Les meilleurs chercheurs de 2015 – Biographies

Dr Richard Hughson
Institut de recherche sur le vieillissement Schlegel,
Université de Waterloo

La recherche en santé atteint la stratosphère - Aider les Canadiens à mieux vieillir grâce aux données sur la santé issues de l'espace

Les voyages dans l'espace nous fascinent depuis des centaines d'années. Nous avons été émerveillés à la vue des premiers explorateurs de l'espace propulsés vers l'inconnu, défiant les forces de la gravité. La vie des astronautes a nourri l'imagination de bien des générations. Depuis la diffusion des premières images provenant de l'espace, au début des années soixante, montrant des astronautes qui flottaient librement dans leur capsule ou qui faisaient des bonds gigantesques à la surface de la Lune, bien des gens ont rêvé de vivre l'expérience de l'apesanteur. Toutefois, nous commençons tout juste à comprendre les effets négatifs de l'apesanteur sur l'humain. En savoir plus


Dre Heather Mckay
Directrice, "Centre for Hip Health and Mobility
Professeure, Département d'orthopédie et de médecine générale,
Université de la Colombie-Britannique
Centre for Hip Health and Mobility (CHHM) | @Mobility_Health

La mobilité signifie beaucoup pour les personnes âgées. Prenez Jim, par exemple. Il fait partie des quelque 300 000 personnes âgées qui habitent le Grand Vancouver. Jusqu'à tout récemment, cet homme de 80 ans plein d'entrain fonctionnait bien chez lui. Chaque jour, il marchait jusqu'à un banc public situé à proximité pour socialiser, prendre l'air ou simplement s'assoir et regarder les gens passer. Or, voici qu'un jour le banc est disparu; il avait été déplacé plus loin et Jim ne pouvait plus s'y rendre à pied. La disparition de ce banc a marqué le début du déclin de Jim qui est devenu complètement sédentaire. Sa santé et sa qualité de vie se sont détériorées à un point tel qu'il a dû emménager dans une résidence pour personnes semi-autonomes.

Ce n'était qu'un banc, mais pour un homme âgé, il s'agissait littéralement d'une planche de salut. De nombreux facteurs contribuent à promouvoir ou à entraver la mobilité – à tout âge. La façon de construire nos villes influence notre degré d'activité physique qui, en retour, influence notre santé générale. La mobilité réduite est un prédicteur de mortalité et un facteur de risque d'incapacité, d'isolement social et de déficience cognitive.

Chercheuse-boursière de réputation internationale, la Dre Heather McKay est une sommité dans l'évaluation du rôle positif de l'activité physique, des habitudes de vie et de l'environnement bâti sur la santé des enfants, des jeunes et des personnes âgées. Ses recherches actuelles visent à promouvoir et à faciliter la mobilité des Canadiens âgés.

La Dre McKay est connue pour sa capacité à réunir des équipes hautement efficaces pour mettre la recherche en pratique, et à effectuer des recherches aux retombées immédiates. Ses travaux mobilisent des chercheurs universitaires, des gouvernements locaux et provinciaux et maints intervenants communautaires. L'objectif fondamental est de mieux comprendre les nombreux facteurs pouvant être optimisés pour promouvoir l'activité physique, la mobilité et la santé tout au long de la vie.

L'Institut du vieillissement des IRSC soutient les travaux interdisciplinaires de la Dre Heather McKay.


Dre Debra Morgan
Professeure et titulaire d'une chaire sur la prestation des services de santé en milieu rural au Centre canadien de santé et sécurité en milieu agricole,
Département de médecine,
Université de la Saskatchewan

La Dre Debra Morgan est professeure et titulaire d'une chaire sur la prestation des services de santé en milieu rural au Centre canadien de santé et sécurité en milieu agricole, au Département de médecine de l'Université de la Saskatchewan. Elle est aussi titulaire d'une chaire de recherche appliquée sur les services et les politiques de santé financée par les IRSC et la Fondation de la recherche en santé de la Saskatchewan. Elle dirige l'équipe RaDAR (pour Rural Dementia Action Research), groupe interdisciplinaire de chercheurs et d'utilisateurs des connaissances de trois provinces et du Royaume-Uni qui s'efforce d'améliorer la prestation des services de santé pour la démence en milieu rural. Le sommet annuel d'échange de connaissances du Knowledge Network in Rural and Remote Dementia Care réunit des chercheurs et des décideurs à des fins de planification et de dissémination de la recherche.

