POP Nouvelles – Printemps 2016

Table des matières


Message de la directrice scientifique

C'est avec des sentiments partagés que j'écris cette lettre pour POP Nouvelles à l'approche de la fin de mon mandat en tant que directrice scientifique de l'Institut de la santé publique et des populations (ISPP) le 31 juillet 2016. Depuis la rédaction, en janvier 2016, d'une lettre sur nos réalisations des huit dernières années, j'attendais cette occasion pour faire une mise à jour sur la période très productive  qu'ont été les six derniers mois.

Pour moi, l'un des points marquants a été le sommet international Provoquer des solutions pour la santé des populations organisé par notre institut, qui a eu lieu du 25 au 28 avril 2016 à Ottawa. Ce sommet sur invitation réunissait plus de 150 chercheurs, responsables de politiques, stagiaires et partenaires venus débattre et discuter de la « science des solutions » et établir des orientations préliminaires pour les interventions liées à la santé des populations et à la recherche sur l'équité en matière de santé. J'ai été encouragée par les idées lumineuses et provocantes qui ont vu le jour au sommet, et je suis très heureuse de constater que le dialogue s'est poursuivi après le sommet (pour obtenir de plus amples détails, voir l'article dans le présent numéro).

Depuis janvier 2016, l'Institut a également organisé plusieurs ateliers en collaboration avec d'autres instituts et partenaires des IRSC. Dirigé de concert avec l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, l'atelier Renforcement de la recherche en prévention sectorielle a réuni les 19 équipes financées au stade de la lettre d'intention du concours, des partenaires nationaux et internationaux, d'autres chercheurs et des utilisateurs de connaissances dans le but de contribuer au renforcement de leurs demandes détaillées et de créer un forum pour trouver des occasions de collaboration mutuellement avantageuses. Les équipes présenteront leurs demandes détaillées vers la mi-juillet, et les résultats sont attendus à la fin de l'automne 2016. Notre deuxième réunion annuelle des chaires en santé publique appliquée a été planifiée avec les collègues de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) (Ottawa; 22 avril 2016). Elle a permis de réunir les chaires en santé publique appliquée, leurs collaborateurs-décideurs et partenaires communautaires, l'ASPC et les agences de santé publique provinciales, ainsi que d'autres représentants de l'institut des IRSC afin d'explorer des occasions d'influencer la prise de décisions politiques et publiques. Nous avons également tenu un atelier pour les chaires en santé publique appliquée et autres scientifiques sur la rédaction efficace de pages éditoriales en partenariat avec le réseau Evidence Network.

En outre, j'ai eu le privilège de participer à deux ateliers sur les interventions à grande échelle commandités par l'Alliance mondiale contre les maladies chroniques (AMMC) (Bruxelles, Belgique; 19 et 20 mai 2016) et sur la science de la mise en œuvre (Kingston, Jamaïque; 8 juin 2016). La prochaine priorité de financement de l'AMMC sera axée sur la santé mentale.
En terminant, j'aimerais remercier les membres de l'équipe de l'établissement d'accueil de l'ISPP pour leur dévouement, leur professionnalisme exemplaire et leur expertise technique, ainsi que les nombreux membres du personnel des IRSC qui ont contribué à nos réalisations au fil des ans. Je tiens également à exprimer toute ma gratitude aux membres du conseil consultatif de l'institut pour leur orientation stratégique et leur inspiration.

J'adresse à mon successeur mes meilleurs vœux dans son rôle de directeur scientifique de l'ISPP. L'occasion de collaborer avec quelques-uns des meilleurs scientifiques au monde dans notre domaine et les possibilités offertes par les partenariats et les réseaux font en sorte que ce rôle est extrêmement gratifiant. Le domaine de la santé publique et des populations a progressé et muri considérablement au cours de la dernière décennie, et je m'attends à le voir continuer à évoluer dans les années à venir.

Au nom de l'équipe de l'ISPP, je vous souhaite un été très productif et une excellente santé. 

