CCI sur les maladies chroniques – Biographies

Eva Grunfeld, présidente
Giblon et vice présidente (Recherche)
Département de médecine familiale et communautaire
Université de Toronto
Médecin-chercheuse et directrice
Institut ontarien de recherche sur le cancer

La Dre Grunfeld est médecin-chercheuse et directrice du Réseau de recherche sur l’application des connaissances, du Programme de recherche sur les services de santé, à l’Institut ontarien de recherche sur le cancer (en anglais seulement). À l’Université de Toronto, la Dre Grunfeld est titulaire de la chaire professorale Giblon et vice-présidente (Recherche) au Département de médecine familiale et communautaire, professeure à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé, et professeure à l’École de santé publique Dalla Lana.

La Dre Grunfeld est une sommité dans le domaine de la recherche sur les services de santé et des résultats des traitements en cancérologie. Sa recherche porte sur l’évaluation et l’application des connaissances des services de cancérologie, et ce, pour l’ensemble des activités de lutte contre le cancer. Elle est internationalement reconnue dans la recherche sur l’intégration des soins et les résultats des traitements du cancer.

Elle utilise des méthodes mixtes, soit essais contrôlés randomisés (ECR), recherche qualitative et recherche sur les résultats. L’application des connaissances fait partie intégrante de toutes ses activités de recherche. Elle a mené plusieurs ECR multicentres sur la survie au cancer, qui ont eu une influence sur les directives cliniques et les politiques en la matière au niveau international.

À titre de chercheuse principale, la Dre Grunfeld détient plusieurs subventions ayant fait l’objet d’une évaluation par les pairs. Elle a siégé à de nombreux comités pour contribuer aux buts de la lutte contre le cancer au Canada et à l’échelle internationale. De 2004 à 2008, elle a été directrice-fondatrice du Programme de recherche sur les résultats du traitement du cancer à Cancer Care Nova Scotia et à l’Université Dalhousie. Elle a obtenu son diplôme en médecine à l’Université McMaster et son doctorat en épidémiologie du cancer à l’Université d’Oxford.


Julie Bernier
Directrice
Division de l’Analyse sur la Santé
Statistique Canada

Julie Bernier est directrice de la Division de l’Analyse sur la Santé à Statistique Canada et à ce titre gère une équipe multidisciplinaire impliquée dans la recherche sur la santé des populations, l’utilisation des soins de santé et le développement de la micro simulation comme outil de projection et d’évaluation des interventions. Elle a joint les rangs de Statistique Canada en 1995 à titre de méthodologiste et s’est par la suite en 2000 jointe à la Division de l’Analyse sur la Santé. Elle y fait de la recherche sur la Qualité de Vie liée à la Santé, les trajectoires de santé et la santé des populations vieillissantes. Ses travaux ont entre autres été publiés dans ‘Rapports sur la Santé’, ‘The Journal of Gerontology’ et ‘Quality of Life Research’. Depuis 2016, elle est également l’éditeur scientifique de ‘Rapports sur la Santé’ et depuis Septembre 2016 membre d’un conseil consultatif des Instituts de Recherches en Santé du Canada.


Vincent Dumez
Codirecteur
Direction Collaboration et partenariat patient (DCPP)
Faculté de médecine de l’Université de Montréal

Vincent Dumez est titulaire d’un diplôme en finance et d’une maitrise ès sciences en gestion de l’École des hautes études commerciales (HEC) de Montréal. Jusqu’en 2010, M. Dumez était associé d’une des sociétés d’experts-conseils les plus influentes de Montréal, où il assumait les fonctions de conseiller stratégique principal.

Atteint de trois maladies chroniques graves depuis une trentaine d’années, M. Dumez a participé activement à la définition et à la promotion du concept de « patient partenaire » à l’Université de Montréal. Cet engagement s’est notamment traduit récemment par la production d’un mémoire de maitrise sur la relation médecin-patient, par sa contribution à la sensibilisation des patients, par son action au sein de différents conseils d’organismes communautaires et par sa participation comme conférencier à des forums et ateliers à l’intention de professionnels des soins de santé.

