Foire aux questions

En quoi consiste la SRAP?

La Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) du Canada est une coalition nationale de partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux (patients et soignants, chercheurs, praticiens de la santé, responsables des politiques, autorités sanitaires provinciales et territoriales centres universitaires de santé, organisations caritatives, secteur pharmaceutique, etc.) voués à l'intégration de la recherche aux soins.

Quel est l'objectif de la SRAP?

Elle vise à favoriser des soins de santé basés sur des données probantes en évaluant des approches diagnostiques et thérapeutiques novatrices et en les intégrant au lieu d'intervention.

Qu'est-ce que la recherche axée sur le patient?

Dans ce type de recherche, on fait passer le patient en premier et on met l'accent sur ce qui est important pour lui. On y produit de l'information à l'intention des décideurs et des fournisseurs de soins de santé dans le but d'améliorer les traitements, les politiques et les pratiques en soins de santé. On s'emploie ainsi à mettre en pratique des approches diagnostiques et thérapeutiques novatrices en fonction des besoins.

Pourquoi la SRAP est-elle nécessaire?

L'excellence de la recherche au Canada est reconnue dans le monde, et le pays se classe parmi les meilleurs au chapitre de l'impact scientifique de la recherche en santé. Pourtant, les données montrent que 50 % des patients ne bénéficient pas de traitements dont l'efficacité est démontrée et que jusqu'à 25 % des patients reçoivent des soins inutiles ou potentiellement dangereux.

Les mesures d'incitation à la recherche en santé ne sont pas orientées vers ces problèmes. Pour réunir le monde de la recherche, les décideurs et les patients, il faut apporter des changements à la culture et aux approches utilisées. Le défi consiste à élaborer et à appliquer des projets de recherche qui permettront une utilisation plus efficace des ressources en santé existantes et l'introduction de plus de stratégies de diagnostic et de traitement rentables de façon à réduire les coûts tout en offrant des soins de grande qualité.

Cette intégration de la recherche aux soins est l'objectif de la SRAP.

Comment la SRAP profitera-t-elle aux Canadiens?

La SRAP mènera à :

  • l'amélioration de la santé des Canadiens en faisant en sorte que les meilleures données de recherche soient appliquées à la pratique et en bonifiant l'expérience thérapeutique des patients et les résultats cliniques pour les Canadiens;
  • des avantages économiques en optimisant les dépenses relatives aux systèmes de soins de santé, en réinvestissant des ressources là où les données montrent le plus grand impact, et en attirant des investissements privés dans la recherche évaluative;
  • l'innovation en matière de soins axés sur le patient dans des domaines comme la cybersanté, la science de la mise en œuvre et la pratique clinique;
  • davantage de recherche clinique en améliorant le milieu de la recherche clinique au Canada;
  • la collaboration entre les provinces et territoires en leur offrant des occasions d'apprendre les uns des autres, en appliquant les pratiques exemplaires dans les soins axés sur le patient au Canada, au profit de tous les Canadiens.

Comment cela diffère-t-il des méthodes traditionnelles de recherche?

La SRAP permet aux chercheurs de travailler en collaboration avec les provinces et les partenaires, et de placer les patients et les professionnels de la santé au centre du processus. Elle a recours à l'optimisation des ressources pour soutenir les approches de recherche transformationnelle. Plus que la simple découverte d'approches diagnostiques ou de thérapies, la SRAP vise l'évaluation de l'efficacité de ces approches et la dissémination des résultats obtenus auprès des professionnels de la santé dans tout le pays, en vue de transformer l'ensemble du système de soins de santé du Canada.

Comment la SRAP sera-t-elle mise en oeuvre?

On a établi un nombre essentiel d'éléments qui aideront à concrétiser la vision de la SRAP, notamment :

  • les réseaux;
  • les unités de soutien;
  • le développement des capacités (formation, mentorat et développement de carrière);
  • l'amélioration de l'environnement de la recherche clinique;
  • l'engagement des patients, des soignants et du public.

Comment la SRAP est-elle gérée?

Un comité directeur national agit en tant qu'organe superviseur de la SRAP. Il est formé de deux coprésidents et de représentants reflétant l'étendue de l'expérience et des compétences nécessaires pour mener à bien le mandat de la SRAP. Les membres comprennent des chefs de file sélectionnés parmi les bailleurs de fonds de la recherche en santé, les universités, les organismes de soins de santé, les autorités de la santé, les chercheurs cliniciens, les oeuvres de bienfaisance en santé, l'industrie, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et les patients ou citoyens.