RaDAR participe également au Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV) des IRSC, initiative de cinq ans dirigée par le Dr Howard Chertkow, de l'Université McGill. L'équipe 20 du CCNV étudie les enjeux liés aux soins pour la démence chez les populations rurales et autochtones, le volet rural étant dirigé par la Dre Morgan, et le volet autochtone, par la Dre Kristen Jacklin (École de médecine du Nord de l'Ontario, Université laurentienne) et la Dre Carrie Bourassa (Université des Premières Nations, en Saskatchewan). Quoique distincts, les volets de recherche rurale et autochtone ont en commun trois thèmes de recherche : soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL), outils appropriés et renforcement des capacités.

Le volet rural de l'équipe 20 du CCNV aura pour but de déterminer les lacunes dans les trajectoires de soins pour la démence en milieu rural et de collaborer avec les équipes de SSCPL pour adapter les pratiques exemplaires aux cadres ruraux. Des projets pilotes viseront à adapter des outils de soutien clinique éprouvés aux cadres de SSCPL en milieu rural et à trouver des façons innovantes pour les spécialistes de soutenir et d'aider à renforcer les capacités de soins de la démence chez les prestataires de SSCPL en milieu rural. Les résultats attendus sont entre autres des modèles efficaces de SSCPL pour les soins de la démence en milieu rural et une compréhension des facteurs qui influent sur l'adaptabilité et la durabilité de ces modèles, la réponse aux besoins d'apprentissage et d'aide relativement à la démence qu'ont les professionnels des SSCPL en milieu rural, et une trousse d'outils pour la démence en milieu rural adaptée aux contextes ruraux.


Dr Parminder Raina
Chercheur principal,
Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement

Reconnu comme l'un des plus éminents chercheurs canadiens sur le vieillissement, Parminder Raina enseigne l'épidémiologie clinique et la biostatistique à l'Université McMaster et il est titulaire de la Raymond and Margaret Labarge Chair in Research and Knowledge Application for Optimal Aging de l'Université McMaster. Également titulaire d'une chaire de recherche cana­dienne en géroscience, M. Raina est directeur du McMaster Evidence Synthesis and Review Centre financé par les IRSC et il participe activement à la supervision d'étudiants aux cycles supérieurs et de boursiers postdoctoraux.

Spécialisé en épidémiologie du vieillissement, Parminder Raina se concentre sur la mise en place d'un champ de recherche interdisciplinaire en géroscience visant à comprendre le processus du vieillissement de la cellule à la société. Son expertise porte sur la modélisation en épidémiologie, la méthodologie des revues systématiques, les blessures et le transfert de connaissance.

À la tête de l'ÉLCV, il travaille à rassembler les capacités, les connaissances et l'expertise de spécialistes de partout au pays pour étudier les aspects physiques, psychologiques et sociaux qui ont le plus d'incidence sur la santé des Canadiens au fil des années. L'ÉLCV suit 50 000 Canadiens pendant 20 ans afin de recueillir de l'information sur les changements médicaux, psychologiques, sociaux, biologiques, économiques, ainsi qu'au niveau des habitudes de vie qui surviennent chez les gens.

Parminder Raina est l'un des membres fondateurs de la Research Coalition of Aging Research Institutes/Centres financée par le gouvernement ontarien et il a été le directeur du McMaster Evidence-based Practice Center, reconnu mondialement, qui était financé par la U.S. Agency for Healthcare Research and Quality.

M. Raina détient plusieurs subventions de recherche nationales et internationales et il siège à plusieurs comités et agences provinciaux, fédéraux et internationaux, comme le conseil consultatif du projet de recherche national sur les mauvais traitements envers les aînés financé par Ressources humaines et Développement social Canada, ainsi que l'Initiative nationale pour le soin des personnes âgées. Il a aussi publié plus de 150 rapports et articles revus par les pairs pour des agences nationales et internationales, ainsi que pour des revues scientifiques prestigieuses.


