Rapport sur le programme d’échanges meilleurs cerveaux – Diagnostic de la maladie de Lyme

Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
En collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)

Salle de conférence des IRSC
160, rue Elgin
Ottawa (Ontario)
Le Lundi 29 Juin 2015

Table des matières

  1. Résumé
  2. Préparer le terrain : Diagnostic de la maladie de Lyme – La situation actuelle
  3. Syndrome post-maladie de Lyme et maladie de Lyme chronique
  4. Discussion en plénière
  5. Création du Service de diagnostic de la maladie de Lyme en Écosse
  6. Défis liés au diagnostic de la maladie de Lyme : Leçons apprises en oncologie
  7. Discussion en plénière
  8. Prochaines étapes
  9. Conclusion

1. Résumé

À propos du programme d’échanges Meilleurs cerveaux

Le programme d’échanges Meilleurs cerveaux est une séance à huis clos d’une journée réunissant des décideurs et des chercheurs pour : présenter les résultats de recherche existants et pertinents sur un sujet donné; déterminer les secteurs ayant des lacunes; réunir des décideurs et des chercheurs pour réfléchir sur le problème, et aborder en toute franchise l’applicabilité de la recherche.

Le programme d’échanges Meilleurs cerveaux portant sur le diagnostic de la maladie de Lyme a été organisé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada (l’Agence) et a été l’occasion pour plus de 35 intervenants principaux de plusieurs secteurs, domaines et disciplines de partager de manière respectueuse des idées et des points de vue uniques sur le diagnostic de la maladie de Lyme causée par Borrelia burgdorferi. Cette séance a porté essentiellement sur les moyens facilitant le dialogue sur les données probantes et sur la détermination des domaines nécessitant plus de recherches sur le diagnostic de la maladie de Lyme.

Une liste complète des participants est présentée à l’annexe 1 du présent rapport.

Contexte

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse, à transmission vectorielle, qui devrait continuer à se propager dans les régions plus peuplées du Canada au cours de la prochaine décennie. Le nombre de cas de la maladie de Lyme signalés au Canada a considérablement augmenté depuis qu’elle est devenue une maladie à déclaration obligatoire – de 128 cas en 2009 à 522 cas en 2014. D’après les tendances actuelles, les cas de cette maladie au Canada devraient atteindre 15 000 cas par an d’ici dix ans.

La maladie de Lyme peut être difficile à diagnostiquer. Les symptômes peuvent varier d’une personne à une autre, et peuvent être semblables à une multitude d’autres maladies chroniques et infectieuses. Plus tôt le diagnostic de la maladie est fait, plus grandes sont les chances de guérison. Toutefois, dans la mesure où le processus naturel requis par le corps humain pour développer des anticorps peut varier d’une personne à l’autre, les tests sanguins peuvent se révéler négatifs chez les patients atteints de la maladie de Lyme au stade précoce. La précision des tests sanguins devient plus fiable au fur et à mesure que l’infection progresse.

Bien que l’exactitude des tests soit acceptable à un stade avancé de l’infection, il se peut qu’une petite proportion de patients atteints de la maladie de Lyme en phase tardive révèle aussi des résultats négatifs. De même, on ne maîtrise pas encore les différences sur le plan de la gravité, les types de symptômes soufferts et la durée de la maladie sur un grand nombre de patients. De plus amples recherches sont nécessaires pour améliorer la sensibilité des tests de diagnostic et acquérir une meilleure compréhension de la façon dont les symptômes de la maladie de Lyme se manifestent sur un grand nombre de patients afin de mieux de diagnostiquer la maladie.

Objectifs de la réunion

 L’ordre du jour de cette réunion a été élaboré en mettant l’accent sur les questions suivantes :

  1. Quel est le degré d’efficacité des tests de diagnostic en vigueur pour détecter la maladie de Lyme (aux premiers stades de dissémination, au stade de dissémination tardive et après la phase de traitement)?
  2. Quelles nouvelles méthodes semblent être prometteuses pour l’amélioration du diagnostic du patient?

Aperçu de la séance

Quatre exposés ont porté sur des sujets clés liés aux nombreux défis de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme :

  • Todd Hatchette, chef, Division de microbiologie, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, et professeur, Département de pathologie, Université Dalhousie : Diagnostic de la maladie de Lyme – La situation actuelle.
  • John Aucott, directeur, Centre de recherche sur la maladie de Lyme, Division de rhumatologie, Université Johns Hopkins : Syndrome post-maladie de Lyme et maladie de Lyme chronique.
  • Sally Mavin, chercheuse clinique, National Lyme Borreliosis Testing Laboratory (Inverness, Écosse) : Création du Service de diagnostic de la maladie de Lyme en Écosse.
  • Mark Duncan, professeur, École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète, Université du Colorado : Défis liés au diagnostic de la maladie de Lyme : Leçons apprises en oncologie.

L’ordre du jour et les biographies des conférenciers sont fournis dans les annexes 2 et 3 du présent rapport.

Principales questions abordées

Les sept questions suivantes ont formé la base des trois séances plénières lors du programme d’échanges Meilleurs cerveaux :

  1. Où en est la science sur les processus de diagnostic? Où sont les lacunes?
  2. Où devons-nous concentrer nos efforts d’amélioration de la science de diagnostic de la maladie de Lyme?
  3. Y a-t-il des leçons et des pratiques exemplaires apprises dans d’autres régions du monde que nous pouvons appliquer?
  4. Y a-t-il des leçons tirées de diagnostics d’autres maladies que nous pourrions appliquer?
  5. Comment pouvons-nous planifier et mettre en œuvre la transformation et l’innovation en matière de diagnostic de la maladie de Lyme?
  6. Quelles sont les principales questions et initiatives de recherche qui devraient être communiquées dans le milieu universitaire?
  7. Comment pouvons-nous encourager les chercheurs à s’impliquer dans ce domaine?

2. Préparer le terrain : Diagnostic de la maladie de Lyme – La situation actuelle

Dr Todd Hatchette, chef, Division de microbiologie, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Université Dalhousie a défini le programme de la journée.

Il existe de nombreux problèmes de diagnostic. Le rendement des tests sérologiques dépend du stade de l’infection. La principale limitation du processus d’analyse actuel est la faible sensibilité dans la détermination d’une infection localisée précoce. Un défi semblable est que les résultats positifs au test sérologique de Lyme peuvent persister pendant dix ans ou plus. Ainsi, il est encore plus difficile de poser le diagnostic d’une réinfection.

Aucun test n’affiche 100 % de sensibilité et de spécificité. La valeur prédicative de chaque test est directement liée à la probabilité prétest indiquant qu’une personne est infectée, d’après la présence de symptômes et la prévalence de l’infection.

Les laboratoires ne sont pas en mesure de détecter la réinfection à l’aide d’un test sérologique, car la sérologie positive chez les sujets traités peut persister pendant une décennie ou plus, et aucune tendance n’a été établie en vue de distinguer une réinfection d’une infection antérieure. En outre, il n’existe aucun test de contrôle ni aucun test diagnostique pour le syndrome post-maladie de Lyme.

Les principaux éléments permettant de poser le diagnostic de la maladie de Lyme dépendent du stade de la maladie. Cet examen a porté sur les trois premiers stades de la maladie de Lyme : stade localisé précoce (30 jours); stade disséminé précoce (< 3 mois); et stade tardif (> 3 mois). Elle ne fait aucunement référence au syndrome post-maladie de Lyme.

Le stade localisé précoce de la maladie de Lyme désigne les premières manifestations locales évocatrices d’une infection à Borrelia burgdorferi, notamment de la fièvre, des maux de tête et une myalgie et la présence d’une lésion cutanée unique localisée, appelée érythème migrant. Le stade disséminé précoce de la maladie de Lyme implique habituellement plusieurs érythèmes migrants, des anomalies cardiaques, une arthralgie ou des symptômes neurologiques tels que la paralysie du nerf facial.

