Guide d'évaluation par les pairs – Fondation

Avis

Comme le président par intérim des IRSC, Roderick R. McInnes, l'a annoncé le 17 juillet, les IRSC étudient des façons d'améliorer le processus d'évaluation par les pairs du Programme de subventions Fondation. Cela dit, il a été déterminé que le processus d'évaluation ne pourrait pas être modifié pour le concours 2017-2018 en raison de l'échéancier en place. Par conséquent, les étapes 1, 2 et 3 de l'évaluation par les pairs du concours 2017-2018 suivront le même processus établi pour les concours de subventions Fondation précédents.

Des discussions ont été amorcées pour déterminer la meilleure façon de procéder pour le concours 2018-2019.

Sommaire

  1. Introduction
  2. Politiques ayant une incidence sur l’évaluation par les pairs
  3. Principes de l’évaluation par les pairs
  4. Évaluation par les pairs - rôles
  5. Équité dans le processus d’évaluation par les pairs
  6. Processus d’évaluation par les pairs
  7. Annexes
    Guide d’interprétation : Exemples d’indicateurs des critères de sélection Fondation
    1. Exemples d’indicateurs de leadership
    2. Exemples d’indicateurs de contributions importantes
    3. Exemples d’indicateurs de productivité
    4. Diagramme du processus d’évaluation par les pairs du programme de subventions Fondation

Veuillez noter que, dans le contexte de ce document, l’emploi du terme « le candidat » peut faire référence à un seul directeur de programme ou à de multiples codirecteurs de programme.

1. Introduction

Le présent guide a pour but de donner des renseignements sur le processus d’évaluation par les pairs relatif aux demandes présentées au concours de subventions Fondation, de faire un survol des politiques pertinentes, et d’exposer les rôles et les responsabilités des membres des comités d’évaluation par les pairs.

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont pour mission d’exceller selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada.

Le Programme de subventions Fondation est conçu pour contribuer à l’édification d’une assise durable formée de chefs de file dans le domaine de la recherche en santé en garantissant un soutien à long terme pour entreprendre des programmes de recherche novateurs qui produiront un impact important. Les programmes de recherche sont censés inclure des éléments de recherche, d’application des connaissances, de mentorat et de formation qui sont intégrés et associés à des thèmes.

Les subventions Fondation visent à soutenir un vaste bassin de chefs de file de la recherche en santé dans la création et la mise en œuvre de programmes de recherche en santé liés au mandat des IRSC. Parmi les candidats admissibles se trouvent des chercheurs en milieu de carrière ou chevronnés, qui sont tous des chercheurs indépendants, dont les preuves ne sont plus à faire en ce qui concerne l’excellence de leur travail ou l’incidence qu’ils ont eue dans leur discipline.

Bien que le formulaire de demande et les critères de sélection soient les mêmes pour tous les candidats, les critères doivent s’appliquer dans le contexte du stade de leur carrière.

Le Programme de subventions Fondation repose sur un processus de concours et d’évaluation en trois étapes dans le cadre duquel les évaluateurs tiennent compte de critères d’évaluation structurée précis à l’étape 1 et à l’étape 2.

Ce processus repose sur des évaluateurs qui possèdent l’expérience et l’expertise nécessaires pour évaluer les demandes, dans le contexte des objectifs du Programme et des critères d’évaluation propres à chaque étape du processus d’évaluation par les pairs.

Les évaluateurs et les présidents de concours doivent se familiariser avec les renseignements contenus dans le présent guide pour se préparer à l’évaluation des demandes. En plus de prendre connaissance des renseignements contenus dans le présent guide, les participants doivent impérativement se familiariser avec la possibilité de financement. En outre, on s’attend aussi à ce que tous les pairs évaluateurs des IRSC :

2. Politiques ayant une incidence sur l’évaluation par les pairs

2.1 Recherche en santé mondiale et collaborations internationales

Conformément aux sections sur la recherche en santé mondiale et les collaborations internationales du Guide de subventions et bourses des IRSC, les candidats admissibles à des fonds des IRSC peuvent demander du financement pour soutenir la recherche réalisée dans d’autres pays, ou en collaboration directe avec des chercheurs ou des utilisateurs des connaissances à l’étranger. Les IRSC contribuent et adhèrent à des projets de recherche internationaux et à des collaborations internationales dans de nombreux domaines, y compris entre autres les priorités de la recherche en santé mondiale, en plus de contribuer au développement de la capacité nationale et internationale de recherche en santé.

2.2 Application des connaissances (AC)

L’application des connaissances fait partie intégrante du mandat des IRSC et est divisée en deux grandes catégories : l’AC en fin de subvention et l’AC intégrée. Avec ces deux catégories d’application des connaissances, les IRSC s’attendent à ce que les chercheurs assurent la dissémination de leurs résultats et facilitent leur application en vue d’améliorer la santé de la population, d’offrir de meilleurs produits et services de santé ou de renforcer le système de santé. Veuillez noter que les coûts de dissémination constituent des dépenses admissibles dans toutes les subventions des IRSC.

Pour ce qui est de l’AC en fin de subvention, il existe de nombreux moyens de dissémination et il incombe au chercheur de choisir le véhicule qui assurera l’impact le plus grand auprès de l’auditoire d’utilisateurs des connaissances visé. Quand les principaux utilisateurs des connaissances sont des chercheurs, la dissémination des résultats par la publication d’articles dans des revues de grande qualité et accessibles convient, même si d’autres stratégies permettant de mieux faire connaître les résultats et de faciliter leur application peuvent aussi convenir. Quand des auditoires d’utilisateurs des connaissances en dehors du milieu de la recherche devraient être informés de résultats de recherche particuliers, on s’attend à ce qu’il y ait des plans de dissémination avec des objectifs plus ambitieux et des stratégies plus détaillées. Dans le cas de l’AC intégrée, les intervenants ou les utilisateurs potentiels des connaissances issues de la recherche prennent part à l’ensemble du processus de recherche, et la recherche vise à trouver des solutions aux questions ou problèmes soulevés par les intervenants ou les utilisateurs des connaissances.

2.3 Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications

Les IRSC estiment qu’un meilleur accès aux données et aux articles issus de la recherche favorisera la capacité des chercheurs et des utilisateurs des connaissances, au Canada et à l’étranger, d’utiliser et de mettre à profit les connaissances nécessaires pour remédier à d’importants problèmes de santé. Le libre accès permet de promouvoir l’accessibilité à la recherche financée par les IRSC et de rehausser la visibilité internationale de la recherche canadienne. Les titulaires de subventions des IRSC doivent s’acquitter des responsabilités décrites dans la Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications. En vertu de cette politique, les titulaires de subventions doivent s’assurer que les articles de recherche et les données biomoléculaires issus des projets financés par les IRSC sont librement accessibles en ligne.

2.4 Genre, sexe et recherche en santé

On encourage les candidats à démontrer dans leurs demandes qu’ils feront une analyse comparative entre les sexes et les genres. Cette analyse vise systématiquement les différences biologiques (sexe biologique) et socioculturelles (sexe social ou genre) qui existent entre les hommes et les femmes et entre les filles et les garçons, sans présumer pour autant que de telles différences existent. L’objectif poursuivi est de favoriser une recherche en santé rigoureuse qui élargit la compréhension des déterminants de la santé chez les deux sexes et mènent à des améliorations de la santé et des soins de santé. Les candidats et les évaluateurs peuvent consulter le document de référence La recherche sur le sexe, le genre et la santé : un outil pour les candidats aux subventions des IRSC. Ce document contient les définitions des IRSC de l’analyse des différences de genre et des différences de sexe et de l’information sur les façons d’appliquer cette analyse aux propositions de recherche.

2.5 Langues officielles

Les IRSC s’engagent, dans le cadre de leur mandat, à prendre les mesures nécessaires pour assurer la vitalité des minorités francophones et anglophones au Canada, par exemple :

  • ils encouragent l’inclusion des questions liées aux langues officielles ainsi qu’une répartition appropriée de Canadiens francophones et anglophones, incluant ceux vivant dans les communautés linguistiques minoritaires, dans la planification et la conduite de la recherche en santé, ainsi que son application, pour améliorer les résultats sur la santé;
  • ils favorisent un accès équitable à leurs programmes et services aux intervenants dans le domaine de la recherche en santé au sein de communautés de langue officielle en situation minoritaire.

3. Principes de l’évaluation par les pairs

L’intégrité du processus d’évaluation dépend de principes et de politiques bien établis qui visent à :

  • assurer l’équité et l’efficacité de l’évaluation;
  • appuyer le mandat et les objectifs des IRSC.

Les principes d’évaluation des IRSC sont les suivants :

3.1 Confidentialité

La confidentialité signifie que les renseignements sur une personne ne doivent pas être divulgués, directement ou indirectement, à quiconque sans le consentement exprès de cette personne. Les renseignements fournis par les candidats dans leurs demandes sont protégés par Loi sur la protection des renseignements personnels et sont mis à la disposition des évaluateurs externes seulement à des fins d’évaluation. L’utilisation de ces renseignements à d’autres fins constitue une infraction à la Loi sur la protection des renseignements personnels et pourrait donner lieu à une enquête des IRSC et/ou à un rapport au Commissariat à la protection de la vie privée fédéral.

Les évaluateurs sont instruits par les IRSC de s’abstenir de communiquer aux candidats ou à quiconque à l’extérieur du processus d’évaluation par les pairs des renseignements liés à l’évaluation d’une demande particulière ou d’offrir leur avis sur les chances de réussite ou d’échec d’un candidat. De leur côté, les candidats ne doivent pas non plus prendre contact avec les pairs évaluateurs participants, y compris les présidents de concours, le président et l’agent scientifique à l’étape finale de l’évaluation, pour s’enquérir de leurs demandes.

De par la loi, les candidats ont accès à leur dossier et, conséquemment, tous les documents utilisés dans l’évaluation des demandes sont à leur disposition une fois qu’ils ont été avisés des décisions de financement des IRSC pour un concours donné.

Les IRSC ne révéleront pas le nom des évaluateurs aux candidats. Toutefois, la liste des membres des comités d’évaluation est habituellement publiée sur le site Web des IRSC 60 jours après l’approbation du financement dans le cadre d’un concours.

3.2 Conflits d’intérêts

Les IRSC font tout en leur pouvoir pour s’assurer que leurs décisions sont justes et objectives en cernant et en gérant les situations de conflit d’intérêts entre un candidat et un évaluateur. Selon la Politique sur les conflits d’intérêts et la confidentialité des organismes fédéraux de financement de la recherche (PCIC), un conflit d’intérêts est un conflit entre les obligations et les responsabilités d’un participant à un processus d’évaluation (p. ex. un évaluateur ou un observateur) et ses intérêts privés, professionnels, commerciaux ou publics. Il peut y avoir un conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel lorsque le participant :

  • pourrait recevoir un avantage professionnel ou personnel résultant de la possibilité de financement ou d’une demande qui fait l’objet d’une évaluation;
  • entretient une relation professionnelle ou personnelle avec un candidat ou l’établissement du candidat;
  • a un intérêt financier direct ou indirect dans une possibilité de financement ou une demande qui fait l’objet d’une évaluation.

Un conflit d’intérêts peut être considéré comme réel ou apparent lorsqu’un membre du comité ou un observateur :

  • est parent ou ami proche d’un candidat, ou entretient une relation personnelle avec un candidat;
  • pourrait obtenir ou perdre un avantage financier ou matériel à la suite du financement de la demande;
  • a depuis longtemps des divergences de vues d’ordre scientifique ou personnel avec un candidat;
  • a une affiliation avec l’établissement, l’organisation ou l’entreprise d’un candidat (y compris avec des hôpitaux de recherche ou des instituts de recherche affiliés)*;
  • a une affiliation professionnelle étroite avec un candidat en raison d’une des situations suivantes survenue au cours des six dernières années :
    • avoir des interactions fréquentes et régulières avec un candidat dans le cadre de fonctions exercées au sein d’un même département, d’un même établissement, d’une même organisation ou d’une même entreprise,
    • avoir été le superviseur ou le stagiaire d’un candidat,
    • avoir collaboré, publié ou partagé des fonds avec un candidat ou prévoir le faire prochainement ou
    • travailler pour l’établissement qui présente une demande; ou
  • estime, pour quelque raison que ce soit, être incapable de réaliser une évaluation impartiale de la demande.

Tous les participants à l’évaluation par les pairs (évaluateurs, présidents de concours, et président et agent scientifique à l’étape finale de l’évaluation) et les observateurs doivent se conformer aux mêmes directives en matière de conflits d’intérêts. Il incombe au personnel des IRSC de trancher la question en cas de doute. Les pairs évaluateurs participants doivent lire la PCIC et accepter d’y souscrire avant de regarder le contenu d’une demande.

