Transcription de la vidéo – Les lésions médullaires
[ Communiqué 2011-36 ]Charles H. Tator, CM, MD, PhD, professeur de neurochirurgie, Université de Toronto :
Les lésions médullaires demeurent une importante cause d'invalidité dans notre pays.
Par exemple, chaque année, des jeunes se brisent le cou en plongeant dans des eaux trop peu profondes et deviennent quadriplégiques; c'est tragique. Des organismes comme Pensez d'abord Canada, programme national de prévention des lésions cérébrales et médullaires, s'efforcent de prévenir ces blessures tout à fait évitables.
Les lésions médullaires ont un impact profond sur les familles des victimes — un impact émotionnel, physique et financier. Le problème, c'est que les possibilités de rétablissement après une lésion médullaire sont très réduites. Nous n'avons pas encore trouvé de moyens de réparer la moelle épinière.
Barbara Turnbull, présidente, Fondation Barbara Turnbull pour la recherche sur la moelle épinière :
J'ai subi une lésion médullaire en 1983 et je suis restée paralysée des pieds aux épaules. En 1996, au moment où je terminais mes mémoires publiés en 1997, Christopher Reeve est apparu sur la scène publique et m'a vraiment motivée à faire davantage pour soutenir la recherche fondamentale. C'est alors que nous avons créé la Fondation Barbara Turnbull. En 2000, alors que j'assistais à un gala pour la Fondation Christopher Reeve à New York, deux scientifiques canadiens, les Drs Lisa McKerracher et Albert Aguyo, se sont vu décerner la médaille Christopher Reeve, assortie d'une bourse très généreuse de 50 000 $.
J'ai été d'abord surprise de constater que le milieu scientifique canadien était de calibre mondial et pouvait obtenir une telle reconnaissance, et ensuite qu'il n'existait aucune récompense de ce genre au Canada. Je suis donc revenue au pays avec la détermination et l'espoir de créer quelque chose de semblable chez nous pour rendre hommage à nos scientifiques.
Avec l'aide de quelques amis inspirés et inspirants, j'ai pu créer la bourse Barbara Turnbull. L'année suivante, le Dr Michael Fehlings qui, comme moi, est un grand admirateur du Dr Charles Tator, m'a pressentie pour créer une série de conférences en l'honneur de Charles, et pour sonder l'intérêt de notre fondation à soutenir un tel projet.
En cours de route, mon nom s'est retrouvé lié à ce projet — et je suis bien sûr très fière d'être associée à Charles Tator, peu importe à quel titre. J'ai vraiment hâte à la conférence, non seulement pour entendre le discours-programme d'un chercheur de marque qui, cette année, vient de la Suède, mais aussi pour rencontrer des chercheurs travaillant en Ontario et me mettre à jour sur leurs progrès au cours de la dernière année. Et aussi pour faire connaissance avec certaines des étoiles montantes de la recherche.
La séance d'affichage est toujours très intéressante, c'est un volet qui me plaît beaucoup. Je suis très heureuse que, depuis l'année dernière, nous puissions attribuer la bourse le jour de la conférence.