IRSC@15.ans – Rapport annuel 2014‑2015 des Instituts de recherche en santé du Canada

De la recherche aux résultats – une histoire de réussites

« Si nous réussissons à soutenir et à nourrir cette révolution de la recherche en santé, si nous réussissons à former des partenariats mondiaux imaginatifs qui façonneront et utiliseront cette nouvelle science pour améliorer la santé et les soins de santé, si nous réussissons à réduire les disparités entre ceux qui ont accès à cette nouvelle science et ceux qui n’y ont pas accès, alors nous léguerons un monde meilleur à nos enfants. »

Dr Alan Bernstein, président fondateur des IRSC

Au cours des 15 dernières années, les IRSC ont appuyé une recherche innovante dans tous les domaines de la santé. Outre le financement de chercheurs et d’équipes exceptionnels, nous avons travaillé à renforcer la capacité dans des secteurs où le Canada a un potentiel inexploité.

Par exemple, les IRSC soutiennent fièrement le Programme des réseaux de centres d’excellence (RCE) et le Programme des Centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR). Les RCE mobilisent la meilleure expertise canadienne en matière de recherche, de développement et de partenariat, et l’orientent vers des enjeux particuliers et des domaines stratégiques. Les CECR mettent en relation les pôles d’expertise en recherche et le milieu des affaires pour faciliter le développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies.

D’un bout à l’autre du pays, des chercheurs découvrent l’origine de la maladie, donnent aux communautés les moyens de s’attaquer à des problèmes de santé, mettent au point des appareils, des médicaments et d’autres interventions nouvelles pour améliorer des vies, et renforcent le système de soins de santé. Les IRSC sont fiers d’avoir soutenu leurs efforts. Parmi les nombreuses réussites que nous avons rendues possibles en recherche au cours des 15 dernières années, mentionnons celles qui suivent.

Découvrir l’expression protéique

Les protéines font partie des éléments constitutifs de la vie. Pour bien comprendre de nombreux aspects de la santé et des maladies humaines, il nous faut saisir les signaux régissant la synthèse des protéines, à savoir quand et comment elles sont produites. Grâce aux découvertes révolutionnaires du Dr Nahum Sonenberg, ce domaine de recherche a connu une expansion considérable.

Le Dr Sonenberg a notamment découvert que nos cellules reçoivent des signaux qui accélèrent ou ralentissent la synthèse des protéines, et que ces signaux sont reçus par des messagers, les « facteurs d’initiation de la traduction ». Grâce à cette découverte, nous savons maintenant que les problèmes de régulation de ces messagers peuvent mener au développement du cancer. La régulation anormale des facteurs d’initiation de la traduction joue également un rôle dans la survenue de troubles neurodéveloppementaux comme l’autisme et le syndrome du chromosome X fragile. Le Dr Sonenberg a également observé que ces facteurs régissent des processus aussi fondamentaux que ceux de la croissance, du développement et même de la formation de la mémoire.

Aidé financièrement par les IRSC, le Dr Sonenberg continue d’approfondir ses recherches pour enrichir nos connaissances sur la synthèse protéique et appliquer les résultats de ses travaux. Par exemple, son laboratoire a démontré que la phosphorylation, processus qui régule l’activité des protéines, joue un rôle dans le développement du cancer. En empêchant la phosphorylation du facteur d’initiation de la traduction eIF4E, son équipe de recherche est parvenue à ralentir la croissance de tumeurs, découverte qui pourrait mener à des avancées dans le traitement du cancer.

Réagir aux éclosions de maladies dans le monde

Le taux d’infections et de maladies immunitaires est en hausse constante depuis 1980. Au cours des 15 dernières années, les IRSC ont établi des collaborations et sont venus en aide aux chercheurs afin de préparer notre pays, et le monde, à faire face aux éclosions de maladies infectieuses.

Par exemple, en 2003, lorsque le SRAS a frappé à Toronto, les IRSC sont intervenus rapidement pour financer des recherches en réponse à cette crise de santé publique. En 2014, l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC a été tout aussi prompt à soumettre à un essai clinique un vaccin expérimental contre le virus Ebola.

Ce même institut a également cofondé la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses (Glo-PID-R). Cette initiative mobilise des organismes de financement partout dans le monde pour qu’une intervention de recherche puisse être lancée dans les 48 heures suivant une importante éclosion de maladie, de façon à sauver des vies et à réduire le fardeau financier.

Les IRSC ont établi des collaborations et sont venus en aide aux chercheurs afin de nous préparer à faire face aux éclosions de maladies infectieuses.