L'accent de la SRAP au début semblait porté sur la recherche clinique. Est-ce que cela a changé?

La recherche clinique demeure un important aspect de la SRAP. La vision de la SRAP consiste à améliorer de façon démontrable les résultats cliniques et l'expérience des patients quant aux soins de santé, par l'intégration de données probantes à tous les niveaux du système de soins de santé. Pour atteindre cette vision, il faut que la recherche clinique soit un élément clé qui guide et influence les améliorations nécessaires.

Plus particulièrement, il faut réaliser les objectifs suivants :

  • créer un processus pancanadien concerté pour la détermination, l'établissement et la mise en oeuvre des priorités de la recherche axée sur le patient;
  • établir une infrastructure intégrée de recherche clinique de pointe pour le Canada, s'harmonisant avec tout le continuum de la recherche axée sur le patient;
  • renforcer la capacité du Canada d'attirer, de former et d'encadrer des professionnels de la santé et des chercheurs en santé, et créer des cheminements professionnels viables en recherche axée sur le patient;
  • renforcer le soutien organisationnel, réglementaire et financier accordé aux études cliniques au Canada et faire participer davantage les patients et les cliniciens à ces études;
  • améliorer les processus pour le recensement rapide des pratiques exemplaires, accélérer leur développement et leur harmonisation sous forme de recommandations cliniques et soutenir leur adoption par les cliniciens, les soignants et les patients.

Par ailleurs, la SRAP reconnaît que le Canada fait face à un défi dans le continuum de la recherche à la pratique, auquel on réfère souvent comme étant les deux « fossés » du paysage de la santé. Le premier fossé représente la diminution de la capacité d'application des résultats de la recherche biomédicale fondamentale sous forme d'avantages pour le patient, et de la capacité de commercialiser les découvertes en santé. Cela influe négativement sur la recherche et les connaissances cliniques du Canada et sur sa compétitivité internationale. Le deuxième fossé consiste en la capacité limitée de synthétiser, de diffuser et d'intégrer les résultats de la recherche de façon plus systématique aux pratiques cliniques et au processus décisionnel en santé. Le Canada doit combler ces fossés s'il veut que la science contribue à l'amélioration des résultats en santé et que son système de soins de santé demeure viable.

Les réseaux de la SRAP

Que sont les réseaux de la SRAP?

Les réseaux de la SRAP sont constitués de patients, de professionnels de la santé, de décideurs, de chercheurs en santé et de partenaires des quatre coins du pays. Les réseaux de recherche axée sur le patient comblent l'écart entre les données de recherche et la pratique dans les soins de santé.

Quels sont les objectifs des réseaux de la SRAP?

Les objectifs des réseaux de la SRAP sont les suivants :

  • produire des données et des innovations qui mèneront à des améliorations transformatrices et mesurables dans les résultats cliniques et les soins de santé;
  • établir des priorités et élaborer un programme national pour la recherche axée sur les résultats;
  • élaborer et mettre en œuvre des pratiques, politiques, services, produits et programmes fondés sur des données probantes pour améliorer la qualité, l'efficience et l'efficacité des soins;
  • accélérer l'application des nouvelles connaissances au contexte clinique, à la pratique et aux politiques;
  • renforcer la capacité d'effectuer des recherches axées sur le patient grâce à des initiatives de formation et de mentorat.

Comment le domaine de recherche d'un réseau de la SRAP est-il déterminé?

Les IRSC ont mis en place une approche à volets multiples pour guider les décisions du comité directeur national de la SRAP sur les domaines prioritaires émergents des futurs réseaux de la SRAP.

D'abord, les IRSC ont effectué un relevé détaillé des priorités des provinces et des territoires en matière de santé. Ensuite, des patients et des consommateurs ont été consultés pour établir leurs principales priorités en santé. L'information recueillie durant ces deux étapes a été résumée sous forme de liste des domaines prioritaires émergents.

Une troisième étape comprenait un processus de déclaration d'intérêt. Les IRSC ont amorcé ce processus au nom du comité directeur national de la SRAP pour recueillir de l'information auprès du milieu élargi de la recherche sur les domaines potentiels de réseaux de recherche et la capacité des réseaux connexes existants ou émergents.

