CCI sur la santé des Autochtones – Biographies

*Trois places ont été réservées pour un représentant de chacune des organisations autochtones nationales suivantes : l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis. Les IRSC dévoileront le nom de ces trois représentants dès qu’ils seront officiellement avisés de leur identité.

M. Jeffrey Cyr
Président
Ancien Directeur exécutif
Association nationale des centres d’amitié

À titre de directeur exécutif de l’Association nationale des centres d’amitié, M. Cyr a dirigé un réseau de 117 centres d’amitié et de 8 associations provinciales et territoriales.

Ila travaillé pour des organisations comme l’Assemblée des chefs du Manitoba, la Fédération des Métis du Manitoba et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. Il a également travaillé au Bureau du Conseil privé, participant à des négociations fédérales‑provinciales et à la mise en œuvre des droits autochtones, en plus d’occuper à la GRC le poste de directeur des relations internationales pour la police internationale.

M. Cyr est membre du Conseil canadien des déterminants sociaux de la santé, et un représentant autochtone canadien auprès de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones. Récemment, il a fait partie du Cercle consultatif pour la création du nouveau diplôme d’études supérieures de l’Université Carleton en politiques et en administration autochtones, qui s’insère dans le programme de maitrise en administration publique de l’université, et dont il sera un des enseignants cet automne.

Né en Colombie‑Britannique et élevé en Europe, en Saskatchewan et au Manitoba, M. Cyr est d’une famille de Métis de la vallée de la rivière Rouge. Il a obtenu une maitrise (avec distinction) en études politiques/relations internationales de l’Université du Manitoba.


Simon Brascoupé
Professeur auxiliaire de recherche
Département de sociologie et d’anthropologie
Université Carleton
Professeur auxiliaire
Département des études autochtones
Université Trent

Simon Brascoupé, (Anishinabeg/ Haudenausanee – clan de l'Ours) est membre de la Première Nation de Kitigan Zibi Anishinabeg, à Maniwaki (Québec). Il est professeur auxiliaire de recherche au Département de sociologie et d'anthropologie à l'Université Carleton et professeur auxiliaire au Département des études autochtones à l'Université Trent, à Peterborough (Ontario). Il détient un baccalauréat et une maîtrise de l'Université de New York à Buffalo. Il a récemment obtenu le titre de gestionnaire agréé en santé des Premières Nations de l’Association des gestionnaires en santé des Premières Nations (AGSPN), et d’administrateur professionnel autochtone agréé de l’Association des agents financiers autochtones (AAFA) du Canada. Ses intérêts de recherche couvrent la guérison par le contact avec la terre ainsi que la médecine et les connaissances traditionnelles.

M. Brascoupé est à la fois chercheur, auteur, concepteur de formation et formateur dans le domaine de la compétence et de la sécurité culturelles. Son article publié dans le Journal of Aboriginal Health (JAH), Cultural Safety – Exploring the Applicability of the Concept of Cultural Safety to Aboriginal Health and Community Wellness [ PDF (393 Ko) - lien externe ] (en anglais seulement), est l’article le plus téléchargé dans le JAH. Il travaille à une méta-analyse sur la compétence culturelle avec une équipe de chercheurs. Il conçoit et dispense de la formation en compétence et en sécurité culturelles pour le Département du Nishiiyuu Miyupimaatisiiun du Conseil cri de la santé. Il offre de la formation en sécurité culturelle à plusieurs organismes de santé nationaux du Canada : Société canadienne du sang, Jeunesse J’écoute, Autorité sanitaire régionale de Kingston et Partenariat canadien contre le cancer. Simon Brascoupé est professeur en études autochtones à l’Université Carleton. Auparavant, il était chef de la direction de l’Organisation nationale de la santé autochtone, directeur de la Division des soins de santé primaires au sein de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits (Santé Canada) et directeur de la Direction des affaires autochtones (Environnement Canada). Il a écrit et travaillé dans le domaine des connaissances traditionnelles et des droits de propriété intellectuelle et fait partie du conseil sur le doctorat en connaissances autochtones de l'Université Trent.