Les manifestations tardives correspondent à celles qui se produisent plus de 4 à 6 semaines après l’infection, mais moins de 3 mois après celle-ci (généralement des cas d’arthrite et de neuroborréliose).

Si vous vous trouvez face à un patient qui présente des signes/symptômes du stade localisé précoce de la maladie de Lyme, il est recommandé de les traiter dans un premier temps, plutôt que de les soumettre à des tests de dépistage. Cette démarche tient compte des limites du test sérologique en ce qui concerne le diagnostic du stade localisé précoce de l’infection.

Le dépistage en deux étapes est la méthode d’analyse recommandée par le Center for Disease Control and Prevention des États-Unis et le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada (RLSPC). Dans le cadre de cette méthode, on prélève du sérum chez les patients présumés atteints d’une infection à B. burgdorferi. Ensuite, ce sérum est soumis à un test ELISA (première étape). Si le test ELISA est négatif, il ne sera pas nécessaire d’effectuer d’autres essais. Si le test ELISA est positif (ou si le résultat est indéterminé), l’échantillon est soumis à un test par transfert Western (deuxième étape). Cette dernière méthode présente des difficultés, dans la mesure où les résultats obtenus ne sont pas uniformes aux différents stades de l’infection. La principale limite est durant le stade précoce de l’infection. Il existe un certain nombre d’études prospectives qui ont évalué le rendement du dépistage en deux étapes et ont conclu que le niveau de précision au stade tardif de l’infection est élevé. Il est difficile d’essayer de cultiver la bactérie B. burgdorferi et, actuellement, ce n’est pas recommandé. Cependant, d’autres méthodes de dépistage sont proposées et doivent être étudiées. L’une des plus intéressantes disponibles est la métabolomique.

Le nouveau domaine de la métabolomique en rapide expansion combine des stratégies visant à déterminer et quantifier les métabolites cellulaires grâce à des technologies d’analyse sophistiquées avec l’application de méthodes statistiques et multivariées pour extraire des renseignements et interpréter des données. Il s’agit d’une autre approche prometteuse.

Les vecteurs de la maladie de Lyme (espèces de tiques) et les hôtes (espèces de souris) ne sont pas les mêmes dans la côte est en comparaison à la côte ouest. Par conséquent, les taux d’infestation de B. burgdorferi varient aussi de manière considérable (faibles dans l’ouest et élevées dans l’est). En outre, différentes souches de B. burgdorferi existent dans différentes régions, et nous devons nous demander comment nous pouvons détecter ces différentes souches (biodiversité, séquençage du génome) et dans quelle mesure la diversité des souches influe sur le diagnostic. La biodiversité peut avoir une incidence plus importante sur certaines analyses sérologiques que sur d’autres. Bien que certaines données semblent indiquer que l’efficacité du test C6 ELISA est influencée par les variations génomiques des différentes souches de B. burgdorferi, celle du test par transfert Western est clairement touchée. Il faudrait étudier davantage l’incidence de la biodiversité et des souches canadiennes de B. burgdorferi sur les tests sérologiques.

Actuellement, différents groupes dans l’ensemble du pays font des recherches sur la maladie de Lyme. Par exemple, la Colombie-Britannique mène une importante étude sur les maladies chroniques complexes, notamment sur des patients atteints de sclérose en plaques et de lupus érythémateux, et des recherches en métagénomique et en protéomique sur toutes les personnes présumées touchées par une infection chronique à la maladie de Lyme, alors que la Nouvelle-Écosse est en voie d’effectuer une étude sérologique sur la présence d’anticorps contre les agents pathogènes zoonotiques, y compris la maladie de Lyme. Le Nouveau-Brunswick évalue également la présence de la maladie de Lyme chez les patients atteints de sclérose en plaques.

Il est essentiel d’instaurer une norme de référence pour valider les données recueillies et les méthodes utilisées pour diagnostiquer la maladie de Lyme. On ne dispose pas de suffisamment de collections de spécimens bien définies et contrôlées (cohortes claires) pour une validation clinique. Cette difficulté et l’importance cruciale d’une norme de référence sont traitées à plusieurs reprises au cours de cette séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux.

3. Syndrome post-maladie de Lyme et maladie de Lyme chronique

Dr John Aucott, directeur, Centre de recherche sur la maladie de Lyme, Division de rhumatologie, Université Johns Hopkins

La maladie de Lyme chronique est la maladie la plus courante dont se plaignent les patients. Selon un patient, la maladie de Lyme donne l’impression de vivre dans l’oubli, et on a souvent l’impression d’être invisible (fatigue, douleurs, maux de tête, problèmes de mémoire, « avoir l’air normal »). Il est aussi courant d’avoir des relations complexes (méfiance, sentiment d’abandon) avec les médecins et la médecine dans son ensemble.

L’évolution naturelle de la maladie de Lyme non traitée s’apparente à une maladie systémique présentant des symptômes précoces et tardifs. Lorsqu’on s’intéresse plus précisément au syndrome post-maladie de Lyme, les symptômes varient en fonction du moment auquel le traitement a été administré. Cela dit, même lorsqu’un patient est traité tôt, certains se plaignent toujours de symptômes au cours de la première année après le traitement. Un traitement adéquat de la maladie de Lyme au stade précoce évite la majorité des signes qui se manifestent plus tard dans le système organique.

Les facteurs de risque du syndrome post-maladie de Lyme sont notamment un diagnostic tardif, un traitement inadéquat et une maladie initiale sévère. La gravité dépend du stade de l’infection au moment du traitement (infection bénigne/spontanément résolutive après un diagnostic et un traitement idéaux précoces; infection grave après un traitement non idéal ou tardif).

Le syndrome post-maladie de Lyme est souvent décelé des mois, voire des années après le traitement initial de la maladie de Lyme au stade précoce. De ce fait, la relation de cause à effet entre les symptômes et la maladie de Lyme traitée peut être difficile à déterminer.

La réinfection ne permet pas d’expliquer la récurrence de symptômes dans une grande majorité de patients atteints du syndrome post-maladie de Lyme. La guérison d’une personne atteinte de la maladie de Lyme ne l’empêche pas de contracter la maladie de nouveau dans le futur. Le rôle de l’infection persistante dans le cas du syndrome post-maladie de Lyme demeure une zone de controverse et de recherche permanentes. Le syndrome post-maladie de Lyme a des répercussions considérables sur la qualité de vie, la morbidité et les coûts pour les populations d’Amérique du Nord. Il survient chez environ 10 à 15 % de personnes après le traitement de la maladie de Lyme.

Les symptômes du syndrome post-maladie de Lyme coïncident avec les signes observés chez la population générale et d’autres syndromes qui se manifestent par des symptômes, mais sont plus envahissants, graves et ont une plus grande incidence sur la qualité de vie.

Des études prospectives bien contrôlées révèlent que la pathophysiologie du syndrome post-maladie de Lyme peut comprendre des mécanismes immunitaires identifiables déclenchés par une infection à B. burgdorferi.

La présentation se termine en soulignant qu’il faudrait recourir à un biomarqueur (comme dans le cas de la syphilis) pour déterminer si le traitement fonctionne (biomarqueurs d’acide nucléique; différentes plateformes; différentes modalités). Il faudrait un biomarqueur pour repérer les patients chez lesquels la maladie de Lyme n’a pas été cliniquement diagnostiquée et qui, par conséquent, n’entrent pas dans le groupe du syndrome post-maladie de Lyme.

4. Discussion en plénière

Où en est la science sur les processus de diagnostic? Où sont les lacunes?