Au cours des dernières années, M. Dumez a été un collaborateur clé du Centre de pédagogie (CPASS) de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. D’octobre 2010 à juin 2013, il a fondé et dirigé le bureau facultaire de l’expertise patient partenaire. M. Dumez est maintenant codirecteur d’une grande unité facultaire qui intègre la collaboration interprofessionnelle et le développement des compétences patient partenaire. Depuis 2015, il est aussi coresponsable de la stratégie de recherche sur les partenariats avec les patients de l’unité de soutien de la SRAP du Québec.


Jason Dyck
Professeur, Département de pédiatrie
Titulaire d’une chaire de recherche du Canada en médecine moléculaire
Directeur, Centre de recherche cardiovasculaire
Université de l’Alberta

Le Dr Jason Dyck est professeur au Département de pédiatrie, titulaire d’une chaire de recherche du Canada en médecine moléculaire et directeur du Centre de recherche cardiovasculaire de l’Université de l’Alberta. Il est également codirecteur d’Alberta HEART, programme d’étude albertain sur l’insuffisance cardiaque et son traitement.

Le programme de recherche du Dr Dyck vise essentiellement à préciser comment les maladies cardiométaboliques prennent forme, l’objectif étant de découvrir de nouvelles cibles de prévention et de traitement en plus de mettre au point et de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques.


Monique Gignac
Directrice scientifique adjointe et chercheuse principale, Institut de recherche sur le travail et la santé
Professeure, École de santé publique Dalla Lana, Université de Toronto
Chercheuse affiliée, Institut de recherche Toronto Western

Monique Gignac est directrice scientifique adjointe et chercheuse principale à l'Institut de recherche sur le travail et la santé, professeure à l'École de santé publique Dalla Lana de l'Université de Toronto et chercheuse affiliée à la Division de recherche sur les produits et les soins de santé à l'Institut de recherche Toronto Western.

La Dre Gignac a obtenu une maitrise et un doctorat en psychologie sociale à l'Université de Waterloo, en Ontario, et a effectué un stage postdoctoral en gérontologie sociale à l'Université de Guelph. De 2008 à 2014, elle était codirectrice scientifique du Réseau canadien de l'arthrite, l'un des réseaux de centres d'excellence. Elle a présidé le conseil consultatif de l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite des IRSC de 2011 à 2016. De plus, elle a siégé au comité d'évaluation des IRSC se penchant sur les dimensions sociales du vieillissement et à d’autres comités d’experts.

Les travaux de la chercheuse portent sur la santé et la psychologie sociale, notamment les modèles d'incapacité. La Dre Gignac étudie des facteurs psychosociaux comme le stress et l'adaptation, et leur importance pour comprendre l'incidence des maladies chroniques sur les adultes tout au long de leur vie. Elle s'intéresse particulièrement aux facteurs favorables et défavorables à une vie active au travail ou dans d'autres rôles et activités d'importance pour les personnes blessées ou atteintes d'une maladie chronique. Le programme collaboratif de recherche de la Dre Gignac est solide. Elle travaille avec des cliniciens, y compris des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des rhumatologues et des chirurgiens orthopédiques, de même qu’avec des épidémiologistes, des économistes de la santé, des sociologues et des psychologues de la santé. La méthodologie de son programme de recherche comprend des enquêtes sur la santé des collectivités, des recherches qualitatives, des études d’intervention, des activités de conception et d’évaluation de mesures, ainsi que des analyses d’ensembles de données sur la population.

En reconnaissance de ses travaux, la Dre Gignac a obtenu une médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II et un prix de chercheur émérite de l'Association des professionnels de la santé en rhumatologie (ARHP) en 2013, ainsi que des prix de l'Alliance de l'arthrite du Canada et du Programme des réseaux de centres d'excellence.


Erica Samms-Hurley
Infirmière enseignante
École de soins infirmiers régionale de l’Ouest
Campus Grenfell – Université Memorial de Terre Neuve à Corner Brook

