Rapport annuel 2010-2011

Vers l'avenir

[ Table des matières ]

S'attaquer aux priorités de la recherche sur la santé et le système de santé

Une approche stratégique adaptée au changement

En vertu de leur mandat, les IRSC doivent être un organisme stratégique et proactif, qui se concentre sur les questions de la plus haute importance pour la santé et le bien-être des Canadiens.

Pour guider les IRSC dans la réalisation de leur mandat, le plan stratégique fixe des orientations stratégiques clés pour les années 2009 à 2014, y compris le besoin de s'attaquer aux priorités de la recherche sur la santé et le système de santé. Cinq priorités s'inscrivent dans cette orientation stratégique :

Les investissements dans la recherche en santé sont le résultat d'un examen attentif des domaines où le Canada, acteur relativement mineur en termes de population et de taille de l'entreprise de recherche, peut avoir l'impact le plus senti à l'échelle mondiale. En se concentrant sur les domaines d'expertise canadiens, les IRSC investissent dans des découvertes qui se traduisent par de meilleurs produits de santé, des services de santé ingénieux et des politiques de santé prudentes. La planification stratégique donne l'assurance que les Canadiens tirent le maximum d'avantages des investissements dans la recherche en santé.

Les IRSC doivent aussi tenir compte des nouvelles menaces et des nouveaux défis. Qu'il s'agisse de la grippe pandémique, de la fourniture d'isotopes pour l'imagerie médicale ou de la considération de faits nouveaux dans le traitement des maladies chroniques, les IRSC se servent de leur capacité unique de réunir les meilleurs chercheurs au Canada pour qu'ils concentrent leur attention sur les menaces naissantes, au profit des Canadiens.

Stratégie de recherche axée sur le patient - Supprimer les obstacles pour améliorer la santé et les soins de santé

La recherche en santé a pour but de donner aux gens les moyens d'être en santé. En revanche, faire en sorte que les conclusions de la recherche débouchent sur de meilleures pratiques cliniques, des produits de santé efficaces et des services efficients - de clairs avantages pour les patients - représente souvent un défi colossal. Des obstacles au continuum recherche-soins peuvent empêcher les patients d'avoir accès à des traitements nouveaux et innovateurs.

Avec la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP), les IRSC éliminent les obstacles à l'application de progrès fondés sur des données probantes dans les diagnostics, les traitements et les dispositifs médicaux pour améliorer la santé des Canadiens et le système de santé du Canada.

Le travail des IRSC en vue de la SRAP a débuté par la diffusion d'un document de travail en 2010 et le lancement de consultations à l'échelle du pays auprès de cliniciens-chercheurs et d'autres chercheurs, d'associations professionnelles et d'organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé, de groupes d'infirmières, de responsables des gouvernements et organismes de financement provinciaux et territoriaux, de fonctionnaires fédéraux et de représentants de l'industrie.

Le processus de consultation a abouti à un document stratégique final, que le conseil consultatif du président a publié au début de 2011, et à la création d'un comité directeur de la SRAP, formé de représentants des principales parties prenantes dans les secteurs public et privé. Les organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé, d'autres bailleurs de fonds et plusieurs provinces ont favorablement accueilli l'initiative.

« Nous devons accroître les investissements dans l'évaluation des interventions et des services », dit le Dr Paul Hébert, chercheur principal à l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, qui a mené un certain nombre d'études inédites sur la question des soins en phase critique. Il a été un important promoteur de la SRAP et un conseiller spécial du président pour son élaboration. « Les IRSC peuvent jouer un rôle directeur à cet égard, mais ne peuvent agir seuls. La SRAP est une tentative de rallier toutes les parties prenantes à une seule vision. Si cette vision se concrétise, les Canadiens constateront une amélioration des soins de santé. »

Une des principales tâches entreprises dans le cadre de la SRAP est de relever les défis que pose la réalisation d'essais cliniques multicentres. Depuis des années, des obstacles tels que le manque de financement, l'absence d'un modèle de contrat commun pour obtenir la participation de l'industrie et des processus d'examen éthique excessivement compliqués ont entravé les progrès des chercheurs. Le but de la SRAP est d'ouvrir la voie en appuyant des réseaux de recherche clinique organisés par thème qui, en plus de déterminer les priorités de recherche et les protocoles cliniques, constitueront des plateformes nationales pour entreprendre des essais cliniques. Le premier réseau du genre, un réseau national d'essais cliniques en imagerie, vient d'être mis en place.

Quand le nombre de patients devient-il excessif?