  • Des méthodes sont nécessaires pour détecter l’infection précoce à  B. burgdorferi, pour que les patients puissent être identifiés et soignés à temps.
  • De nouvelles technologies sont présentées dans les publications comme étant des solutions de rechange ou complémentaires aux méthodes d’analyse que nous utilisons actuellement. Cependant, il ne dispose pas de suffisamment de données sur ces technologies au Canada.
  • Il faudrait un langage commun pour faciliter la collecte de renseignements et la création d’algorithmes que les cliniciens peuvent utiliser pour diagnostiquer l’infection par B. burgdorferi.
  • Les tiques portent d’autres pathogènes bactériens et viraux, dont des agents pathogènes qui peuvent être infectieux pour les êtres humains. Le spectre de la maladie causée par certains de ces pathogènes n’est pas entièrement compris.
  • Dans certains cas, il est impossible de détecter les cas de post-maladie de Lyme et, par conséquent, on n’est pas en mesure de suivre son évolution. Il serait intéressant de découvrir quelle proportion de la population (sur la base d’une approche systématique) présente des anticorps en l’absence de symptômes.
  • De nombreuses personnes croient à tort que les érythèmes migrants sont causés par une morsure d’araignée ou ont un dégagement au centre (aucune auréole autour du creux), alors qu’en réalité, l’éruption cutanée du stade localisé précoce de l’infection peut être variable. Cela peut aboutir à un diagnostic erroné.
  • Les médecins peuvent ne pas chercher la maladie de Lyme et il se peut qu’ils ignorent ce qu’il faut faire lorsqu’un patient présente les symptômes de cette maladie. Cela peut contribuer à des sous-déclarations, car les cliniciens peuvent être réticents à l’idée de signaler la maladie de Lyme aux autorités sanitaires lorsqu’un test sérologique est négatif, en dépit de symptômes ou de signes compatibles avec la maladie de Lyme. Souvent, les zones endémiques déclarées sont inférieures au nombre réel de régions présentant des tiques infectées, ce qui rend difficile le fait d’utiliser les régions endémiques pour éclairer les décisions concernant le traitement. La définition de région endémique devra être affinée (p. ex. 16 tiques contre 600 tiques trouvées).

Améliorations de la science de diagnostic de la maladie de Lyme

  • La capacité de valider des méthodes de test de diagnostic actuelles ou nouvelles est entravée par le manque d’échantillons provenant d’une même cohorte de patients bien sélectionnée à différents stades de l’infection à B. burgdorferi. Pour cela, il faudrait procéder, de manière prospective, au recrutement et à la collecte d’échantillons provenant d’une cohorte bien définie de patients atteints de la maladie de Lyme, grâce à des ensembles de définitions cliniques et de biomarqueurs.
  • On peut évaluer la spécificité de nouveaux biomarqueurs expérimentaux et de tests de diagnostic, grâce à une cohorte bien définie de personnes ne manifestant aucun signe supposé ou avéré de la maladie de Lyme.
  • L’utilité clinique d’autres biomarqueurs pourrait faire l’objet d’une étude. L’utilité clinique du test Elispot (interféron γ) pour détecter une infection à B. burgdorferi et divers autres agents pathogènes au Canada pourrait aussi faire l’objet d’une étude.
  • On pourrait entreprendre des recherches sur les autres co-infections possibles, les protéines liées aux tiques, ou la façon de suivre le syndrome post-maladie de Lyme et le traitement des infections.
  • Au Canada, la diversité génomique de la bactérie B. burgdorferi pourrait faire l’objet d’une recherche plus approfondie pour déterminer la biodiversité et ses répercussions sur les tests de diagnostic.
  • Une surveillance renforcée et active de la maladie de Lyme au Canada, en plus du système de surveillance amélioré actuellement en place, pourrait combler le besoin d’améliorer le suivi des tiques et des personnes testées positives à la maladie de Lyme. Cela pourrait comprendre la surveillance de l’infection humaine, la surveillance des tiques et des animaux hôtes dans l’environnement, et l’examen de la diversité génomique de B. burgdorferi et d’autres infections liées aux tiques au Canada.
  • On pourrait mettre au point de meilleures initiatives de sensibilisation permettant aux cliniciens et aux patients de déterminer à quel moment il faut soupçonner la présence d’une infection à B. burgdorferi et comment diagnostiquer la maladie de Lyme.

5. Création du Service de diagnostic de la maladie de Lyme en Écosse

Sally Mavin, chercheuse clinique, National Lyme Borreliosis Testing Laboratory (Inverness, Écosse)

En 2010, la maladie de Lyme n’était plus soumise à une déclaration obligatoire en Écosse. Selon certains rapports anecdotiques, seulement 10 % à 20 % des patients ont été orientés vers des services de dépistage, et les chiffres réels illustrant l’incidence devraient être dix fois plus élevés.

Autrefois, on avait recours à quatre différentes méthodes d’analyse pour détecter la maladie de Lyme en Écosse, de 1988 à 2003 (lorsque le National Lyme Borreliosis Testing Laboratory a été créé).

La présentation se concentre sur les trois principaux problèmes qui ont une incidence considérable sur le diagnostic de la maladie de Lyme – la sensibilité, les finances et les lourdeurs administratives, et la détection de l’infection actuelle :

Sensibilité

Il a été constaté que de nombreux cas classiques de la maladie de Lyme étaient toujours séronégatifs. Cela soulève un certain nombre de questions clés. Les patients ont-ils été testés trop tôt? Ont-ils reçu le traitement adéquat? Ou n’utilisaient-ils pas la meilleure des souches de B. burgdorferi pour la préparation de leur test par transfert Western? On a fait remarquer qu’il n’y avait pas de cas de B. afzelii et B. garinii.

Une étude réalisée entre 2007 et 2009 s’est penchée sur l’utilisation de B. burgdorferi stricto sensu et la bactérie B. afzelii isolée dans des tiques locales dans le cadre du test par transfert Western à l’interne. L’étude a démontré que l’utilisation de ces isolats locaux et la révision des critères d’interprétation augmentaient la sensibilité du test par transfert Western et amélioraient la prise en charge des patients.

Finances et lourdeurs administratives

Le National Health Service traversait des difficultés financières et faisait face à des pressions en matière de dotation. Le service de dépistage du National Lyme Borreliosis Testing Laboratory faisait partie du laboratoire d’analyses microbiologiques de routine et n’était pas financé de manière centralisée.

Les tests internes sont laborieux et difficiles à normaliser. Un changement de l’organisme d’accréditation de la Clinical Pathology Accreditation à l’United Kingdom Accreditation Service a rendu pratiquement impossible d’effectuer des dépistages à l’interne.

En 2013, des études ont comparé cinq trousses commerciales de détection d’IgG par immunotransfert au test interne de détection d’IgG par transfert Western. Quatre tests de transfert sur cinq ont permis de détecter différentes espèces de B. burgdorferi sensu lato. De plus, on a constaté qu’il était impossible de reproduire les mêmes résultats avec une autre trousse, et que la sensibilité et la spécificité variaient. Les évaluations montrent clairement les défis et le caractère complexe qui affectent le diagnostic de la maladie de Lyme et son traitement.

Détection de l’infection actuelle

Des preuves solides montrent que nous devons déterminer les marqueurs d’une infection actuelle. Le diagnostic en laboratoire permet de détecter la présence d’anticorps de B. burgdorferi dans le sérum, mais les anticorps IgG (et IgM) peuvent persister pendant des années. Par conséquent, les tests de détection sérologique sont limités, car ils ne permettent pas de faire la distinction entre une infection actuelle ou passée, ce qui pourrait mener à une administration inutile d’antibiotiques ou entraîner le retard de nouvelles enquêtes.

