Les meilleurs chercheurs de 2014 – Biographies

Dre Kirsten Bell
Université McMaster

Prix d'excellence doctoral Anne Martin-Matthews en recherche sur le vieillissement

Adjunctive nutritional strategies to overcome sarcopenic muscle loss in aging

Kirsten a obtenu son diplôme de premier cycle en biologie de l'Université McMaster. Même si tous les aspects des sciences biologiques l'intéressaient, la physiologie humaine, la nutrition et l'exercice étaient ses domaines de prédilection. Elle a donc eu le goût de faire une maîtrise à l'Université de Waterloo, sous la supervision de la Dre Marina Mourtzakis. Sa thèse de maîtrise portait sur la relation entre le métabolisme du glucose et la composition corporelle chez les personnes chez qui un cancer du sein venait d'être diagnostiqué, travail qui l'a amené à s'intéresser aux changements dans le métabolisme de l'énergie touchant des populations particulières. Elle fait actuellement un doctorat à l'Université McMaster, aux côtés du Dr Stuart Phillips, chercheur de renommée mondiale dans le domaine du métabolisme des protéines musculaires. Dans son travail de doctorat, Kirsten étudie des stratégies nutritionnelles d'appoint pour contrer la perte musculaire chez les hommes âgés.


Dre Carole Anne Estabrooks
Faculté des sciences infirmières,
Université de l'Alberta

Prix Betty Havens de l'application des connaissances de l'Institut du vieillissement

La Dre Estabrooks est professeure à la Faculté des sciences infirmières de l'Université de l'Alberta, où elle est titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 1 en application des connaissances. Elle est membre de l'Académie canadienne des sciences de la santé et de l'American Academy of Nursing, et directrice scientifique du Programme d'études sur l'utilisation des connaissances et du programme de recherche pancanadien Translating Research in Elder Care (ou TREC).

Le programme de recherche appliquée sur les services de santé de la Dre Estabrooks porte sur l'incidence du contexte organisationnel sur l'utilisation des connaissances et ses effets sur le personnel et le sort des patients ou résidents. Son travail a surtout pour cadre le milieu des soins en établissement de longue durée et porte de plus en plus sur l'amélioration de la qualité ainsi que le rayonnement et la mise à l'échelle des innovations pour améliorer les soins et la qualité de la fin de la vie.

La Dre Estabrooks a été membre et vice présidente du conseil consultatif de l'Institut du vieillissement des IRSC. Elle fait partie du corps professoral de l'École de la santé publique de l'Université de l'Alberta, est rattachée à l'Unité de recherche sur les services de soins infirmiers de l'Université de Toronto, et a été cochercheuse et membre de deux équipes nationales financées par les IRSC : le Canadian Dementia Knowledge Translation Network et KT Canada. Elle est également cochercheuse dans de nombreux projets de recherche à l'échelle nationale et internationale. Elle enseigne au programme de doctorat et encadre des étudiants des cycles supérieurs ainsi que des boursiers postdoctoraux. Elle a créé et continue d'évaluer l'Alberta Context Tool (ACT), actuellement utilisé dans six langues, dans dix pays.


Dr Mario Masellis
Université de Toronto

Le Dr Mario Masellis est titulaire d'une maîtrise en pharmacologie (1997) et d'un doctorat en médecine (2001) de l'Université de Toronto, ainsi que du titre d'Associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (FRCPC) en neurologie (2006). Grâce à une bourse de recherche clinique, il a mené des travaux en neurologie cognitive sous la direction de la professeure Sandra Black. Il possède également un doctorat en neurosciences cliniques. Il travaille actuellement comme clinicien-chercheur et neurologue cognitif au Service de neurologie du Centre Sunnybrook des sciences de la santé et comme professeur adjoint à l'Université de Toronto. Son expertise clinique s'étend au diagnostic et à la prise en charge de la maladie de Parkinson, de la maladie à corps de Lewy, de la démence frontotemporale et de la maladie d'Alzheimer. Ses recherches visent à comprendre les causes génétiques des maladies neurodégénératives, ainsi que leur incidence sur l'imagerie cérébrale et la réponse au traitement.

Le Dr Masellis participe à la Genetic Frontotemporal Dementia Initiative [initiative sur les démences frontotemporales génétiques] (GENFI) à titre d'investigateur canadien principal. Cette étude internationale menée en collaboration vise à examiner les premiers changements qui surviennent dans le cerveau des personnes porteuses de mutations reconnues comme une cause de la démence frontotemporale, avant l'apparition des symptômes.

Grâce à une subvention Catalyseur accordée par les centres d'excellence en recherche sur la neurodégénérescence (COEN) à des établissements du Royaume-Uni, du Canada et d'Italie, la première phase de cette initiative a permis de former une large cohorte de personnes asymptomatiques à risque de démence frontotemporale. Cette cohorte a fait l'objet d'études uniformes basées sur divers paramètres normalisés (IRM et évaluations cliniques et cognitives).

