Le travail d’équipe : la clé pour vaincre le virus Zika

Des chercheurs sur le virus Zika réunis au Brésil pour trouver des façons de travailler ensemble

De gauche à droit : Serge Desnoyers, Directeur adjoint, IRSC – Institut des maladies infectieuses et immunitaires; Marc Ouellette, Directeur scientifique, IRSC - Institut des maladies infectieuses et immunitaires; Rick Savone, Ambassadeur du Canada auprès Brésil; Roberto Bazzani, Spécialiste de programmes principal, Centre de recherche pour le développement international; Zee Leung, administrateur de programme, CRDI; Liz Stirling, Chef de projets, les IRSC.

Du 30 novembre au 2 décembre 2016, des chercheurs de partout dans le monde qui étudient le virus Zika se sont rencontrés à São Paulo (Brésil) pour explorer les collaborations possibles, allant du partenariat à la mise en commun des données.

Environ 70 chercheurs et représentants gouvernementaux se sont donné rendez‑vous à l’Université de São Paulo dans le cadre de l’atelier de recherche sur le virus Zika organisé par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Centre de recherches pour le développement international et la Commission européenne. Au nombre des participants se trouvaient plusieurs chercheurs canadiens qui travailleront sur le terrain avec leurs homologues en Amérique latine et dans les Caraïbes pour ajouter à ce que les scientifiques du monde savent sur ce virus déconcertant.

« Les Instituts de recherche en santé du Canada ont été heureux de travailler avec leurs partenaires pour organiser cet atelier de recherche sur le virus Zika », a dit le Dr Marc Ouellette, directeur scientifique de l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC. « Les collaborations internationales comme celles que nous cherchons à favoriser par cet atelier sont essentielles pour vaincre les maladies infectieuses. J’ai hâte de voir où ces nouvelles relations vont nous conduire. »

Préparer le terrain en vue de collaborations internationales

Pour lutter efficacement contre une éclosion mondiale de maladie infectieuse, il faut travailler en équipe. C’est dans cette optique qu’a été formée la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses (GloPID‑R (en anglais seulement)), le seul réseau en son genre qui réunit des organismes de financement de la recherche de par le monde pour établir une intervention concertée dès le moment où se déclare une maladie infectieuse ayant le potentiel de se transformer en épidémie.

Les IRSC et la Commission européenne sont deux des 26 membres de la GloPID‑R, qui ont commandité l’atelier sur le Zika au Brésil. Lorsque l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que le virus Zika constituait une urgence de santé publique de portée internationale en février 2016, les IRSC ont eu tôt fait de s’entendre avec les autres membres de la GloPID‑R pour rendre gratuitement et publiquement accessible l’information au sujet du virus obtenue par les chercheurs qu’ils financent. Les IRSC ont également commencé à élaborer une possibilité de financement pour soutenir la recherche sur le virus, dont on sait peu de choses sinon qu’il pourrait être à l’origine d’anomalies congénitales débilitantes.

Le printemps dernier, les IRSC et le Centre de recherches pour le développement international ont lancé une possibilité de financement de 3 millions de dollars pour appuyer la recherche sur le virus Zika. Une condition clé du financement était que, pour être admissibles, les équipes du Canada, d’Amérique latine et des Caraïbes devraient travailler ensemble pour aider à répondre aux nombreuses questions au sujet de Zika.

Les équipes formées de chercheurs canadiens, latino‑américains et caribéens commencent à s’organiser, se préparant pour des projets de recherche qui les amèneront de laboratoires situés à l’Université de Toronto et à l’Université de l’Alberta vers des centres en Argentine, au Brésil, en Colombie et en Équateur. Les IRSC sont impatients de profiter de ces partenariats et de ceux qui ont été formés à l’atelier au Brésil pour donner encore plus d’ampleur à leurs collaborations internationales.

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