Récemment, M. Brascoupé a effectué du travail de recherche/mise en œuvre sur la guérison par le contact avec la terre, les connaissances sur la naissance, les rites de passage et le bien-être (santé mentale). Cela comporte du travail de recherche, de conception, de mise en œuvre et d’évaluation de programmes. Tout le travail de recherche fondée sur des données probantes fait appel à des connaissances à la fois modernes et traditionnelles.


Sheila Carter
Directrice, Centre de santé et de bien-être
Fédération des Métis du Manitoba

Sheila Carter contribue directement à la recherche en santé des Métis depuis une décennie, d’abord par son étude sur l’état de santé et l’utilisation des soins de santé des Métis du Manitoba, et par plusieurs autres études qualitatives et quantitatives ultérieures au Manitoba et à l’échelle internationale. Elle a joué un rôle majeur dans la création d’un processus d’engagement réunissant des décideurs du système de santé provincial et des leaders régionaux de la FMM, avec le soutien du personnel en santé et bien-être. Les réseaux de connaissances s’appuient sur les résultats de la recherche, des examens de la littérature, l’expérience des consommateurs de services de santé métis, les connaissances des Métis en gestion des maladies chroniques, les programmes et services du système de santé ainsi que les programmes et services administratifs et sociaux de la FMM pour concevoir et mettre en œuvre des plans de promotion de la santé et du bien-être des Métis.

Elle est aussi engagée dans l’échange de connaissances générales sur des résultats de projets de recherche et d’application des connaissances particuliers aux Métis aux niveaux provincial, fédéral et international.

Consciente du besoin d’interventions multiples et parallèles en santé et bien-être, Mme Carter a dirigé la conception du Programme communautaire de mieux-être des Métis afin de se concentrer sur les possibilités d’interventions en santé et bien-être de nature préventive, en amont, pour combattre les disparités en santé vécues par les Métis et, à long terme, pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie des Métis. Dans un environnement où l’efficacité et la viabilité du système de santé représentent un défi, elle contribue à créer des solutions à court et à long terme et à faire valoir l’utilité de la recherche en santé autochtone pour la prise de décisions à tous les niveaux.

Mme Carter fournit un soutien stratégique au Ralliement national des Métis et œuvre comme militante nationale pour la recherche en santé autochtone afin d’encourager les bailleurs de fonds de la recherche et les chercheurs indépendants à comprendre et à respecter les valeurs, les principes et les perspectives autochtones en matière de recherche et d’application des connaissances autochtones. Elle défend aussi la valeur ajoutée de la recherche en santé autochtone pour des processus fondamentaux comme les accords fédéraux-provinciaux-territoriaux autochtones sur la santé.

Mme Carter en est à sa cinquième année au conseil d’administration de l’Office régional de la santé de Winnipeg. Elle préside le Comité de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis du conseil, en plus d’être vice-présidente et membre de son Comité de gouvernance et des nominations.


Wayne Clark
Directeur
Programmes de santé des Autochtones – services de santé
Office régional de la santé de Winnipeg

Wayne Clark est un ancien président et membre du conseil d’administration de l’Association des Inuits du Manitoba. Publié dans le Healthcare Quarterly, il a été co-auteur d’un rapport sur les indicateurs de la santé autochtone pour l’Organisation mondiale de la santé. Il a contribué à la création du Cadre de participation des Premières Nations, des Inuits et des Métis à la recherche pour l’Université du Manitoba, et il siège au comité canadien des International Networks of Indigenous Health Knowledge Development (INIHKD). Il travaille pour l’Office régional de la santé de Winnipeg à titre de directeur des Programmes de santé autochtone – Services de santé. M. Clark a étudié en administration des affaires avant d’obtenir une maîtrise en communication professionnelle de l’Université Royal Roads; il poursuit actuellement des études de doctorat en éducation à l’Université de l’Athabasca.


Sharon P. Edmunds, B. SOC. SCI
Conseillère principale en recherche
Département du développement social et culturel
Nunavut Tunngavik Inc.