De combien de patients un médecin de famille peut-il s'occuper tout en continuant de fournir des soins de haute qualité? Le Dr William Hogg, chercheur de l'Université d'Ottawa financé par les IRSC, et ses collègues entreprennent une vaste étude visant à déterminer comment les médecins de famille de l'Ontario servent leurs patients. À l'aide de données anonymes sur les soins de santé, les chercheurs évaluent la qualité sur la base de critères comme la mesure dans laquelle les patients reçoivent les soins recommandés pour prévenir la maladie. « Par exemple, nous pouvons dire si un patient est diabétique et s'il a subi une analyse de sang particulière indiquée dans son cas », déclare le Dr Hogg. Le but est de trouver le point de bascule au-delà duquel la qualité des soins commence à diminuer. « Les intéressés doivent le savoir pour façonner le système de soins de santé de telle manière que les incitatifs soient là où ils doivent être », dit le Dr Hogg, selon qui le mérite de l'étude revient à sa collègue, la Dre Simone Dahrouge.

Résultats prometteurs à l'égard d'une protéine en cause dans la maladie d'Alzheimer

Des chercheurs de l'Université de l'Alberta ont montré que la bêta-amyloïde, protéine associée à la démence qui détruit les cellules cérébrales, pouvait être sensible à un composé mis au point pour prévenir la destruction des cellules productrices d'insuline dans le diabète. Après des découvertes initiales chez des rongeurs, les Drs Jack Jhamandas et David Westaway, et leurs équipes de recherche, ont procédé à des études d'électrophysiologie et de culture de cellules pour vérifier si le composé pouvait permettre de surmonter la destruction cellulaire des neurones humains par la bêta-amyloïde. Les résultats semblent prometteurs, selon le Dr Jhamandas. La démonstration de ces conclusions dans le tissu cérébral humain est importante parce que la maladie d'Alzheimer ne survient pas chez les rongeurs normalement utilisés pour étudier la neurodégénérescence. Les résultats ont été publiés dans l'American Journal of Pathology.

Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments - Répondre aux grandes questions

Dans quelle mesure nos produits pharmaceutiques sont-ils sûrs? Bien que les essais cliniques vérifient l'innocuité et l'efficacité des nouveaux médicaments, ces évaluations ont normalement lieu dans des milieux contrôlés avec des groupes de patients particuliers. Ce n'est pas la même chose quand un médicament commence à être utilisé dans « la vraie vie ».

Jusqu'à récemment, la responsabilité de réaliser des recherches sur l'innocuité des médicaments dans la pratique clinique courante ou après leur mise sur le marché ne relevait pas d'un seul organisme au Canada. En vertu d'un partenariat entre les IRSC et Santé Canada, le Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments (RIEM) comble maintenant cette faille.

Le RIEM générera de nouvelles données qui permettront de pondérer les risques des produits pharmaceutiques pour la santé par rapport à leurs avantages thérapeutiques. Le réseau contribuera à la création de la base de connaissances nécessaire pour la prescription et l'utilisation sûres et optimales des médicaments dans le système de santé.

Le RIEM, dirigé par le Dr Robert Peterson, a commencé par former un comité directeur pour établir les priorités, créer un bureau de coordination et entreprendre la mise en place d'un réseau virtuel de « centres collaborateurs » interreliés pour la recherche pharmaceutique postcommercialisation. À l'automne 2010, le RIEM a lancé un appel de demandes en vue de la formation d'un centre collaborateur sur les études observationnelles. Après qu'un comité d'experts internationaux eut examiné les demandes, les IRSC ont décidé de financer le Réseau canadien pour les études observationnelles sur les effets des médicaments (RCEOEM) à hauteur de 3,5 millions de dollars par année pour cinq ans.

« Le RCEOEM réunit une brochette pancanadienne d'experts dans une vaste collaboration pour investir un très important champ de recherche, a mentionné le Dr Peterson. Pareille collaboration sera le point de départ pour garantir le succès des efforts du RCEOEM visant à combler les importantes lacunes dans le système de soins de santé canadien. Les collaborations de cette nature sont des éléments essentiels du programme IRSC-RIEM. »

Deux autres centres collaborateurs structurés autour d'autres méthodologies analytiques seront établis en 2011-2012.