D’après les leçons apprises de l’Écosse, voici les principales recommandations pour renforcer les diagnostics de la maladie de Lyme pour le scénario écossais :

  • Instaurer la déclaration obligatoire de tous les cas de la maladie de Lyme confirmés en laboratoire et diagnostiqués en clinique.
  • Fournir un financement pour un laboratoire de référence de la maladie de Lyme centralisé qui comprend l’ensemble des recherches, des études sur la maladie ainsi que des renseignements sur les populations de tiques.
  • Les procédures d’essai utilisées pour le diagnostic de la maladie de Lyme doivent faire l’objet d’un examen constant et régulier en vue d’améliorer les résultats obtenus, de régler les questions en suspens et de combler les lacunes. L’examen doit évaluer les trousses d’immunotransfert disponibles dans le commerce et les tests provenant de laboratoires non homologués, et promouvoir les recherches continues visant à mettre au point de nouvelles épreuves et à faire avancer la technologie.
  • Nécessité de travailler en collaboration et à l’échelle mondiale pour identifier des marqueurs d’une infection actuelle.

6. Défis liés au diagnostic de la maladie de Lyme : Leçons apprises en oncologie

Dr Mark Duncan, professeur, École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète, Université du Colorado

La recherche sur le cancer a réalisé des progrès en matière de diagnostics, comparativement à des domaines comme les maladies infectieuses, en grande partie en raison de l’investissement beaucoup plus important et plus actif.

La « norme de référence » en termes de diagnostic est le test de grossesse qui offre un diagnostic clair dont le résultat est « Oui/Non », sans la complexité et les préoccupations de nombreuses sources de confusion. Il s’agit également d’une solution abordable et facile à utiliser en tant que test au point de service.

Dr Duncan a insisté sur le fait que les prochaines étapes du diagnostic de la maladie de Lyme présentera de nombreuses difficultés, ce qui indique que nous devons poursuivre nos recherches. Nous devons être très clairs : Quels sont exactement nos objectifs et quels tests exactement seraient acceptables? L’élaboration d’un test est principalement la tâche des laborantins, mais la définition des besoins et des paramètres de rendement acceptables (p. ex. analyses de la sensibilité) dépend essentiellement des cliniciens. L’élaboration de biomarqueurs devrait faire l’objet d’une collaboration intense.

Il est important d’encourager les chercheurs à contribuer au diagnostic de la maladie de Lyme. Le fait de susciter leur intérêt pour la question et de leur offrir une formation ou des mesures d’incitation professionnelle pour entrer et rester dans ce domaine important permettra d’élargir l’expertise dans ce domaine.

Il est essentiel que les chercheurs soient conscients de leurs responsabilités et qu’ils respectent leurs engagements. L’élaboration de biomarqueurs est un processus difficile réparti en plusieurs étapes (p. ex. découverte, validation, analyse à grande échelle). En effet, c’est un travail dur, sans aucune garantie de succès. Quoi qu’il en soit, ce processus est extrêmement important. On doit s’informer sur les travaux en cours, suivre les progrès, et s’assurer de plaider toujours en faveur des patients. Cela ne peut être considéré comme un exercice de recherche – ces efforts doivent se traduire par des tests d’une utilité clinique.

L’élaboration d’un test/outil de diagnostic pour la maladie de Lyme est un effort mondial et pas seulement un exercice « propre au Canada »; il s’agit d’un problème international, qui demande une stratégie concertée pour aller de l’avant. L’élaboration de biomarqueurs doit impliquer une collaboration, et requiert la participation de l’industrie, du gouvernement et des groupes d’utilisateurs finaux. Il est essentiel que tous les intervenants prennent part à ces efforts et qu’ils comprennent les diverses exigences et limites (obstacles) pour garantir des tests et des outils de diagnostic efficaces et complets pour faire face à la question de diagnostic de la maladie de Lyme.

Il est important de réunir le financement et d’assurer la continuité des travaux pour encourager l’engagement continu des participants. En l’absence de dialogue continu avec les fournisseurs de soins de santé (provinces et territoires), de nouveaux risques pourraient apparaître à l’avenir.

Si les entreprises commerciales ne manifestent pas leur intérêt et que le gouvernement ne s’engage pas, peut-on poursuivre le dépistage à l’échelle nationale? De petites entreprises et des entrepreneurs pourraient être encouragés à s’engager dans ce domaine.

L’agence/organisation de financement doit être très audacieuse et obliger les organisations académiques qui reçoivent du financement à respecter leurs objectifs, budgets et échéances. Les organismes de financement ne sont plus des tours d’ivoire suivant une approche de financement de la recherche allant « du bas vers le haut »; ils sont plutôt des « édifices en verre mince » vulnérables.

Compte tenu des réalités actuelles, un test de diagnostic de la maladie de Lyme est irréaliste. Choisissez le domaine que vous voulez soutenir et proposez un financement (dépistage de la maladie de Lyme au stade précoce, dépistage du syndrome post-maladie de Lyme, autres), tout en tenant compte des travaux déjà réalisés et dans quelle mesure cela influe sur les résultats que vous souhaitez atteindre. Il faut également garder à l’esprit que les coûts réels doivent concorder avec les fonds disponibles.

7. Discussion en plénière

Y a-t-il des leçons et des pratiques exemplaires apprises dans d’autres régions du monde que nous pouvons appliquer?

  • Certains participants ont indiqué qu’un nouveau test n’est pas nécessaire. Plutôt, des tests de laboratoire moyennant des frais par des établissements actuels du secteur privé pourraient être envisagés aux fins de validation au Canada. La question est de savoir ce qui aura le plus de répercussions.
  • Les médecins présents ont fait savoir qu’ils seraient prêts à participer à la collecte de données axées sur les patients si un financement pour compenser le temps consacré à de telles activités est envisagé.
  • Il a été reconnu qu’il était difficile d’arriver à une approche cohérente en ce qui a trait à l’obtention d’un consensus.
  • Au Canada, un processus centralisé pour la recherche pourrait fournir de meilleurs résultats finaux par rapport à une approche géographique locale. La centralisation peut fonctionner lorsque personne ne souhaite participer aux activités ou se charger d’entreprendre des projets dans une région donnée. Cela dit, des modèles d’essai centralisés pourraient entraîner des retards au Canada, en raison de leur grande zone géographique et leur diversité à l’échelle du pays. La clé de la réussite dans ce domaine serait de trouver un juste équilibre.

Y a-t-il des leçons tirées de diagnostics d’autres maladies que nous pourrions appliquer?

  • Il serait utile d’aller au-delà du dépistage sérologique : p. ex. utiliser les tests sérologiques autant que possible pour l’instant, tout en étudiant la possibilité d’utiliser de nouveaux diagnostics comme la détermination des biomarqueurs.
  • Le fait de reprendre la recherche de base sur la maladie de Lyme peut s’avérer utile pour déterminer une meilleure voie à suivre. Aucun test ne pourra répondre à tous nos besoins (déterminer la maladie de Lyme à chaque stade; déterminer la réinfection, etc.). Il faudra éventuellement plusieurs tests pour répondre aux divers besoins et nous devons restreindre l’objectif des recherches jusqu’à ce qu’un test « standard » » soit déterminé. La transparence du processus sera nécessaire pour faire participer les experts et améliorer les résultats.

Comment pouvons-nous planifier et mettre en œuvre la transformation et l’innovation en matière de diagnostic de la maladie de Lyme?