Sharon P. Edmunds est conseillère principale en recherche au Département du développement social et culturel de Nunavut Tunngavik Inc. (NTI). Elle représente le NTI au comité national de l'Inuit Qaujisarvingat, organisme consultatif du Centre Inuit Qaujisarvingat de l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et travaille également en étroite collaboration avec le Département de la santé de l'ITK sur les questions liées à la régie de la recherche en santé. Au Nunavut, Sharon représente le NTI au Conseil de recherche inter-organismes sur la santé des humains, entité qui étudie en profondeur toutes les demandes de permis liées à la santé humaine présentées à l'Institut de recherche du Nunavut, et elle en est membre fondatrice. Dans le cadre de ses fonctions, Sharon travaille au sein du NTI, entre diverses institutions du Nunavut et au plan national à articuler un programme de recherche qui soit représentatif des réalités et des besoins des Inuits. De plus, elle participe activement à la promotion des relations réciproques en matière de recherche afin de constituer une capacité de recherche inuite durable au Nunavut.


Pierre S. Haddad, Ph.D.
Professeur titulaire
Département de pharmacologie
Université de Montréal

Pierre Sélim Haddad est professeur titulaire au Département de pharmacologie de l’Université de Montréal, où il a obtenu son doctorat en 1986. Il a effectué deux stages postdoctoraux : un à l’Université de Vienne, en Autriche, et l’autre au célèbre Liver Center de l’Université Yale, aux États-Unis. Il a entrepris sa carrière comme chercheur indépendant en 1990 et, dès 1992, il a obtenu le Prix de jeune physiologiste de l’Association des physiologistes de France. Il est l’auteur de plus de 125 articles publiés dans des revues à comité de lecture, dont plus de la moitié sur les produits de santé naturels (PSN) au cours des huit dernières années. En 2003, il a formé l’Équipe de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sur les médecines autochtones antidiabétiques, un groupe de recherche multidisciplinaire qui étudie le potentiel antidiabétique de plantes utilisées par les Nations Cries du Nord québécois dans leur médecine traditionnelle, et il demeure aujourd’hui le directeur de cette équipe. Celle-ci a fait l’objet de commentaires élogieux lors de forums nationaux et internationaux pour son entente de recherche générale inédite protégeant les connaissances traditionnelles autochtones et les droits de propriété intellectuelle connexes.

Le Dr Haddad est aussi membre de plusieurs centres/groupes de recherche, notamment de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF) à l’Université Laval. Il est un des membres fondateurs de la Société canadienne de recherche sur les produits de santé naturels, inaugurée en 2003, et en a été le vice-président jusqu’en 2006. Entre 2003 et 2007, il a travaillé comme consultant en médecine complémentaire et parallèle pour la Fondation Lucie et André Chagnon, la plus grande organisation philanthropique au Canada. En 2007 et durant la moitié de 2008, il a été vice-président, Recherche et développement, de PharmAfrican inc., société de biotechnologie qui cherche à mettre au point des médicaments à partir de plantes médicinales africaines. Il a également siégé au comité de la recherche de la Guilde des herboristes du Québec de 2004 à 2009, lorsqu’il a été admis au Conseil des Sages de l’organisme. À plusieurs occasions, il a agi comme conseiller expert pour la Direction des produits de santé naturels et le Bureau de la Convention sur la biodiversité d’Environnement Canada. Le Dr Haddad a été nommé au conseil consultatif scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones des IRSC en 2009. Entre novembre 2011 et février 2014, il a été directeur scientifique de la société québécoise Genacol, un leader en PSN.


Henry Harder
Professeur et ancien président
École des sciences de la santé
Université du Nord de la Colombie-Britannique

Le Dr Henry G. Harder est chercheur-boursier autochtone ainsi que professeur à l’École des sciences de la santé – dont il a déjà été président – à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique (C.-B.). Il est actuellement titulaire de la chaire de leadership Dr.-Donald-B.-Rix en santé environnementale autochtone. Psychologue agréé, le Dr Harder travaille depuis plus de 30 ans dans les domaines de la santé mentale, de la réadaptation et de la gestion de l’incapacité. Ses intérêts de recherche couvrent la santé autochtone, les enjeux liés à l’incapacité, la santé mentale au travail et la prévention du suicide. Chercheur-boursier financé par les IRSC et auteur d’articles publiés, il a prononcé des conférences et tenu des ateliers un peu partout au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Australie. Il est membre du Collège des psychologues de la C.-B., des Environnements réseau pour la recherche autochtone en C.-B., de l’Association canadienne de psychologie, de l’Association canadienne pour la prévention du suicide, de l’International Society of Physical and Rehabilitation Medicine, et d’autres organismes professionnels.