« C'est ce que nous essayons de faire depuis des années », dit le Dr Samy Suissa, pharmacoépidémiologiste respecté internationalement de l'Université McGill et responsable du RCEOEM. « Nous avions déjà l'expertise au Canada - une expertise reconnue dans le monde - mais il s'agissait toujours de personnes travaillant isolément. Nous formerons maintenant une seule entité canadienne qui travaillera à l'unisson et qui utilisera des méthodes de pointe pour examiner les grandes questions pharmaceutiques d'intérêt du point de vue de la santé publique pour les Canadiens et le reste du monde. »

Avec des équipes de recherche actives dans huit centres d'un bout à l'autre du Canada, le RCEOEM commencera à étudier si de fortes doses de statines, qui sont prescrites à des millions de Canadiens pour contrôler les taux de cholestérol, sont associées à l'insuffisance rénale. « C'est une question sur laquelle nous ne pouvons nous pencher individuellement parce qu'aucun ensemble de données n'est assez grand à lui seul pour permettre de trouver le nombre nécessaire d'utilisateurs de fortes doses de statines, poursuit le Dr Suissa. Nous mettons donc en commun les ressources et les données de plusieurs bases de données provinciales au Canada, comme celles de la Régie de l'assurance maladie du Québec et du Régime d'assurance-santé de l'Ontario, et avec des méthodes de pointe, nous serons en mesure de répondre rapidement à cette question. »

L'idée globale du RIEM est de mettre en contact les chercheurs et les utilisateurs de l'information afin que la recherche sur les médicaments après leur mise sur le marché réponde à des besoins d'information déterminés. Des partenariats avec d'autres organismes, comme l'Institut canadien d'information sur la santé et l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, accroîtront encore la capacité du RIEM.

« Cette initiative nous a permis de collaborer en ce sens, et c'est quelque chose que nous voulions depuis longtemps, mais nous n'en avions pas les moyens, a renchéri le Dr Suissa. Le RIEM nous fournit ces moyens. »

Le RIEM catalyse la recherche sur l'innocuité des médicaments

En janvier 2009, le gouvernement du Canada s'est engagé à fournir 32 millions de dollars au RIEM, sur une base incrémentielle au cours de ses cinq premières années, puis 10 millions de dollars par année ultérieurement. Le RIEM a déjà lancé 14 projets « catalyseurs » d'un an d'une valeur de 1,3 million de dollars.

  1. Utilisation de la génomique pour étudier l'innocuité des médicaments chez les enfants présentant une atteinte traumatique : approche innovante d'un problème commun. Chercheuse principale : Dre Samina Ali, Université de l'Alberta.
  2. Utilisation de bêta-2 agonistes à courte et à longue durée d'action pendant la grossesse, et risque d'anomalies congénitales. Chercheuse principale : Dre Lucie Blais, Université de Montréal.
  3. Techniques de procréation assistée et risque d'anomalies congénitales graves : étude AtRISK. Chercheuse principale : Dre Anick Bérard, Hôpital Sainte-Justine de Montréal.
  4. Effets des bisphosphonates dans le monde réel : utiliser l'innovation pour relier les bases de données (REBUILD) - phase I. Chercheuse principale : Dre Suzanne Cadarette, Université de Toronto.
  5. Neuropathie périphérique induite par la vincristine chez les enfants atteints de cancer. Chercheurs principaux : Drs Bruce Carleton et Michael Hayden, Université de la Colombie-Britannique.
  6. Incidence dans la population d'événements cardiovasculaires graves et médicaments pour le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Chercheur principal : Dr Colin Dormuth, Université de la Colombie-Britannique.
  7. Réseau électronique national pour l'évaluation rapide de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments. Chercheuse principale : Dre Anne Holbrook, Université McMaster.
  8. Innocuité néonatale de l'allaitement maternel pendant la prise d'analgésiques opioïdes par la mère. Chercheur principal : Dr Gideon Koren, Hôpital pour enfants de Toronto.
  9. Étude observationnelle des événements cardiovasculaires chez les enfants et les adultes qui prennent des médicaments pour le THADA. Chercheur principal : Dr Mitchell Levine, Université McMaster.
  10. Faisabilité de faire appel aux pharmaciens communautaires pour la surveillance ciblée de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments : étude de cas des antihypertenseurs durant la grossesse. Chercheurs principaux : Drs Carlo Marra et Larry Lynd, Université de la Colombie-Britannique.
  11. Expositions aux médicaments d'ordonnance et résultats cliniques au cours de la grossesse : couplage et analyse de données populationnelles. Chercheur principal : Dr Steve Morgan, Université de la Colombie-Britannique.
  12. Innocuité et efficacité des antipsychotiques atypiques sur le marché chez les enfants qui ont des comportements perturbateurs, des troubles de l'humeur et des troubles de développement. Chercheuse principale : Dre Tamara Pringsheim, Université de Calgary.
  13. Utilisation d'agents antipsychotiques atypiques et risque de cancer du sein. Chercheur principal : Dr Samy Suissa, Hôpital général juif de Montréal.
  14. Innocuité de l'exposition aux antidépresseurs durant la grossesse. Chercheur principal : Dr Shi Wu Wen, Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa.

