Célébrons la recherche en santé

Jetez un coup d’œil aux récits ci dessous pour découvrir comment et pourquoi les chercheurs en santé changent nos vies, et apprendre directement des patients comment la recherche en santé a touché leur vie.

Lutter contre la maladie génétique mortelle la plus courante chez les enfants et les jeunes Canadiens

Dr John Hanrahan
Université McGill

La biologie est un domaine qui m’intéresse depuis toujours. C’est pourquoi j’ai décidé de poursuivre une carrière en recherche alors que je travaillais comme stagiaire pendant mes études de premier cycle. J’ai beaucoup aimé mon projet de doctorat en zoologie à l’Université de la Colombie-Britannique. Je me suis ensuite tourné vers la recherche en santé pendant ma formation postdoctorale à l’Université Yale. Depuis, je travaille à l’Université McGill en recherche fondamentale et appliquée de la fibrose kystique (FK), une maladie génétique. J’ai comme objectifs : 1) de comprendre comment les cellules épithéliales des voies respiratoires transportent le sel; 2) de déterminer le rôle du chlorure et du bicarbonate dans les défenses pulmonaires de l’hôte; et 3) de mettre au point de nouveaux traitements pour aider les personnes atteintes de FK. Avec un collaborateur, j’ai cofondé la société dérivée Traffick Therapeutics inc. et obtenu un investissement de capital de risque. Notre société a ensuite mis au point des candidats-médicaments qui ont grandement amélioré l’efficacité des médicaments contre la FK actuellement sur le marché dans le cadre d’études précliniques. Ces molécules sont en cours de développement par une importante société pharmaceutique, et j’espère que nous obtiendrons une association médicamenteuse approuvée sur le plan clinique. Nous avons aussi établi une biobanque de cellules pulmonaires de personnes atteintes de FK et d’autres maladies pulmonaires. Nous étudions maintenant la réponse de ces cellules à la pollution de l’air. 

18 septembre 2017


Donner espoir aux patients atteints d’un cancer colorectal

Dre Nicole Beauchemin
Université McGill

Mon intérêt pour la recherche en santé vient du dévouement de ma mère pour son rôle d’infirmière : elle cherchait toujours à comprendre la cause des maladies. Mon laboratoire étudie l’apparition et l’évolution du cancer colorectal et cherche de nouveaux biomarqueurs et de nouvelles cibles thérapeutiques. J’étais chargée de la caractérisation d’un des meilleurs biomarqueurs du cancer colorectal, l’antigène carcinoembryonnaire (ACE). Nous avons ensuite cerné une importante famille de protéines connexes, dont CEACAM1 qui est conservée dans toutes les espèces. Cette protéine a plusieurs fonctions importantes dans un organisme normal, comme la reconnaissance et la tolérance immunitaires, la résistance à l’insuline, le métabolisme des lipides et la différenciation des cellules épithéliales. L’expression de CEACAM1 est réduite dans la plupart des cas de cancer précoce. Cependant, dans bien des cas, cette protéine est de nouveau exprimée en grande quantité lorsque le cancer évolue au stade de métastases. Nous nous sommes servis de modèles murins et d’échantillons de tissus humains pour déterminer comment la réduction de l’expression de CEACAM1 comme inhibiteur des points de contrôle immunitaires au moyen d’anticorps spécifiques peut contribuer à l’activation du système immunitaire. Les modèles murins que nous avons générés ont permis de mettre au point de nouveaux outils thérapeutiques. Nous avons aussi cerné des cohortes de patients humains qui pourraient bénéficier de ces traitements. Nous estimons que le financement accordé par les IRSC nous permettra d’entreprendre des essais cliniques au cours des 18 prochains mois.

18 septembre 2017


Affronter un tueur mondial

Dr Madhukar Pai
Université McGill

La tuberculose est l’une des plus grandes menaces à la santé humaine et la principale infection mortelle. En effet, le tiers de la population mondiale en est infectée, près de 1,8 million de personnes en meurent chaque année, et l’infection n’est toujours pas diagnostiquée ni traitée adéquatement chez 4 millions de patients. Le Pai Global TB Research Group (en anglais seulement), à l’Université McGill et à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, vise à améliorer le diagnostic de la tuberculose et les soins prodigués aux patients infectés, de l’examen diagnostique aux politiques. Il vise aussi à mettre en place des politiques et des outils nationaux afin d’aider les populations vulnérables, depuis les Inuits du Nunavut jusqu’aux habitants de bidonvilles de Mumbai. Notre but est d’utiliser l’épidémiologie translationnelle et les sciences de la mise en œuvre pour sauver des vies et améliorer la santé de la population grâce aux produits, aux connaissances et aux politiques. Nous sommes fiers de faire partie du Centre international de TB McGill, chef de file mondial dans l’étude interdisciplinaire de la tuberculose. Suivez-nous sur Twitter : @tb_pai @paimadhu.