*Il est important de gérer les conflits d’intérêts, tant réels qu’apparents, mais le processus d’évaluation ne doit pas être pénalisé par une application trop stricte des lignes directrices sur les conflits d’intérêts. Par exemple, un évaluateur n’est pas nécessairement en conflits d’intérêts s’il vient du même établissement qu’un candidat, mais ne connaît pas ce dernier ni ne travaille avec lui.

3.3 Équité

Le succès du système d’évaluation par les pairs dépend essentiellement de la volonté et de la capacité de tous les évaluateurs :

  • de faire preuve d’un jugement rigoureux;
  • d’être impartiaux et raisonnables;
  • de comprendre le contexte particulier de chaque demande, tout en en tenant compte de façon équilibrée;
  • de fournir une évaluation constructive de qualité qui aide le candidat en soulignant les forces et les faiblesses ayant contribué à la cote et au classement de la demande.

3.4 Transparence

Les IRSC assurent la transparence de l’évaluation au moyen de divers mécanismes. Toutes les demandes présentées aux IRSC sont examinées par des évaluateurs qui procèdent à une évaluation globale de chaque demande. L’évaluation est réalisée à partir des exigences et des critères établis pour chaque concours individuel se trouvant dans la possibilité de financement pertinente. De plus, l’agent scientifique (AS) consigne dans ses notes les délibérations du comité d’évaluation si une demande fait l’objet d’une discussion à l’étape finale de l’évaluation. Les évaluations et les notes de l’AS sont communiquées aux candidats, s’il y a lieu.

Au besoin, les IRSC publient sur leur site Web les listes des membres des comités d’évaluation par les pairs et les listes de toutes les demandes fructueuses par concours dans sa base de données sur les décisions de financement.

4. Évaluation par les pairs - rôles

4.1 Évaluateurs (étape 1 et étape 2)

La plupart des participants au processus d’évaluation sont des évaluateurs dont le rôle consiste à évaluer les demandes soumises au concours. Les évaluateurs doivent effectuer une évaluation de grande qualité en examinant et en cotant les demandes en fonction des critères d’évaluation, et en participant aux discussions en ligne concernant les demandes sur lesquelles l’opinion des évaluateurs est divisée. Au terme de la période de discussion, les évaluateurs confirment le classement de leurs demandes pour ensuite soumettre leur évaluation finale aux IRSC.

Principales tâches :

  • Accomplir la déclaration sur les conflits d’intérêts et la capacité d’évaluer;
  • Évaluer/coter/classer les demandes;
  • Soumettre les évaluations préliminaires;
  • Participer à la discussion en ligne sur les demandes, au besoin;
  • Soumettre les évaluations finales;
  • Formuler des commentaires aux IRSC concernant le processus d’évaluation.

Le succès du système d’évaluation par les pairs dépend de façon cruciale de la volonté et de la capacité de tous les évaluateurs d’exercer un jugement scientifique rigoureux, de fournir des commentaires justes et raisonnables, et de comprendre le contexte particulier de chaque demande, en en tenant compte. Les opinions exprimées dans les évaluations sont celles des évaluateurs uniquement. Si, de l’avis du président du concours ou du personnel des IRSC, l’évaluation contient des commentaires qui pourraient être interprétés de quelque façon comme étant sarcastiques, irrévérencieux, arrogants ou inappropriés ou encore des renseignements inexacts quant aux politiques des IRSC, l’organisme se réserve le droit de retirer tout propos ainsi jugé de l’évaluation.

Une évaluation de haute qualité doit :

  • être appropriée et exempte de préjugés sur le candidat, le domaine de recherche ou l’établissement;
  • contenir des commentaires respectueux et professionnels;
  • respecter la Politique sur les conflits d’intérêts et la confidentialité des IRSC;
  • décrire clairement les forces et les faiblesses de la demande;
  • donner une justification constructive et respectueuse pour chaque cote;
  • inspirer confiance en la capacité de l’évaluateur à évaluer équitablement la demande.

4.2 Présidents de concours (étape 1 et étape 2)

Les présidents de concours sont chargés de superviser et de soutenir le processus d’évaluation à distance à l’étape 1 et à l’étape 2 en accomplissant les tâches suivantes :

  • aider les IRSC à recruter des évaluateurs pour combler les lacunes cernées sur le plan de l’expertise;
  • valider l’attribution des demandes aux évaluateurs;
  • déterminer les demandes qui devraient faire l’objet d’une discussion en raison d’évaluations (étape 1 et étape 2) et de recommandations budgétaires divergentes (étape 2);
  • superviser et animer les discussions en ligne;
  • assurer la qualité des évaluations en signalant et en communiquant au personnel des IRSC celles qui devraient être revues;
  • formuler des commentaires aux IRSC concernant le processus d’évaluation.

Les présidents de concours pourront :

  • signaler dans RechercheNet les demandes à soumettre à la discussion lorsque les évaluations d’une même demande divergent. À l’étape 2, les présidents de concours doivent aussi signaler les demandes faisant l’objet de recommandations budgétaires divergentes et guider la discussion en ligne pour en arriver à un consensus, si possible. Lorsqu’une demande est signalée, les évaluateurs reçoivent un courriel leur indiquant que la demande doit faire l’objet d’une discussion.
  • envoyer des courriels privés directement aux évaluateurs au moyen de la fonction de messagerie privée de RechercheNet. On aura recours à cette façon de faire lorsque le contenu des évaluations est insuffisant ou inadéquat.

Une des fonctions les plus importantes des présidents de concours consiste à surveiller la qualité des évaluations.

Les évaluations de l’étape 1 seront transmises à tous les candidats. Les évaluations de l’étape 2 seront communiquées aux candidats de même qu’aux membres du comité de l’étape finale de l’évaluation, qui se fonderont sur ces évaluations pour formuler leurs recommandations en matière de financement. L’information qui suit doit être incluse dans les évaluations de l’étape 1 et de l’étape 2 :

  • Contexte : les évaluateurs doivent fournir un contexte dans leur évaluation de chacun des critères de sélection.
  • Information suffisante : les évaluateurs doivent fournir des renseignements pertinents et substantiels pour éclairer la prise de décision et la recommandation de financement.
  • Justification des cotes : on demande aux évaluateurs de fournir suffisamment d’information dans le corps de leur évaluation pour expliquer leur cote.

Pendant qu’ils surveillent les discussions en ligne pour s’assurer que tous les commentaires sont adéquats, les présidents de concours se pencheront sur les éléments suivants :

  • des informations identifiant l’évaluateur;
  • l’utilisation d’informations de sources externes;
  • les divergences entre les commentaires et les cotes attribuées.

Pendant la discussion en ligne, le temps nécessaire pour assurer une évaluation de qualité variera en fonction de ce qui suit :

  • le nombre total de demandes attribuées au président de concours;
  • le nombre de demandes dont il faudra discuter.

4.3 Évaluateurs (étape finale de l’évaluation - EFE)

Les présidents de concours qui ont pris part à l’étape 2 seront invités à siéger à la réunion en personne du comité multidisciplinaire, laquelle couvre tous les domaines de recherche en santé. À cette étape, et ce, tout en respectant l’accord sur les conflits d’intérêts, les évaluateurs discutent des demandes se trouvant dans la « zone grise », en particulier celles dont le classement par chaque évaluateur indépendant présente une variation. Cette dernière étape repose donc sur l’étape 2 où les demandes ont été évaluées avec soin et professionnalisme. Les participants à l’EFE recevront les évaluations de l’étape 2 et auront accès aux demandes détaillées. Les recommandations du comité de l’EFE seront résumées et présentées aux IRSC pour prendre la décision de financement finale. Voici certaines des fonctions des évaluateurs à l’EFE :

  • accomplir la déclaration sur les conflits d’intérêts et la capacité d’évaluer;
  • examiner les évaluations de l’étape 2;
  • classer les demandes dans la catégorie « Oui » (financer) ou dans la catégorie « Non » (ne pas financer);
  • se préparer à participer à la réunion de l’EFE;
  • participer à la réunion de l’EFE;
  • formuler des commentaires aux IRSC concernant le processus d’évaluation.

Pour chaque demande qui leur est attribuée, les membres ont accès à ce qui suit :

  • évaluation écrite de chacun des évaluateurs à l’étape 2;
  • cotes et classement des évaluateurs à l’étape 2;
  • classement combiné de l’étape 2;
  • demande détaillée.

4.4 Président et agent scientifique (étape finale de l’évaluation – EFE)

Siègent également au comité de l’étape finale de l’évaluation un président et un agent scientifique (AS).

Le président assure le fonctionnement harmonieux, efficace et objectif du comité d’évaluation par les pairs, conformément aux politiques et aux procédures des IRSC. Entre autre, le président :

  • agit à titre de modérateur afin d’instaurer un climat positif, constructif et équitable durant les échanges sur les programmes de recherche;
  • joue un rôle de supervision;
  • travaille avec l’AS pour résumer les échanges au sujet de chaque demande avant le vote, au besoin.

Voici certaines des fonctions de l’agent scientifique :

  • prendre des notes durant les délibérations sur chaque demande, qui seront envoyées aux candidats avec le document d’évaluation;
  • s’assurer que les questions en matière d’éthique ou autres soulevées lors de la discussion de chaque demande sont portées à l’attention des IRSC et sont consignées;
  • appuyer le président dans ses fonctions durant la réunion du comité d’évaluation par les pairs.

Le président et l’agent scientifique ne participent pas à la cotation des demandes et ne votent pas lors des réunions du comité.

Le président et l’agent scientifique prennent part à la réunion du sous-comité sur le budget après la réunion d’EFE.

5. Équité dans le processus d’évaluation par les pairs

L’évaluation par les pairs est par définition un processus subjectif. Un préjugé peut être manifeste, peu importe qu’il repose sur une école de pensée, la nature fondamentale versus appliquée ou translationnelle de la recherche, les domaines de recherche ou les approches (émergentes notamment), l’envergure ou la réputation d’un établissement participant, l’âge, la langue, des facteurs personnels ou le sexe du candidat. Pour qu’ils soient sensibilisés aux préjugés inconscients, les évaluateurs seront mis en garde contre tout jugement d’une demande basée sur les facteurs susmentionnés et priés de faire constamment attention au danger de préjugé implicite pouvant influencer le processus décisionnel. Les IRSC ont mis au point un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs. Tous les évaluateurs doivent suivre les modules dans la section « Excellence de l’évaluation par les pairs », dont « Effectuer des évaluations de qualité » et « Les préjugés inconscients dans le processus d’évaluation par les pairs ». On encourage tous les participants à l’évaluation par les pairs à se familiariser avec ces modules et à prendre part aux webinaires.

5.1 Assurer l’égalité entre les sexes et lutter contre les préjugés sexistes

Les IRSC s’emploient activement à accroître l’égalité entre les sexes dans leurs processus d’évaluation afin d’éliminer certaines des inégalités qu’ils ont observées à cet égard dans les récents concours de financement.

Voici quelques conseils à l’intention des évaluateurs :

  1. Avant de vous engager dans l’évaluation, pensez au penchant de tous les humains pour la partialité dans le jugement. Les ressources suivantes peuvent vous être utiles :
  2. Donnez-vous suffisamment de temps pour ne pas avoir à faire plusieurs choses à la fois quand vous évaluez une demande.
  3. Passez en revue les critères de sélection avant de passer à l’évaluation des demandes.
  4. Demandez-vous si votre évaluation changerait selon le sexe du candidat?
  5. Faites attention pour ne pas accorder trop d’importance à un élément d’information seulement ou à une première impression.
  6. Lorsque vous rédigez ou présentez votre évaluation :
    • évitez d’utiliser des attributs stéréotypés ou interpersonnels pour décrire le caractère et les aptitudes (p. ex. des mots comme aimable, travaillant, consciencieux, fiable, diligent, gentil, agréable, sympathique, compatissant, altruiste, généreux, attentionné, chaleureux, bienveillant, maternelle, etc.);
    • concentrez-vous plutôt sur les compétences et les réalisations scientifiques à l’aide de mots qui traduisent l’excellence du candidat comme chercheur (p. ex. inspirant, innovant, original, rigoureux, minutieux, influent);
    • songez à utiliser, s’il y a lieu, des adjectifs qui montrent que la personne (homme ou femme) se démarque (p. ex. superbe, excellent, extraordinaire, confiant, accompli, ambitieux, connaisseur, intellectuel, etc.);
    • utilisez le titre officiel et le nom de famille du candidat plutôt que son prénom et évitez d’évaluer la contribution d’un candidat à un travail selon l’ordre des auteurs, toutes les disciplines ne suivant pas une seule et même convention;
    • demandez-vous si votre commentaire soulève des doutes sans que ce soit votre intention (formulation négative, bémols, commentaires inexpliqués, faux compliments et remarques non pertinentes [p. ex. « pourrait faire un excellent leader » vs « est un leader reconnu »]).