  • En ce qui concerne le diagnostic de la maladie de Lyme, il existe de nombreux facteurs de confusion, très complexe qui limitent la capacité de cerner et de mettre en œuvre des méthodes de dépistage nouvelles et novatrices. Des tests ont été élaborés rapidement pour d’autres maladies infectieuses (p. ex. maladie à virus Ebola, syphilis, virus du SRAS). Cependant, les complexités qui empêchent d’en faire autant avec la maladie de Lyme doivent être reconnues par l’ensemble des intervenants. Les questions continuent de persister telles que celle-ci : qu’est-ce que pathologie/biologie de la maladie de Lyme a de particulier qui fait qu’il est difficile d’élaborer un test de dépistage?
  • Il a été suggéré d’adopter une approche de réflexion « originale ». Il existe un besoin reconnu de commencer à réfléchir à différents moyens novateurs permettant d’attaquer ce problème et l’aborder sous un autre angle.
  • Les hypothèses formulées constitueront un important sous-produit, dans le cadre de l’appel à l’innovation. Les leçons tirées à l’étranger et l’innovation dans d’autres domaines de diagnostic seront utiles. Ainsi, afin de poursuivre les travaux, il est nécessaire d’étudier la maladie de Lyme en s’intéressant à chacune des étapes de la maladie et à la façon de les diagnostiquer.
  • On ne demande pas d’oublier les 40 dernières années de travaux dans le domaine du diagnostic de la maladie de Lyme, mais il est entendu que l’approche actuelle peut être améliorée ou reformulée.
  • Dans l’ensemble, on reconnaît qu’une stratégie est nécessaire pour faire avancer les travaux. Questions : Qui prendrait part à ces activités? Quelle est la meilleure approche? Dans quelle mesure les intervenants peuvent-ils aller de l’avant dans le cadre d’un plan d’action du gouvernement fédéral?

Comment pouvons-nous encourager les chercheurs à s’impliquer dans ce domaine?

  • Il faudra explorer l’ensemble des divers organismes et instituts qui mènent, soutiennent ou financent la recherche sur l’infection, l’immunité, la santé publique ou les politiques.
  • À ce jour, aucun échantillon n’est recueilli pour constituer une base de données ou réaliser une étude de cohorte. Des mesures incitatives doivent être offertes aux jeunes chercheurs – financement, ressources, éducation/mentorat et orientation utile dans leurs parcours de recherche et académiques.
  • La collaboration avec des cliniciens et la création d’un dialogue pertinent et durable entre les cliniciens et les universitaires pourraient être des moyens permettant la poursuite des travaux. Il est entendu que si les cliniciens participent à la prestation de renseignements ou de services, il doit y avoir une certaine façon de les compenser pour le temps consacré à des activités autres que leur pratique.

8. Prochaines étapes

Tout au long des périodes de discussion, les participants se sont entendus sur la complexité de la maladie de Lyme et le besoin évident d’une plus grande capacité pour détecter cette maladie à toutes les étapes. Les principaux thèmes qui sont ressortis de la journée étaient les suivants :

  1. Besoin d’innovation : Les leçons apprises d’autres domaines (p. ex. oncologie) pourraient être prises en compte dans le contexte canadien.
  2. Besoins de biodiversité à explorer : La biodiversité des souches de B. burgdorferi et son influence sur les tests de diagnostic ainsi que les limites en matière de connaissance de la physiologie des tiques sont les domaines qui pourraient faire l’objet de nouvelles recherches.
  3. Une approche intégrée en matière de diagnostic de la maladie de Lyme doit être étudiée. La réussite des travaux dépendra de la capacité des divers intervenants à travailler ensemble, y compris les décideurs, les chercheurs, les cliniciens et les promoteurs. Il faudrait améliorer les processus d’échange de renseignements entre les chercheurs et les cliniciens.
  4. Il est essentiel d’avoir une volonté politique de continuer d’aller de l’avant. Le fait d’entrer dans le champ politique est une démarche positive. Compte tenu des limites et obstacles financiers au Canada, il est essentiel que tous les facteurs de confusion soient écartés pour tous les champs, de sorte que les travaux puissent continuer.
  5. Il est nécessaire d’instaurer une « surveillance active » plus vaste. Compte tenu du déficit de tiques disponibles pour l’étude, le fait de poursuivre uniquement avec un système de surveillance passive limitera la capacité à déterminer l’espèce de tique et les infections qu’elle peut transmettre.

Tous les participants s’entendent pour dire qu’il faudrait multiplier les recherches dans l’ensemble du spectre de diagnostic de la maladie de Lyme, et qu’un financement devrait être disponible pour la prochaine génération de chercheurs, leur permettant ainsi de poursuivre une carrière dans ce domaine de recherche. Il a également été convenu que les cliniciens doivent être mieux informés sur la maladie de Lyme pour renforcer leur expertise dans ce domaine et améliorer le diagnostic du patient.

Une approche de collaboration pourrait être adoptée pour faire face aux limites actuelles de diagnostic de la maladie de Lyme, dans le cadre de laquelle les chercheurs, les cliniciens, les décideurs et les bailleurs de fonds travaillent ensemble pour faire progresser les connaissances dans ce domaine, afin d’améliorer les résultats en matière de santé des patients.

La séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux a été une première étape importante pour faire avancer la question dans le cadre d’une approche de collaboration, productive et transparente.

9. Conclusion

La journée a permis de réunir des décideurs, des chercheurs et les principaux intervenants pour tenir compte des principales données de recherche et réfléchir sur le contexte canadien actuel, et pour favoriser un dialogue ouvert et transparent, qui permettra de poser les fondements pour un programme de recherche sur la maladie de Lyme.

Il a été reconnu que grâce à cette séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux, les décideurs, les chercheurs et les principaux intervenants se sont engagés dans un processus de collaboration pour étudier de nouvelles idées, des concepts et cerner les lacunes dans les connaissances en vue d’entamer des recherches plus approfondies au sein des communautés universitaires, scientifiques et cliniques pour faire progresser notre compréhension diagnostic de la maladie de Lyme et notre réponse à cette maladie.

Annexe 1 : Participants

Présentateurs :

  • Dr John Aucott, Directeur, Centre de recherche sur la maladie de Lyme Division de rhumatologie, Université Johns Hopkins
  • Dr Mark Duncan, Professeur, École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète, Université du Colorado
  • Dr Todd Hatchette, Chef, Division de microbiologie, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, et professeur, Département de pathologie, Université Dalhousie
  • Mme Sally Mavin, Chercheuse clinique, National Lyme Borreliosis Testing Laboratory (Inverness, Écosse)

Animateur :

  • Marc Ouellette, Directeur scientifique, Institut des maladies infectieuses et immunitaires, Instituts de recherche en santé du Canada

Participants :

  • Dr William Bowie, Professeur, Division des maladies infectieuses, Université de la Colombie-Britannique
  • Alison Bested, Professeure agrégée de clinique, Faculté de médecine, Université de la Colombie-Britannique
  • Erika Bontovics, Gestionnaire, Section des politiques et des programmes en matière de maladies infectieuses, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario
  • Daniel Cameron, Directeur médical, Dr Daniel Cameron & Associates, médecin traitant, Northern Westchester Hospital
  • George Chaconas, Chaire de recherche du Canada en biologie moléculaire de la borréliose de Lyme, département de biochimie et de biologie moléculaire et département de microbiologie, d’immunologie et de maladies infectieuses
    Université de Calgary
  • Ted Cormode, Médecin (à la retraite)
  • Matthew Gilmour, Directeur général scientifique, Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada
  • Daniel Gregson, Professeur agrégé de médecine, de microbiologie médicale et des maladies infectieuses, Université de Calgary
  • Radhey Gupta, Professeur de biochimie, Université McMaster
  • Ralph Hawkins, Professeur agrégé de clinique de médecine et responsable de site pour le centre médical des étudiants de la Division de la médecine interne générale, Université de Calgary
  • Kamran Kadkhoda, Professeur adjoint, département de microbiologie médicale et des maladies infectieuses, Université du Manitoba, microbiologiste clinique, Laboratoire de santé publique provincial de Cadham
  • Reuben Kaufmann, Professeur émérite de zoologie, Université de l’Alberta
  • Kathleen Kerr, Chargée de cours, département de médecine familiale et communautaire, Women’s College, Université de Toronto
  • Joel Kettner, Directeur scientifique, Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses; directeur médical, directeur médical, Centre international pour les maladies infectieuses; professeur agrégé, Collège de médecine, faculté des sciences de la santé, Université du Manitoba
  • Robbin Lindsay, Maladies zoonotiques et pathogènes spéciaux, Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada
  • Vett Lloyd, Professeur, département de la biologie, Mount Allison University
  • Pascal Michel, Directeur, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada
  • Tara Moriarty, Professeure adjointe, Matrix Dynamics Group, Faculté de médecine dentaire, Faculté de médecine, Département de médecine de laboratoire et de biopathologie, Université de Toronto
  • Muhammad Morshed, Chef de programme, zoonoses et agents pathogènes émergents, Laboratoire de microbiologie et de référence en santé publique du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, Autorité provinciale des services de santé; professeur agrégé de clinique, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Université de la Colombie-Britannique
  • Dylan Pillai, Professeure agrégée, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Université de Calgary
  • Felix Sperling, Professeur, département des sciences biologiques, Université de l’Alberta; Curateur, Strickland Entomological Museum
  • Janet Sperling, Entomologiste; étudiante au doctorat invitée, Université de l’Alberta
  • Steven Sternthal, Directeur général, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada
  • Elizabeth Zubeck, Médecin de famille, Shepherd’s Hill Medical Clinic