Nancy Edwards, inf. aut., Ph.D., MACSS Directrice scientifique de l'Institut de la santé publique et des populations

Au revoir à Nancy Edwards de l'ISPP des IRSC
Ted Bruce Ancien président du CCI de l'ISPP des IRSC et David Peters Ancien vice-président du CCI de l'ISPP des IRSC

La Dre Nancy Edwards a de nombreuses réalisations remarquables à célébrer, tandis qu'elle complète son mandat de huit ans comme directrice scientifique de l'ISPP. En tant que membres du conseil consultatif de l'Institut, nous avons eu le privilège de travailler avec Nancy et d'être témoins de son leadership et de sa contribution remarquable à l'évolution des bases scientifiques et des pratiques dans notre domaine. En plus de développer les capacités de recherche par des possibilités de financement et des stratégies d'appui innovatrices et créatives, Nancy est un solide porte-parole pour la santé des populations aux IRSC et au Canada.

Nancy a gagné l'admiration et la confiance de ses collègues, tant à l'administration centrale des IRSC que dans les divers instituts. Elle a mis son talent de communicatrice passionnée et éloquente au service de la recherche sous le thème IV, qui vise les déterminants environnementaux, culturels et sociaux de la santé des populations. Elle a joué un rôle clé dans la création de partenariats interinstituts et communautaires qui ont façonné les possibilités de financement des IRSC ciblant les déterminants de la santé sous le thème IV, en plus d'être une pionnière de la recherche interventionnelle en santé des populations.

À titre de championne de la santé mondiale aux IRSC, elle a œuvré à l'amélioration de la santé des populations dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, et a fait des contributions importantes dans plusieurs domaines, notamment les sciences infirmières et le développement de la main-d'œuvre, le développement des capacités de recherche sur les politiques et les systèmes de santé, les méthodes et les applications en recherche sur la mise en œuvre et en application des connaissances, et la recherche sur les maladies chroniques. Elle a développé les capacités de nombreux établissements partout dans le monde, et a contribué à faire passer cet enjeu à l'avant-plan aux IRSC et dans des organisations internationales.

Le succès de Nancy est attribuable à sa profonde compréhension de la science – et à de surprenants talents diplomatiques pour naviguer dans les milieux scientifique et universitaire. Sa curiosité naturelle et une analyse détaillée l'ont guidée dans l'élaboration de la vision de l'Institut. Sa compréhension des systèmes adaptatifs complexes et de la science de la mise en œuvre lui ont permis d'organiser les ressources à sa disposition et à la disposition des autres d'une façon qui a accéléré le travail de l'Institut. Ce fut un plaisir de travailler avec Nancy au CCI, car son but n'était pas seulement de demander conseil, mais aussi d'engager un dialogue significatif avec les membres afin d'acquérir les connaissances nécessaires pour nourrir sa pensée. Et la pensée de tous les membres a été influencée par ce dialogue.

Par sa contribution et son héritage, Nancy demeurera sans aucun doute une figure de proue de la recherche en santé des populations au Canada.

Provoquer des solutions en santé des populations : des recherches pour un avenir sain
Erica Di Ruggiero Directrice scientifique adjointe IRSC-ISPP

L'Institut de la santé publique et des populations des IRSC a été l'hôte du sommet international Provoquer des solutions pour la santé des populations du 25 au 28 avril 2016, à Ottawa. L'évènement a fourni l'occasion de non seulement remettre en question ce que nous savons de la « science des solutions », mais aussi tirer des leçons de nos échecs en matière de mise en œuvre. Les panélistes ont réfléchi à différentes questions, notamment: Les solutions sont-elles importantes? Pourquoi le sont-elles? Les solutions importantes viennent de qui? Qui paie pour les solutions? On nous a rappelé qu'en tant que professionnels de la santé publique, nous ne consultons pas toujours les principales victimes des iniquités dans la quête de solutions aux problèmes. Et bien qu'il soit essentiel d'engager les citoyens et les communautés, nous devons nous méfier des pièges de la participation, éviter une répartition inégale des solutions et surveiller leurs conséquences. Pour l'avenir, nous devons exploiter ce que la science citoyenne et les mouvements sociaux ont à offrir pour promouvoir des solutions en santé des populations.