Mabel Lena Horton, B.A., M.P.A
Consultante en santé et infirmière à la retraite

En tant que consultante en santé et infirmière à la retraite, Mabel Lena Horton possède une vaste expérience de travail au sein d’organismes de santé des Premières Nations et d’organisations politiques au Manitoba. Elle a travaillé pendant dix ans pour l’Assemblée des chefs du Manitoba.

Mme Horton a eu l’occasion de voyager dans tout le Canada à titre d’analyste des politiques de cybersanté et de télésanté. Son expérience comme infirmière et professionnelle de la santé publique dans des collectivités isolées du Nord lui a permis d’acquérir une profonde compréhension des enjeux de santé des Premières Nations. Son association avec la Société canadienne pour la santé circumpolaire, l’Union internationale pour la santé circumpolaire et d’autres organismes professionnels de recherche autochtone internationaux lui a permis de parfaire ses connaissances et de développer une perspective mondiale sur les enjeux de santé des peuples autochtones.

Mme Horton parle couramment le cri, sa langue maternelle. Elle prend part à des pratiques traditionnelles des Premières Nations et joue un rôle de gardienne des connaissances/conseillère aînée en matière de programmes de santé des Premières Nations auprès d’organisations politiques et provinciales. Elle est organisatrice bénévole de la conférence annuelle de Palliative Manitoba, et siège au comité spirituel multiconfessionnel du Manitoba.


Debbie Martin
Professeure agrégée
Faculté des professions de la santé
Université Dalhousie

Debbie Martin est une chercheuse-boursière inuite de NunatuKavut, une communauté inuite du sud du Labrador. Elle est professeure agrégée à la fois à la Faculté des professions de la santé et à la Faculté de dentisterie à l’Université Dalhousie, laquelle se trouve dans le territoire non cédé des Micmacs. Elle est également chercheuse-boursière associée au Healthy Populations Institute. Ses recherches en santé s’appuient sur une formation interdisciplinaire et portent sur les structures de la société et de la communauté qui jouent un rôle dans la prévention des maladies chroniques au sein des communautés autochtones. La Dre Martin étudie, en collaboration avec les communautés, la santé buccodentaire, l’éthique et les méthodologies autochtones de la recherche en santé, et les interactions entre l’être humain et l’environnement. Une bonne part de ses travaux sur la prévention des maladies chroniques se fonde sur le concept de double regard, qui réunit les points de vue des personnes autochtones et non autochtones afin de cibler les enjeux de la société et de la communauté qui affectent la santé humaine et celle de la planète. La Dre Martin est cochercheuse principale du Programme de recherche de la région de l’Atlantique sur la santé des Autochtones.


Janet McElhaney, M.D., FRCPC, FACP
Association des bénévoles d’HSN
Vice-présidente à la recherche et directrice scientifique
Institut de recherche d’Horizon Santé-Nord
Professeure de médecine
École de médecine du Nord de l’Ontario

En tant que chercheuse, la Dre McElhaney s’intéresse notamment à l’incidence de l’immunosénescence sur la réponse immunitaire à la vaccination, aux biomarqueurs immunologiques de la protection médiée par la vaccination et au rôle de la vaccination dans la prévention de l’incapacité chez les personnes âgées. Son programme de recherche VITALiTY (Vaccine Initiative to Add Life to Years) repose sur une approche interdisciplinaire comportant l’utilisation d’indicateurs de la fragilité pour fournir un portrait de l’état de santé général et des facteurs de risque d’incapacité grave; l’établissement de corrélations entre les cellules T et la résistance à l’influenza; l’exploration du rôle de l’inflammation associée au vieillissement dans l’immunosénescence; et la mise au point de nouveaux vaccins antigrippaux à l’aide de modèles in vitro pouvant évoluer vers des essais cliniques en phase 1. Elle possède 25 ans d’expérience dans la réalisation d’études et d’essais cliniques et comme membre de comités directeurs de revues, de conseils de sécurité et de surveillance des données, et de conseils d’éthique de la recherche pour divers essais cliniques. Elle a publié jusqu’à présent plus d’une centaine d’articles soumis à l’évaluation des pairs, a été invitée à donner quelque 200 présentations, et a signé trois livres et sept chapitres de livre. Ses travaux sont soutenus par les Instituts de recherche en santé du Canada, les US National Institutes of Health, le Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario et le Réseau canadien de recherche sur la vaccination.