Le virus du SRAS
Crédit : CDC/Dr Fred Murphy; Sylvia Whitfield

Prévenir la propagation du VIH

Le traitement antirétroviral hautement actif (TAHA), le cocktail de médicaments qui sauve la vie des personnes infectées par le VIH, réduit le nombre de copies du virus circulant dans leur organisme. À mesure que le TAHA devenait la norme pour traiter les personnes infectées par le VIH, les chercheurs ont commencé à se demander si le cocktail réduisait aussi le risque qu’une personne transmette le virus.

Le Dr Julio Montaner, du Centre d’excellence sur le VIH/sida de la Colombie-Britannique, a été un des pionniers de l’utilisation du traitement antirétroviral comme moyen de prévention, aujourd’hui connu sous le nom de Treatment as Prevention® (TasP®), pour juguler la propagation du VIH. Avec l’aide financière des IRSC, il a été en mesure de démontrer que le TAHA administré à grande échelle ralentissait effectivement la propagation du virus.

Le TasP® a été adopté entre autres par la Colombie-Britannique, les villes de New York et Washington, et la Chine. En 2014, l’Organisation mondiale de la santé a incorporé la stratégie intégralement dans ses lignes directrices pour l’usage d’antirétroviraux.

Les checheurs ont commencé à se demander si le TAHA réduisanit aussi le risque qu’une personne transmette le virus.

Empêcher la leucémie de resurgir

Les cellules cancéreuses ne sont pas toutes égales. Chaque cancer présente diverses cellules dont la capacité de stimuler la croissance tumorale à long terme et la résistance au traitement varient.

En 1994, le groupe du laboratoire du Dr John Dick à l’Université de Toronto a été le premier à isoler des cellules souches cancéreuses dans la leucémie myéloïde aiguë (LMA), pour laquelle le taux de survie est très faible. Les chercheurs ont depuis montré que ces rares cellules – seulement une cellule sur un millier de cellules leucémiques environ est une cellule souche – sont essentielles pour que le cancer réapparaisse. L’explication est que la chimiothérapie cible les cellules qui se divisent rapidement, mais les cellules souches du cancer peuvent rester dormantes et survivre au traitement.

En 2006, financé en partie par les IRSC, le laboratoire du Dr Dick s’est inspiré de ses conclusions initiales pour définir une stratégie permettant de cibler et d’éradiquer les cellules souches leucémiques chez la souris. La même année, les chercheurs ont également isolé des cellules souches qui pouvaient déclencher le cancer du côlon. Leur travail pourrait à terme conduire à de meilleurs traitements contre le cancer.

Augmenter la production de cellules souches

Le sang de cordon ombilical est une source prometteuse de cellules souches saines, qui peuvent être utilisées pour remplacer des cellules souches sanguines anormales chez des personnes atteintes d’une maladie comme la leucémie. Malheureusement, les cellules souches utilisables dans une unité de sang de cordon sont en nombre limité.

En 2014, le Dr Guy Sauvageau, de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal, a mené une équipe canadienne à une importante découverte qui pourrait permettre aux chercheurs d’augmenter de façon spectaculaire la teneur en cellules souches du sang de cordon. À l’aide d’une molécule appelée UM171, l’équipe du Dr Sauvageau a pu multiplier par dix le nombre de cellules dans une seule unité de sang de cordon ombilical. Cette découverte, qui donnera maintenant lieu à des essais cliniques, pourrait aider à offrir de nouvelles options thérapeutiques à des millions de patients au Canada et dans le monde.

Cette étude prometteuse a bénéficié de l’appui des IRSC, par l’entremise du Réseau de cellules souches, un des réseaux de centres d’excellence du Canada.

Cibler les tumeurs à l’aide de virus

Depuis plus d’une décennie, le Dr John Bell et ses collègues de partout au pays travaillent à concevoir et à tester des virus oncolytiques, des agents pathogènes qui ciblent et tuent les cellules cancéreuses. En 2011, le Dr Bell et le Dr David Kirn, scientifique-clinicien, ont été les premiers à montrer qu’un virus administré par voie intraveineuse pouvait invariablement infecter des cellules cancéreuses et se propager à l’intérieur de celles-ci sans endommager les tissus sains chez l’humain.