Ensemble, ces processus fournissent de l'information précieuse qui guidera les décisions du comité directeur national de la SRAP sur les domaines des futurs réseaux.

Quels réseaux de la SRAP ont déjà été lancés?

Le premier réseau de la SRAP a été annoncé en octobre 2012 et porte sur la santé mentale des adolescents et des jeunes. Le processus de présentation des demandes est en cours.

En Novembre 2013, un deuxième réseau de la SRAP a été lancé sur les innovations en soins de santé intégrés et de première ligne. Ce réseau a des bases dans les soins de santé communautaires de primaire ligne (SSCPL) et se concentre dans le domaine des innovations en matière de soins de santé primaires et intégrés.

Comment les réseaux de la SRAP sont-ils financés?

Les réseaux de la SRAP sont fondés sur un critère de financement selon le ratio de 1 : 1. – 50 % du gouvernement du Canada, 50 % d'un ou de plusieurs partenaires.

Quels autres réseaux de la SRAP seront financés?

Le processus pour la sélection de futurs réseaux de la SRAP constitue une approche élaborée et à plusieurs facettes. Les IRSC examinent en détail les priorités en santé des provinces et territoires, et ils ont recours à la participation des patients et du public au moyen d'un processus de consultation pour déterminer les priorités qui comptent le plus à leurs yeux. Les IRSC ont aussi collaboré étroitement avec le milieu de la recherche afin de recueillir des commentaires sur les priorités émergentes. Grâce à ces processus, une vaste liste de priorités émergentes en santé a été établie.

Parallèlement, au nom du Comité directeur national de la SRAP, les IRSC ont demandé au milieu de la recherche de fournir de l'information sur les réseaux existants et émergents dont les objectifs correspondent à ceux d'un réseau de la SRAP. Les observations du milieu de la recherche ont fourni au Comité directeur national de la SRAPde l'information utile sur l'intérêt et la capacité des réseaux de recherche dans tout le Canada.

Les réseaux qui ont une portée internationale sont-ils admissibles?

La recherche n'est pas une entreprise nationale. Les IRSC reconnaissent que la recherche effectuée au Canada peut influencer les pratiques et les politiques dans d'autres pays, et vice-versa. Les réseaux qui ont une portée internationale peuvent être envisagés; toutefois, il est important que les réseaux de la SRAP aient une présence canadienne significative étant donné le paysage unique des soins de santé au Canada.

Quelle est la correspondance entre les réseaux de la SRAP et les initiatives phares des IRSC?

La SRAP est une initiative phare des IRSC. La vaste portée de la SRAP permettra aux IRSC de mettre à contribution les recherches actuelles et les capacités qui sont développées grâce à la série d'initiatives phares.

Le Réseau des innovations en soins de santé intégrés et de première ligne est une composante clé de l'initiative phare SSCPL. Ce réseau de la SRAP permettra de soutenir la transformation et la prestation fondées sur des données probantes de soins de santé plus efficients et intégrés, pour contribuer à de meilleurs résultats cliniques et à de meilleurs résultats pour la santé des populations, l'équité en santé et le système de santé.

Quel genre de réseau sera considéré comme faisant partie de l'initiative de la SRAP (c.-à-d. recherche, recherche et pratique, politiques)?

Les réseaux de la SRAP sont par définition des réseaux de recherche en collaboration. De plus, l'application des connaissances fait partie intégrante de ces réseaux, et c'est pourquoi les patients, les décideurs, les responsables des politiques et les chercheurs participeront activement à ces réseaux. L'engagement de ces intervenants clés fera en sorte que les connaissances produites par ces réseaux influenceront directement la pratique, les programmes et les politiques.

Unités de soutien

Qu'est-ce qu'une unité de soutien?

Une unité de soutien est un centre provincial ou régional conçu pour soutenir ceux qui participent à la recherche axée sur le patient.

Quel est le but de ces unités de soutien?

Elles ont pour but de mettre sur pied des centres de services de recherche de base et spécialisés à la fine pointe de la technologie, capables de fournir ou d'acquérir l'expertise méthodologique, souvent hautement spécialisée, dont ont besoin les chercheurs adoptant une optique axée sur le patient. De plus, elles facilitent la prise de décisions ayant trait aux services de santé, de même que la mise en œuvre de pratiques exemplaires.