Les fonds de recherche de l’Association médicale universitaire du Nord de l’Ontario et du Conseil des universités de l’Ontario ont soutenu la formation interprofessionnelle et la conjugaison des efforts pour améliorer les résultats cliniques des personnes âgées hospitalisées, y compris la stratégie « 48/5 ». Plus récemment, la Dre McElhaney a étendu ses efforts de recherche clinique aux défis des maladies chroniques concomitantes incluant la démence, et aux soins de fin de vie dans les communautés autochtones du Nord de l’Ontario, en utilisant des approches d’autodétermination reposant sur l’engagement des communautés.

Membre du conseil consultatif de l’Institut du vieillissement des IRSC jusqu’en avril 2016, elle vient d’être nommée au conseil consultatif de l’Institut de la santé des Autochtones. Elle siège aux comités de rédaction du Journal of Immunology et du Journal of Infectious Diseases. Elle travaille comme consultante pour des fabricants de vaccins et le Groupe de travail scientifique européen sur l’influenza.

La Dre McElhaney a obtenu un diplôme en médecine avec distinction au terme de ses études à la Faculté de médecine de l’Université de l’Alberta de 1982 à 1986. C’est au même établissement qu’elle a fait sa résidence en médecine interne, de 1986 à 1989, puis ses études postdoctorales en gériatrie, de 1989 à 1991.


Margaret Robinson
Professeure adjointe, Programme d’études autochtones
Département de sociologie et d’anthropologie sociale
Université Dalhousie
Chercheuse affiliée, Centre de toxicomanie et de santé mentale

Margaret Robinson est une chercheuse-boursière micmac de la Nouvelle-Écosse, membre de la Première Nation Lennox Island.

Sa recherche porte sur la santé mentale et la toxicomanie dans les populations autochtones et non autochtones, en particulier parmi les personnes d’orientation sexuelle ou d’identité de genre minoritaire. Elle est actuellement professeure adjointe au sein du Programme d’études autochtones du Département de sociologie et d’anthropologie sociale à l’Université Dalhousie d’Halifax, et chercheuse affiliée au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto.


Gail Turner
Ancienne directrice, Services de santé
Gouvernement du Nunatsiavut
Nord du Labrador

Gail Turner, une Inuite bénéficiaire de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Labrador, a pris sa retraite en 2012 du poste de directrice des Services de santé du gouvernement du Nunatsiavut, dans le Nord du Labrador. Elle est détentrice d’un baccalauréat en sciences infirmières de l’Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L.), d’une maîtrise en éducation des adultes de l’Université St. Francis Xavier, et de nombreux certificats en santé et en administration obtenus dans le cadre de programmes de formation à distance. Au début de sa carrière, elle a été infirmière en soins actifs en Ontario et au Royaume-Uni. Au cours des 26 dernières années, elle a travaillé avec les Inuits, les Inuits du NunatuKavut, les colonisateurs et les Premières Nations du Labrador, et exclusivement avec les Inuits à partir de 2004. Elle a été conférencière sur la santé des Inuits à des réunions et symposiums provinciaux, régionaux, nationaux et internationaux, y compris au Congrès mondial sur le cancer en 2011. Bien que son travail soit axé sur la santé publique, elle a aussi participé à la gestion des cliniques communautaires et des soins continus en région éloignée. Elle se passionne pour le Nord et la nécessité d’écouter et d’engager véritablement les Premières Nations, les Inuits et les Métis dans la planification de leurs soins de santé et la promotion de leur santé optimale. Elle s’intéresse de plus en plus à l’équité en santé et au besoin urgent de solutions novatrices et ancrées dans la communauté pour fournir les services de santé à la population. Gail est membre autochtone du conseil d’administration du Partenariat canadien contre le cancer (PCCC), présidente du Caucus autochtone national du PCCC, et membre du comité consultatif de l’Initiative de médecine translationnelle et personnalisée de l’École de médecine de l’Université Memorial. Elle préside le Conseil des patients de T.-N.-L., et s’est récemment jointe au comité pharmaceutique de l’initiative Choosing Wisely à T.-N.-L.

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