Le succès de cette initiative a mené à la mise en œuvre d'une étude dirigée à partir du Canada par le Dr Masellis. Cette étude, qui a récemment obtenu un financement des IRSC, porte sur l'analyse des données de l'étude GENFI au moyen de l'imagerie génomique. Elle aura pour but de cerner les facteurs génomiques qui déterminent la variabilité du tableau clinique de la démence frontotemporale, notamment en ce qui concerne l'âge de survenue, le diagnostic clinique précis (p. ex. variante comportementale ou aphasie progressive primaire) et le taux de progression. L'étude mettra à profit le caractère familial de cette cohorte ainsi que l'abondance des données de neuroimagerie disponibles pour évaluer comment les facteurs génomiques contribuent aux changements observés en neuroimagerie chez les porteurs de mutations. La cohorte de l'étude GENFI offre de grandes possibilités pour la réalisation d'essais cliniques visant à évaluer des agents modificateurs de la maladie prometteurs dans le cadre de la mise au point de médicaments.


Dre Hannah O’Rourke
Faculté des sciences infirmières,
Université de l'Alberta

Prix d'excellence en recherche sur le vieillissement

Developing an intervention to enhance social connectedness and improve quality of life for people with dementia in long-term care

Mme O'Rourke est candidate au doctorat en sciences infirmières (Université de l'Alberta). Sa recherche a pour but de déterminer comment la qualité de vie peut être préservée chez les personnes atteintes de démence. Dans ses études de doctorat, elle a déterminé des priorités pour améliorer la qualité de vie du point de vue de ces personnes. Et selon ses conclusions, des relations empreintes de bonté, d'intimité, d'amour ou de réciprocité amélioraient la qualité de vie. De telles relations permettent la connectivité sociale : la perception d'un contact étroit avec les autres. Dans sa formation postdoctorale (Université Ryerson), Mme O'Rourke concevra et mettra à l'essai une intervention visant à promouvoir la connectivité sociale chez les personnes atteintes de démence en établissement de longue durée. Les conclusions seront le point de départ d'un essai clinique à venir pour déterminer si l'intervention favorisant la connectivité sociale est efficace pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence.


Dre Martine Puts
Faculté des sciences infirmières Lawrence Bloomberg,
Université de Toronto

Prix d'excellence en recherche sur le vieillissement pour nouveau chercheu

Improving care for older adults with cancer

Martine Puts (inf. aut., Ph.D.) a obtenu son baccalauréat en sciences infirmières, sa maîtrise en sciences de la santé et son doctorat en épidémiologie/gérontologie aux Pays Bas. Elle a fait un stage postdoctoral (2006 2009) au sein du groupe de recherche Solidage sur la fragilité et le vieillissement à l'Hôpital général juif et au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de médecine professionnelle de l'Université McGill, à Montréal (Québec). Depuis juillet 2009, elle est professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières Lawrence-S.-Bloomberg. Comme chercheuse, elle s'intéresse à la santé et au bien être des adultes âgés atteints de cancer, en particulier pour voir si le recours à l'évaluation gériatrique peut améliorer le sort de ces patients, notamment leur qualité de vie, et permettre de mieux comprendre l'impact de la fragilité et de la multimorbidité sur la prise de décision relative au traitement du cancer pour les personnes âgées atteintes de cancer.


Dre Christina Wolfson
Scientifique médicale à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill,
Université McGill

La vision de l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) a été présentée à la communauté scientifique en 2001 en réponse au besoin criant d'avoir accès à des données de qualité sur la population vieillissante. Depuis, une équipe de plus de 160 chercheurs et collaborateurs s'est réunie pour mettre sur pied et lancer l'ÉLCV. Les premières données de l'étude ont été rendues disponibles en juin 2014.

L'une des chercheurs qui a fait preuve de leadership tout au long du développement de l'étude est la Dre Christina Wolfson, professeure à l'Université McGill et scientifique médicale à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Membre de l'American College of Epidemiology, la Dre Wolfson a une formation de biostatisticienne et d'épidémiologiste. Ses projets de recherche se concentrent sur l'épidémiologie des maladies neurodégénératives, notamment la démence, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson et l'épilepsie.

La Dre Wolfson travaille aussi dans le domaine de la recherche méthodologique et statistique dans le but d'améliorer la conception et l'analyse des études épidémiologiques. Elle est l'une des co-chercheuses principales de l'ÉLCV et elle dirige les initiatives de l'ÉLCV sur les conditions neurologiques et la santé des vétérans. Elle est également directrice du Centre d'analyse statistique et présidente du Comité chargé de l'accès aux données et aux échantillons. Son rôle de directrice du Centre d'analyse statistique a amené la Dre Wolfson à superviser la création du Portail de données de l'ÉLCV qui offre aux chercheurs les renseignements nécessaires pour comprendre les données disponibles et faire une demande d'accès. L'équipe du Centre d'analyse statistique est responsable de s'assurer que les données recueillies sont nettoyées, prêtes à être analysées et distribuées aux chercheurs autorisés.

« Il est essentiel que les données de l'ÉLCV soient disponibles à la communauté scientifique dès que possible tout en protégeant la confidentialité des participants. Toute l'équipe de l'ÉLCV travaille sans relâche pour atteindre cet objectif », souligne la Dre Wolfson.

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