6. Processus d’évaluation par les pairs

Le guide est composé de trois sections qui correspondent aux trois étapes du processus de sélection comme l’illustre la Figure 1.

La figure ci-dessous illustre le processus de sélection en trois étapes du Programme Fondation.

  • L’étape 1 sert à évaluer le calibre du candidat ainsi que la vision et la direction du programme. La demande soumise par les candidats à l’étape 1 est attribuée à un maximum de cinq évaluateurs experts. Les évaluateurs effectuent l’évaluation de l’étape 1 à distance, participent à la discussion en ligne puis soumettent leurs résultats aux IRSC. Les candidats retenus sont invités à présenter une demande à l’étape 2.
  • L’étape 2 sert à évaluer la qualité du programme ainsi que la qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources. Les évaluateurs effectuent l’évaluation de l’étape 1 à distance, participent à la discussion en ligne puis soumettent leurs résultats aux IRSC.
  • L’étape finale de l’évaluation consiste en une réunion en personne du comité qui formulera des recommandations quant aux demandes à financer.

Figure 1. Aperçu du processus de sélection Fondation

Figure 1 – Description détaillée

La figure ci-dessus illustre le processus de sélection en trois étapes du Programme de subventions Fondation.

  • L’étape 1 sert à évaluer le calibre du candidat ainsi que la vision et la direction du programme. La demande soumise par les candidats à l’étape 1 est attribuée à un maximum de cinq évaluateurs experts. Les évaluateurs effectuent l’évaluation de l’étape 1 à distance puis soumettent leurs résultats aux IRSC. Les candidats retenus sont invités à présenter une demande à l’étape 2.
  • L’étape 2 sert à évaluer la qualité du programme ainsi que la qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources. Les évaluateurs effectuent l’évaluation à distance de l’étape 2 et présentent leurs résultats aux IRSC.
  • L’étape finale de l’évaluation consiste en une réunion en personne du comité. Le comité formulera des recommandations quant aux demandes à financer.

La section 1 explique le processus de sélection de l’étape 1 du concours. Elle décrit les responsabilités des évaluateurs qui prennent part à cette étape, et notamment aux activités qui suivent : 1) l’évaluation préliminaire des demandes, 2) la discussion en ligne et 3) la présentation de la liste de classement finale aux IRSC.

La section 2 explique le processus de sélection de l’étape 2 du concours. Elle décrit les responsabilités des évaluateurs qui prennent part à cette étape, et notamment aux activités qui suivent : 1) l’évaluation préliminaire des demandes, 2) l’évaluation du budget, 3) la discussion en ligne et 4) la présentation de la liste de classement finale aux IRSC.

La section 3 explique le processus de sélection de l’étape finale du concours. Elle décrit les responsabilités des évaluateurs qui prennent part à cette étape, et notamment aux activités qui suivent : 1) les activités préalables à la réunion et 2) la réunion en personne du comité.

Certains évaluateurs pourraient être invités à participer aux étapes 1 et 2, au besoin. Le comité de l’étape finale de l’évaluation sera composé des présidents de concours de l’étape 2.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.1 Section 1 – Processus de sélection pour l’étape 1

L’étape 1 porte sur le calibre des candidats ainsi que sur la vision et la direction du programme.

6.1.1 Évaluation préliminaire des demandes

Chaque demande sera attribuée à un maximum de cinq évaluateurs, en fonction du meilleur appariement possible entre le contenu de la demande et l’expertise de l’évaluateur. Chaque évaluateur recevra de 8 à 12 demandes. Les évaluateurs accéderont aux demandes qui leur sont attribuées dans RechercheNet et procéderont aux évaluations de l’étape 1 à distance. Chaque évaluation devrait prendre d’une à trois heures.

La demande est structurée de façon à correspondre aux critères de sélection énoncés dans ce guide. Les évaluateurs doivent consulter la section 6.1.2 - Descripteurs et guide d’interprétation des critères de sélection de l’étape 1 pour des orientations sur l’application des critères de sélection. Les évaluateurs devront en outre examiner le CV des candidats. Les candidats mettront en valeur leur notoriété, leur dossier de financement, les activités et les contributions qui démontrent le mieux leur leadership ainsi que leurs contributions importantes et leur productivité dans leurs domaines de recherche respectifs.

Pour chaque demande, les évaluateurs devront fournir une cote et justifier celle-ci en décrivant les forces et les faiblesses pour chaque sous-critère énoncé dans le tableau ci-dessous. Les champs servant à décrire les forces et les faiblesses dans RechercheNet sont obligatoires. Il est important de bien décrire les forces et les faiblesses, car elles serviront : 1) à fournir de la rétroaction aux candidats et 2) à offrir aux autres évaluateurs chargés de la demande une justification pour les cotes et le classement accordés à chaque demande.

Dans certains cas, il pourrait y avoir plusieurs directeurs de programme pour une seule subvention Fondation. Ces candidats devront démontrer leur synergie et leur expérience à diriger ensemble des programmes de recherche. L’évaluation de chaque critère de sélection tiendra alors compte à la fois des contributions individuelles et conjointes en recherche des codirecteurs de programme.

Les évaluateurs doivent tenir compte du stade de la carrière, du domaine de recherche et de l’établissement des candidats lorsqu’ils évaluent chaque critère. Les chercheurs en milieu de carrière peuvent démontrer leur leadership, leurs contributions et leur productivité différemment des chercheurs chevronnés. La démonstration devrait être faite par rapport à leurs pairs dans des domaines et à des stades de carrière semblables.

Par souci d’uniformité, les évaluateurs doivent utiliser une échelle de sélection commune. Veuillez noter que nous avons intégré plusieurs niveaux aux descripteurs supérieurs de l’échelle pour tenir compte du fait que de nombreuses demandes risquent de se retrouver dans chaque catégorie de l’échelle. Les évaluateurs sont invités à utiliser l’échelle au complet, au besoin, et notamment les divers niveaux des descripteurs supérieurs, pour exprimer les différences à l’intérieur de ces catégories. L’échelle qui suit fournit les descripteurs, leurs définitions et leur valeur numérique :

Descripteur Abréviation Définition Valeur dans RechercheNet

Remarquable

O++

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard de la plupart ou de la totalité des aspects pertinents. Il peut y avoir des lacunes minimes.

28

O+

26

O

24

Excellent

E++

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard d’une bonne partie des aspects pertinents, et se révèle acceptable à l’égard de tous les autres. Des améliorations sont possibles.

22

E+

20

E

18

Bon

G

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard de quelques aspects pertinents et se révèle acceptable à l’égard de tous les autres. Des améliorations s’imposent.

12

Passable

F

Pour ce sous-critère, la demande traite des aspects pertinents d’une manière générale. Des améliorations importantes s’imposent.

6

Médiocre

P

Pour ce sous-critère, la demande ne présente pas d’arguments suffisamment convaincants ou présente des lacunes ou des failles importantes.

0

Critères de sélection pour l’étape 1 :
  • Calibre du candidat – 75 %
    • Leadership (25 %)
    • Importance des contributions (25 %)
    • Productivité (25 %)
  • Vision et direction du programme – 25 %

L’échelle de sélection compte cinq descripteurs, chacun ayant son abréviation et sa définition propres. L’abréviation (également appelée cote alphabétique) correspond à une valeur numérique que RechercheNet peut convertir en ordre de classement. Les valeurs numériques sont multipliées par leur pondération respective pour chaque sous-critère et additionnées. C’est ainsi qu’est obtenue la cote globale, qui sert ensuite à classer les demandes attribuées à chaque évaluateur. Veuillez noter que RechercheNet effectue tous ces calculs automatiquement et génère une liste de classement pour l’ensemble des demandes attribuées à chaque évaluateur selon un ordre descendant. Les évaluateurs peuvent modifier leurs cotes jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du classement. Toutefois, ils n’ont pas à départager les demandes ex aequo à cette étape du processus de sélection. Au final, c’est le rang de la demande qui déterminera son classement dans le concours, lequel servira à prendre les décisions en matière de financement.

Les évaluateurs devront ensuite soumettre leurs évaluations préliminaires aux IRSC afin de passer à l’étape suivante.

6.1.2 Descripteurs et guide d’interprétation des critères de sélection de l’étape 1

L’étape 1 porte sur le calibre du candidat, en tenant compte des qualités jugées essentielles pour atteindre les objectifs du Programme de subventions Fondation. Ces qualités sont le leadership, la capacité d’apporter des contributions importantes et la productivité. Cette étape évalue aussi l’aptitude à définir et à énoncer une vision et une direction claires et convaincantes pour le programme. Veuillez prendre note que les évaluateurs seront sélectionnés en fonction de leur expertise dans le domaine de recherche du candidat.

Dans certains cas, il pourrait y avoir plusieurs directeurs de programme pour une seule subvention Fondation. Ces candidats devront démontrer leur synergie et leur expérience à diriger ensemble des programmes de recherche. L’évaluation de chaque critère de sélection tiendra alors compte à la fois des contributions individuelles et conjointes en recherche des codirecteurs de programme.

Les sections qui suivent décrivent plus en détail les sous-critères liés aux critères « Calibre du candidat » et « Vision et direction du programme ». On rappellera aux évaluateurs : 1) ce que les candidats étaient tenus de fournir dans leur demande et 2) les questions d’évaluation particulières définies pour chacun des sous-critères. On fournit également un résumé des lignes directrices et des considérations pour l’interprétation de chaque sous-critère. Ces renseignements sont fournis à titre indicatif pour aider à l’évaluation de chaque section de la demande.

6.1.3 Étape 1 – Critère 1 : Calibre du candidat

Remarque : Pour chacun des sous-critères de « Calibre du candidat », les évaluateurs doivent tenir compte des facteurs suivants :

  • l’expérience et les contributions récentes du candidat, en tenant compte de ses réalisations tout au long de sa carrière;
  • la nature, l’étendue et la somme d’expérience et de contributions du candidat, en fonction du stade de sa carrière;
  • la nature, l’étendue et la somme d’expérience et de contributions du candidat, en fonction de son domaine de recherche;
  • des changements dans la situation personnelle du candidat ayant entraîné une interruption de carrière pour des motifs valables, tels qu’un congé prolongé ou une productivité réduite pour des raisons liées à la santé, à la famille ou autre. Veuillez noter que le candidat est encouragé à expliquer toute situation personnelle afin d’assurer une évaluation équitable de ses réalisations. De plus, la demande peut inclure en pièce jointe un document PDF pour compléter les renseignements sur leurs publications dans le CV commun du candidat.

Sous-critères à évaluer dans le cadre de ce critère :

6.1.3.1 Leadership (25 %)

Ce sous-critère vise à déterminer la mesure dans laquelle le candidat a influencé et inspiré d’autres personnes dans son domaine de recherche, ainsi que sa capacité à diriger efficacement un programme de recherche.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    On demande au candidat de mettre en évidence son expérience en leadership. Pour ce faire, il fournira 1) une description qui illustre son leadership dans son domaine de recherche et stade de carrière respectifs, et 2) des exemples récents et pertinents de vastes projets ou programmes de recherche qu’il a menés et qui démontrent un leadership efficace. Il doit au besoin citer des exemples récents et pertinents tirés de son CV.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Le candidat est-il renommé dans son domaine, comme en font foi les rôles influents qu’il a occupés, les personnes qu’il a inspirées, ses activités de mobilisation communautaire et ses contributions au progrès dans un domaine?
    • Le candidat démontre-t-il une capacité à mettre sur pied et à diriger des programmes de recherche et à obtenir des ressources pour ceux-ci (obtenir les ressources nécessaires, assurer des collaborations efficaces ou intégrer des stratégies d’application des connaissances)?
  • Guide d’interprétation :

    • Le candidat doit être reconnu et respecté dans son domaine de recherche. Pour le démontrer, il peut décrire sa sphère d’influence jusqu’à présent au sein de son domaine de recherche, de son établissement, de sa communauté de recherche et de la société en général. Le candidat doit également posséder une expérience de l’établissement ou de la mobilisation de réseaux et/ou de communautés.
    • Le candidat doit montrer qu’il est capable de diriger efficacement un programme de recherche. Un directeur de programme doit démontrer qu’il est en mesure :
      • de traiter de questions de recherche importantes;
      • de développer et de diriger d’importants projets ou programmes de recherche qui peuvent comporter des réseaux nationaux ou internationaux, s’il y a lieu;
      • de trouver des ressources pour un programme de recherche, y compris assurer le financement de projets de recherche, attirer et retenir le personnel de recherche, acquérir les infrastructures appropriées, etc.;
      • de mettre en place et de gérer des collaborations;
      • d’intégrer des stratégies et des activités d’application des connaissances dans un programme de recherche, y compris diffuser, appliquer ou exploiter les conclusions des recherches.
6.1.3.2 Importance des contributions (25 %)

