Prendre soin d’un parent atteint de la maladie d’Alzheimer – 5 conseils

Dre Pia Kontos

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Dre Pia Kontos, Université de Toronto et Institut de réadaptation de Toronto

Quand on prend soin d’un parent atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence connexe, on peut se sentir dépassé par les événements. S’inspirant de ses travaux de recherche, la Dre Pia Kontos, chercheuse financée par les IRSC, nous prodigue cinq conseils utiles à ce sujet.

La Dre Kontos occupe les postes de scientifique à l’Institut de réadaptation de Toronto et de professeure adjointe à l’Université de Toronto. Son programme de recherche porte principalement sur l’amélioration des soins axés sur la personne dans les domaines cliniques de la démence et des lésions cérébrales.   Elle détient un doctorat en sciences de la santé publique de l’Université de Toronto.

On croit que lorsque les gens ne peuvent pas communiquer verbalement, ils sont incapables de s’exprimer. En réalité, nous avons découvert que les personnes souffrant de démence continuent d’être capables d’exprimer leur mécontentement notamment en grimaçant, en s’agitant ou en repoussant la nourriture qu’ils n’aiment pas. Ces personnes redeviennent calmes lorsqu’on leur offre de la nourriture ou des activités qui leur plaisent, comme une tasse de thé ou une séance de peinture.

Les renseignements biographiques peuvent être très utiles, car ils donnent une bonne indication des goûts du parent en matière d’alimentation, d’occupations et d’occasions de célébrer. En cherchant à se rappeler ce que les personnes aimaient faire, on peut trouver des activités qui leur plaisent encore aujourd’hui. 

Si votre parent est hébergé dans un établissement de soins de longue durée, faites part aux personnes qui en prennent soin de ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. L’information sur ses préférences, ses antécédents culturels et ses passe-temps préférés sont des éléments d’information très importants pour les travailleurs de la santé puisqu’ils leur permettent de personnaliser les soins prodigués.

Parfois, pour gagner du temps, nous faisons des choses à la place du parent. Ou encore, nous sous-estimons le temps nécessaire à une tâche, comme aider la personne à s’habiller, à se laver ou à s’alimenter, et nous nous dépêchons au lieu de prendre quelques minutes de plus pour le faire. Ralentir le rythme permet au soignant ainsi qu’au patient de demeurer calmes.  

Prendre soin d’un parent peut s’avérer une tâche colossale et nécessiter énormément de temps, ce qui peut limiter nos activités personnelles. Toutefois, chaque soignant devrait se réserver au moins quelques heures pour eux-mêmes chaque semaine. Il peut s’agir de sortir avec des amis, de participer à des activités sociales planifiées ou de faire une promenade à pied. Si vous connaissez une personne qui prend soin d’un parent, ce serait gentil de lui offrir votre aide en assumant certaines de ses responsabilités à l’occasion. Ce serait sûrement grandement apprécié.