Résultats « EPIQ » : Reconfigurer les soins néonatals pour réduire les décès et l’invalidité chez les bébés prématurés
Un modèle de soins maintenant utilisé à l'échelle internationale
En bref
Qui : Dr Shoo K. Lee, Université de Toronto
Question : Les bébés prématurés sont exposés à un plus grand risque de décès ou d’invalidité et représentent une proportion démesurée des coûts des soins hospitaliers postnatals.
Projets : En 2002, le Dr Lee a démarré ce qui est devenu plus tard EPIQ (pour Evidence-based Practice for Improving Quality [pratique fondée sur les données pour l’amélioration de la qualité]) dans le but d’abaisser les taux croissants d’infections nosocomiales (contractées à l’hôpital) et de dysplasie bronchopulmonaire, une pneumopathie. Cette initiative a été suivie d’un projet de trois ans pour appliquer des stratégies EPIQ partout au Canada, puis d’EPIQ II, qui cible d’autres menaces pour la santé des bébés prématurés.
Les faits : Un essai contrôlé randomisé mené dans 12 unités néonatales de soins intensifs (UNSI) a fait diminuer les infections nosocomiales de 44 % et la dysplasie bronchopulmonaire de 15 %, permettant des économies de près de 2 500 $ par patient. Une étude a révélé que les améliorations étaient toujours observables dans les UNSI deux ans plus tard. Les résultats préliminaires pour EPIQ II laissent entrevoir des diminutions pour d’autres maladies également.
Les faits à l'œuvre : EPIQ est actuellement appliqué dans 30 UNSI au Canada, où il aide à concevoir et à mettre en œuvre des pratiques continues d’amélioration de la qualité. À l’échelle internationale, le modèle a été adopté par six pays d’Amérique latine et 38 UNSI en Malaisie; il est aussi à l’essai en Chine.
Source : Lee et coll., « The EPIQ Trial: Reductions in Nosocomial Infection and Bronchopulmonary Dysplasia were Sustained 2 years After the Trial », affiche présentée à la conférence des Pediatric Academic Societies, 2010.