Le sommet a attiré 150 participants de neuf pays, dont des chercheurs, des stagiaires, des responsables des politiques, des partenaires et des bailleurs de fonds de la recherche. L'évènement a inclus des panels sur des questions provocatrices, des séances parallèles, des activités spéciales pré-sommet, ainsi qu'une séance d'affichage interactive. La ministre Jane Philpott nous a fait l'honneur de se joindre à nous et de reconnaitre le rôle vital joué par les chercheurs et les décideurs en santé des populations dans la création de solutions fondées sur des données probantes qui améliorent la santé et l'équité en santé. Avant le sommet, l'ISPP et la Revue canadienne de santé publique (RCSP) ont réuni une dizaine de rédacteurs en chef de revues scientifiques ou leurs représentants pour discuter des possibilités et des défis liés à l'évaluation par les pairs et à la publication de la recherche interventionnelle en santé des populations (RISP), et jauger l'intérêt pour d'éventuelles publications conjointes. Les participants au sommet ont pu recevoir des conseils de la part des représentants des revues dans le cadre d'une séance informelle d'examen de manuscrits. D'autres nouvelles sont à venir sur ce groupe de rédacteurs en chef. L'ISPP a aussi organisé un atelier avec le National Institute for Health Research (NIHR) sur l'élaboration de lignes directrices relatives à la prise en compte du contexte dans l'étude des interventions en santé des populations. Ce document devrait être distribué au cours de la prochaine année.

Pour ouvrir le sommet, l'ISPP a fait équipe avec la populaire émission de CBC Radio One, The Debaters. L'auditoire a été témoin d'un débat animé entre Erica Sigurdson et Ron Sparks sur la place du gouvernement dans la cuisine des nations. Nous avons aussi reconnu trois lauréats du Prix du pionnier en santé des populations – les Drs Scott Leatherdale, David Hammond et Prabhat Jha. Le Sommet a pris fin avec une journée de discussion sur des questions catalytiques visant à concevoir un programme de recherche tourné vers l'avenir, qui signale quelle direction doit prendre la recherche interventionnelle en santé des populations et en matière de santé. La version finale des questions devrait éclairer le choix des produits de connaissance fournis aux chercheurs, aux décideurs et aux bailleurs de fonds de la recherche. 

Depuis le sommet, nous approfondissons la discussion sur les principaux thèmes du sommet à différents évènements, notamment la conférence de l'Union internationale de promotion de la santé et d'éducation sur la santé (Curitiba, Brésil; 22-27 mai 2016), la conférence Pathways to Health Equity: Levelling the Playing Field (Winnipeg; 30 mai-1er juin 2016) et la conférence annuelle de l'Association canadienne de santé publique, Santé publique 2016 (Toronto, 13-16 juin 2016). Toute cette effervescence augure bien pour l'avenir de la recherche et l'action dans le domaine de la santé des populations et de l'équité en santé. Cela montre que les communautés de chercheurs, de responsables des politiques et de praticiens en santé sont à la hauteur du défi, en se préoccupant moins d'étudier les problèmes que d'y trouver des solutions équitables qui contribueront à un avenir plus sain. Laissons libre cours à cette discussion fertile. Pour plus d'information sur les produits du sommet (p. ex. rapport visuel, rapport sommaire sur les questions catalytiques), veuillez surveiller les mises à jour régulières dans le site Web du sommet.