Erica Samms-Hurley est une Micmac de Terre Neuve qui fait partie de la Première Nation Qalipu. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences infirmières de l’Université Memorial en 2004 et une maitrise en sciences infirmières de l’Université Athabasca en 2014. Au fil des ans, elle a travaillé comme infirmière dans différents milieux, notamment en cardiologie, en pédiatrie, en soins de longue durée, en médecine d’urgence et en soins intensifs à l’hôpital régional Western Memorial de Corner Brook (Terre Neuve). Au cours de sa carrière en éducation sanitaire, Erica a travaillé comme éducatrice sur le diabète, enseignante en soins infirmiers et, plus récemment, comme infirmière enseignante au campus Grenfell de l’Université Memorial. En 2014, elle a fait une thèse de maitrise en soins infirmiers, dont le thème principal était la recherche quantitative et où l’accent était mis sur les soins infirmiers pédiatriques et la simulation avec des étudiantes et étudiants en soins infirmiers. Pendant nombre d’années, Erica a été bénévole auprès de divers comités au niveau local, provincial et national, comme le conseil jeunesse et le conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada, le comité consultatif sur la santé de cette dernière, et l’Indigenous Women’s Fund of Canada. Elle a également été reconnue pour ses réalisations et contributions, recevant le Prix du gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne » (catégorie jeunesse) et la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. Les principaux intérêts d’Erica sont l’éducation, la santé et le bien-être des jeunes et des femmes autochtones. Elle croit que la recherche représente un aspect important des soins infirmiers, particulièrement en lien avec l’avancement de la santé.


Tony K. T. Lam
Chercheur principal
Institut de recherche de l’Hôpital général de Toronto
Professeur de physiologie et de médecine
Université de Toronto

Tony Lam est chercheur principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital général de Toronto, au Canada, professeur de physiologie et de médecine à l’Université de Toronto, en Ontario (Canada) et directeur de recherche adjoint au Banting and Best Diabetes Centre, au Canada. Il est titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur l’obésité et de la chaire de recherche fondée sur le diabète John-Kitson-McIvor (1915-1942). Le personnel du laboratoire de Tony Lam cherche à comprendre les mécanismes de l’homéostasie métabolique et leur pertinence dans le traitement des maladies métaboliques chroniques.


Megan K. Levings, Ph.D.
Professeure, Département de chirurgie
Université de la Colombie-Britannique
Chef, Recherche sur les maladies infantiles
Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique

La Dre Megan Levings travaille au Département de chirurgie de l’Université de la Colombie-Britannique depuis 2003, année où elle est revenue au Canada pour être titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur la transplantation. En 2011, elle s’est jointe à l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique, où elle dirige maintenant la recherche sur les maladies infantiles. La carrière scientifique de la Dre Levings a commencé par des postes de chercheuse au laboratoire de génétique de la mouche des fruits à l’Université Simon Fraser pendant la période estivale. Elle a ensuite suivi sa formation de diplômée dans le cadre du programme de génétique du Dr John Schrader à l’Université de la Colombie-Britannique. En 1999, la Dre Levings s’est jointe au laboratoire de la Dre Maria Grazia Roncarolo, à Milan (Italie) et a commencé sa formation postdoctorale sur un sujet émergent : la régulation immunitaire. Elle a fait partie des premiers groupes qui ont montré qu’un type particulier de leucocyte, le lymphocyte T régulateur, pouvait être utilisé comme traitement pour bloquer les réponses immunitaires nocives. La Dre Levings poursuit ses recherches sur ce sujet à l’Université de la Colombie-Britannique et est maintenant connue mondialement dans le domaine de l’immunologie humaine et les chaires des centres d’excellence de la fédération des sociétés d’immunologie clinique des États-Unis. Elle dirige un groupe dynamique de stagiaires et d’employés qui cherchent à comprendre comment utiliser les lymphocytes T régulateurs pour remplacer l’immunosuppression classique dans le contexte de la greffe et de l’auto-immunité.


Serge Marchand, Ph.D.
Professeur de médecine
Université de Sherbrooke

Le Dr Serge Marchand est professeur de médecine à l’Université de Sherbrooke et dirige des laboratoires de recherche sur la douleur au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CRCHUS). Il a obtenu son doctorat en sciences neurologiques à l’Université de Montréal en 1992 et terminé ses études postdoctorales en neuroanatomie à l’Université de Californie en 1994. Il a rédigé plusieurs articles et chapitres d’ouvrages sur les mécanismes et le traitement de la douleur, et est l’auteur du livre « Le phénomène de la douleur » (Chenelière et Masson, 2009; version anglaise : « The Pain Phenomenon », IASP Press 2012) ainsi que du livre « Santé mentale et douleur » (Springer 2013; version anglaise : « Mental Health and Pain », Springer 2014). Sa recherche est caractérisée par un lien étroit entre la recherche fondamentale et la recherche clinique sur le rôle des mécanismes neurophysiologiques dans le développement et la persistance de la douleur chronique.