Cette année, le Dr Bell a aidé à lancer le premier essai clinique au monde faisant appel à une combinaison de virus pour attaquer et tuer les cellules cancéreuses et induire une réponse immunitaire ciblée. Ce traitement expérimental a été mis au point conjointement par le Dr Bell, de l’Hôpital d’Ottawa, le Dr David Stojdl, du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, et le Dr Brian Lichty, de l’Université McMaster.

Simple curiosité de laboratoire il y a 15 ans, les virus oncolytiques font aujourd’hui l’objet d’essais cliniques et semblent destinés à faire bientôt partie de l’arsenal thérapeutique courant contre le cancer.

(De gauche à droite) le Dr Brian Lichty, le Dr Derek Jonker (clinicien-chercheur), Mme Christina Moniker (patiente), le Dr David Stojdl et le Dr John Bell lors de l’annonce de l’essai clinique de 2015, à Ottawa

Décoder le génome du cancer du sein

Dans une étude marquante de 2009, les Drs Samuel Aparicio, Marco Marra et Sohrab Shah, de l’Université de la Colombie-Britannique et de l’Agence du cancer de la Colombie-Britannique, ont décodé la séquence d’ADN de la forme métastatique d’un cancer du sein et suivi son évolution pendant neuf ans, et ont ainsi montré les modes de mutation et de propagation de ce cancer complexe.

En 2012, toujours dans Nature, les chercheurs ont décrit les génomes de cancers du sein triple négatifs, qui comptent pour 25 % des décès par cancer du sein. Certaines des mutations génétiques qu’ils ont trouvées ont mené à des traitements cliniques.

Depuis, les chercheurs ont publié en 2014 les résultats d’une étude qui permettra d’établir le profil des cancers du sein qui développent graduellement une pharmacorésistance. Ces données pourraient mener à des avancées thérapeutiques majeures.

L’étude, financée par les IRSC et publiée dans Nature, ouvre de nouvelles pistes pour la mise au point de traitements plus efficaces du cancer, y compris des traitements personnalisés ciblant la composition génétique des tumeurs primitives et métastatiques du patient.

Les Drs Samuel Aparicio et Marco Marra publient leur étude marquante sur le génome du cancer du sein

Assurer la pérennité de l’imagerie médicale

En 2009, la fermeture temporaire d’un réacteur nucléaire à Chalk River (Ontario) a entraîné une pénurie mondiale de l’isotope radioactif technétium 99m (Tc-99m). Cette pénurie a entraîné des retards pour les patients qui devaient passer des examens d’imagerie médicale.

Le gouvernement du Canada et les IRSC se sont tournés vers le milieu de la recherche en santé pour trouver des solutions de rechange au Tc-99m, alors produit par des réacteurs nucléaires vieillissants. Le Dr François Bénard, professeur de radiologie à l’Université de la Colombie-Britannique, et ses collègues de TRIUMF, le laboratoire national de physique nucléaire et particulaire du Canada, formaient l’une des sept équipes qui ont relevé le défi.

Le Dr Bénard et son équipe ont démontré que les cyclotrons – accélérateurs de particules qui servent aussi bien à étudier qu’à produire des particules subatomiques – pouvaient aussi être utilisés pour produire le Tc-99m sans créer de déchets nucléaires. Un certain nombre de cyclotrons déjà en usage au Canada – surtout dans des hôpitaux et des laboratoires de recherche – peuvent être adaptés pour produire le Tc-99m en cas de pénurie future.

Favoriser la résilience chez les prématurés

Les prématurés sont confrontés à de nombreux risques dès la naissance. Ces petits patients des plus fragiles doivent être manipulés et traités avec le plus grand soin.

Une équipe de chercheurs, dirigée par le Dr Shoo Lee de l’Hôpital Mount Sinai, a constaté de grandes différences dans les soins prodigués par les unités de soins intensifs néonatals (USIN), et d’importants écarts dans l’état de santé et le bien-être des nourrissons.

Le Dr Lee a donc créé un réseau national pour permettre aux hôpitaux de collaborer et d’apprendre les pratiques exemplaires dans les soins aux prématurés. Une de ces pratiques exemplaires consiste à faire participer directement les parents aux soins de leur nouveau-né, des recherches antérieures ayant démontré que les prématurés se développent mieux lorsque leurs parents les tiennent et s’occupent d’eux.

Cette approche a permis de réduire de façon spectaculaire les taux d’infection et de maladies pulmonaires chroniques, ainsi que la durée de séjour en USIN. Les économies pour les USIN canadiennes sont ainsi de l’ordre de sept millions de dollars par année.