L'Initiative de recherche interventionnelle en santé des populations du Canada (IRISPC): forte de plus de dix années et prête pour les suivantes
Jean Harvey Directrice Initiative sur la santé de la population canadienne (ISPC) et Louise Potvin Professeure Université de Montréal Directrice scientifique Centre Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé de Montréal

Depuis 2005, l'Initiative de recherche interventionnelle en santé des populations du Canada (IRISPC) a suscité le développement du domaine de la recherche interventionnelle en santé des populations (RISP). Guidée par quatre objectifs stratégiques, l'IRISPC compte plusieurs réalisations à célébrer : tenue de plusieurs ateliers sur la RISP (dont le premier, à Banff en 2006, un atelier de formation sur la RISP, un forum des commanditaires de la recherche, un atelier sur la jonction entre la RISP et l'application des connaissances); numéro spécial en 2009 de la Revue canadienne de santé publique; lignes directrices sur l'évaluation par les pairs pour la RISP; ensemble publié de compétences en RISP; études d'évaluation, dont une étude récente sur la direction de l'IRISPC et le rôle de champion de la RISP.

Les activités visant à développer ce domaine sont dirigées par un comité de planification de l'IRISPC. Il s'agit d'un organe à la structure souple dont la direction est partagée entre un groupe initial de personnes et d'organismes. Au cours des dix premières années d'existence de l'IRISPC, c'est de main de maitre que l'Institut de la santé publique et des populations des Instituts de recherche en santé du Canada (ISPP des IRSC) s'est chargé des fonctions de secrétariat. L'initiative entre maintenant dans sa deuxième phase. Les premières idées pour les priorités de la phase II sont d'intensifier l'engagement auprès des communautés de recherche, d'évaluation, de politiques et de pratique; d'élargir les collaborations internationales; et de renforcer la « demande » de RISP parallèlement à des efforts soutenus pour améliorer la science qui soustend cette recherche.

Composition du comité de planification de l'IRISPC, 2016

Organismes Membres
Université de Montréal Louise Potvin (coprésidente)
Initiative sur la santé de la population canadienne, ICIS Jean Harvey (coprésidente)
Centre pour l'avancement de la santé des populations Propel Barb Riley
Institut de la santé publique et des populations des IRSC Nancy Edwards, Erica Di Ruggiero
Agence de la santé publique du Canada Kerry Robinson, Maria Chia
Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC Mary-Jo Makarchuk
Institut national d'excellence en santé et en services sociaux Denis Roy
Société de recherche sociale appliquée Jean-Pierre Voyer, Heather Smith Fowler

Le secrétariat pour la phase II de l'IRISPC sera assuré par le Centre pour l'avancement de la santé des populations Propel (Centre Propel), à l'Université de Waterloo. Cet organisme est tout désigné pour ce rôle, car il est investi du mandat pancanadien d'améliorer la santé des gens et des milieux en dirigeant et en suscitant des études pertinentes et rigoureuses, ainsi qu'en appliquant les données probantes à la pratique. L'approche partenariale du Centre Propel, ses antécédents de leadership facilitateur, et sa solide feuille de route en matière de développement des capacités sont d'autres atouts dont pourra bénéficier la phase II de l'IRISPC.

Parmi les principes de base de l'IRISPC, mentionnons le besoin d'harmonisation, de façon stratégique et réfléchie, des initiatives des principaux organismes œuvrant dans le domaine de la recherche, de l'évaluation, des politiques et de la pratique en santé publique et en santé des populations. Au cours des dix prochaines années, la force de l'IRISPC résidera dans l'ampleur et la profondeur de l'engagement auprès des parties qui s'intéressent à l'avancement de la science et à l'utilisation de la RISP. Si vous souhaitez obtenir plus d'information ou peut-être participer à une consultation sur l'approche et les priorités prévues pour la phase II, veuillez communiquer avec le secrétariat de l'IRISPC, à PHIRIC@uwaterloo.ca. Nous aimerions beaucoup vous entendre et travailler avec vous!

