Stress pendant l'enfance et victimisation par l'intimidation

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Isabelle Ouellet-Morin, chercheure financée par les IRSC
Professeure adjointe à l'École de criminologie de l'Université de Montréal

Dre Ouellet-Morin et ses collègues ont mis en lumière les effets néfastes du stress vécu en bas âge, dont la victimisation par les pairs, sur la réactivité de l'enfant au stress. Chez les enfants maltraités par un adulte ou les victimes d'intimidation par ses pairs, la réponse d'une hormone de stress nommée cortisol était moins élevée que chez les enfants non-victimes montrant une augmentation attendue en situation de stress. Fait d'importance est qu'une réponse cortisolaire plus faible était aussi associée à des problèmes sociaux et comportementaux plus fréquents chez les victimes de maltraitance ou d'intimidation. Composée à 50,5 % de garçons, ce sous-échantillon de 190 enfants de 12 ans est issu de l'Environmental Risk Longitudinal Twin Study, regroupant un échantillon représentatif de familles de jumeaux nés en Angleterre et au Pays de Galles en 1994 et 1995.

Les recherches de Dre Ouellet-Morin montrent que la victimisation par les pairs est un problème ayant des effets durables sur la vie et la santé des gens. Ses conclusions indiquent la nécessité d'intégrer des biomarqueurs du stress comme le cortisol pour orienter les interventions destinées à prévenir les problèmes de santé mentale chez les jeunes victimes (en anglais seulement).

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