unis; Medical Research Council du Royaume-Uni; National Health and Medical Research Council d'Australie; Académie des sciences médicales de Chine; Council for Medical Research en Inde; Medical Research Council d'Afrique du Sud; Biomedical Research Institute du Qatar.
Investissements des IRSC Les IRSC fourniront 2,5 millions des 5 millions de dollars de l'engagement canadien à l'égard du programme initial de recherche de l'Alliance qui totalisera 22 millions de dollars.

Initiative de recherche en santé mondiale
But Améliorer la santé maternelle et infantile, prendre en charge les maladies infectieuses émergentes et renforcer les systèmes de santé dans les régions partout dans le monde.
Partenaires Centre de recherches pour le développement international, Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada et Agence canadienne de développement international.
Investissements des IRSC Environ 22 millions de dollars sur le total de 71 millions d'ici à 2015.

Initiative Grands Défis en santé mondiale
But Réaliser des percées scientifiques et les exploiter pour prévenir, traiter et guérir des maladies qui tuent des millions de personnes chaque année dans les pays en développement.
Partenaires Fondation Bill et Melinda Gates, Fondation des National Institutes of Health, Grands Défis Canada et Wellcome Trust.
Investissements des IRSC Depuis 2005, les IRSC ont fourni 5,65 millions de dollars sur les 458 millions de dollars en tout qui ont été remis sous forme de subventions à des chercheurs de 33 pays.

Grands Défis Canada
But Appuyer les plus brillants cerveaux au monde dans la recherche collective de solutions à des défis mondiaux.
Partenaires Centre de recherches pour le développement international. Établissement d'accueil : McLaughlin-Rotman Centre for Global Health.
Rôle des IRSC Grands Défis Canada est le mécanisme de mise en oeuvre du Fonds d'innovation pour le développement de 225 millions de dollars annoncé dans le budget fédéral de 2008. Les IRSC font appel à des pairs internationaux pour évaluer les demandes de subvention et assurer l'excellence des projets Grand Défis Canada.

Initiative de recherche internationale sur l'adaptation aux changements climatiques
But Faire avancer les connaissances, façonner les politiques et les programmes, encadrer des étudiants et faciliter les réseaux en adaptation au changement climatique.
Partenaires Centre de recherches pour le développement international, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.
Investissements des IRSC Jusqu'à 3 millions de dollars sur un total de 15 millions.

Programme de bourses HOPE du Canada
But Mettre en contact des personnes prometteuses de pays à revenu faible ou intermédiaire avec des mentors au sein de la communauté de chercheurs canadiens, et les exposer à certains des meilleurs environnements scientifiques, laboratoires et milieux de formation au Canada.
Partenaires Sanofi-aventis
Investissements des IRSC Les IRSC ont égalé une subvention de 1,7 million de dollars de sanofi-aventis.

Endiguer les maladies infectieuses au Sri Lanka avant leur éclosion

Reconnaître l'émergence de maladies infectieuses - dont 75 % sont transmises par les animaux - est une étape critique pour protéger la santé. Grâce au renforcement de la capacité des chercheurs locaux au Sri Lanka de suivre les menaces potentielles pour la santé, il est possible de voir, selon le Dr Craig Stephen, chercheur de l'Université de Calgary, « des changements tangibles dans les politiques, les pratiques et les perspectives à l'intérieur d'une période relativement brève ». Le Dr Stephen dirige une équipe Teasdale-Corti qui étudie les pratiques de santé publique vétérinaire dans le cadre d'une intervention mondiale contre les maladies émergentes. « Comme l'Initiative de recherche en santé mondiale a un but explicite de renforcement de la capacité, nous pouvons réellement nous concentrer sur la recherche-action, qui est l'esprit de la santé mondiale. Je me soucie moins de publier un article que de rendre possible un changement dans les groupes que nous sommes venus aider, et le programme de subventions d'équipe Teasdale-Corti appuie grandement cette perspective. » Son équipe met au point des méthodes innovantes, de première ligne, pour la surveillance des maladies émergentes. « Le travail que nous avons accompli [...] a jeté les bases d'un changement fondamental quant à la façon dont le Sri Lanka prend en charge la surveillance des animaux d'élevage. »

Sauver des milliers de vies en traitant la maladie du sommeil

La trypanosomiase africaine humaine, mieux connue sous le nom de maladie du sommeil, tue 30 000 personnes chaque année. Elle est l'oeuvre d'un parasite surtout trouvé dans le monde en développement. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas de traitement efficace, mais des chercheurs de l'Université de Dundee et de l'Université de York, au Royaume-Uni, travaillant en collaboration avec le Consortium de génomique structurale (CGS) financé par les IRSC à Toronto, ont annoncé dans Nature qu'ils avaient peut-être trouvé une nouvelle cible médicamenteuse pour ce parasite transmissible par le sang. « Nos bailleurs de fonds des secteurs public et privé appuient le projet depuis des années, et nous sommes ravis de le voir porter des fruits », a dit le Dr Aled Edwards, premier dirigeant du CGS.

Jalons de l'Initiative de recherche en santé mondiale de 2000 à 2011

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