IRSC@15.ans – Rapport annuel 2014‑2015 des Instituts de recherche en santé du Canada

Stimuler l'excellence et l'innovation

« L’aide des IRSC a été absolument essentielle à mon cheminement professionnel jusqu’à maintenant. Les IRSC m’ont soutenue durant ma formation doctorale et postdoctorale, et m’appuient dans mes recherches en cours au moyen de subventions de fonctionnement et d’une bourse de nouveau chercheur. »

Dre Zabrina Brumme, chercheuse dans le domaine du vaccin contre le VIH

La création des IRSC en 2000 a révolutionné l’entreprise de recherche en santé au Canada.

Soutenant déjà fortement les sciences biomédicales fondamentales, les IRSC se sont diversifiés pour venir en aide à la recherche clinique, à la recherche sur les services et les politiques de santé, ainsi qu’à la recherche sur la santé publique et des populations.

Les IRSC ont également ajouté une dimension stratégique à leurs investissements, en consacrant une part de leur budget au soutien de la recherche sur les questions les plus pressantes en matière de santé au pays.

Les IRSC ont stabilisé et renforcé le continuum de la recherche jusqu’à son application en assurant un flux régulier de découvertes en recherche fondamentale pour alimenter l’innovation. Ils ont facilité la transformation des résultats de cette recherche fondamentale en solutions concrètes et éprouvées sur le plan de l’efficacité et de la rentabilité. Surtout, les IRSC ont appuyé l’intégration de ces solutions dans le système de soins de santé.

Quinze ans plus tard, les IRSC sont devenus le porte-étendard de la recherche en santé au Canada et une force motrice de l’amélioration de la santé des Canadiens.

En 2014-2015, les investissements des IRSC ont continué de soutenir la recherche susceptible d’offrir de nouveaux traitements, de renforcer le système de soins de santé et de générer des retombées pour les Canadiens. Parmi les nombreuses réussites célébrées par les IRSC au cours de la dernière année, mentionnons celles qui suivent.

Lutter contre la propagation du virus Ebola

L’année 2014 a été marquée par une épidémie d’Ebola dans les pays d’Afrique occidentale, et le Canada a joué un rôle important dans la riposte internationale pour en contenir la flambée.

Avec l’appui des IRSC et de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le Réseau canadien de recherche sur l’immunisation (Halifax, Nouvelle-Écosse) a procédé à un essai clinique de phase 1 du vaccin du Canada contre le virus Ebola (VSV-EBOV). Au cours de cet essai, le vaccin expérimental a été testé sur un groupe restreint de personnes et s’est révélé sûr. Les résultats intérimaires des essais de phase 2 menés au Libéria (et parrainés par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases des États-Unis) montrent également l’innocuité du vaccin.

En 2014-2015, un essai de phase 3 du vaccin du Canada contre le virus Ebola a débuté en Guinée. Dirigée par l’Organisation mondiale de la santé, l’opération bénéficie de l’appui des IRSC, de l’ASPC, du Centre de recherches pour le développement international et d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada.

S’unir pour lutter contre la démence

La démence représente un grave problème de santé publique à l’échelle mondiale. En 2011, on estimait à 747 000 le nombre de Canadiens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée. D’ici 2031, ce nombre devrait passer à 1,4 million, ce qui représentera des coûts de près de 300 milliards de dollars par année pour l’économie canadienne.

Pour faire face à cette situation, les IRSC et leurs partenaires ont lancé le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement, programme de recherche collaborative qui vise à relever le défi posé par la démence et d’autres maladies neurodégénératives.

Cette initiative pancanadienne réunit des chercheurs d’un océan à l’autre afin de faire naître des idées qui transformeront la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative, ou touchées par une telle maladie, ainsi que la qualité des services qui leur sont offerts.

La stratégie des IRSC pour combattre la démence comprend également un volet international, qui a aidé le Canada à forger des partenariats avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Union européenne et la Chine. Ce rayonnement international a permis aux IRSC de tisser des liens et d’aider les chercheurs canadiens à participer à des projets de recherche sur la démence ou à en assurer la direction partout dans le monde.

Cette année, les IRSC ont aussi été heureux d’accueillir à Ottawa l’événement mondial contre la démence Canada-France. Les délégués ont entrepris l’élaboration d’un cadre d’action pour s’attaquer aux défis et aux obstacles à la collaboration entre le monde universitaire et l’industrie. Ce cadre vise à accélérer la transformation de la recherche sur la démence en produits et services pour prévenir la maladie, en retarder l’apparition et aider au quotidien les personnes atteintes, leur famille et leurs soignants.

Améliorer la santé des Autochtones

La recherche est au cœur des efforts du Canada pour éliminer les inégalités en matière de santé auxquelles font face les Autochtones.