Dr Stephen Robinovitch
Professeur et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en prévention des blessures et en biomécanique de la mobilité
l’Université Simon Fraser (SFU) de Vancouver

Stephen Robinovitch est professeur et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en prévention des blessures et en biomécanique de la mobilité à l’Université Simon Fraser (SFU) de Vancouver.

Il mène des recherches sur la biomécanique des chutes et les blessures liées aux chutes (en particulier les fractures de hanche et les traumatismes crâniens) chez les personnes âgées. Disposant d’un laboratoire unique sur les chutes à SFU, son équipe et lui examinent le rétablissement de l’équilibre et les techniques sécuritaires de réception au sol.

Ils analysent aussi comment surviennent les « vraies chutes » chez les résidents de centres de soins de longue durée du Grand Vancouver, au moyen de réseaux vidéos et de capteurs portables. Du côté de la recherche appliquée, ils travaillent à la mise au point de solutions à faibles coûts pour prévenir les blessures en cas de chute (p. ex. protecteurs de hanche portables et planchers amortisseurs de chocs) et procèdent à des essais cliniques randomisés.

Le Pr Robinovitch a reçu son baccalauréat en génie mécanique de l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, en 1988, sa maîtrise dans le même domaine du MIT, en 1990, et son doctorat également en génie mécanique de MIT et Harvard en 1995. De 1995 à 2000, il a été professeur adjoint en résidence au département de chirurgie orthopédique à l'Université de la Californie à San Francisco. De 2001 à 2006, il détient une bourse de nouveau chercheur des IRSC et est également boursier de la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé. En savoir plus (en anglais seulement)


Dr Bruce Schneider
Chercheur,
Université de Toronto à Mississauga

En 2012, les IRSC ont financé cinq projets de recherche dans le cadre de l'Espace européen de la recherche sur le vieillissement (ERA-AGE), le premier programme de recherche conjoint de l'Europe sur le vieillissement. Les projets ont été choisis au terme d'un appel de propositions ayant pour thème « Vieillir en restant actif et en santé tout au long de sa vie » (en anglais seulement).

Financé sous ce programme, le Dr Bruce Schneider, chercheur à l'Université de Toronto à Mississauga, travaillera à un projet qui a pour but de trouver de nouvelles façons d'aider les personnes âgées qui ont des troubles auditifs. Son projet est intitulé : « Entendre, se souvenir et bien vivre : porter attention aux défis pour les personnes âgées dans les environnements bruyants », et traite sur le sujet suivant :

Les personnes âgées trouvent souvent très difficile de saisir ce qui se dit autour d'elles dans les environnements bruyants. Voici deux plaintes que formulent souvent les personnes qui participent à nos études : 1) elles ne vont plus au restaurant autant qu'avant parce que le bruit ambiant rend la conversation particulièrement difficile, voire impossible; 2) on les traite comme si elles étaient séniles simplement parce qu'elles comprennent mal ce qui se dit lorsqu'il y a beaucoup de bruit ou que trop de gens parlent en même temps. Résultat : les personnes âgées ont tendance à s'isoler et à abandonner bon nombre d'activités sociales qu'elles trouvaient auparavant agréables. De plus, lors d'interactions avec leur famille ou le personnel soignant, il peut arriver qu'elles comprennent mal de l'information essentielle à leur bien-être.

L'incapacité des personnes âgées à bien saisir ce qui se dit autour d'elles dans les situations bruyantes de la vie quotidienne limite clairement leurs activités et débouche souvent sur la perte de leur statut au sein de la famille et de la collectivité. Les deux buts de ce projet de recherche international sont les suivants : 1) déterminer la source (sensorielle ou cognitive) de ces difficultés; 2) trouver des façons d'amener les personnes âgées, dont celles qui évoluent dans leur langue seconde, à communiquer efficacement dans le quotidien afin qu'elles puissent mener une vie épanouie, active et satisfaisante.

L'équipe de Dr Schneider comprend des collaborations de recherche avec le Royaume-Uni, l'Israël, et la Finlande.

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