Le stéthoscope fête son bicentenaire

Dr Laënnec.

2016 est l’année du 200e anniversaire de l’invention du stéthoscope – et le prochain outil de diagnostic révolutionnaire est peut-être sur le point de voir le jour

14 décembre 2016

Moyen révolutionnaire d’examiner le thorax

En 1816, le médecin français René Théophile Hyacinthe Laënnec se sentait mal à l’aise de poser son oreille sur la poitrine de ses jeunes patientes. Dans un geste de galanterie, il a fabriqué un cylindre avec un cahier enroulé pour pouvoir écouter leur respiration et leurs battements cardiaques.

Il était loin de se douter que cette simple innovation allait devenir un des outils de diagnostic médical les plus illustres.

Stéthoscope : Du grec stētho, qui signifie poitrine, et skopos, qui signifie explorer ou examiner.

Auscultation : Du latin auscultare, qui signifie écouter. L’écoute des sons émis par le corps, habituellement par le cœur, les poumons ou les intestins, pour déterminer ce dont souffre un patient.

Monaural : Lié à, ou qui comporte, l’utilisation d’une seule oreille.

Binaural : Lié à, ou qui comporte, l’utilisation des deux oreilles.

Source : Oxford Dictionary

Il s’avère que ce cylindre creux placé entre la poitrine du patient et l’oreille du médecin produisait des résultats hautement supérieurs à l’ancienne méthode, qui consistait pour le médecin à poser son oreille directement sur la poitrine du patient.

Le Dr Laënnec a baptisé son invention « le pectoriloque » et consacré les trois années suivantes à parfaire son concept initial, jusqu’à en faire un tube creux en bois, semblable à une flûte. Cet appareil monaural a rapidement révolutionné le diagnostic et le traitement des problèmes cardiaques et pulmonaires, et a été largement utilisé à partir de 1819 jusqu’à l’invention des tubes de caoutchouc.

Au milieu du XIXe siècle, le stéthoscope monaural du Dr Laënnec a été perfectionné par un médecin irlandais, le Dr Arthur Leared, qui a conçu une version binaurale en 1851. Un an plus tard, le concept a été de nouveau amélioré par le Dr George Cammann, créateur d’un modèle très semblable à la version moderne.

Malgré ses origines modestes, le stéthoscope a évolué pour devenir un des symboles les plus représentatifs de la profession médicale.

Nouvelle frontière en matière de diagnostic

L’échocardiographie en 3D en développement à l’Université d’Alberta.
Photo : avec la permission de Dr Pierre Boulanger.

Bien que le stéthoscope demeure un instrument essentiel, la recherche d’outils de diagnostic plus puissants continue de motiver des scientifiques du monde entier.

Par exemple, à l’Université de l’Alberta, les chercheurs principaux Harald Becher et Pierre Benoit Boulanger travaillent à de nouvelles applications cliniques de l’échocardiographie en 3D, afin de permettre à de nombreux autres patients de profiter de ce type d’outil de diagnostic.

En améliorant le signal, pour ainsi augmenter la résolution et produire de meilleures images, ils espèrent améliorer la polyvalence et l’utilité des ultrasons à vues multiples pour l’imagerie, notamment l’imagerie cardiaque.

Les Drs Becher et Boulanger progressent dans la mise au point d’un prototype, et les premiers résultats sont prometteurs. Si leur projet fonctionne, cette innovation canadienne pourrait un jour remplacer le stéthoscope comme meilleur outil de diagnostic au monde!

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