Ce sous-critère vise à déterminer dans quelle mesure les contributions faites par le candidat jusqu’à présent ont produit un impact (un avantage tangible ou une influence positive) sur la santé, les soins de santé, les systèmes de santé ou la recherche en santé. Ces contributions pourraient inclure des avancements dans différents domaines liés à la recherche et à la santé, et avoir permis de maintenir une base durable de chercheurs en santé. La nature et la somme de ces avancements peuvent dépendre du domaine de recherche et du stade de la carrière du candidat.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    On demande au candidat de mettre en évidence l’impact de ses contributions sur la santé et sur la recherche en santé, en décrivant les retombées concrètes ou les effets positifs de ses contributions pour la santé, les soins de santé, le système de santé ou la recherche en santé. Il doit au besoin citer des exemples récents et pertinents tirés de son CV.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Le candidat a-t-il suscité des progrès importants sur le plan de la création de connaissances ou de l’amélioration de la santé, des soins de santé ou des systèmes de santé?
    • Le candidat a-t-il permis la participation, assuré la formation ou lancé la carrière de personnes à l’avenir prometteur en recherche ou dans d’autres domaines non universitaires liés à la santé?
  • Guide d’interprétation :

    • Le candidat doit démontrer l’impact qu’il a produit sur l’avancement des connaissances issues de la recherche ou l’amélioration des pratiques de recherche dans son domaine. En outre, le candidat doit démontrer comment il a contribué à l’avancement des soins de santé, des systèmes de santé, des résultats sur le plan de la santé et/ou de la prospérité économique, le cas échéant. Pour évaluer les contributions, il faut prendre en compte ce qui suit :
      • Les contributions à l’avancement des connaissances (santé ou autres domaines) comprennent les avancements ou les améliorations à l’état actuel de la réflexion dans le domaine de recherche soutenu.
      • Les contributions à la recherche (santé ou autres domaines) comprennent les changements à grande échelle ou transformateurs apportés aux pratiques et aux approches actuelles de la recherche.
      • Les contributions aux soins de santé comprennent les améliorations du diagnostic, du traitement et de la prévention des maladies, des affections, des invalidités, des blessures et des autres déficiences physiques et cognitives.
      • Les contributions au système de santé comprennent les améliorations de l’organisation des personnes, des établissements, des renseignements en santé, des politiques de santé, et des ressources humaines et financières pour offrir des services de soins de santé.
      • Les contributions aux résultats sur le plan de la santé comprennent les améliorations de la santé et/ou de la qualité de vie des personnes ou des populations.
      • Les contributions à la prospérité économique comprennent les débouchés économiques découlant de l’application ou de la commercialisation de la recherche en santé.
    • Le candidat doit démontrer qu’il a déjà contribué à l’avancement de la capacité de recherche.
      • Les contributions à une assise durable pour la recherche en santé et l’application des connaissances (santé ou autres domaines) comprennent le soutien du mentorat et de la formation, l’avancement professionnel et le recrutement ou le maintien en poste d’employés hautement qualifiés dans des domaines universitaires et non universitaires rattachés à la santé.
      • Les contributions des chercheurs en milieu de carrière à une assise durable de recherche en santé peuvent être différentes de celles des chercheurs chevronnés et pourraient être davantage centrées sur les efforts de renforcement des capacités (p. ex. aptitude à attirer des étudiants, des stagiaires ou des boursiers émergents, et à développer et à mettre en œuvre des occasions de mentorat ou de formation novatrices).
6.1.3.3 Productivité (25 %)

Ce sous-critère vise à évaluer la qualité et la somme des résultats de recherche obtenus par le candidat.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra mettre en évidence sa productivité tant récente qu’au cours de sa carrière, en insistant à la fois sur les aspects qualitatifs et quantitatifs de leurs résultats de recherche. Il devra au besoin citer des exemples récents et pertinents tirés de son CV.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • D’après ses travaux antérieurs, le candidat a-t-il démontré un excellent niveau de résultats de recherche (quantité) dans son domaine?
    • Les travaux antérieurs du candidat ont-ils produit des résultats de recherche de grande qualité?
  • Guide d’interprétation :

    • Le candidat doit démontrer un excellent niveau de résultats de recherche comparativement à ses pairs dans un domaine et à un stade de carrière similaires.
    • Par ses travaux antérieurs, le candidat doit avoir produit des contributions reconnues comme étant de grande qualité dans son domaine de recherche.

6.1.4 Étape 1 – Critère 2 : Vision et direction du programme

6.1.4.1 Vision et direction du programme (25 %)

Ce sous-critère vise à évaluer l’aptitude du candidat à définir et à énoncer une vision claire, convaincante et globale de son programme de recherche. L’évaluation de la qualité de la vision devrait tenir compte des caractéristiques suivantes :

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra exprimer une vision de haut niveau et indiquer une direction mobilisatrice pour son programme de recherche. Il devra notamment mettre en évidence le but, les objectifs généraux, les résultats attendus ou contributions, et l’importance du programme proposé si les objectifs sont atteints.

    Les subventions Fondation se veulent souples pour donner l’occasion aux directeurs de programme d’innover et d’explorer de nouvelles pistes de recherche. Les renseignements demandés dans la présente section ne visent pas à obtenir des précisions sur chacun des projets portant sur des thèmes connexes.

    Si la demande est retenue à l’étape 1, le candidat devra détailler son programme de recherche à l’étape 2.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • La vision, le but, les objectifs généraux et les contributions potentielles de la proposition de recherche proposée sont-ils bien définis et énoncés dans le contexte d’un cheminement de carrière logique pour les directeurs de programme?
    • La vision est-elle orientée vers l’avenir, créative et suffisamment ambitieuse?
    • La vision a-t-elle pour objectif de susciter des progrès importants sur le plan de la création de connaissances ou de l’amélioration de la santé, des soins de santé ou des systèmes de santé?
  • Guide d’interprétation :

    • La vision devrait donner un aperçu de l’orientation du programme envisagée pour la durée de la subvention, d’une manière cohérente et claire, en soulignant les principaux éléments synergiques du programme de recherche.
    • Une vision avant-gardiste est tournée vers l’avenir et décrit les contributions que propose le programme de recherche (c.-à-d. ce que le programme compte réaliser à court et à long terme). Une vision créative décrit le potentiel qu’a le programme de favoriser des approches novatrices ou des extrants, des résultats et des impacts novateurs. Une vision suffisamment ambitieuse est envisageable et réaliste (p. ex. elle donne au programme de recherche une envergure appropriée). Elle tient compte des principaux éléments requis pour la réussite du programme de recherche et fixe l’orientation de la planification du programme grâce à un but et à des objectifs de soutien clairement définis.
    • La vision du programme de recherche devrait chercher à améliorer considérablement les connaissances liées à la santé, la recherche en santé, les soins de santé, les systèmes de santé ou les résultats sur le plan de la santé. Cela pourrait être défini par l’importance du programme (p. ex. d’après une évaluation des avantages déclarés et leur rapport avec des enjeux, des lacunes et des débouchés existants) et des résultats de recherche à court et à long termes.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.1.5 Discussion en ligne

Une fois que les évaluations préliminaires d’une demande donnée ont été soumises par RechercheNet, toutes sont accessibles à l’ensemble des évaluateurs. Les évaluateurs pourront alors discuter de chacune des demandes qui leur ont été attribuées avec les autres évaluateurs affectés aux mêmes demandes. L’outil de discussion en ligne a été mis au point pour permettre aux évaluateurs d’échanger afin de comparer leurs points de vue d’experts et discuter des divergences.

La discussion aura pour objectif de faire la lumière sur les divergences dans les évaluations. Nul besoin d’arriver à un consensus durant la discussion scientifique. Le nom de chaque évaluateur ainsi que son évaluation préliminaire (cotes, commentaires écrits, recommandation budgétaire et classement) seront affichés pour chaque demande. S’il demeure des divergences d’opinion minimes dans les évaluations d’une demande, il est possible qu’aucune discussion ne soit requise.

La période de discussion de 72 heures sera animée par un président de concours. Les évaluateurs seront informés à l’avance du moment où la période de discussion pour le concours aura lieu. La participation en ligne des évaluateurs ne se fera pas nécessairement en simultané.

Les évaluateurs pourront se connecter n’importe quand après l’ouverture de la période de discussion. Toutefois, pour favoriser un échange d’opinions productif, on encourage fortement les évaluateurs à se brancher fréquemment pendant la discussion en ligne dans RechercheNet. Afin de maximiser l’échange entre les évaluateurs, nous vous demandons de vous engager aussi dans la discussion en ligne dès que possible au début de la période des 72 heures et de fournir des commentaires aux autres évaluateurs bien avant la clôture de la discussion en ligne. Il est important de savoir qu’une discussion approfondie de leur demande profitera aux candidats. Les évaluateurs doivent donc être souvent disponibles pour échanger sur leurs demandes durant la discussion en ligne dans RechercheNet.

Les évaluateurs affectés à une même demande pourront participer à la discussion aussitôt que toutes les évaluations de la demande seront soumises. La discussion débutera à la date prévue; il est donc important de respecter les échéances établies. Les évaluateurs qui n’auront pas soumis leurs évaluations préliminaires à temps ne pourront pas participer à la discussion, et cela sera signalé dans leur statut en ligne.

Un président de concours sera affecté à chaque demande pour animer la discussion. Sa tâche consistera à s’assurer qu’une discussion a lieu, si nécessaire, et à inciter les évaluateurs à discuter. Le personnel des IRSC peut également lancer une discussion ou fournir des commentaires au besoin pour assurer le respect des politiques et procédures des IRSC.

Une fois la discussion terminée pour chaque demande, on donnera aux évaluateurs l’occasion d’apporter des modifications à leurs évaluations au besoin. Ils pourront, par exemple, modifier leurs commentaires, changer leurs cotes et/ou leur classement.

Il convient de noter que :

  1. Chaque évaluateur pourra démarrer un fil de discussion en ligne. Tous les évaluateurs affectés à une même demande pourront voir les commentaires affichés. Une fois affichés, les commentaires ne pourront plus être supprimés ou modifiés par les évaluateurs.
  2. Les évaluateurs pourront afficher des commentaires destinés au personnel des IRSC. Par contre, les autres évaluateurs pourront voir ces commentaires.
  3. Un courriel sera envoyé chaque jour pour informer les évaluateurs des nouveaux messages affichés.
  4. Pendant la discussion, les évaluateurs pourront sentir le besoin de mettre à jour leurs cotes et évaluations préliminaires. Cela peut survenir n’importe quand, tant pendant qu’après la période de discussion. Comme elles sont mises à jour de façon dynamique, ces modifications seront visibles par les autres évaluateurs.
  5. Aucune transcription du contenu de la discussion en ligne ne sera donnée aux candidats. Toutefois, le contenu des discussions sera sauvegardé par les IRSC dans le dossier de la demande. Ce dossier est assujetti à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur la protection des renseignements personnels du gouvernement du Canada.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.1.6 Présentation de la liste de classement finale aux IRSC

Une fois la discussion en ligne terminée, les évaluateurs devront finaliser leurs évaluations et leur liste de classement individuelle. À cette étape, les évaluateurs doivent départager les demandes ex æquo dans leur liste de classement individuelle. Cela fait, ils peuvent modifier l’ordre de classement des demandes qui leur sont attribuées en déplaçant les demandes vers le haut ou vers le bas de la liste. Le classement original restera visible comme point de référence. Une fois satisfaits de l’ordre de classement des demandes qui leur sont attribuées, les évaluateurs devront soumettre leurs listes de classement finales aux IRSC. Veuillez noter que les évaluateurs ne verront pas les listes de classement finales des autres évaluateurs. Le processus de sélection de l’étape 1 est maintenant terminé.

Lorsqu’ils auront reçu tous les classements, les IRSC produiront un classement combiné pour chaque demande et trieront les demandes par ordre décroissant. Chaque demande recevra jusqu’à un maximum de cinq évaluations, un classement par évaluateur, un classement combiné et un écart-type. Les IRSC détermineront quels candidats seront invités à soumettre une demande à l’étape 2 à partir du nombre de demandes, du classement combiné, de l’écart-type et des fonds disponibles pour le concours.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.2 Section 2 – Processus de sélection de l’étape 2

L’étape 2 porte sur la qualité du programme ainsi que sur la qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources et est distincte de la demande pour l’étape 1.

6.2.1 Évaluation préliminaire des demandes

Chaque demande sera attribuée à un maximum de cinq évaluateurs, en fonction du meilleur appariement possible entre le contenu de la demande et l’expertise de l’évaluateur. L’appariement et l’attribution se feront en fonction de la déclaration des évaluateurs quant à leur capacité d’évaluer ainsi qu’avec l’aide et sous la supervision des présidents de concours. Les évaluateurs accéderont aux demandes qui leur sont attribuées dans RechercheNet et procéderont aux évaluations à distance. Les évaluateurs de l’étape 2 n’auront pas accès aux documents et aux évaluations de l’étape 1.

