Message de la Dre Joy Johnson, directrice scientifique de l'Institut de la santé des femmes et des hommes : lutter contre l'intimidation

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Bien que l'intimidation soit un problème de société qui touche tout le monde, certains jeunes sont plus vulnérables que d'autres. En 2008, un rapport de Statistique Canada révélait que le taux de discrimination chez les élèves qui s'identifient comme lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, ou personnes bispirituelles, allosexuelles ou en questionnement (LGBTQ) est trois fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels. On sait également que les LGBTQ dans les écoles sont plus souvent victimes de violence, par exemple de viols, de vols et d'agressions.

Pour de nombreux Canadiens, aller au travail ou à l'école peut être une expérience stressante en raison de l'intimidation. Les élèves victimes d'intimidation sont moins portés à prendre part à des activités sportives et expriment un moins fort sentiment d'appartenance à l'école. Le fait de ne pas se conformer aux normes ou aux stéréotypes reçus en matière de genre ne devrait jamais être un motif de moqueries ou de menaces. Personne ne mérite d'être victime d'intimidation. Voilà pourquoi il est essentiel que nous soyons sensibilisés, personnellement et collectivement, aux conséquences négatives de l'intimidation homophobe sur la santé des jeunes Canadiens, et que nous prenions ensemble des mesures pour améliorer leur santé et leur sécurité.

L'Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC croit à l'importance de la recherche portant sur l'intimidation et sa prévention dans différents contextes et au sein de diverses populations. L'ISFH finance un certain nombre de subventions pour mieux comprendre les conséquences sur la santé de l'intimidation chez les hommes, les femmes, les filles et les garçons – y compris la vulnérabilité accrue des jeunes appartenant à une minorité sexuelle et les effets du harcèlement au travail sur la santé des hommes.

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