Christopher Power
Professeur de neurologie
Université de l’Alberta
Chaire de recherche du Canada sur l’infection neurologique et l’immunité

Christopher Power, M.D., F.R.C.P(C) est professeur de neurologie à l’Université de l’Alberta et titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur l’infection neurologique et l’immunité. Il a obtenu un baccalauréat en sciences de l’Université de Toronto et un doctorat en médecine de l’Université d’Ottawa. Il a par la suite complété sa formation en médecine et en neurologie à l’Université McMaster et à l’Université Western Ontario, respectivement, et profité de bourses postdoctorales à l’Université Johns Hopkins et aux National Institutes of Health, en neurovirologie. Son programme de recherche est axé sur les bases cellulaires et moléculaires des maladies neurologiques infectieuses et immunitaires, et en particulier sur les mécanismes immunitaires innés du système nerveux. Le programme consiste en un laboratoire de base qui est rattaché aux cliniques de VIH sida et de sclérose en plaques, avec des stagiaires en sciences de laboratoire et en sciences cliniques. Il a siégé au comité de virologie et de pathogenèse virale, et a présidé le CCI de l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC ainsi que le comité consultatif de la recherche sur le VIH/sida (CCRVS). Il est actuellement directeur du Centre de sclérose en plaques de l’Université de l’Alberta.


Julie Richardson
Professeure et vice-doyenne (par intérim)
École des sciences de la réadaptation
Université McMaster

La Dre Richardson est professeure et vice-doyenne (par intérim) à l’École des sciences de la réadaptation de l’Université McMaster. Diplômée en physiothérapie, elle détient aussi une maitrise en psychologie de l’Université de l’Otago, en Nouvelle-Zélande, et un doctorat en épidémiologie de l’Université de Toronto. Elle offre un cours sur la santé communautaire/pratique communautaire dans le cadre du programme de physiothérapie, où elle aborde les approches de prévention et de gestion des maladies chroniques. Elle donne aussi un cours sur les méthodes de recherche et un cours sur les maladies chroniques dans le cadre du programme d’études supérieures en science de la réadaptation.

Les intérêts de recherche de la Dre Richardson couvrent les questions liées aux indicateurs et aux interventions pour stimuler la mobilité et le fonctionnement des membres inférieurs chez les personnes âgées, ainsi que l’évaluation des facteurs de risque de déclin de la mobilité et des différentes fonctions avec l’âge, et les changements que subissent les personnes âgées sur le plan de la santé à mesure que leurs capacités déclinent. Elle travaille aussi avec des médecins de famille à l’évaluation de l’incapacité préclinique, pour apprendre aux personnes âgées à éviter les chutes et à conserver leur mobilité. Elle s’est récemment livrée à des essais cliniques pour étudier des interventions de réadaptation complexes au niveau des soins de première ligne et communautaires, y compris des interventions comportementales, éducatives et d’auto-prise en charge pour optimiser le fonctionnement, l’état de santé et la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques.


Felipe Sierra
Directeur, Division de la biologie du vieillissement
National Institute on Aging
National Institutes of Health (NIH)

Le Dr Felipe Sierra est directeur de la Division de la biologie du vieillissement au National Institute on Aging (NIA) des NIH. Biochimiste formé dans son Chili natal, il a obtenu un doctorat en biochimie et en biologie moléculaire de l'Université de la Floride en 1983. Après un stage postdoctoral à l'Université de Genève, il a travaillé cinq ans dans le secteur de l'industrie (pour Nestlé, toujours en Suisse). C'est à cette époque qu'il a développé un intérêt pour la biologie du vieillissement, intérêt qui l'a ramené au milieu universitaire (et aux États-Unis), d'abord comme professeur adjoint au Medical College of Pennsylvania et, plus tard, comme professeur agrégé au Lankenau Institute for Medical Research, en Pennsylvanie. Il a occupé ce dernier poste simultanément à un poste principal à l'Université du Chili, à Santiago. Au terme des quatre ans qu'a duré cette affectation, le Dr Sierra est retourné aux États-Unis, cette fois à titre de directeur de programme à la Division de la biologie du vieillissement des NIA, organisme dont il est devenu directeur en avril 2006.