La demande est structurée de façon à correspondre aux critères de sélection énoncés dans ce guide. Les évaluateurs doivent consulter la section Descripteurs et guide d’interprétation des critères de sélection de l’étape 2 pour des orientations sur l’application des critères de sélection.

Les évaluateurs seront invités à fournir une cote et à justifier celle-ci en décrivant les forces et les faiblesses pour chaque sous-critère énoncé dans le tableau ci-dessous. Les champs servant à décrire les forces et les faiblesses dans RechercheNet sont obligatoires. Il est important de bien décrire les forces et les faiblesses, car elles serviront : 1) à fournir aux évaluateurs à l’étape finale une justification pour les cotes et le classement final accordés à chaque demande, 2) à offrir aux autres évaluateurs chargés de la demande une justification pour les cotes et le classement accordés à chaque demande et 3) à fournir de la rétroaction aux candidats.

Les évaluateurs doivent tenir compte du stade de la carrière, du domaine de recherche et de l’établissement des candidats lorsqu’ils évaluent chaque critère.

Par souci d’uniformité, les évaluateurs doivent utiliser une échelle de sélection commune. Veuillez noter que nous avons intégré plusieurs niveaux aux descripteurs supérieurs de l’échelle pour tenir compte du fait que de nombreuses demandes risquent de se retrouver dans chaque catégorie de l’échelle. Les évaluateurs sont invités à utiliser l’échelle au complet, au besoin, et notamment les divers niveaux des descripteurs supérieurs, pour exprimer les différences à l’intérieur de ces catégories. L’échelle qui suit fournit les descripteurs et leurs définitions ainsi que les valeurs numériques connexes.

Descripteur Abréviation Définition Valeur dans RechercheNet

Remarquable

O++

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard de la plupart ou de la totalité des aspects pertinents. Il peut y avoir des lacunes minimes.

28

O+

26

O

24

Excellent

E++

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard d’une bonne partie des aspects pertinents, et se révèle acceptable à l’égard de tous les autres. Des améliorations sont possibles.

22

E+

20

E

18

Bon

G

Pour ce sous-critère, la demande fait preuve d’excellence à l’égard de quelques aspects pertinents et se révèle acceptable à l’égard de tous les autres. Des améliorations s’imposent.

12

Passable

F

Pour ce sous-critère, la demande traite des aspects pertinents d’une manière générale. Des améliorations importantes s’imposent.

6

Médiocre

P

Pour ce sous-critère, la demande ne présente pas d’arguments suffisamment convaincants ou présente des lacunes ou des failles importantes.

0

Critères de sélection pour l’étape2 :
  • Qualité du programme (50 %)
    • Idée de recherche (25 %)
    • Approche de la recherche (25 %)
  • Qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources (50 %)
    • Expertise (20 %)
    • Mentorat et formation (20 %)
    • Qualité de l’environnement de soutien (10 %)

L’échelle de sélection compte cinq descripteurs, chacun ayant son abréviation et sa définition propres. L’abréviation (également appelée cote alphabétique) correspond à une valeur numérique que RechercheNet peut convertir en ordre de classement. Les valeurs numériques sont multipliées par leur pondération respective pour chaque sous-critère et additionnées. C’est ainsi qu’est obtenue la cote globale, qui sert ensuite à classer les demandes attribuées à chaque évaluateur. Veuillez noter que RechercheNet effectue tous ces calculs automatiquement et génère une liste de classement pour l’ensemble des demandes attribuées à chaque évaluateur selon un ordre descendant. Les évaluateurs peuvent modifier leurs cotes jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du classement. Toutefois, ils n’ont pas à départager les demandes ex aequo à cette étape du processus de sélection.

On demandera aussi aux évaluateurs de signaler dans RechercheNet les demandes préoccupantes par rapport aux points ci-dessous. Ces points ne doivent pas être considérés comme des critères de sélection, sauf s’ils ont un impact sur la qualité scientifique de la demande. Pour plus d’information sur la question, consultez l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC2).

  1. Éthique et autres exigences stratégiques : La responsabilité de voir à ce que toute la recherche réponde aux normes éthiques est déléguée à l’établissement local par les IRSC. Les IRSC n’exigent pas de formulaires d’éthique en tant que tels avec la demande. Toutefois, l’évaluateur peut signaler des aspects particuliers, comme l’utilisation de sujets humains, d’animaux, de tissus humains ou de matériels dangereux, ou la recherche qui semble supposer la participation de populations autochtones, s’il estime qu’ils n’ont pas été traités comme il se doit.
  2. Recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines (RCSPH) : Les demandes qui prévoient l’utilisation de cellules souches humaines et qui seront financées seront également évaluées par le Comité de surveillance de la recherche sur les cellules souches (CSRCS). Si la case n’est pas cochée par le candidat et que le travail proposé utilise des cellules souches pluripotentes humaines, il est essentiel que les évaluateurs l’indiquent.

Une fois la recommandation budgétaire faite, les évaluateurs devront soumettre leurs évaluations préliminaires aux IRSC afin de passer à l’étape suivante.

6.2.2 Descripteurs et guide d’interprétation des critères de sélection de l’étape 2

L’étape 2 porte sur la qualité du programme de recherche proposé, notamment le concept de la recherche, l’approche de la recherche, l’expertise et l’acquisition de capacités, ainsi que l’environnement de soutien pour le programme de recherche proposé.

Les évaluateurs seront sélectionnés en fonction de leur expertise pour évaluer l’idée et l’approche de recherche pour chaque demande. Les candidats invités à soumettre une demande à l’étape 2 du concours de subventions Fondation ont été sélectionnés en fonction des réussites passées à la direction de programmes de recherche. Ils ont démontré, par exemple, qu’ils étaient capables de concevoir et de mettre en œuvre des méthodes et des techniques détaillées pour mener à bien des projets de recherche, tout en mobilisant et en obtenant l’expertise voulue pour apporter des contributions importantes. C’est pourquoi l’information fournie par les candidats pour répondre au programme de recherche proposé à l’étape 2 doit être générale et ne donnera pas de détails sur les projets spécifiques faisant partie du programme de recherche. Les subventions Fondation se veulent souples pour donner l’occasion aux directeurs de programme d’innover ou d’explorer de nouvelles pistes de recherche. Les évaluateurs seront sélectionnés en fonction de l’expertise déclarée concernant le champ de recherche du candidat.

Les sections qui suivent décrivent plus en détail les sous-critères liés aux critères « Qualité du programme » et « Qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources ». On rappellera aux évaluateurs ce que les candidats étaient tenus de fournir dans la demande pour le sous-critère de même que les questions d’évaluation particulières définies pour chacun des sous-critères. Un résumé des lignes directrices et des considérations pour l’interprétation de chaque sous-critère figurent également ci-dessous. Ces renseignements sont fournis à titre indicatif pour aider à l’évaluation de chaque section de la demande.

6.2.3 Étape 2 - Critère 1 : Qualité du programme

Sous-critères à évaluer dans le cadre de ce critère :

6.2.3.1 Idée de recherche (25 %)

Ce sous-critère vise à évaluer l’élément de recherche du programme et l’importance des résultats prévus.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra exposer clairement le programme de recherche proposé en présentant son but, ses objectifs et, à un niveau élevé, les éléments du programme de recherche, ainsi que les impacts potentiels à court et à long termes du programme proposé.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Les buts et les objectifs du programme proposé, sont-ils bien énoncés et bien définis?
    • Y a-t-il une cohérence conceptuelle dans le programme de recherche?
    • Les résultats potentiels du programme à court et à long termes sont-ils importants? Sont-ils susceptibles de faire avancer considérablement les connaissances liées à la santé ou leur application pour améliorer les soins de santé, les systèmes de santé ou les résultats sur le plan de la santé?
  • Guide d’interprétation :

    • Le but et les objectifs du programme devraient être bien définis et appropriés, compte tenu de la nature et de la portée du programme de recherche. Il devrait y avoir une justification raisonnable et conceptuelle des éléments, fondée sur de la littérature pertinente ou des résultats antérieurs (le cas échéant).
    • Les éléments du programme de recherche (y compris tout élément pertinent de l’application des connaissances) devraient être alignés sur le but et les objectifs globaux du programme, et intégrer les éléments conceptuels.
    • L’importance et l’innovation du programme de recherche proposé devraient être évaluées en fonction d’autres recherches dans le domaine et du besoin relatif des extrants et des résultats du programme de recherche. Les évaluateurs doivent également mesurer l’importance des résultats prévus à court et à long terme, car elle est liée à la probabilité de faire avancer considérablement les connaissances en matière de santé, les approches/méthodologies, les soins de santé, le système de santé ou les résultats sur le plan de la santé.
  • Autres considérations (s’il y a lieu)

  • Considérations internationales

    Notons que les IRSC contribuent et apportent leur soutien à des projets de recherche et à des collaborations d’envergure internationale qui portent sur différents domaines de recherche, par exemple les questions touchant la recherche en santé mondiale, et au développement de la capacité de recherche en santé, à l’échelle internationale et nationale. Pour ces types de programmes, la démonstration de l’importance devrait consister avant tout à montrer que les composantes internationales cadrent avec les buts et les objectifs du programme de recherche et que la collaboration a le potentiel d’améliorer les résultats liés à la santé dans la grande communauté mondiale.

6.2.3.2 Approche de recherche (25 %)

Ce sous-critère vise à évaluer la qualité de l’approche du programme de recherche proposé.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra exposer clairement son programme de recherche (c.-à-d. comment il atteindra les objectifs du programme de recherche), notamment :

    • les problèmes potentiels de l’approche;
    • les stratégies d’atténuation qui seront employées pour résoudre ces problèmes;
    • la façon dont les progrès et la réussite du programme de recherche qu’ils proposent seront mesurés par rapport aux principales réalisations.

    Le candidat n’aura pas à expliquer dans le détail les méthodologies établies; cependant, il devra décrire les approches innovatrices de manière appropriée.

    Les subventions Fondation se veulent souples pour donner l’occasion aux directeurs de programme d’innover et d’explorer de nouvelles pistes de recherche. Le candidat n’aura pas à fournir un plan de recherche détaillé ni un plan de projet pour chacun des projets portant sur des thèmes connexes.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • L’approche de la recherche convient-elle pour atteindre les objectifs du programme proposé?
    • L’approche prévoit-elle une certaine flexibilité d’orientation au fil de l’évolution du programme?
    • L’approche inclut-elle une description détaillée de la façon dont les progrès et la réussite seront mesurés?
    • L’approche comprend-elle un plan pour repérer les problèmes potentiels et appliquer les stratégies d’atténuation appropriées?
  • Guide d’interprétation :

    • L’approche de recherche comprend un certain nombre d’éléments qui la soutiennent. Ces éléments doivent être bien planifiés et appropriés, et atteindre les objectifs du programme de recherche. Le candidat n’aura pas à fournir un plan de recherche détaillé ni un plan de projet pour chacun des projets portant sur des thèmes connexes.
    • L’approche doit :
      • être suffisamment souple pour explorer de nouvelles voies de recherche et
      • permettre de maximiser les contributions grâce à une collaboration et à une application des connaissances appropriées.
    • Un plan approprié pour mesurer les progrès par rapport aux principaux jalons devrait être en place.
    • Un plan général pour relever et aborder les défis ou les risques fondamentaux liés aux éléments du programme en matière de recherche et d’application des connaissances doit être mis en place. Une liste exhaustive n’est pas requise.
  • Considérations

    Le caractère approprié des stratégies d’application des connaissances variera selon le domaine de recherche. Toutes les stratégies d’application des connaissances devraient être pertinentes au contexte du programme de recherche proposé.

  • Exigences obligatoires (le cas échéant)

    Les données probantes montrent que les différences biologiques, économiques et sociales entre les femmes et les hommes contribuent aux différences dans les risques liés à la santé, l’utilisation des services de santé, l’interaction avec le système de santé et les résultats sur le plan de la santé. Ainsi, tous les candidats des IRSC sont censés intégrer, lorsque c’est approprié, les considérations liées au genre et au sexe dans la conception de leur recherche, afin d’accroître la pertinence et l’application des résultats de la recherche en santé aux hommes et aux femmes.

