Le Dr Jean Rouleau dresse le bilan de ses cinq ans à la tête de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC

Le 30 novembre 2015, le Dr Jean Rouleau a terminé son mandat de cinq ans au poste de directeur scientifique de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC. Pour souligner son départ, nous avons discuté avec lui de son passage à l’Institut.

Q : Quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier comme directeur scientifique?

R : Je suis particulièrement fier de trois choses. La première est l’adhésion de notre milieu de recherche aux valeurs et aux priorités des IRSC, notamment la participation des patients et la formation de la prochaine génération de chercheurs. Deuxièmement, je suis fier des grandes alliances que nous avons formées avec nos intervenants : organismes caritatifs, établissements académiques, industrie, organismes de financement provinciaux. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC et l’Association pulmonaire du Canada sont devenues des partenaires formidables, tout comme beaucoup d’autres groupes. Enfin, je suis fier de la façon dont nous avons développé l’infrastructure pour donner un avantage concurrentiel aux chercheurs canadiens sur la scène mondiale. Les réseaux que nous avons établis nous ont permis de réunir les gens les plus talentueux et d’encadrer la prochaine génération de chercheurs.

Q : Quelle est l’importance des réseaux de l’Institut?

Les réseaux de l’Institut sont des pôles permettant d’attirer, de former et d’encadrer la prochaine génération de chercheurs. Nous avons des réseaux consacrés à la santé respiratoire, à la santé vasculaire, à la prévention des AVC, aux soins aux malades en phase critique, au sommeil, aux hémopathies et à d’autres champs de recherche. Il s’agit d’un des moyens que nous avons mis en œuvre pour remédier à la pénurie de stagiaires et de nouveaux chercheurs en santé circulatoire et respiratoire. Il existe au Canada un vaste bassin de connaissances et d’expertise dont les IRSC ne possèdent qu’une infime partie; les réseaux nous aident à puiser dans ce bassin et donnent la chance à nos jeunes chercheurs de travailler avec les meilleurs, ce qui finira par accroître notre compétitivité internationale. Depuis 2013, les réseaux ont soutenu 54 jeunes chercheurs, et cela me réjouit au plus haut point.

Q : Qu’est-ce qui vous a d’abord attiré dans le poste de directeur scientifique?

Les IRSC constituent une des organisations les mieux cotées au pays, et je voulais occuper un rôle où je pourrais attirer et retenir les nouveaux chercheurs, et les mettre sur la voie du succès. Les chercheurs d’aujourd’hui travaillent dans un environnement plus concurrentiel, qui exige d’eux plus de polyvalence, et j’étais préoccupé par la pénurie de nouveaux stagiaires en santé circulatoire et respiratoire. Je savais que nous devions rallier nos intervenants pour être en mesure de créer une plateforme qui permettrait à nos jeunes chercheurs de se regrouper, de s’organiser et de rivaliser avec les meilleurs.

Q : Avez-vous des conseils pour votre successeur?

Je crois que nous pourrions développer les capacités de nos réseaux dans les domaines de l’application des connaissances et de la science axée sur les découvertes. Il existe de formidables capacités de recherche au sein de nos communautés de chercheurs, et nous devons les organiser et les encadrer pour que le Canada puisse accroître sa compétitivité internationale. Je pense que des possibilités d’expansion à l’étranger s’offrent à nos réseaux, comme le réseau sur les AVC qui s’est associé à des chercheurs des É.-U., du R.-U. et de l’Australie. Le meilleur conseil que je puisse donner est d’exploiter le pouvoir des idées de notre milieu de recherche.

Q : Qu’est-ce qui vous attend maintenant?
Je resterai à l’Institut de cardiologie de Montréal pour demeurer actif en recherche, faire du mentorat et, bien sûr, travailler davantage comme clinicien, puisque c’est d’abord ce qui m’a attiré vers la médecine.

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