Les maladies chroniques - Un effort international pour sauver des vies

On estime à 388 millions le nombre de personnes dans le monde qui pourraient mourir au cours de la prochaine décennie de maladies largement évitables comme les affections cardiovasculaires (maladies du coeur et AVC), plusieurs cancers, les troubles respiratoires chroniques et le diabète de type 2.

Pour réduire ce nombre effarant, les IRSC se sont joints à cinq des principaux organismes de santé dans le monde pour former l'Alliance mondiale contre les maladies chroniques. Les six organismes du Canada, d'Australie, de Chine, d'Inde, du Royaume-Uni et des États-Unis gèrent ensemble environ 80 % de tous les fonds destinés à la recherche en santé publique dans le monde. L'Afrique du Sud et le Qatar se sont depuis joints à l'Alliance.

En 2010, les dirigeants de l'Alliance ont rédigé l'ébauche d'un appel de demandes pour le financement de projets de recherche sur le problème critique de l'hypertension. Leur but est d'offrir des possibilités de financement conjointes de la recherche d'intervention et de mise en oeuvre, en accordant une attention particulière à la façon dont les interventions peuvent avoir un impact sur les populations vulnérables dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et les populations autochtones dans les pays industrialisés, dont le Canada.

Le Canada est un des principaux acteurs de l'initiative de recherche sur l'hypertension, et plusieurs partenaires canadiens se sont alliés aux IRSC dans cette entreprise internationale. C'est le cas notamment du Centre de recherches pour le développement international, Grands Défis Canada, la Fondation des maladies du coeur du Canada et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. « La volonté des IRSC de travailler à un niveau international afin d'être plus efficaces dans la prise en charge des facteurs de risque est louable, et nous sommes heureux de nous joindre à cet effort international », a dit le Dr Antoine Hakim, premier dirigeant et directeur scientifique du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires.

La crise des isotopes - Réaction rapide à une situation urgente

À la suite de l'arrêt du réacteur nucléaire de Chalk River, les IRSC, en particulier l'Institut du cancer en tête, sont rapidement intervenus pour répondre au besoin urgent de trouver d'autres sources fiables d'isotopes pour l'imagerie médicale.

Travaillant en partenariat avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), les IRSC ont lancé en juin 2009 un processus accéléré d'appel de demandes pour trouver au plus tôt des solutions de rechange au technétium 99m ou d'autres moyens de production de cet isotope. En quelques mois, sept projets de deux ans, dotés d'un budget total de 5,4 millions de dollars, avaient été entrepris dans tout le Canada.

Profitant du mouvement enclenché, les IRSC et le CRSNG ont uni leurs forces pour organiser à la fin de 2009 un atelier sur l'imagerie médicale qui a réuni les principaux chercheurs nationaux et internationaux en sciences de la vie et en sciences physiques pour échanger des idées sur des solutions à la pénurie d'isotopes. Une recommandation clé a été la création d'un réseau national d'essais cliniques en imagerie.

Le gouvernement du Canada a réagi en conséquence dans le budget de février 2010 en accordant 10 millions de dollars aux IRSC pour établir un réseau national d'essais d'imagerie. En juin 2010, un appel de demandes avait été lancé, et un comité international avait recommandé le financement d'un réseau interdisciplinaire pancanadien d'imagerie. Sous la direction du Dr Jean-Claude Tardif, de l'Institut de cardiologie de Montréal, le réseau est maintenant à l'oeuvre dans plusieurs centres et unit, pour la première fois, dans une cause commune les chercheurs canadiens actifs dans diverses technologies et disciplines médicales.

« Il faut rendre hommage à l'Institut du cancer des IRSC parce que ce sont ces gens qui ont piloté cette entreprise et qui ont rendu tout cela possible », dit le Dr Alexander (Sandy) McEwan, directeur de l'Oncologie à l'Université de l'Alberta.