6.2.4 Étape 2 – Critère 2 : Qualité de l’expertise, de l’expérience et des ressources

6.2.4.1 Expertise (20 %)

Ce sous-critère vise à évaluer l’expertise et l’expérience des directeurs de programme ainsi que des experts de programme proposés (voir la définition ci-dessous) pour atteindre collectivement les objectifs du programme proposé. Il incombe aux directeurs de programme de s’assurer que le programme de recherche proposé est voué à la réussite.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra présenter de façon générale l’expertise collective, l’expérience et les ressources réunies et expliquer en quoi elles sont appropriées pour assurer l’atteinte des objectifs du programme de recherche proposé. Il devra traiter notamment :

    • de l’expertise et de l’expérience (disciplinaire, professionnelle ou méthodologique) des directeurs de programme proposés, de même que de celles des experts de programme (chercheurs, techniciens, utilisateurs des connaissances, partenaires, patients, stagiaires, etc.);
    • du degré d’engagement (p. ex. temps consacré et contribution) des directeurs de programme, le cas échéant;
    • de l’engagement (en espèces ou en nature) de la part des utilisateurs des connaissances et/ou des partenaires candidats intéressés ou engagés, le cas échéant;
    • des rôles du directeur de programme et des experts de programme dans la surveillance et la gestion du programme de recherche;
    • d’un plan pour trouver de l’expertise (nouveaux experts de programme) basé sur les besoins futurs prévus du programme de recherche, puisque, selon les besoins du programme proposé, les IRSC s’attendent à ce que les experts de programme changent pendant la subvention.
  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Compte tenu des objectifs et de la portée du programme de recherche proposé, le candidat possède-t-il l’expertise appropriée et l’expérience pertinente pour diriger et gérer le programme?
    • La combinaison et le degré de participation ou d’engagement des principaux experts de programme et (s’il y a lieu) des partenaires candidats sont-ils appropriés?
  • Guide d’interprétation :

    • Les rôles et les responsabilités des directeurs de programme doivent être clairement décrits et associés aux objectifs du programme de recherche et renvoyer au curriculum vitæ des directeurs de programme, au besoin. Veuillez noter que si la carrière du directeur de programme a été interrompue, sa demande peut inclure un document PDF pour compléter les renseignements sur ses rôle et responsabilités contenus dans son CVC.
      • On doit présenter un aperçu de l’autre groupe d’experts rassemblé pour entreprendre le programme de recherche (c.-à-d. les « experts de programme ») et un plan pour trouver de l’expertise (nouveaux experts de programme) basé sur les besoins futurs prévus du programme de recherche. Veuillez noter que les experts de programme ne soumettront pas de CV avec la demande de l’étape 2.
      • Le degré d’engagement (p. ex. temps consacré et contribution) des directeurs de programme devrait être approprié par rapport aux rôles et responsabilités décrits. La coordination des directeurs de programme et des experts de programme dans la surveillance et la gestion du programme de recherche devrait être clairement décrite. Il ne devrait pas y avoir de lacunes au niveau de l’expertise ou de la capacité de diriger et d’atteindre les objectifs du programme proposé.
    • Les directeurs de programmes devraient démontrer qu’ils sont capables de planifier l’avenir en obtenant des experts de programme désignés et/ou des partenaires candidats des engagements de temps (p. ex. participation au programme de recherche décrit), de ressources (p. ex. accès à de l’équipement) ou de fonds (en espèces ou en nature).
  • Considérations

    Pour toute approche concernant l’application des connaissances, le candidat devrait identifier les utilisateurs des connaissances pertinents. Dans certains cas, les utilisateurs des connaissances appropriés sont essentiels pour que le programme de recherche ait l’impact voulu et pour sa réussite; une approche intégrée de l’application des connaissances peut donc être pertinente. Une telle approche obligerait à s’engager à avoir une relation véritable avec les utilisateurs des connaissances en question. Les utilisateurs des connaissances peuvent être tenus responsables, et imputables, de l’application des résultats du programme.

    Il n’est pas impératif d’avoir un engagement (en espèces ou en nature) de la part des utilisateurs des connaissances et/ou des partenaires candidats intéressés ou engagés, mais on peut raisonnablement s’y attendre compte tenu de la nature et du type d’utilisateur de connaissances. Dans certains cas, l’engagement financier peut soutenir une démarche essentielle en vue d’appliquer les résultats du programme.

6.2.4.2 Mentorat et formation (20 %)

Ce sous-critère vise à évaluer la qualité du plan de mentorat et de formation à partir de l’engagement démontré ou du niveau d’engagement du candidat à façonner l’avenir de ses étudiants, stagiaires, boursiers émergents, chercheurs en début de carrière, ainsi que d’autres personnes dans des domaines non universitaires liés à la santé.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra exposer un plan de mentorat et de formation décrivant :

    • les objectifs de formation, les occasions d’apprentissage et les principales activités;
    • des méthodes de mentorat/formation adaptées au domaine de recherche et au programme de recherche proposé;
    • les fondements de l’approche de formation proposée;
    • les problèmes potentiels du plan de mentorat et de formation, ainsi qu’une stratégie d’identification et d’atténuation de ces problèmes;
    • la façon dont les progrès et la réussite seront mesurés.
  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Le programme de recherche comporte-t-il un plan de mentorat et de formation détaillé visant à renforcer les capacités des étudiants, des stagiaires, des utilisateurs des connaissances, des boursiers émergents et/ou des chercheurs en début de carrière et à les mettre en position favorable pour mener des carrières en recherche fructueuses et/ou emprunter d’autres parcours professionnels dans des domaines non universitaires liés à la santé?
    • Par rapport au programme et au domaine de recherche, le plan proposé adopte-t-il une approche pertinente pour l’atteinte des objectifs?
    • Le plan comprend-il une stratégie pour cerner et atténuer les problèmes potentiels?
  • Guide d’interprétation :

    • Un plan de mentorat et de formation exhaustif comprend une combinaison d’études et de méthodes informelles de mentorat et de formation. Le plan devrait être présenté d’une façon cohérente, et énoncer clairement les objectifs de formation, les occasions d’apprentissage et les principales activités. Les activités de mentorat et de formation devraient mettre l’accent sur :
      • le perfectionnement des compétences (p. ex. compétences techniques, méthodologiques, orales et écrites; enseignement; gestion des subventions; préparation des budgets; valeurs et éthique de la recherche; au besoin, gestion de laboratoire);
      • le perfectionnement professionnel (p. ex. préparation pour des carrières en recherche ou d’autres domaines non universitaires).
    • Le plan de mentorat et de formation devrait être adapté au domaine, au stade de la carrière du directeur de programme ainsi qu’à la nature et à la portée du programme de recherche et aux niveaux de formation particuliers (p. ex. étudiants de cycles supérieurs, stagiaires, boursiers émergents, chercheurs en début de carrière, ou professionnels de la santé). Les avantages des activités de formation et de mentorat pour le public cible devraient être clairs. Les directeurs de programme sont censés prendre part directement aux activités de mentorat et de formation.
    • La stratégie de gestion des risques pour la composante de mentorat et de formation du programme devrait décrire les défis potentiels que pose le fait de recruter, de retenir ou d’encadrer et de former des étudiants de cycles supérieurs, des stagiaires, des boursiers émergents, de nouveaux chercheurs ou des chercheurs en début de carrière, ou des professionnels de la santé (le cas échéant), tout en étant sensible aux défis de ces derniers. Un plan général approprié pour relever les défis cernés devrait être en place.
  • Considérations :

    On accorde beaucoup d’importance aux activités et à la collaboration avec des personnes appartenant à des milieux non universitaires. Les professionnels non universitaires profitent des interactions et de l’accès aux ressources en recherche et à la formation sur l’utilisation de ces ressources.

6.2.4.3 Qualité de l’environnement de soutien (10 %)

Ce critère vise à déterminer si le candidat dispose de toutes les ressources voulues pour atteindre les objectifs du programme à court et à long terme.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra décrire les ressources dont il dispose actuellement afin d’atteindre pleinement les objectifs du programme de recherche, notamment :

    • l’infrastructure matérielle (et/ou d’autres types d’infrastructure, p. ex. les consortiums ou les réseaux de professionnels)
    • le personnel de soutien
    • l’équipement
    • les installations spécialisées
    • les fournitures
  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Les environnements décrits dans la demande permettront-ils de mener le programme de recherche proposé et de gérer et d’atteindre les objectifs et les principaux éléments de ce programme – p. ex. recherche, application des connaissances, mentorat/formation – en fournissant les infrastructures requises?
  • Guide d’interprétation :

    • Selon la nature du programme, il peut être essentiel d’avoir accès à des milieux dans d’autres organisations pour atteindre les objectifs du programme. Les évaluateurs doivent tenir compte du fait que des cadres de soutien appropriés peuvent être trouvés au sein d’un établissement ou être créés grâce à des « réseaux » ou des plateformes en dehors de l’établissement d’accueil.

    Voici d’autres exemples d’environnements (liste non exhaustive) : hôpitaux, centres de soins de longue durée, centres expérimentaux (p. ex. Centre canadien de rayonnement synchrotron, Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire [CERN],), écoles, communautés autochtones, laboratoires de l’industrie, prisons, autorités ou lieux à l’étranger, communautés et bases de données spécialisées.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.2.5 Évaluation du budget

Les évaluateurs devront examiner le budget demandé et la justification afférente. Les candidats seront priés de soumettre leur budget à l’aide d’un modèle modulaire, tenant compte des augmentations budgétaires. On fournira aux évaluateurs les montants du financement de base des candidats, financement calculé par les IRSC et soumis au préalable aux candidats, c’est-à-dire avant qu’ils ne présentent leur demande à l’étape 2.

Les contributions des partenaires (le cas échéant) doivent être prises en compte lors de l’examen du soutien du programme de recherche proposé. Ces contributions seront décrites dans les lettres d’appui et dans le module de budget du partenaire dans RechercheNet.

Veuillez noter que l’évaluation scientifique ne tiendra pas compte de l’évaluation du budget.

Pendant la discussion en ligne, les évaluateurs de l’étape 2 doivent débattre de leurs divergences en matière de recommandations budgétaires. Le président du concours peut communiquer avec les évaluateurs de l’étape 2 s’il doit obtenir des éclaircissements. Si un désaccord subsiste, le budget fera l’objet d’un rapprochement à la fin de l’étape finale de l’évaluation par le sous-comité du budget.

6.2.5.1 Recommandation budgétaire des évaluateurs de l’étape 2

La recommandation budgétaire et les commentaires écrits visent à aider les IRSC à établir les niveaux de financement appropriés aux programmes de recherche individuels.

  • Que demande-t-on au candidat de fournir?

    Le candidat devra fournir des renseignements concernant le budget demandé pour soutenir le programme de recherche proposé, y compris les sommes totales et annuelles demandées.

    Le candidat devra démontrer que la somme demandée est appropriée pour soutenir les activités principales du programme de recherche proposé compte tenu du contexte de leur financement de base. Toute somme supérieure au montant de base calculé devra être justifiée par le candidat.

  • Éléments que les évaluateurs doivent prendre en compte :

    • Le budget demandé est-il approprié pour soutenir les activités principales du programme de recherche proposé? Est-il réaliste et bien justifié dans le contexte du financement de base des candidats?
    • Si la demande est beaucoup plus élevée que les niveaux de financement antérieurs du candidat, est-ce que cela est bien justifié?
  • Guide d’interprétation :

    • Une planification financière générale appropriée devrait être démontrée, et les ressources demandées et existantes devraient être adéquates pour soutenir financièrement toute l’étendue du programme de recherche. Le candidat doit justifier la pertinence de sa demande dans le contexte du programme de recherche proposé en donnant le total de leurs besoins financiers pour la durée de la subvention (7 ans) et la somme pour chacune des catégories définies par les IRSC, accompagnés d’une courte justification. Aucune évaluation précise des postes dans la justification budgétaire n’est attendue ou exigée du candidat. En outre, aucune ventilation annuelle des fonds ne sera fournie.
    • Le candidat qui détient déjà du financement des IRSC doit justifier solidement toute demande qui dépasse de beaucoup ses niveaux de financement antérieurs.
      • Le candidat n’ayant jamais détenu de financement des IRSC doit justifier la pertinence de sa demande dans le contexte de son dossier de financement antérieur.
      • Faire valoir que le financement des IRSC remplacera le financement d’autres sources (p. ex. organisme caritatif, organisme de financement provincial) n’est pas une justification acceptable.
  • Considérations :

    Les évaluateurs sont invités à tenir compte du concept du programme proposé et à recommander, en la justifiant, l’affectation financière qui devrait convenir :

    • ‏Je recommande le budget proposé, comme décrit par le ou les candidats, ou
    • ‏Je recommande que le budget total proposé soit réduit de : _______ $.

    On a fourni aux candidats le montant de leur financement de base (calculé par les IRSC) dans leur demande :

    • Pour ce qui est des candidats qui ont des antécédents de financement auprès des IRSC, ce montant est généré automatiquement en tenant compte de leurs antécédents de financement admissibles.
    • Les candidats qui n’ont pas d’antécédents de financement auprès des IRSC ont été informés de ce qu’ils doivent présenter pour le calcul de leur montant de base.