Détecter les protéines à l’origine de maladies

Dans une étude réalisée en 2003, le Dr Neil Cashman, de l’Université de la Colombie-Britannique, a fait grandement progresser notre compréhension de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), la forme humaine de la maladie de la vache folle. Les travaux du Dr Cashman, financés en partie par les IRSC, ont aidé à confirmer que des prions mal repliés jouaient un rôle important dans le déclenchement de la MCJ, idée qui avait été émise des décennies plus tôt.

Cette découverte historique a ouvert la voie à la mise au point de traitements à base d’anticorps pour lutter contre les maladies neurodégénératives. Le Dr Cashman et ses collègues ont ensuite démontré le rôle que des protéines mal repliées jouaient dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la maladie d’Alzheimer.

Depuis ces découvertes, le Dr Cashman a cofondé Amorfix Life Sciences, société de biotechnologie maintenant connue sous le nom de ProMIS Neurosciences inc., qui s’emploie à mettre au point et à faire l’essai de nouveaux tests et traitements pour des maladies neurodégénératives comme la MCJ.

Cette découverte historique du Dr cashman a ouvert la voie à la mise au point de traitements à base d’anticorps pour lutter contre les maladies neurodégénératives.

Tissu cérébral infecté par le prion à l’origine de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ)
Crédit : CDC, Teresa Hammett

Étudier de quelle façon le genre influe sur la santé

Depuis leur création, les IRSC ont considérablement renforcé leur appui à la recherche qui porte sur les différences liées au genre et au sexe dans la santé.

Par exemple, une étude de 2008 réalisée par la Dre Gillian Hawker et ses collègues de l’Université de Toronto a montré que, bien que les femmes atteintes d’arthrose de la hanche ou du genou soient plus susceptibles d’avoir besoin d’une arthroplastie que les hommes, elles sont beaucoup moins susceptibles de subir l’intervention. Dans une étude subséquente, les chercheurs ont montré que, devant des patients présentant exactement les mêmes symptômes, les médecins sont moins portés à recommander une arthroplastie à une femme. Résultat : moins de femmes se font opérer, bien que ce soit souvent la meilleure option pour traiter la douleur et restaurer la fonction articulaire chez les personnes atteintes d’arthrose qui n’ont pas répondu à d’autres traitements.

La Dre Hawker et ses collègues veulent maintenant établir des critères qui aideront les médecins à déterminer les cas pour lesquels l’arthroplastie est indiquée et mettre au point un outil d’aide à la décision qui permettra aux patients de surmonter les biais dans le traitement.

Rapprocher environnement, gènes et santé

Les chercheurs soupçonnent depuis longtemps les expériences vécues à la petite enfance d’avoir des effets durables sur la santé et le comportement. Ce qui restait à savoir : comment ces expériences entraînent-elles ces changements, exactement?

Dans une série d’études menées au début des années 2000, le Dr Michael Meaney et ses collègues ont montré que les soins qu’un raton reçoit de sa mère peuvent modifier l’expression de certains gènes et ainsi entraîner des répercussions à long terme dans la réponse au stress. Plus précisément, les rats négligés au début de leur vie gèrent plus tard le stress plus difficilement que les autres. Ces études marquantes ont prouvé que les expériences vécues à la petite enfance peuvent entraîner l’activation ou l’inactivation de certains gènes par des modifications « épigénétiques », ce qui explique comment des facteurs environnementaux peuvent provoquer des changements à long terme dans l’activité génique et la santé.

Le Dr Meaney et ses collègues ont plus tard étendu leurs recherches aux humains. Ils ont ainsi pu montrer que les traumatismes subis à la petite enfance peuvent causer des changements épigénétiques au cerveau, lesquels sont associés à un risque accru de suicide. Financées en partie par les IRSC, les recherches du Dr Meaney ont influencé de façon révolutionnaire le débat opposant « inné » et « acquis » et pourraient améliorer considérablement notre capacité à diagnostiquer et à traiter une multitude de maladies, allant des troubles de santé mentale au cancer.

Prévenir les chutes chez les aînés

Chaque année, au moins 30 % des personnes âgées au Canada font une chute, nombre d’entre elles se blessant gravement. En 2005, l’Institut du vieillissement des IRSC a lancé l’initiative Mobilité et vieillissement pour étudier les problèmes de mobilité chez les aînés du Canada.

