Transcription de la vidéo - Limiter les dommages : diagnostic et traitement des traumatismes cérébraux légers
Examen IRMJerry's story:
Je me promenais à vélo un dimanche matin. Je ne me souviens pas d'être tombé. Je me rappelle seulement que ce sont les ambulanciers qui m'ont réveillé et installé dans l'ambulance.
Inside concussions:
Nous étions de patrouille à pied, en route vers un raid sur une cellule d'attaque à l'EEI. J'étais à la tête de mon groupe pour traverser cette intersection. La seule chose dont je me souvienne est d'avoir été projeté dans les airs et d'être retombé sur le dos en fixant les étoiles.
Josh's story:
À cause de ma blessure, je ne peux plus bouger mon bras et ma jambe gauches comme je le voudrais. C'est frustrant, frustrant, frustrant!
Les traumatismes cérébraux (TC) sont une source de préoccupation croissante, surtout chez les jeunes athlètes et les militaires.
Dr Alain Ptito, neuropsychologue
Institut neurologique de Montréal
Université McGill
Un traumatisme cérébral se produit lorsque la fonction cérébrale est altérée par un choc brutal à la tête ou un enfoncement du crâne.
Les causes peuvent être variées, notamment les accidents de la route, les chutes et les incidents survenus dans la pratique d'un loisir.
Les TC vont des commotions cérébrales légères aux lésions cérébrales graves.
Dre Heidi Sveistrup
Professeure
Université d'Ottawa
La majorité des TC sont des commotions cérébrales légères : ils peuvent causer une brève altération de l'état mental ou du niveau de conscience. Les symptômes peuvent être assez bénins. À l'autre extrême, les TC peuvent être suffisamment graves pour causer une perte de conscience prolongée, des périodes d'amnésie et des lésions cérébrales graves pouvant entraîner la mort.
Dr Donald T. Stuss
Directeur scientifique
Institut ontarien de recherche sur le cerveau
Mais en général, un traumatisme cérébral provoque la mort de certaines cellules, cause directement certains dommages au cerveau.
Les chercheurs tentent d'améliorer les techniques de diagnostic, en particulier pour les TC légers, comme les commotions cérébrales.
Alain Ptito : L'IRMf permet d'observer la fonction. Le « f » veut dire fonctionnel – donc imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Nous observons l'activité cérébrale de la personne pendant qu'elle exécute une tâche.
Et nous espérons intégrer l'IRM structurelle et l'IRM fonctionnelle pour parvenir à un meilleur diagnostic.
Nous avons montré que lorsque le sujet présentant des symptômes exécute une tâche, les zones touchées, les zones du cerveau sollicitées par cette tâche, affichent une faible activité; elles sont sous-activées. À mesure que les symptômes se résorbent, ces régions sous-activées du cerveau reviennent à la normale.
Les symptômes des TC varient grandement selon le foyer de la lésion cérébrale.
Donald T. Stuss : Certaines personnes ressentent des étourdissements car leur système vestibulaire, qui contrôle l'équilibre, est touché. Chez d'autres, on observe seulement un ralentissement du temps de réaction. Alors en cas de déconnexion, pensez à la façon dont les neurones sont connectés, si les connexions cérébrales se font mal, les choses tourneront au ralenti.
Les dommages se situent surtout aux lobes frontaux et temporaux – pas toujours, mais la plupart du temps. Ces régions sont très complexes. Et les dommages causent différents symptômes, différents problèmes, selon l'endroit particulier où ils se situent.
Les choix de traitement pour les TC sont actuellement limités.
Donald T. Stuss : Un des aspects problématiques du traitement des TC est le fait que les interventions médicales sont plutôt limitées. En cas d'hémorragie, par exemple, nous pouvons intervenir. Il faut stabiliser le patient. Par contre, nous ne sommes pas au stade de dire que nous pouvons empêcher des neurones particuliers de continuer à se détériorer. C'est pourquoi il se fait de la recherche très fondamentale visant à comprendre la série de changements enclenchée par un TC qui aboutit à la mort de cellules cérébrales.
La sensibilisation et l'attente sont deux approches de traitement, mais l'enseignement de stratégies cognitives, donc l'entraînement cérébral, est aussi une approche importante. Et la stratégie que nous enseignons aux patients consiste à utiliser leurs habiletés de façon à compenser leurs incapacités.
Les technologies comme la réalité virtuelle (RV) peuvent faciliter le rétablissement des patients après un TC.
Heidi Sveistrup : Dans la thérapie par réalité virtuelle, on se sert d'ordinateurs pour créer des environnements où les patients peuvent interagir avec des objets virtuels à l'intérieur d'un monde virtuel.
Il est important de noter que la thérapie par réalité virtuelle ne remplace pas le thérapeute, mais lui sert d'approche complémentaire. Donc dans notre étude, le thérapeute travaille avec le patient à l'intérieur du monde virtuel.
Les systèmes de réalité virtuelle peuvent servir à tirer de l'information sur les résultats d'un mouvement. Donc une connaissance des résultats : avez-vous exécuté la tâche avec succès? Mais, ce qui est tout aussi important, les systèmes de réalité virtuelle peuvent être programmés pour fournir de l'information sur l'exécution : comment le patient s'est-il acquitté de sa tâche?
Nous avons pu démontrer qu'un programme d'exercice relativement intense de 5 à 6 semaines produisait des améliorations notables des mesures cliniques de l'équilibre et de la mobilité chez des adultes ayant subi un traumatisme cérébral survenu plus de deux ans auparavant.
Certains des résultats les plus intéressants, cependant, ont été tirés des commentaires plus personnels exprimés par les participants et des membres de leurs familles durant nos études. Par exemple, un participant a indiqué qu'en raison de l'amélioration de son équilibre, il s'était inscrit avec son père à des parties de badminton hebdomadaires en double. Selon lui, il n'aurait pas osé faire cela avant sa participation au programme.
Il faut faire beaucoup plus de recherche afin d'améliorer le diagnostic et le traitement des TC.
Alain Ptito : Nous avons espoir de mettre au point des outils suffisamment sensibles pour détecter les changements structuraux et les dommages potentiels à la suite d'un traumatisme cérébral.
Heidi Sveistrup : De nombreux groupes de recherche, y compris le nôtre, continueront d'explorer les aspects de la thérapie par réalité virtuelle pouvant être les plus bénéfiques aux victimes de TC.
Donald T. Stuss : Nous avons besoin d'études intégratives qui explorent les possibilités de l'imagerie, qui misent sur une approche interdisciplinaire et qui suivent les patients non seulement à l'hôpital, mais jusqu'à chez eux. Nous avons besoin d'études pour comprendre l'environnement où les patients retournent, ce dont ils ont besoin pour s'adapter à leur nouvelle vie et comment ils se débrouillent.
Sources
« Brain MRI », Rishi Kumar
« Inside Concussions », Armée américainey
« Jerry's Story » et « Josh's Story », Be Smart. Be Well. Propriété de Health Care Service Corporation. Tous droits réservés.