Un réseau de recherche Canada–Pays-Bas explorera le traitement personnalisé des maladies inflammatoires

De gauche à droite : Henk Smid (directeur, ZonMw), Ingrid Lether (gestionnaire, Recherche et innovation, Reumafonds) et Hani El-Gabalawy (directeur scientifique, IALA des IRSC)

Le Canada et les Pays-Bas unissent leurs forces dans le cadre d’un nouveau partenariat international de 8 millions de dollars canadiens. Les deux pays financeront en effet un réseau destiné à réunir des chercheurs canadiens et néerlandais qui exploreront ensemble des façons de personnaliser les traitements dans la lutte contre un large éventail de maladies inflammatoires débilitantes de l’appareil locomoteur, y compris des maladies chroniques comme la polyarthrite
rhumatoïde, le lupus et les maladies psoriasiques.

MMIM

Connues sous le nom de maladies inflammatoires à médiation immunitaire d’ordre musculosquelettique (MIMIM), ces maladies chroniques touchent plus de 5 % des populations respectives des Pays-Bas et du Canada. Les organismes de financement de la recherche en santé partenaires dans les deux pays sont les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et leur pendant néerlandais ZonMw et Reumafonds (la fondation de l’arthrite des Pays-Bas). Selon les représentants des organisations canadiennes et néerlandaises, les chercheurs travailleront ensemble au cours des quelques années à venir (2016-‑2022) pour fusionner et harmoniser les cohortes existantes dans chaque pays de personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, de lupus ou d’autres maladies inflammatoires chroniques. Les chercheurs devraient, grâce à ce réseau, être plus en mesure d’élargir et de renforcer leurs cohortes de recherche clinique, tout en donnant un important élan aux efforts de recherche dans leur ensemble.

« Nous sommes ravis de lancer cette possibilité unique de financement de la recherche qui permettra aux chercheurs canadiens et néerlandais de travailler ensemble de façon transparente pour définir de nouvelles approches dans le traitement des maladies chroniques débilitantes, dit Dr Hani El-Gabalawy, directeur scientifique de l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite des IRSC. L’extraordinaire leadership scientifique et l’excellence en recherche dans les deux pays seront mis à profit et développés, et les nouveaux partenariats en train d’être établis serviront de base à la collaboration et à l’innovation pour des années à venir. »

Médecine personnalisée

Engagements financiers

Cette collaboration novatrice aidera à répondre à des questions de recherche au sujet du recours à des traitements particuliers pour certains groupes de patients. Les chercheurs essaieront de trouver des solutions personnalisées au lieu de suivre une approche unique. Des patients participeront au réseau, aux côtés de cliniciens et de spécialistes des sciences fondamentales.

« Les rhumatologues, tant aux Pays-Bas qu’au Canada, cherchent chaque jour à faire des percées dans l’espoir de guérir les patients, dit Henk Smid, directeur, ZonMw. Mettre en commun leurs connaissances, leurs techniques, leurs cohortes et leurs idées conduira à une recherche plus innovante qui façonnera la manière dont nous traiterons les patients à l’avenir. ZonMw, Reumafonds et les IRSC ont toujours favorisé une recherche innovante et continueront de le faire dans leur quête d’une médecine plus personnalisée. »

On cherchera particulièrement à mieux prédire les résultats du traitement des patients. Cette information pourrait servir aux cliniciens comme aux responsables des politiques pour adapter – ou personnaliser – les façons de traiter chaque personne. Plutôt qu’une approche par essais et erreurs avec des traitements ciblés coûteux, les médicaments jugés les plus efficaces pour une personne en particulier, d’après son profil biologique unique, seraient utilisés.

« Reumafonds se réjouit de cette collaboration à grande échelle qui aiguillonnera l’innovation et accélérera le développement,dit Lodewijk Ridderbos, chef de la direction, Reumafonds. À terme, le résultat le plus important sera toutefois un diagnostic plus rapide et un meilleur traitement des personnes arthritiques, pour leur offrir une meilleure qualité de vie. »

Les partenaires canadiens et néerlandais ont bon espoir qu’un réseau du genre mènera à une recherche qui aidera à soulager la douleur et à mieux prendre en charge la maladie pour un meilleur rapport coût efficacité, ainsi qu’à une meilleure qualité de vie pour les personnes concernées.

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