Cette initiative a permis de soutenir des chercheurs comme la  Dre Vicky Scott, de l’Université de la Colombie-Britannique, qui a dressé une liste de contrôle et un plan d’action pour la prévention des chutes à l’intention des aides de maintien à domicile et des personnes âgées elles-mêmes. Dans une étude de 2006, la Dre Scott a observé une réduction de 43 % des chutes sur une période de six mois grâce à la liste de contrôle. Elle a par la suite élaboré le Programme canadien de prévention des chutes (PCPC) (en anglais seulement) en 2008.

Le PCPC est maintenant diffusé à l’échelle nationale et internationale par l’entremise de l’Université de Victoria. Plus de 4 000 professionnels de la santé, dirigeants communautaires, responsables des politiques et chercheurs ont participé au programme depuis sa création.

Revoir l’approche thérapeutique concernant l’hypercholestérolémie

Les taux élevés de « mauvais » cholestérol sont l’un des principaux facteurs de risque de maladie cardiaque et d’AVC. Statistique Canada estime à 39 % la proportion de Canadiens âgés de 6 à 79 ans présentant un taux de cholestérol nuisible à la santé. La plupart de ces personnes parviennent à gérer le problème en changeant leur mode de vie et en prenant des statines. Cependant, ces médicaments ne sont pas toujours efficaces et peuvent s’accompagner d’effets secondaires désagréables, comme des douleurs musculaires.

De nouvelles recherches sur l’origine génétique de l’hypercholestérolémie pourraient toutefois déboucher sur une toute nouvelle approche thérapeutique. En 2003, le Dr Nabil G. Seidah et ses collègues ont découvert le gène PCSK9, qui code pour une protéine jouant un rôle important dans le maintien d’un sain niveau de cholestérol sanguin. Forte de sa découverte initiale et de l’appui des IRSC, l’équipe du Dr Seidah a poursuivi ses travaux pionniers,  incitant ainsi des sociétés pharmaceutiques à mettre au point un médicament qui cible spécifiquement le PCSK9 afin de réduire le taux de mauvais cholestérol sanguin. Ce médicament injectable, qui en est aux dernières phases des essais cliniques, pourrait représenter une percée importante dans le traitement de l’hypercholestérolémie.

Améliorer le diagnostic des commotions cérébrales

Le problème des commotions cérébrales chez les enfants, et en particulier chez les jeunes sportifs, est de plus en plus reconnu. Si certains enfants ne conservent aucune séquelle d’une commotion, un grand nombre – environ le tiers – en ressent les symptômes pendant plus d’un mois, état connu sous le nom de symptômes post-commotion persistants (SPCP). Pourtant, jusqu’à récemment, les cliniciens ne disposaient d’aucun moyen fiable pour dépister les enfants à risque de SPCP.

Financé par les IRSC et la Fondation ontarienne de neurotraumatologie, le Dr Roger Zemek, du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, a récemment terminé l’étude 5P : « Predicting and Preventing Post-concussive Problems in Pediatrics » (prévoir et prévenir les problèmes post-commotion en pédiatrie). Il s’agit de la plus grande étude longitudinale portant sur des enfants visant à comprendre les facteurs de risque de SPCP. Les résultats, présentés par le Dr Zemek dans le cadre de l’assemblée de la Pediatric Academic Society de cette année, doteront les cliniciens d’un outil fondé sur des données probantes qui les aidera à repérer les enfants vulnérables et à leur prodiguer les soins dont ils ont besoin.

Jusqu’à récemment, les cliniciens ne disposaient d’aucun moyen fiable pour dépister les enfants à risque de SPCP.

Faits et chiffres – 2000-2015

Le gouvernement du Canada est le principal bailleur de fonds de la recherche en santé canadienne, y investissant environ un milliard de dollars annuellement par l’entremise des IRSC.

Financement total accordé aux chercheurs
2000-2001 : 370 M$
2014-2015 : 960 M$

Valeur moyenne des subventions de fonctionnement
2000-2001 : 92 200 $
2014-2015 : 129 266 $

Nombre de chercheurs financés
2000-2001 : 6 162
2014-2015 : 13 000

Nombre de subventions et bourses
2000-2001 : 5 585
2014-2015 : 9 270

Partenariats des IRSC
2000-2001 : 49
2014-2015 : 256

Nombre d’établissements qui reçoivent du financement des IRSC
2000-2001 : 69
2014-2015 : 112

Investissement des IRSC dans la recherche sur la santé des Autochtones
2000-2001 : 2 M$
2014-2015 : 33 M$

La recherche financée par les IRSC vous intéresse? Consultez La recherche en santé à l’œuvre. Vous y trouverez un recueil de récits sur la recherche en santé au Canada et la façon dont elle améliore nos vies.

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