Le Dr Sierra est aussi fondateur et coordonnateur du Groupe d'intérêt en gérosciences. Ce groupe, dont le mandat touche l'ensemble des NIH, est né de la reconnaissance du fait que le vieillissement constitue le principal facteur de risque dans la plupart des maladies chroniques liées à l'âge – dont l'Alzheimer, les maladies cardiovasculaires et le cancer – et qu'il est donc primordial de comprendre la biologie fondamentale du vieillissement pour pouvoir combattre ces maladies. En 2012 et 2014, le Dr Sierra a reçu le Prix du directeur des NIH pour ce travail.


Rita Suri
Professeure agrégée, Département de médicine
Chercheuse-boursière clinicienne
Université de Montréal
Présidente, Réseau canadien d’essais cliniques en néphrologie

La Dre Rita Suri est néphrologue praticienne, clinicienne chercheuse et enseignante depuis 2004. Elle a amorcé sa carrière à l’Université Western, où elle a suivi une formation en épidémiologie et en essais cliniques, et elle est aujourd’hui professeure agrégée à l’Université de Montréal. Elle possède une vaste expérience en recherche clinique dans les domaines de la dialyse et de l’insuffisance rénale chronique, ayant publié plus de 70 manuscrits et 5 chapitres de livre. Elle a fait partie de plusieurs comités qui ont rédigé des directives de pratique clinique pour la dialyse, en plus de faire fonction d’évaluatrice au sein de comités de pairs pour les IRSC depuis 2007, et pour la Fondation canadienne du rein depuis 2014. Elle préside actuellement le Réseau canadien d’essais cliniques en néphrologie, dont le mandat est d’accroitre le nombre d’essais cliniques collaboratifs multicentres au Canada. Elle est active comme clinicienne, soignant de nombreux patients souffrant d’insuffisance rénale chronique et terminale, et les aidant à saisir des possibilités de participer à des études cliniques. Elle est honorée d’avoir maintenant la chance de siéger au comité consultatif des IRSC sur les maladies chroniques.


Roberta Woodgate
Professeure, Santé des enfants et maladies infantiles
Collège des sciences infirmières
Faculté des sciences de la santé Rady
Université du Manitoba

Roberta Woodgate est professeure à la Faculté des sciences de la santé Rady de l’Université du Manitoba et est chercheuse scientifique au Children’s Hospital Research Institute of Manitoba. Elle est titulaire d’une chaire de recherche sur les services et les politiques en santé reproductive et infantile des Instituts de recherche en santé du Canada. Le programme de recherche de Roberta Woodgate, IN•GAUGE, favorise une démarche dynamique dont les objectifs sont les suivants : solliciter la participation des enfants, des adolescents et de leur famille, interagir avec les chercheurs et les utilisateurs de connaissances dans le cadre du processus de recherche, d’intervention et d’évaluation, et viser l’innovation dans l’utilisation et la diffusion d’information afin d’améliorer les soins de santé et l’accès aux soins offerts aux enfants et aux adolescents. Son programme est fondé sur une démarche d’acquisition de connaissances à la source qui tient compte des besoins, des expériences et des pratiques des enfants, des adolescents et de leur famille qui vivent des épreuves liées à la santé. Sa démarche tient également compte des besoins, des obstacles et des lacunes qui touchent les fournisseurs de soins de santé, les utilisateurs de connaissances et les décideurs. Roberta Woodgate préconise l’adoption d’une démarche de recherche fondée sur les droits. Sa démarche tient compte du fait que la voix des enfants et des adolescents n’a pas toujours été entendue dans le cadre des recherches et des décisions qui ont eu une incidence sur leur vie, notamment sur leur santé. Elle milite pour la reconnaissance du rôle important joué par les enfants et les adolescents dans leur propre développement et de leur droit de participer à la prise des décisions qui les concernent, selon leurs capacités en constante évolution. À cet égard, les enfants et les adolescents sont des participants clés dans le processus de recherche puisqu’ils contribuent à l’approfondissement, à l’application et à l’échange des connaissances. Parallèlement à ses activités plus classiques d’application des connaissances, comme la production de publications et les présentations, Mme Woodgate participe à des stratégies d’application des connaissances novatrices, dont des démarches fondées sur l’art (photographie, films participatifs, vidéos YouTube et danse).

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