Pour de plus amples renseignements sur le calcul du budget de base, reportez-vous à la section Entrer l’information sur le budget de la page Subvention Fondation-Présentation d’une demande à l’étape 2 et aux Instructions sur le calcul du budget de base.

6.2.6 Discussion en ligne

L’outil de discussion en ligne a été mis au point pour permettre aux évaluateurs d’échanger afin de comparer leurs points de vue d’experts et discuter des divergences. La discussion en ligne a pour objectif de faire la lumière sur les différences dans les évaluations et sur les recommandations budgétaires.

La discussion, qui sera animée par un président de concours, durera 72 heures. Les évaluateurs seront informés à l’avance du moment où la période de discussion pour le concours aura lieu. La participation en ligne des évaluateurs ne se fera pas nécessairement en simultané.

Les évaluateurs pourront se connecter n’importe quand après l’ouverture de la période de discussion. Afin de maximiser l’échange entre les évaluateurs, nous vous demandons de vous engager dans la discussion en ligne dès que possible au début de la période des 72 heures. Il est important de savoir que les candidats bénéficient d’une discussion approfondie de leur demande. C’est pourquoi les évaluateurs doivent pouvoir se brancher sur RechercheNet fréquemment afin de donner leur opinion sur les demandes qui leur sont attribuées durant la période de discussion. Donc, pour favoriser un échange d’opinions productif, on encourage les évaluateurs à consulter souvent RechercheNet durant la période de discussion en ligne.

Une fois que les évaluations préliminaires d’une demande donnée ont été soumises par RechercheNet, toutes sont accessibles à l’ensemble des évaluateurs. Les évaluateurs pourront alors discuter de chacune des demandes qui leur ont été attribuées avec les autres évaluateurs affectés aux mêmes demandes. Les évaluateurs qui n’auront pas soumis leurs évaluations préliminaires à temps n’auront pas le droit de participer à la discussion, et cela sera signalé dans leur statut en ligne. La discussion débutera à la date prévue. Nul besoin d’arriver à un consensus durant la discussion scientifique. Par contre, si possible, on demande aux évaluateurs de parvenir à un consensus pour ce qui est des recommandations pour le budget proposé. Le nom de chaque évaluateur ainsi que son évaluation préliminaire (cotes, commentaires écrits, recommandation budgétaire et classement) seront affichés pour chaque demande. Si un des évaluateurs propose un changement au budget, cela doit faire l’objet d’une discussion. S’il demeure des divergences d’opinion minimes dans les évaluations d’une demande, il est possible qu’aucune discussion ne soit requise.

Un président de concours sera affecté à chaque demande pour animer la discussion. Sa tâche consistera à s’assurer qu’une discussion a lieu, si nécessaire, et à inciter les évaluateurs à discuter. Le personnel des IRSC peut également lancer une discussion ou fournir des commentaires au besoin pour assurer le respect des politiques et procédures des IRSC.

Une fois la discussion terminée pour chaque demande, on donnera aux évaluateurs l’occasion d’apporter des modifications à leurs évaluations au besoin. Ils pourront, par exemple, modifier leurs commentaires, changer leurs cotes et/ou leur classement.

Il convient de noter que :

  1. Chaque évaluateur pourra démarrer un fil de discussion en ligne. Tous les évaluateurs affectés à une même demande pourront voir les commentaires affichés. Une fois affichés, les commentaires ne pourront plus être supprimés ou modifiés par les évaluateurs.
  2. Les évaluateurs pourront afficher des commentaires destinés au personnel des IRSC. Par contre, les autres évaluateurs pourront voir ces commentaires.
  3. Un courriel sera envoyé chaque jour pour informer les évaluateurs des nouveaux messages affichés.
  4. Pendant la discussion, les évaluateurs pourront sentir le besoin de mettre à jour leurs cotes et évaluations préliminaires. Cela peut survenir n’importe quand, tant pendant qu’après la période de discussion. Comme elles sont mises à jour de façon dynamique, ces modifications seront visibles par les autres évaluateurs.
  5. Aucune transcription du contenu de la discussion en ligne ne sera donnée aux candidats. Toutefois, le contenu des discussions sera sauvegardé par les IRSC dans le dossier de la demande. Ce dossier est assujetti à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur la protection des renseignements personnels du gouvernement du Canada.

Les IRSC offrent un certain nombre de modules d’apprentissage pour aider les évaluateurs à approfondir leurs connaissances du programme et des processus.

6.2.7 Présentation de la liste de classement finale aux IRSC

Une fois la discussion terminée, les évaluateurs devront finaliser leurs évaluations et leur liste de classement individuelle. À cette étape, les évaluateurs doivent départager les demandes ex æquo dans leur liste de classement individuelle. Cela fait, ils peuvent modifier l’ordre de classement des demandes qui leur sont attribuées en déplaçant les demandes vers le haut ou vers le bas de la liste. Le classement original restera visible comme point de référence. Une fois satisfaits de l’ordre de classement des demandes qui leur sont attribuées, les évaluateurs devront soumettre leurs listes de classement finales aux IRSC. Veuillez noter que les évaluateurs verront les listes de classement finales des autres évaluateurs. Le processus de sélection de l’étape 2 est maintenant terminé.

Lorsqu’ils auront reçu tous les classements, les IRSC produiront un classement combiné pour chaque demande et trieront les demandes par ordre décroissant. À l’étape 2, chaque demande recevra jusqu’à un maximum de cinq évaluations, un classement combiné et un écart-type.

Les IRSC détermineront quelles demandes feront l’objet de discussions à l’étape finale de l’évaluation en se fondant sur le nombre de demandes, le classement combiné, l’écart-type et les fonds disponibles pour le concours. À partir des résultats de l’étape 2, les IRSC décideront des demandes à financer parmi celles qui se trouvent au haut du classement. Ces demandes, qui se trouvent dans la « zone verte », ne nécessiteront pas d’autres discussions.

Un deuxième ensemble de demandes passera à l’étape finale de l’évaluation, ce sont les demandes dans la « zone grise ». Il s’agit des demandes parmi les mieux classées, mais qui comportent un écart-type important en raison de divergences dans le classement des évaluateurs.

Les demandes au bas du classement seront rejetées et ne seront pas financées. Après l’étape finale de l’évaluation, tous les candidats recevront un avis de décision.

6.3 Section 3 – Processus de sélection de l’étape finale de l’évaluation

Ici, les présidents de concours qui ont pris part à l’étape 2 seront invités à siéger au comité multidisciplinaire formé de membres provenant de l’ensemble des domaines de la recherche en santé. Ce comité, qui comprendra un président et un agent scientifique (AS), sera chargé d’intégrer les résultats des évaluations de l’étape 2 et de formuler des recommandations quant au financement des demandes situées dans la « zone grise ».

6.3.1 Activités préalables à la réunion

Avant la réunion en personne, chaque membre du comité devra déclarer tout conflit d’intérêts et sa capacité d’évaluer. On lui attribuera ensuite un sous-ensemble de demandes. Chacune des demandes sera confiée à trois membres du comité. Pour chaque demande, les membres du comité auront accès aux données de l’étape 2, dont les évaluations, les classements combinés, les écarts-types et la demande détaillée.

  • Classement combiné

    Les évaluateurs attribueront un classement exprimé en centile à chaque demande en fonction de l’ordre de classement de la liste de demandes qui leur sont attribuées. La demande classée au premier rang dans la liste de demandes d’un évaluateur obtient un rang centile de 100 %. Inversement, celle classée au dernier rang obtient 0 %.

    Le classement combiné (ou rang centile consolidé) représente la moyenne arithmétique (ou moyenne) des classements individuels de tous les évaluateurs pour une demande exprimée en rang centile (c.-à-d. la somme des rangs centiles des évaluateurs divisée par le nombre d’évaluateurs). Autrement dit, le classement combiné représente la moyenne des classements individuels en rang centile de tous les évaluateurs pour une demande donnée.

  • Écart-type

    L’écart-type indique les divergences dans le classement des évaluateurs. Chaque évaluateur accorde un rang centile à chaque demande. Selon le nombre d’évaluateurs à qui une demande est attribuée, une demande peut obtenir jusqu’à 5 rangs centiles dont on tient compte dans le rang centile combiné.

    Pour mettre en contexte la moyenne (ou le rang centile combiné), il est important de fournir l’écart-type pour cet ensemble de données, une mesure statistique de la proximité des points de données par rapport à la moyenne. Si l’écart-type est calculé à 0, cela signifie que tous les points de données sont les mêmes (donc consensus complet des évaluateurs). Ainsi, plus l’écart-type est élevé, plus les points de données sont étalés sur une vaste gamme de valeurs.

On aura recours à un système de catégorisation pour aider les membres du comité à départager les demandes. Les évaluateurs devront classer les demandes dans la catégorie « Oui » (financer) ou dans la catégorie « Non » (ne pas financer). Un nombre minimum de demandes pouvant être classées dans les catégories « oui » et « non » sera alloué à chaque évaluateur. Ce nombre dépend de la disponibilité des fonds pour un concours donné. On demandera aux membres du comité de présenter leurs recommandations aux IRSC avant la réunion.

En fonction des recommandations (« oui/non ») faites par les évaluateurs dans le cadre des activités préalables à la réunion, les IRSC classeront toutes les demandes arrivées à l’étape finale de l’évaluation par ordre décroissant. Le principal critère de tri sera le nombre de « oui » reçus, et le critère secondaire se fondera sur les résultats de l’étape 2.

Le président du comité aura l’occasion de revoir les recommandations des membres du comité avant la réunion. Le personnel des IRSC préparera un calendrier pour la réunion en personne du comité en consultation avec le président et l’AS. Le processus est illustré à la figure 4.

Figure 4. Aperçu des activités préalables à la réunion

Un sous-ensemble de demandes est assigné à l'évaluateur.

L'évaluateur lira les évaluations de l'étape 2 pour les demandes qui lui sont assignées, et aussi les demandes détaillées de l’étape 2, au besoin.

En fonction des évaluations, l'évaluateur de l’étape d’évaluation finale devra choisir les demandes qui devraient être financées. Il indiquera ses choix en votant « oui » (financer) ou « non » (ne pas financer). Le nombre minimal de demandes pouvant être financées sera prédéterminé par les IRSC.

En fonction des recommandations (« oui/non ») faites par les évaluateurs dans le cadre des activités préalables à la réunion, les IRSC classeront les demandes de l’étape d’évaluation finale par ordre décroissant. Le principal critère de tri sera le nombre de « oui » reçus, et le critère secondaire se fondera sur les résultats de classement après l'étape 2.

6.3.2 Réunion en personne du comité

Le comité multidisciplinaire sera invité à formuler des recommandations au sujet des demandes dans la « zone grise » qui devraient être prises en compte pour du financement.

À la réunion, les évaluateurs verront les demandes de subvention classées en ordre décroissant selon une combinaison des recommandations de la réunion préalable (réponses « oui » ou « non ») et des résultats de l’étape 2. À la lumière de ces résultats, les IRSC répartiront les demandes dans trois groupes :

  1. Groupe A (demandes que les membres du comité recommandent de financer);
  2. Groupe B (demandes qui feront l’objet de discussions par le comité);
  3. Groupe C (demandes que les membres du comité recommandent de ne pas financer).

Le président du comité commencera la réunion en demandant aux membres du comité de valider les groupements de demandes. Pour ce faire, le président du comité demandera aux membres du comité si l’un d’entre eux souhaite déplacer certaines demandes proposées pour le groupe A ou le groupe C dans le groupe B afin d’en discuter en comité. Lorsque le comité est satisfait des groupements, les demandes du groupe A et du groupe C seront verrouillées et ne feront plus l’objet de discussions à la réunion.

Le président animera les discussions sur toutes les demandes du groupe B, et l’AS préparera les notes qui résumeront les points importants de chaque demande faisant l’objet de discussions.

Voici le processus qui sera utilisé pour chaque demande faisant l’objet de discussions :

  1. Si une demande place un membre de comité en situation de conflit d’intérêts, le membre sera invité à quitter la pièce.
  2. Le président invitera les trois évaluateurs de la demande à indiquer s’ils ont voté « oui » (financer) ou « non » (ne pas financer) durant les activités préalables à la réunion.
  3. Le président demandera au membre responsable ayant participé à titre de président du concours à l’étape 2 de commencer la discussion puis aux autres membres de poursuivre la discussion. Cette discussion portera sur les raisons ayant amené les membres à voter « oui » ou « non ».
  4. Les membres du comité qui ne sont pas chargés de la demande peuvent participer à la conversation en posant des questions et en donnant leur opinion ou des conseils, ou en offrant leur expertise pour clarifier les points de divergence.
  5. L’agent scientifique lira ses notes, qui représenteront les principaux éléments de la discussion, devant le comité, aux fins d’approbation.