Comité de planification :

  • Meghan Baker, Conseillère principale, Stratégie pour l’application des connaissances, Instituts de recherche en santé du Canada
  • Marian Harryman, Directrice générale, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada
  • Marc-Étienne Joseph, Associé, Institut des maladies infectieuses et immunitaires, Instituts de recherche en santé du Canada
  • Jessica Pautz, Gestionnaire adjointe, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada
  • Nick Previsich, Conseiller principal, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada
  • Jennifer Raven, Directrice adjointe, Institut des maladies infectieuses et immunitaires, Instituts de recherche en santé du Canada.
  • Angelica Stewart, Agent de programme principal, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada

Rédacteur du rapport :

  • John Banys, Sous-traitant, PENinc Communications Ltd.

Annexe 2 : Ordre du jour de la séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux

Programme
Heure Point Intervenant
9 h 30 – 9 h 40

Mot de bienvenue et observations préliminaires

Marc Ouellette, directeur scientifique, Institut des maladies infectieuses et immunitaires, Instituts de recherche en santé du Canada

Steven Sternthal, directeur général, Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada

9 h 40 – 9 h 50

Présentations à tour de rôle

Animées par Marc Ouellette

9 h 50 – 10 h 10

Examen des objectifs et aperçu de la journée

Marc Ouellette

10 h 10 – 11 h 30

Présentation no 1 – Préparer le terrain Diagnostic de la maladie de Lyme – La situation actuelle

Présentation no 2 – Syndrome post-maladie de Lyme et maladie de Lyme chronique

*Deux présentations de 15 à 20 minutes, suivies d’une séance de questions et réponses

Todd Hatchette, chef, Division de microbiologie, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, et professeur, Département de pathologie, Université Dalhousie

John Aucott, directeur, Centre de recherche sur la maladie de Lyme Division de rhumatologie, Université Johns Hopkins

11 h 30 – 12 h

Séance plénière – Période de discussion autour de la question « qu’est-ce que »

  • Où en est la science sur les processus de diagnostic?
  • Où devons-nous concentrer nos efforts d’amélioration de la science de diagnostic de la maladie de Lyme?

Animée par Marc Ouellette

12 h – 13 h

Dîner de réseautage

13 h – 13 h 45

Présentation no 3 – Création du Service de diagnostic de la maladie de Lyme en Écosse

*Présentation de 15-20 minutes, suivie d’une séance de questions et réponses

Sally Mavin, chercheuse clinique National Lyme Borreliosis Testing Laboratory (Inverness, Écosse)
13 h 45 – 14 h 30

Présentation no 4 – Défis liés au diagnostic de la maladie de Lyme : Leçons apprises en oncologie

*Présentation de 15-20 minutes, suivie d’une séance de questions et réponses

Mark Duncan, professeur, École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète, Université du Colorado
14 h 30 – 15 h 15

Séance plénière – Période de discussion autour de la question « comment » :

  • Y a-t-il des leçons tirées de diagnostics provenant d’autres parties du monde que nous pourrions appliquer?
  • Y a-t-il des leçons tirées de diagnostics d’autres maladies que nous pourrions appliquer?
  • Comment pouvons-nous planifier et mettre en œuvre la transformation et l’innovation en matière de diagnostic de la maladie de Lyme?
Animée par Marc Ouellette
15 h 15 – 15 h 30

Pause-santé

15 h 30 – 16 h 15

Séance plénière – Prochaines étapes

  • Quelles sont les principales questions et initiatives de recherche qui devraient être communiquées dans le milieu universitaire?
  • Comment pouvons-nous encourager les chercheurs à s’impliquer dans ce domaine?
Animée par Marc Ouellette
16 h 15 – 16 h 30

Conclusion et évaluation

Marc Ouellette et Steven Sternthal

Annexe 3 : Biographies des présentateurs

Dr Todd Hatchette

Chef, Division de la microbiologie, Département de pathologie et de médecine de laboratoire
Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, et
Professeur, Département de pathologie, Université Dalhousie

Dr Hatchette a obtenu son doctorat en médecine de l’Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador en 1995. Après sa formation en médecine interne à l’Université Memorial et un stage au service des maladies infectieuses et de la microbiologie médicale à l’Université Dalhousie, il a complété une formation en recherches postdoctorales sur la virologie à l’hôpital St. Jude Children’s Research Hospital, à Memphis, au Tennessee.

Il est actuellement chef du service au sein de la Division de la microbiologie du Queen Elizabeth II Health Sciences Center, et il est directeur du laboratoire de virologie et d’immunologie où l’on effectue des tests de dépistage de la maladie de Lyme en Nouvelle-Écosse. Il est professeur au département de pathologie de l’Université Dalhousie, et il travaille conjointement au département de l’immunologie et de la microbiologie et au département de médecine, où il occupe le poste de conseiller en maladies infectieuses.

En tant que seul virologiste médical de la province, Dr Hatchette a une expertise en diagnostic des infections virales en clinique et en laboratoire, et a assuré une formation médicale continue de plusieurs professionnels de la santé et agit en tant que conseiller sur un certain nombre de comités provinciaux et locaux. Il est coprésident provincial du groupe de travail sur le diagnostic de la maladie de Lyme du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada.

Dr John Aucott

Directeur, Centre de recherche sur la maladie de Lyme, Division de rhumatologie
Université Johns Hopkins

Dr Aucott est diplômé de l’Université de la Californie à Berkeley, et il est également diplômé de l’École de médecine de l’Université Johns Hopkins. Il est diplomate au sein du American Board of Internal Medicine, et il a complété une formation de sous-spécialisation en maladies infectieuses aux hôpitaux universitaires de Cleveland.

Il s’est joint à la faculté de médecine de l’École de médecine John Hopkins en 1996, où ses efforts ont été axés sur la recherche clinique et translationnelle liée à la maladie de Lyme et sur le syndrome de Lyme post-traitement. Il est actuellement le chercheur principal dans le cadre de l’étude de cohorte prospective sur l’immunologie et les événements cliniques liés à la maladie de Lyme. Cette étude pluriannuelle examine des patients atteints de maladie de Lyme aiguë et d’érythèmes migrants non traités qui sont caractérisés avant la thérapie initiale par antibiotiques, puis une nouvelle fois durant le suivi qui s’étend sur deux ans à la suite de la thérapie. À ce jour, l’étude a permis d’examiner plus de 170 patients atteints de maladie de Lyme et témoins assortis, et elle a permis de recueillir des échantillons provenant de plus de 1 000 différentes visites de patients.