Camp d'entrainement de NCD Free – Ottawa
Mats Junek Coordinateur- Amériques NCD Free

Les maladies non transmissibles (MNT) – dont les maladies du cœur, le diabète, les maladies pulmonaires, les troubles mentaux et le cancer – sont un groupe de maladies qui, malgré leur diversité, comportent des facteurs de risque communs : une mauvaise alimentation, la sédentarité, la consommation excessive d'alcool et le tabagisme. Ces maladies sont responsables d'environ 80 % des décès sur la planète et sont considérées collectivement comme une des plus grandes épidémies mondiales. NCDFREE est un organisme de revendication et de communication dans le domaine de la santé, qui se consacre à réduire le fardeau des MNT et à combattre leurs facteurs de risque par la sensibilisation, par l'habilitation de jeunes leaders qui apportent un vent nouveau dans le domaine, et par la conversion des résultats de la recherche en contenu médiatique digestible et capable de susciter la réflexion pour nous amener à changer.

Maintenant à sa quatrième année, NCDFREE s'est étendu à plusieurs régions du monde et a organisé son premier évènement majeur en Amérique du Nord – le « camp d'entrainement » d'Ottawa. Les camps réunissent des conférenciers locaux et internationaux avec un groupe de jeunes leaders afin de leur permettre d'acquérir les compétences, les connaissances, la confiance et les relations voulues pour influencer l'évolution d'un enjeu qui les passionne. Cet objectif est atteint par deux types d'activités: des séances intensives de développement des compétences et un exercice de revendication, où les participants travaillent en groupe à la conception de campagnes sur des enjeux sociaux d'actualité.

Le camp d'entrainement d'Ottawa a abondamment profité de l'incroyable talent local : David Sweanor, farouche militant antitabagisme, Mitchell Kutney (@MKutney), blogueur et conseiller social, Bailey Reid (@BaileyMarieReid), productrice et militante pour les droits des femmes, Kim Perrotta (@KimPerrotta57), spécialiste renommée en médecine environnementale, et d'autres. Chacun a partagé sa passion contagieuse, son expertise et son enthousiasme à l'idée de servir d'agent de changement et de contribuer à un avenir meilleur pour tous. L'évènement a été très couru, ayant attiré une soixantaine de jeunes leaders d'une multitude de domaines, dont la médecine, la nutrition, les communications, les services correctionnels, l'enseignement, le droit, l'économie et le développement international.

Le camp d'entrainement a mis au jour le bassin de talent formidable qui existe à Ottawa pour relever les défis auxquels nous faisons face; de plus, plusieurs questions abordées dans l'exercice de revendication ont très bien réussi à susciter la réflexion (p. ex. mobiliser davantage le public de mettre plutôt l'accent sur la prévention au lieu du traitement; travailler à combattre la stigmatisation de la maladie mentale; créer un système alimentaire viable et équitable pour tous). La campagne gagnante de la journée, mise sur pied par l'équipe des « déstigmatiseurs », véhicule un puissant message qui non seulement s'adresse aux 20 % de la population souffrant de troubles mentaux, mais aussi capte l'attention du reste de la population, qui en souffre souvent indirectement.

Compte tenu de la quantité de relations établies, d'idées formulées et de discussions tenues, on peut conclure que l'évènement au complet a été un succès retentissant. Nous nous réjouissons déjà de travailler avec des organismes locaux dans le cadre d'évènements futurs et de soutenir les nombreuses idées brillantes et les partenariats qui ont découlé de cette journée. Nous espérons bâtir sur ce succès et attirer d'autres évènements de NCDFREE à Ottawa et un peu partout en Amérique du Nord au cours des mois et des années à venir.