Dans le cadre du programme Partenaires pour l’engagement et l’échange des connaissances, les IRSC sont venus en aide à l’Association nationale des centres d’amitié, au Secrétariat à la santé et au développement social des Premières Nations du Manitoba et à l’Association des femmes autochtones du Canada. Sélectionné par un comité international d’évaluation par les pairs, chaque groupe essaiera de trouver des solutions basées sur des données probantes pour améliorer l’état de santé des Autochtones.

Alors qu’il présidait le Conseil de l’Arctique de 2013 à 2015, le Canada a fait de la promotion du bien-être mental dans les communautés circumpolaires une priorité. Les IRSC ont appuyé cette priorité dans le cadre d’une collaboration internationale pour la recherche sur le bien-être mental, la résilience et la prévention du suicide, sous l’égide du Groupe de travail sur le développement durable du Conseil de l’Arctique. La recherche était dirigée par le Canada, le Danemark (Groenland), la Norvège, les États-Unis et la Russie.

Le Symposium circumpolaire sur le bien-être mental, tenu en mars 2015, a marqué le point culminant de ces efforts. Présidé par l’honorable Leona Aglukkaq, à Iqaluit (Nunavut), l’évènement a réuni des gouvernements, des chercheurs, des dirigeants communautaires, des professionnels de la santé, des jeunes et d’autres intervenants pour discuter de la prévention du suicide et du bien-être mental dans les communautés circumpolaires. En permettant de mettre en commun les pratiques exemplaires et de déterminer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, le symposium a constitué une importante étape en vue d’améliorer la santé et la résilience dans les communautés du Nord.

Les États-Unis présideront le Conseil de l’Arctique de 2015 à 2017. Sur la lancée des travaux réalisés entre 2013 et 2015, Les IRSC se sont engagés à collaborer avec les National Institutes of Health des États-Unis à la mise en œuvre de la prochaine étape des activités de recherche liées au bien-être mental durant la présidence de ce pays.

Réseaux de recherche – unir les meilleurs chercheurs du Canada

Cette année, les IRSC ont lancé trois réseaux de recherche pancanadiens : le Réseau canadien de recherche en santé respiratoire, le Réseau canadien de recherche en prévention des AVC et le Réseau canadien de recherche en santé vasculaire.

Ces réseaux ont réuni les meilleurs scientifiques canadiens dans ces trois domaines de recherche. Chaque réseau comprend un vaste groupe de chercheurs et d’intervenants s’intéressant à la recherche fondamentale, aux essais cliniques, aux systèmes et aux services de santé, ainsi qu’à la santé des populations.

Ensemble, ces chercheurs se mettront en quête de solutions à certains des principaux problèmes de santé auxquels font face les Canadiens.

Nouveau concept de programme de recherche libre aux IRSC

Les IRSC mettent des fonds à la disposition des chercheurs dans le cadre d’un certain nombre de programmes différents. Le plus important de ces programmes (qui compte pour environ les deux tiers du financement des IRSC) est le programme de « recherche libre » (c’est-à-dire entreprise à l’initiative du chercheur). La recherche financée grâce à ce programme est dirigée par des chercheurs du Canada, qui déterminent les questions de santé qu’ils souhaitent étudier et demandent l’aide financière des IRSC.

Depuis la création des IRSC, le contexte de la recherche en santé au Canada a considérablement évolué (par exemple, la recherche collaborative et la recherche multidisciplinaire sont devenues plus répandues). De concert avec le milieu de la recherche en santé, les IRSC apportent des changements à la conception de leur programme de recherche libre et de leur processus d’évaluation par les pairs pour suivre cette évolution et maximiser les chances de réussite des chercheurs canadiens.

D’importantes mesures ont été entreprises pour mettre en œuvre les volets Fondation et Projet, de même que pour créer le collège des évaluateurs.

Le volet Fondation est conçu pour procurer un financement de longue durée aux chefs de file de la recherche (c’est-à-dire les chercheurs reconnus, peu importe le stade de leur carrière) afin qu’ils poursuivent des recherches innovantes et porteuses dans le domaine de la santé.

Le volet Projet a pour but de reconnaître les idées les plus susceptibles de faire progresser de façon importante les connaissances en santé, les soins de santé, les systèmes de santé ou les résultats sur la santé en appuyant des projets proposés par des chercheurs ayant une durée et un but précis.

Ces programmes sont rendus possibles grâce à l’appui de pairs évaluateurs, des chercheurs qui donnent généreusement de leur temps pour évaluer les demandes de financement.

Cette année, les IRSC ont avancé dans la création et la mise en œuvre de leur nouveau collège des évaluateurs. Une fois en place, le collège améliorera le système actuel d’évaluation par les pairs en permettant un meilleur recrutement, en établissant des programmes de formation et d’assurance de la qualité de haut niveau, et en créant des programmes d’encouragement et de reconnaissance des évaluateurs.

Ces changements auront pour résultat que les IRSC seront mieux placés pour recruter, former, évaluer, reconnaître et appuyer un large éventail d’experts afin de répondre aux divers besoins d’évaluation par les pairs au Canada.

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