La vaste biobanque d’échantillons provenant de l’étude sur les événements cliniques liés à la maladie de Lyme a permis de former de nombreux collaborateurs provenant des quatre coins des États-Unis. Ces collaborations ont abouti à 15 publications évaluées par les pairs qui mettent l’accent sur la compréhension de la microbiologie, de la pathophysiologie immunitaire de la maladie de Lyme et les résultats en matière de santé à long terme liés à une exposition à l’infection à Borrelia burgdorferi.

Le 1er avril 2015, Dr Aucott a été nommé directeur du Centre de recherche sur la maladie de Lyme, Division de rhumatologie, Université Johns Hopkins. Cette installation de pointe abritant le centre de recherche de transfert regroupe des sites de recherche clinique communautaire et comprend plus de 2 000 pieds carrés d’espace de recherche au campus Johns Hopkins Bayview. Elle accueille également la biobanque d’échantillons provenant de l’étude sur les événements cliniques liés à la maladie de Lyme, des études de phénotypage immunitaire, et les installations principales de cytométrie en flux.

Mme Sally Mavin

Chercheuse clinique
National Lyme Borreliosis Testing Laboratory (Inverness, Écosse)

Après avoir obtenu le baccalauréat en sciences biomédicales en 1996, de l’Université d’Aberdeen, Sally s’est formée et a travaillé en tant que chercheuse œuvrant en science biomédicale dans le service de virologie de l’University Hospital of Wales à Cardiff, où elle a également obtenu une maîtrise en sciences biomédicales. Depuis, elle a intégré l’équipe de Raigmore Hospital à Inverness pour participer au programme de formation de recherche scientifique de 3 ans dans les domaines de la microbiologie et préparer une autre maîtrise (microbiologie médicale moléculaire) à l’Université de Nottingham.

Elle a travaillé au National Lyme Borreliosis Testing Laboratory à Inverness en tant que chercheuse clinique, depuis la création du laboratoire en 2003. Au cours de cette période, elle a travaillé dur pour améliorer le service, en utilisant des tests internes et disponibles dans le commerce, et pour rassembler des renseignements épidémiologiques sur la borréliose de Lyme en Écosse. Elle a consacré les quatre dernières années à préparer un doctorat à temps partiel, en mettant l’accent sur la mise au point d’un test par transfert Western qui permet de distinguer les patients atteints d’une infection actuelle des personnes atteintes d’une infection antérieure à B. burgdorferi chez des patients écossais, en collaboration avec l’Université d’Aberdeen. Sally est également membre de l’ESGBOR (European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases study group for Lyme borreliosis).

Dr Mark Duncan

Professeur, École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète
Université du Colorado

Mark Duncan est né et a grandi à Sydney, en Australie. Il a terminé son premier cycle à l’Université de New South Wales, avec une spécialisation en chimie organique. Il a obtenu son doctorat à Garvan Institute, à Sydney. Après avoir obtenu son diplôme, il s’est installé à Bethesda, au Maryland, pour suivre une formation postdoctorale en neuroscience en tant que membre du centre « Fogarty » au National Institutes of Health des États-Unis. Après près de quatre ans aux États-Unis, il est rentré à Sydney où il a été nommé membre du corps professoral pour donner des cours à la Faculté de médecine. En 1999, il a déménagé encore une fois, cette fois vers le Colorado, où il a œuvré en tant que professeur et directeur fondateur du partage de ressources liées à la protéomique à l’Université du Colorado. Actuellement, il est professeur à l’École de médecine, Endocrinologie, métabolisme et diabète, au campus de médecine Denver Anschutz de l’Université du Colorado et directeur, collaborations universitaires, pour Biodesix Inc., une entreprise de diagnostics cliniques se trouvant dans le Colorado. Dr Duncan est également un professeur invité à King Saud University, en Arabie saoudite.

Ses intérêts de recherche sont vastes. Ses publications portent sur des domaines comme la spectrométrie de masse, la chimie et la biochimie organique et plusieurs domaines de la médecine clinique, y compris la pathologie chimique, l’endocrinologie, la neurologie et l’oncologie. En collaboration avec des collègues de l’Université Vanderbilt, de l’Université du Colorado et de Biodesix Inc., il a mis sur pied Veristrat®, un test sanguin basé sur la spectrométrie de masse disponible dans le commerce pour évaluer la réactivité des patients à certains traitements contre le cancer. Il a participé ou présidé plus de 30 comités d’examen du National Institutes of Health des États-Unis. Il est rédacteur adjoint (en génomique, protéomique et bio-informatique) de la revue Journal of Experimental Biology & Medicine, et membre des comités éditoriaux des revues Journal of Biomarkers, The Protein Journal et Practical Proteomics. Il est un membre du Comité de la lutte contre le cancer de l’Université du Colorado, du Human Medical Genetics Program et du Molecular Structure Program, et un membre actif de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) et de l’American Society for Mass Spectrometry.

Dr Duncan a rédigé ou participé à la rédaction de plus de 100 articles examinés par des pairs dans les principales revues, notamment : New England Journal of Medicine, Lancet, Proceedings of the National Academy of Sciences, Science Magazine, PloSOne et Nature Biotechnology. Il détient de nombreux brevets, consulte pour plusieurs entreprises biotechnologiques et de diagnostic, et a été invité à prendre la parole à des conférences majeures dans plus de 15 pays.

En 1990, il a rejoint le Centre de recherche en Infectiologie de l’Université Laval comme professeure adjoint et est maintenant professeur titulaire. Ses recherches sont axées sur la résistance aux agents antimicrobiens, où il a réalisé des découvertes fondamentales sur le mécanisme de résistance des protozoaires. Plus récemment, il a mis en œuvre des stratégies protéomiques et utilisant un microréseau d’ADN pour étudier la résistance aux antimicrobiens dans le parasite Leishmania et la bactérie Streptococcus pneumoniae.

Marc Ouellette, Ph. D.

Directeur scientifique
Institut des maladies infectieuses et immunitaires
Instituts de recherche en santé du Canada

M. Ouellette a obtenu son baccalauréat en sciences avec spécialisation en biochimie de l’Université d’Ottawa, et il a complété son doctorat sur la résistance des bactéries aux antibiotiques à l’Université Laval. Ses études postdoctorales ont été exécutées sous le mentorat du professeur Piet Borst, du Netherlands Cancer Institute, à Amsterdam, où il a perfectionné son expertise en résistance aux antimicrobiens en étudiant les parasites protozoaires.

M. Ouellette a reçu de nombreux prix pour ses travaux, notamment : New Investigator Award en parasitologie moléculaire de Burroughs Wellcome Fund, un prix en recherche scientifique du  Medical Research Council, une bourse en parasitologie moléculaire de Burroughs Wellcome Fund, et une chaire de recherche du Canada de niveau 1 en résistance aux agents microbiens. Il est membre de la Société royale du Canada et de l’Académie canadienne des sciences de la santé. Il a siégé au sein de nombreux comités d’organismes de subvention nationaux et internationaux, et est un grand partisan des programmes d’échange scientifique avec les pays en développement.