Prix du Pionnier

Scott Leatherdale Professeur agrégé Université de Waterloo

Le Dr Scott Leatherdale est professeur agrégé et titulaire d'une chaire de recherche appliquée en santé publique des IRSC/ASPC à l'École de la santé publique et des systèmes de santé de l'Université de Waterloo. Son travail consiste à promouvoir une approche des activités de prévention primaire fondée sur la science des systèmes, à définir et à évaluer des interventions en santé des populations recoupant de multiples catégories de facteurs de risque, et à créer une infrastructure de recherche pour faciliter de vastes études de population en prévention des maladies chroniques. Son travail est volontairement conçu pour mobiliser activement de nombreux d'intervenants à plusieurs paliers (régional, provincial et national), et avoir un impact sur l'amélioration de la santé d'importants segments de la population canadienne. Le projet de base de son programme de recherche actuel est l'étude COMPASS, une étude de cohorte prospective qui consiste à suivre plus de 50 000 jeunes Canadiens pour évaluer de quelle façon les changements en cours dans le monde réel au niveau des programmes, des politiques ou des ressources de l'environnement construit dans lequel évoluent les jeunes se répercutent sur de multiples comportements et résultats de santé avec le temps.

Qu'est-ce que le Prix du pionnier signifie pour moi?

« Je suis vraiment honoré de recevoir ce prix que j'accepte avec humilité, car je songe à plusieurs autres candidats au Canada qui le méritent amplement. Je crois que la prévention primaire est l'assise de la santé publique, c'est pourquoi il est impressionnant de voir qu'on reconnaît le travail dans ce qui constitue, selon moi, l'un des domains de la recherche en santé parmi les plus stimulants et enrichissants. »

David Hammond Professeur agrégé Université de Waterloo

David Hammond est professeur agrégé et titulaire d'une chaire de recherche appliquée en santé publique des IRSC/ASPC à l'École de santé publique et des systems de santé de l'Université de Waterloo. Ses recherches portent sur des interventions visant à réduire les maladies chroniques au niveau des populations. Il collabore étroitement avec des gouvernements de partout dans le monde et travaille comme conseiller auprès de l'Organisation mondiale de la santé. Le Journal de l'Association médicale canadienne lui a déjà décerné un prix Les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, en reconnaissance de sa contribution aux politiques de lutte au tabagisme dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Il agit également comme témoin expert dans des causes portées devant les tribunaux, principalement pour le compte de gouvernements cherchant à defender leur réglementation en matière de santé contre les contestations judiciaires de l'industrie de l'alimentation et du tabac.

Qu'est-ce que le Prix du pionnier signifie pour moi?

« Je suis très heureux que l'ISPP des IRSC reconnaisse l'importance des interventions au niveau des populations pour réduire l'impact des maladies chroniques. J'accepte volontiers ce prix au nom d'une nouvelle génération de scientifiques canadiens à la recherche de solutions à plusieurs des plus importants défis de santé au Canada et ailleurs dans le monde. »

Prabhat Jha Professeur Université de Toronto

Prabhat Jha occupe la chaire professorale dotée en épidémiologie et santé mondiale à l'Université de Toronto, est titulaire de la chaire de recherche du Canada à l'École de santé publique Dalla Lana et est directeur fondateur du Centre for Global Health Research.

Prof. Jha est chercheur principal à la Million Death Study, en Inde, qui quantifie les causes de la mortalité prématurée dans plus de deux millions de foyers. Ses articles sur la lutte au tabagisme ont mené à l'élaboration d'un traité mondial signé par plus de 180 pays. Il a en outre fondé la Statistical Alliance for Vital Events, qui se concentre sur la mesure fiable de la mortalité prématurée à l'échelle mondiale.

Prabhat Jha a occupé des postes de direction à l'Organisation mondiale de la santé et à la Banque mondiale, et il a été nommé officier de l'Ordre du Canada en 2012. Il détient un diplôme en médecine de l'Université du Manitoba et un doctorat en philosophie de l'Université d'Oxford, où il a étudié en tant que boursier Rhodes.

Qu'est-ce que le Prix du pionnier signifie pour moi?

« Je suis profondément honoré de recevoir le Prix du pionnier de l'ISPP des IRSC. Ce prix prestigieux constitue une reconnaissance des efforts collectifs ayant permis de réduire de moitié les décès prématurés causés par le tabagisme dans de nombreuses populations, et un rappel du travail considérable qui reste à faire au Canada et ailleurs dans le monde. »

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