Qui peut présenter une demande d'unité de soutien?

Seulement les provinces et les territoires peuvent présenter une demande d'unité de soutien. Cependant, ces unités sont gérées en vertu d'un modèle de direction en collaboration, faisant appel à des patients ou au public, à des professionnels de la santé, à des responsables des politiques/bailleurs de fonds/autorités sanitaires, et à des chercheurs.

Comment sont financées les unités de soutien?

Les unités de soutien sont fondées sur un modèle de financement selon le ratio de 1 : 1. Chaque province ou territoire (ou groupe de provinces ou territoires) élabore un plan d'activités qui détermine le niveau d'investissement requis (généralement de 2 à 6 millions de dollars). La région et les IRSC fourniront chacun 50 % des fonds.

Quelles sont les fonctions d'une unité de soutien?

Les fonctions de base sont les suivantes :

  • plateformes et services de données;
  • mise au point et soutien de méthodes;
  • systèmes de santé, application des connaissances, et mise en oeuvre;
  • essais cliniques dans un contexte réel;
  • perfectionnement professionnel en recherche sur les méthodes et les services de santé;
  • consultation et services de recherche.

Quels sont les objectifs particuliers des unités de soutien?

Voici ces objectifs :

  • Proposer une masse critique d'expertise méthodologique hautement spécialisée et multidisciplinaire aux chercheurs des thèmes 2, 3 et 4 spécialisés dans la recherche axée sur le patient (comprend les épidémiologistes cliniques, les biostatisticiens, les spécialistes des sciences sociales, les économistes du secteur de la santé et les spécialistes des essais cliniques, ainsi que le personnel de soutien à la recherche, dont les coordonnateurs de la recherche, les associés et les assistants de recherche, les responsables de la collecte de données et les analystes de données).
  • Mettre sur pied au Canada des unités à la fine pointe de la technologie capables de faire progresser les méthodes et la formation en recherche comparative sur l'efficacité, former la prochaine génération de spécialistes de la méthodologie, créer une structure de soutien là où il n'en existe pas actuellement et la renforcer là où elle n'est pas suffisante.
  • Aider les chercheurs à concevoir des projets de recherche pertinents (notamment des études d'observation et d'intervention), à effectuer des analyses biostatistiques, à gérer des données, à offrir et à enseigner des habiletés en gestion de projets, et à faire en sorte que les projets respectent toutes les normes réglementaires pertinentes.
  • Mener des projets de recherche axée sur le patient de calibre international, tout en tenant compte de l'expertise locale et des priorités de recherche de l'autorité responsable.
  • Répondre aux questions de recherche des utilisateurs des connaissances et satisfaire leurs besoins en proposant des interventions axées sur les solutions et en appuyant les utilisateurs dans la mise en pratique de ces solutions.
  • Créer la capacité de fournir un accès rapide à des données couplées (données administratives et données cliniques) et d'intégrer les données sur les médicaments et les données de laboratoire, d'imagerie et de diagnostic à des bases de données existantes ou nouvelles.

Comment l'évaluation par les pairs est-elle effectuée pour les unités de soutien?

Un groupe d'experts internationaux évalue le plan d'activités définitif soumis par chaque autorité régionale. Pour s'assurer que le groupe d'experts comprend très bien le plan d'activités de chaque autorité régionale, un processus d'évaluation interactif et itératif est utilisé.

Quand les unités de soutien seront-elles établies?

Au cours des prochains mois, un comité d'évaluation international étudiera la première série de plans d'activités présentées par les régions qui sont prêtes à commencer les activités. Une fois le processus terminé, du financement sera accordé dès le mois de mai 2013.

Comment les unités de soutien appuieront-elles les réseaux de la SRAP?

Une fois les unités de soutien établies, on s'attend à ce qu'elles facilitent la recherche axée sur le patient en fournissant une aide méthodologique aux chercheurs déjà engagés ou désireux de s'engager dans ce genre de recherche. On s'attend aussi à ce qu'elles aident les chercheurs à concevoir des études pertinentes, fournissent un accès rapide à des données couplées et permettent de répondre aux questions ou besoins des utilisateurs des connaissances. Dès que les réseaux seront établis, et que leurs besoins auront été définis, ils pourront accéder à l'aide et aux services offerts par les unités de soutien. On préparera de l'information sur la façon dont cela s'effectuera au cours des prochains mois.

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