Lorsque toutes les demandes du groupe B auront fait l’objet de discussions, les membres seront appelés à voter sur ces demandes. Les membres se verront attribuer un nombre maximum de votes « oui » (à financer) avant le début de la discussion. Ce maximum se fondera sur le nombre de demandes dans le groupe B et le seuil de financement estimatif.

Le président du comité passera en revue les demandes du groupe B une à une en appelant les membres à voter pour chacune de ces demandes. Les membres du comité voteront électroniquement par un « oui » ou un « non » pour chacune des demandes avec lesquelles ils ne sont pas en conflit d’intérêts. Le président et l’AS ne seront pas autorisés à voter.

Les membres des comités devront se conformer à la Politique sur les conflits d’intérêts et la confidentialité des organismes fédéraux de financement de la recherche. Même si les membres du comité ne seront pas présents lors de la discussion sur les demandes avec lesquelles ils sont en situation de conflit, ils n’auront pas à quitter la pièce pendant le vote. Ils ne pourront pas voter pour les demandes où il y a conflit.

Le comité clora ses travaux une fois que tous les membres auront passé en revue les demandes dont ils recommandent le financement. Ces recommandations seront résumées et présentées aux IRSC pour procéder à l’examen final des budgets.

Un élément important de la réunion de tout comité d’évaluation par les pairs est l’évaluation finale de l’efficacité et du fonctionnement du comité, ainsi que des questions de politique qui peuvent avoir été soulevées au cours des délibérations. Cet échange est important puisqu’il permet au personnel des IRSC de répondre à toute préoccupation des membres du comité et de consigner la rétroaction relative au processus de sélection.

Les IRSC prendront les décisions finales de financement. Les candidats seront informés des résultats du concours une fois que le président des IRSC aura approuvé les subventions qui seront financées. Les candidats peuvent consulter les avis de décision, les évaluations et les notes des agents scientifiques qui les concernent (le cas échéant) dans RechercheNet. Les demandes à financer qui sont signalées parce qu’elles nécessitent une attention particulière par le personnel des IRSC sont mises « en suspens ». Le candidat sera informé si de plus amples renseignements sont requis par les IRSC.

Les candidats, les administrateurs de la recherche et les évaluateurs devront remplir des sondages après chaque étape pour fournir de la rétroaction. Les commentaires reçus par l’entremise des sondages contribueront à l’amélioration continue du Programme de subventions Fondation.

Annexes

Guide d’interprétation : Exemples d’indicateurs des critères de sélection Fondation

Durant la préparation du Guide d’interprétation des critères de sélection du Programme de subventions Fondation, les IRSC ont mené de nombreuses consultations auprès des chercheurs de tous les grands thèmes de recherche des IRSC. Des groupes de travail formés de représentants des différents thèmes ont dressé une liste d’exemples d’indicateurs pour chacun des critères de sélection qui suivent : leadership, contributions importantes et productivité.

Les indicateurs donnés ci-dessous sont fournis à titre d’exemple et ne forment absolument pas une liste exhaustive. Veuillez noter également ce qui suit :

  1. La liste donne une gamme d’exemples dans tous les grands thèmes de recherche des IRSC. De ce fait, une partie seulement des éléments de la liste sera applicable à chacun des candidats.
  2. La liste pourra être mise à jour pour tenir compte de la rétroaction du milieu de la recherche.
  3. Les évaluateurs seront choisis en fonction de leur expertise dans le domaine de recherche du candidat. Les IRSC comptent sur l’expertise des évaluateurs pour déterminer si le candidat a utilisé les indicateurs pertinents pour chacun des critères de sélection. Ils devront aussi tenir compte du stade de la carrière du candidat, du domaine de recherche et d’autres facteurs conceptuels pertinents.

Annexe A  ̶ Exemples d’indicateurs de leadership

  • Conseiller dans le cadre de collaborations interdisciplinaires ou interorganisationnelles
  • Expérience en rédaction
  • Innovation dans des domaines de recherche existants ou émergents
  • Directeur de recherche ayant un impact majeur
  • Responsable de collaborations, de sociétés ou d’associations provinciales, nationales et internationales, etc. à l’intérieur et en dehors du milieu de la recherche
  • Responsable d’initiatives de recherche ou d’application des connaissances dans la communauté
  • Nombre et type de prix, récompenses et distinctions (varient selon le domaine de recherche)
  • Nombre et type de rôles et de nominations à des postes de responsabilité (p. ex. premier conférencier, comité, groupe consultatif, réseau, témoin expert, conseiller pour des appels, etc.)
  • Nombre, type et valeur des subventions obtenues précédemment
  • Nombre et valeur des bourses salariales reçues
  • Participation à des comités d’évaluation par les pairs

Annexe B ̶ Exemples d’indicateurs de contributions importantes

Remarque : Les types de contributions figurant dans la liste peuvent varier selon le domaine de recherche. Veuillez noter que, pour les demandes de l’étape 1, le candidat a été invité à décrire ses contributions en fonction des rubriques suivantes :

Contributions à l’avancement des connaissances (santé ou autres domaines)

  • Avancements importants sur le plan de la compréhension (p. ex. information sur les controverses, examen des hypothèses, avancement des théories éducatives, amélioration de la compréhension théorique dans la recherche intégrative);  
  • Avancements considérables sur le plan des connaissances (p. ex. pathogenèse, différenciation cellulaire, voie biologique, imagerie médicale, évaluation des fonctions cognitives, interactions entre les gènes et l’environnement, obstacles à l’observance thérapeutique, synthèse);
  • Impact majeur sur un domaine de recherche actuel (p. ex. changements de paradigmes, remise en question de la pensée actuelle).

Et/ou

Contributions à la recherche (santé ou autres domaines)

  • Création de nouveaux secteurs de recherche
  • Élaboration de cadres ou de modèles théoriques
  • Mise au point de méthodes ou de techniques de recherche
  • Changement bénéfique durable dans les pratiques scientifiques (p. ex. considérations éthiques)
  • Impact des nouvelles approches en recherche (p. ex. approches multidisciplinaires, accent mis sur la recherche horizontale [ensemble du système], etc.)

Et/ou

Contributions à l’assise de recherche (santé ou autres domaines)

  • Nombre et types de stagiaires nationaux et internationaux ayant reçu du mentorat
  • Capacité accrue d’attirer des étudiants, des stagiaires et des boursiers émergents
  • Mise en œuvre ou adoption étendue d’approches novatrices pour le mentorat ou la formation
  • Succès professionnel des personnes encadrées et des stagiaires
  • Réussite des personnes encadrées et des stagiaires dans des milieux universitaires et non universitaires

Et/ou

Contributions aux soins de santé

  • Pratiques thérapeutiques éclairées par des données probantes
  • Programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies éclairés par des données probantes
  • Traitements, thérapies, interventions ou approches de prise en charge thérapeutique éclairés par des données probantes
  • Technologies, outils, diagnostics et dispositifs médicaux conçus à partir de données probantes
  • Satisfaction accrue des patients
  • Réduction du fardeau des maladies

Et/ou

Contributions au système de santé

  • Politiques (de santé ou autres) éclairées par des données probantes ayant un effet positif sur la santé
  • Gains d’efficacité attribuables à une meilleure répartition des ressources ou à de meilleures pratiques (p. ex. économies de coûts, réduction des temps d’attente)
  • Amélioration des données, de la gestion de l’information et de l’infrastructure en santé
  • Réduction des disparités en santé touchant une population particulière
  • Efficacité de services, de pratiques et de règlements nouveaux ou améliorés en santé
  • Amélioration des politiques de formation ou du système d’éducation des professionnels de la santé
  • Changements culturels, organisationnels ou pédagogiques ayant pour effet de rehausser le niveau de compétence des professionnels de la santé

Et/ou

Contributions aux résultats sur la santé

  • Amélioration de l’état de santé ou de la qualité de vie de certaines populations
  • Résultats cliniques d’interventions de recherche en santé
  • Incidence et prévalence de maladies chroniques et aiguës
  • Changements culturels et comportementaux ayant des effets bénéfiques pour la santé
  • Sensibilisation et éducation en santé publique (documentaires, matériel pédagogique, films)
  • Démystification de certains mythes ou stéréotypes

Et/ou

Contributions aux possibilités économiques

  • Création d’occasions d’affaires
  • Création d’emplois issus d’entreprises dérivées ou de l’expansion d’entreprises existantes
  • Ventes ou recettes générées, ou droits de licence
  • Commercialisation de nouveaux produits, procédés ou services
  • Contrats de licence ou ententes de redevances

Annexe C  ̶ Exemples d’indicateurs de productivité

  • Publications, évaluées par les pairs ou autres (p. ex. thèses, articles de revues scientifiques, livres, chapitres de livres, rapports d’ateliers, rapports de synthèse, rapports pour diffusion, actes de conférences)
  • Collaborations ou réseaux
  • Produits ou ressources de communication et d’application des connaissances
  • Cadres de compétences (p. ex. professionnels de la santé)
  • Conférences et actes de conférences
  • Consultations
  • Bases de données et référentiels
  • Dispositifs (p. ex. dispositifs médicaux, robotiques)
  • Contributions de nature rédactionnelle
  • Demandes de propriété intellectuelle
  • Déclarations d’invention
  • Contrats de licence
  • Entrevues dans les médias (p. ex. télévision, radio, presse écrite)
  • Activités de réseautage (p. ex. ateliers)
  • Organisation de réunions
  • Brevets (demandés ou obtenus)
  • Mémoires sur des politiques
  • Présentations à des forums publics
  • Programmes de prévention ou d’intervention
  • Produits
  • Pratiques professionnelles
  • Programmes ou services
  • Prototypes
  • Ressources et outils d’information du public
  • Logiciels et matériel
  • Entreprises dérivées
  • Normes et lignes directrices
  • Systèmes
  • Théories, modèles ou cadres
  • Outils, techniques, instrumentation, procédures ou méthodes
  • Approches de formation ou programmes d’enseignement

Le processus de concours débute avec l’étape 1, où le candidat s’inscrit pour présenter ensuite une demande structurée. Les IRSC procèdent à une vérification de l’admissibilité puis au jumelage des demandes et des évaluateurs. Les évaluateurs doivent remplir une déclaration sur les conflits d’intérêts et la capacité d’évaluer un sous-ensemble de demandes. Les IRSC se chargent d’attribuer les demandes aux évaluateurs compétents, tandis que les présidents de concours approuvent les appariements. Ces derniers aident les IRSC à combler les lacunes en matière d’expertise en recommandant des évaluateurs supplémentaires au besoin. Sous la surveillance des présidents de concours, dans le cadre de la discussion en ligne, les évaluateurs se livrent à une évaluation préliminaire des demandes qui leur sont attribuées. Les évaluateurs procèdent ensuite à l’évaluation finale et à l’établissement de la liste de classement définitive des demandes qui leur sont confiées. Après avoir établi le classement combiné de toutes les demandes, les IRSC décident du sous-ensemble de demandes qui passera à l’étape 2.

Les candidats qui passent à l’étape 2 sont invités à présenter une demande structurée. Les IRSC fourniront un montant comme budget de base qui sera inclus dans la demande à l’étape 2. Cette mesure enclenche le même processus de concours que ci-dessus. Ils dressent ensuite une liste de toutes les demandes au concours, de la mieux cotée (« zone verte ») à la moins bien cotée (« zone rouge ») pour déterminer lesquelles de la « zone grise » à l’étape 2 (c.-à-d. celles qui sont près du seuil de financement et dont l’évaluation varie grandement d’un évaluateur à l’autre) doivent faire l’objet d’une discussion à l’étape finale de l’évaluation (EFE ou étape 3). Le comité de l’EFE est composé des présidents de concours de l’étape 2.

À l’EFE, avant la réunion en personne, les évaluateurs font état de tout conflit d’intérêts et de leur capacité d’évaluer un sous-ensemble de demandes. Les évaluateurs à l’EFE ont ensuite accès à l’information relative aux demandes qui leur sont confiées, y compris les évaluations de l’étape 2, les classements combinés, les écarts-types et les demandes détaillées. Ils ont recours à un système de départage des demandes qui consiste à les classer dans la catégorie « oui » (susceptibles d’être financées) ou « non » (non susceptibles d’être financées), et présentent leurs recommandations aux IRSC avant la réunion.

À la réunion en personne, le comité multidisciplinaire désigne les demandes de la « zone grise » (également dites du groupe B) dont il recommande le financement, et les soumet alors à une discussion et à un vote. Lorsqu’il existe encore un écart dans le budget, le sous-comité du budget Fondation procède à un rapprochement. Après l’étape finale de l’évaluation, les IRSC examinent les recommandations du groupe de l’EFE et du sous-comité du budget Fondation pour prendre leurs décisions de financement définitives. Un avis de décision est fourni à tous les candidats.

Le processus d’évaluation par les pairs est illustré à la Figure 5.

Figure 5. Processus d’évaluation par les pairs du Programme de subventions Fondation

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