Lutter contre l'intimidation

Au Canada, au moins un adolescent sur trois raconte avoir déjà été victime d'intimidation à l'école, et 40 % des travailleurs canadiens disent en avoir fait l'objet semaine après semaine.

Les comportements agressifs comme les moqueries, les injures, les coups, les rumeurs malveillantes ou les séances d'humiliation publique ne sont que diverses formes que peut prendre l'intimidation.

L'intimidation peut avoir des répercussions sur la santé physique et psychologique, à court ou à long terme. Souvent, les victimes se sentent seules, isolées et en danger. Les recherches montrent que l'intimidation peut mener à la dépression, à l'anxiété, à une faible estime de soi et à des maladies physiques. Dans les cas extrêmes, l'intimidation peut être mortelle. De fait, ces dernières années, les cas de suicide chez les adolescents victimes de harcèlement répété à l'école et dans le cyberespace ont capté l'intérêt des médias.

L'intimidation est un problème grave auquel les gouvernements ont décidé de s'attaquer pour protéger les enfants. Par exemple, ce mois-ci, l'Ontario est à mettre en place sa nouvelle Loi sur la lutte contre l'intimidation dans les écoles de la province. Quant au Québec, l'hiver dernier, il a adopté le projet de loi n°56 : Loi visant à prévenir et à combattre l'intimidation et la violence à l'école.

Les IRSC appuient la recherche qui se penche sur les effets de l'intimidation sur la santé. En 2012, les IRSC ont investi 2 millions de dollars dans une étude qui examine comment les écoles et les organismes communautaires changent le cours des choses en réduisant l'intimidation homophobe et en améliorant la santé et les résultats scolaires des jeunes des minorités sexuelles (en anglais seulement).

Message de la Dre Joy Johnson, directrice scientifique de l'Institut de la santé des femmes et des hommes

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