Annexe 4 : Sommaire du formulaire d’évaluation

21 réponses
1. Quel secteur représentez-vous?
Ministère/organisme fédéral 4
Ministère de la santé provincial/territorial 0
Autres ministères provinciaux/territoriaux (autres domaines que la santé) 0
Autorité sanitaire régionale/de district 0
Organisation provinciale/territoriale de recherche en santé 0
Association/conseil/fondation sanitaire à l’échelle nationale 1
Université 13
Autre 3
2. Êtes-vous un…
Expert invité 16
Conférencier 2
Collaborateur de l’hôte 2
Autre 1
3. Comment évalueriez-vous les éléments suivants?
Atelier dans son ensemble 4,571428571
Présentations des experts 4,761904762
Discussion en plénière l’après-midi 4,523809524
4. Comment évalueriez-vous les présentations et l’animation?
T. Hatchette 4,666666667
J. Aucott 4,857142857
S. Mavin 4,6
M. Duncan 4,45
M. Ouellette 4,714285714
5. Les documents d’information à lire étaient-ils utiles?
  • oui-18
  • s.o.-1
  • non-2
6. Les présentations ont-elles orienté les discussions de l’après-midi?
  • oui-19
  • s.o.-1
  • non-1
7. Souhaiteriez-vous participer à d’autres événements de ce genre à l’avenir?
  • oui-19
  • s.o.-2
  • non-0
8. À quel degré les objectifs ont-ils été atteints?
Objectif 1 4
Résultats escomptés 1 3,736842105
Résultats escomptés 2 4,157894737
Résultats escomptés 3 4,157894737
9. Quelle partie de cet atelier avez-vous le plus aimée? Voir l’annexe
10. À votre avis, qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans les futurs ateliers sur l’engagement? Voir l’annexe
11a. Avez-vous acquis de nouvelles connaissances en participant à cette séance?
  • oui-18
  • s.o.-2
  • non-1
11b. Quels nouveaux renseignements avez-vous appris en participant à cette séance? Voir l’annexe
12. Les IRSC devraient-ils faciliter le suivi?
  • oui-17
  • s.o.-4
  • non-0
13. Autres commentaires Voir l’annexe

Annexe :

9. Quelle partie de cet atelier avez-vous le plus aimée?

  • Le libre échange des connaissances
  • L’échange d’idées
  • Les séances plénières 
  • Le fait de rencontrer des collègues
  • La diversité des participants
  • L’interaction avec divers intervenants
  • La collaboration
  • Le fait que nous avons réellement abordé certaines questions volatiles d’une façon collégiale
  • Les discussions sur les façons d’aller de l’avant Rencontre stimulante, qui fait réfléchir
  • L’honnêteté et l’ouverture d’esprit 
  • Le format – « à huis clos »
  • Les excellentes présentations et discussions
  • Le fait de rencontrer d’autres personnes ayant les mêmes intérêts et de découvrir une grande quantité de données probantes
  • Une bonne combinaison de participants
  • En général, dialogue très respectueux

10. À votre avis, qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans les futurs ateliers sur l’engagement?

  • La distribution du matériel de lecture, de l’ordre du jour et d’autres documents plus tôt.
  • Des objectifs et résultats plus précis     
  • Plus de temps pour discuter 
  • Un meilleur choix de lectures préalables
  • Informer de nombreux participants plus tôt (plusieurs d’entre eux ont été informés à la dernière minute) et accorder un financement.
  • Informer les participants bien avant la réunion et communiquer avec les chercheurs français et les autres chercheurs européens
  • Prochaine étape : ateliers – axés sur des sujets plus précis
  • Position de l’ASPC; direction manquante
  • Les changements réels sont décrits  Points d’intervention précis
  • Pas beaucoup!

11b. Quels nouveaux renseignements avez-vous appris en participant à cette séance?

  • Comprendre beaucoup mieux le syndrome post-maladie de Lyme 
  • Renseignements sur le syndrome post-maladie de Lyme
  • Meilleure appréciation des contraintes de recherche dont souffrent certains laboratoires.
  • Complexité du problème – rencontrer des personnes; définir les questions sur lesquelles il faut travailler
  • > 10 pages de notes
  • Limite des tests de diagnostic 
  • Meilleure compréhension de la contribution des cliniciens
  • Meilleure définition des lacunes et besoin d’une différente approche pour le diagnostic
  • De nouveaux contacts de recherche
  • J’ai appris davantage sur les questions urgentes et dans quelle mesure il est difficile de les gérer sans équivoque

13. Autres commentaires :

  • Peu de discussions concernant la situation clinique concernant ce qu’il faut faire en attendant l’amélioration du dépistage, mais ce n’était pas le sujet de cette réunion (c.-à-d. dépistage – pas les conséquences cliniques).
  • Cette réunion a été ouverte et transparente. J’espère qu’un communiqué de presse sera publié immédiatement, dont le titre pourrait être « des chercheurs, des cliniciens, l’ASPC, les IRSC, et d’autres intervenants s’intéressant à la maladie de Lyme se sont réunis au cours de la séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux. Après avoir longuement discuté, nous avons reconnu qu’il faudrait de meilleurs tests de diagnostic et un meilleur traitement de la maladie de Lyme, et cela représente une première étape. Cela permettra de valider l’expérience des patients et d’aider à « calmer la tempête ».
  • Nous regrettons l’absence des auteurs des lignes directrices de l’IDSA.  
  • Je suis impressionné par les discussions collégiales sur ce sujet très controversé.
  • Nous aimerions que chaque participant puisse indiquer s’il souhaite présenter des idées, des commentaires ou des articles avant la réunion afin que les autres puissent les examiner au préalable, le cas échéant, et être informés sur le sujet.
  • Nous avons particulièrement apprécié la préparation et la possibilité de proposer des participants.
  • Très bonne modération. Excellent animateur. 
  • Communiquez avec moi par courriel à  Matthew.Gilmour@phac-aspc.gc.ca
  • Merci!
  • Cette réunion a été organisée de façon très impressionnante. Reuben Kaufman

Annexe 5 : Liste des lectures recommandées

Les lectures de base suivantes offrent un contexte sur les présentations et les discussions qui ont eu lieu lors de la séance du Programme d’échanges Meilleurs cerveaux le lundi, le 29 juin 2015. Ces articles, recommandés par des présentateurs, peuvent être des ressources utiles, maintenant ou à l’avenir.

Liste des références :

  1. J. Alcott, Post treatment Lyme disease syndrome. Infectious Disease Clinics of North America (2015), 29, 309‑323.
  2. M.E. Aguero-Rosenfeld, G.P. Wormser, Lyme disease: diagnostic issues and controversies. Expert Review Molecular Diagnostics (2015), 15(1), 1‑4.
  3. J.A. Branda, K. Linskey, Y.A. Kim, et al. Two-tiered antibody testing for Lyme disease with use of 2 enzyme immunoassays, a whole-cell sonicate enzyme immunoassay followed by a VlsE C6 peptide enzyme immunoassay. Clinical Infectious Diseases (2011), 53(6), 541‑547.
  4. R.L. DeBiasi, A concise critical analysis of serologic testing for the diagnosis of Lyme disease. Current Infectious Disease Reports (2014), 16:450.
  5. R. Evans, S. Mavin, S. Holden, et al. Lack of accurate information on the prevalence of Lyme disease in the UK. British Medical Journal (2014), 348:g2037.
  6. B.A. Fallon, M. Pavlicova, A comparison of Lyme disease serologic test results from 4 laboratories in patients with persistent symptoms after antibiotic treatment. Clinical Infectious Diseases (2014), 59(12), 1705‑10.
  7. A. Rizzoli, H.C. Hauffe, et al. Lyme borreliosis in Europe. Euro Surveillance (2011), 16(27): pii=19906. *Accès : Lyme Borreliosis in Europe (en anglais seulement)
  8. A.C. Steere, G. McHugh, et al. Prospective Study of Serologic Tests for Lyme Disease. Clinical Infectious Diseases (2008), 47:188‑95.
  9. G.P. Wormser, D. Liveris, et al. Effect of Borrelia burgdorferi genotype on the sensitivity of C6 and 2-tier testing in North American patients with culture-confirmed Lyme disease. Clinical Infectious Diseases (2008), 47, 910‑4.
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