« Les IRSC ont offert des fonds dans le cadre du programme conjoint avec le CRSNG pour la recherche de solutions de rechange, et deux ou trois groupes ont présenté des options fort intéressantes », a dit le Dr McEwan, qui est aussi directeur médical du Cross Cancer Institute à Edmonton. « J'ai été très impressionné par le processus que les IRSC ont établi pour examiner ces solutions de rechange et les meilleurs moyens de les valider rapidement et efficacement. Le délai d'exécution a été très court. Nous avions les bonnes personnes pour guider le processus aux IRSC, ce qui montre que le système peut fonctionner et réagir efficacement. »

Les IRSC se sont aussi tournés vers l'international pour relever le défi de l'imagerie médicale, en coorganisant au cours de l'été 2011 à Londres, en Angleterre, un atelier avec l'organisme Cancer Research UK et le National Cancer Institute des États-Unis pour explorer les collaborations internationales possibles. Ces collaborations devraient permettre une utilisation plus rapide des biomarqueurs et des technologies d'imagerie en clinique, et faire avancer le domaine de la médecine personnalisée.

La recherche d'autres sources d'isotopes est lancée

Les IRSC et le CRSNG financent les sept projets de deux ans décrits ci-dessous en vue de trouver des solutions de rechange à l'isotope technétium 99m actuellement utilisé en imagerie médicale, ou d'autres moyens de production de cet isotope.

  1. Production par cyclotron de radio-isotopes du technétium. Chercheurs principaux : Drs François Bénard et Thomas Ruth, Université de la Colombie-Britannique.
  2. Le rubidium-82 - radiopharmaceutique de rechange pour l'imagerie myocardique (Rb-ARMI). Chercheurs principaux : Drs Robert A. De Kemp, Rob Beanlands et George A. Wells, Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa.
  3. Remplacement de l'albumine microagrégée marquée au Tc-99m par des microsphères biodégradables marquées au Ga-68 pour l'imagerie de la perfusion pulmonaire. Chercheur principal : Dr Urs Hafeli, Université de la Colombie-Britannique.
  4. Substitution d'hématies marquées au Tc-99m par un polyglycérol marqué au Ga-68 pour la ventriculographie isotopique. Chercheur principal: Dr Urs Hafeli, Université de la Colombie-Britannique.
  5. Roténone marquée à l'iode-123 pour l'imagerie de perfusion myocardique par TEMP. Chercheur principal : Dr Terrence Ruddy, Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa.
  6. Formulation et essai clinique de l'iodohippuran marqué à l'iode-123 comme solution de rechange au MAG3 marqué au Tc-99m pour l'évaluation de la fonction rénale chez les personnes atteintes de maladie rénale. Chercheur principal : Dr John Valliant, Université McMaster.
  7. Réduction de 70 à 90 % du Tc-99m nécessaire pour la lymphoscintigraphie du cancer du sein. Chercheuses principales : Dres Pamela Zabel et Muriel Brackstone, Centre des sciences de la santé de London.

Les IRSC pilotent un effort international de lutte contre la démence

La maladie d'Alzheimer et les démences apparentées ont été qualifiées de « vague montante » ayant la puissance de submerger les systèmes de soins de santé sur toute la planète.

À moins que des traitements ou des interventions fondés sur la recherche ne soient introduits, plus de 1,1 million de Canadiens, soit environ 3 % de la population, seront atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une forme connexe de démence d'ici les 30 prochaines années.

Parce qu'il faudra un effort international coordonné pour inverser la tendance, les IRSC ont établi la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d'Alzheimer (SIRCMA), de manière à combiner les efforts du Canada avec ceux d'autres pays pour que les chercheurs canadiens échangent des connaissances avec leurs collègues internationaux et que les Canadiens aient rapidement accès aux approches préventives, diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes.

« Au Canada, nous avons la chance de compter un bataillon d'experts de la recherche sur la démence, a affirmé le Dr Rémi Quirion, directeur général de la SIRCMA. Nous sommes excellents, mais nous formons une petite équipe. Pour pouvoir nous attaquer à un problème de l'ampleur de la maladie d'Alzheimer, nous avons besoin de travailler avec d'autres groupes dans le monde afin de progresser plus vite dans la recherche de meilleurs traitements. »

Le Dr Quirion signale que le Canada a été un chef de file mondial de la recherche sur la démence. « Donc, quand des intervenants des IRSC parlent de collaborations avec des partenaires internationaux, leurs interlocuteurs connaissent nos chercheurs et la qualité de leur travail, et c'est facile d'ouvrir des portes. »

Les IRSC travaillent aussi en partenariat avec la Société Alzheimer du Canada, avec laquelle ils ont été les hôtes d'une réunion de consultation canadienne au cours de la Conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer en juillet 2010.

Un effort mondial : maximiser les ressources pour combattre la démence

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