18 septembre 2017


Mieux comprendre les maladies rhumatismales

Dre Sasha Bernatsky
Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

Les liens potentiels entre le cancer et les maladies rhumatismales sont fascinants. Je suis à la tête d’une équipe internationale de plus de 30 chercheurs. Grâce au financement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et des National Institutes of Health (NIH), j’ai confirmé que le profil de cancer des personnes atteintes de lupus érythémateux disséminé était différent de celui de la population générale. Je tente maintenant de déterminer s’il y a corrélation entre certains autoanticorps et le cancer du poumon, non seulement chez les personnes atteintes de lupus érythémateux disséminé, mais aussi dans la population générale.

Je m’intéresse également à un lien possible entre la pollution de l’air et les maladies rhumatismales auto-immunes. Les polluants peuvent pénétrer dans l’organisme par les voies respiratoires et déclencher des réponses inflammatoires. Mon équipe a établi un lien entre la densité de la circulation routière et les cas de lupus érythémateux disséminé à Montréal. Elle a aussi découvert un lien entre le degré de pollution et l’activité de cette maladie, et a émis l’hypothèse selon laquelle les émissions industrielles déclencheraient l’auto-immunité. Cependant, on ignore toujours quels types d’expositions à la pollution augmentent le plus le risque de formation d’anticorps et de maladies rhumatismales.

18 septembre 2017


Lutter contre les superbactéries

Dr Ayush Kumar
Université du Manitoba

Mon laboratoire s’emploie à comprendre les mécanismes moléculaires de la résistance aux antibiotiques contre les bactéries pathogènes. La résistance aux antibiotiques constitue sans doute l’un des plus grands défis en matière de santé humaine à l’heure actuelle. En effet, si on ne s’attaque pas immédiatement à ce problème, la population pourrait bientôt connaître une situation semblable à celle de l’ère préantibiotique, où même la plus petite infection était mortelle. Mon laboratoire étudie aussi les processus qui entraînent une résistance croisée entre les produits ménagers antimicrobiens, comme les savons antimicrobiens, et les antibiotiques. Nos études montrent que l’utilisation de produits antimicrobiens peut favoriser l’évolution de bactéries moins sensibles aux antibiotiques pertinents sur le plan clinique. Enfin, mon laboratoire étudie aussi la prévalence de la résistance aux antibiotiques dans des échantillons d’eau potable prélevés dans les communautés des Premières Nations au Manitoba. Dans l’ensemble, nous espérons que notre travail se traduira par des connaissances utiles pour concevoir de nouveaux antibiotiques et pour ralentir le processus de résistance aux antibiotiques.

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18 septembre 2017


Percer les secrets de la salive

Dr Walter L. Siqueira
Université Western

L’équipe de recherche du Dr Siqueira concentre ses efforts sur la biologie et la biochimie de la salive – un champ de recherche essentiel en santé buccodentaire. Le premier stade de la colonisation des dents par les bactéries est la liaison des composants salivaires, qui forment une pellicule à laquelle les bactéries finissent par adhérer et poser des risques de maladie comme la carie dentaire et la parodontopathie, les deux maladies chroniques les plus répandues dans la population canadienne. La recherche du Dr Siqueira comporte le recours à des approches protéomiques de pointe pour intervenir à ce stade très précoce de la pathogenèse de ces maladies. Son programme, unique au Canada et parmi les rares au monde, couvre d’autres champs de recherche sur la salive, comme la mise au point de tests de diagnostic non invasifs par la salive pour des maladies buccales et systémiques comme l’infection au virus Zika. L’application des connaissances occupe une place importante dans ses travaux qui combinent des études cliniques avec des sujets humains et des analyses avancées par spectromètre de masse pour la fabrication de protéines/peptides synthétiques à utiliser dans le dentifrice et le rince-bouche pour prévenir les maladies buccodentaires.

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18 septembre 2017


De la molécule au marché : mise au point de traitements contre le cancer

Dr Donald Poirier
Centre de recherche de CHU de Québec (Québec City)

Après avoir terminé mes études en chimie organique, j’ai voulu appliquer mes connaissances à la préparation de petites molécules et je me suis spécialisé en chimie médicinale. J’ai alors débuté un programme de recherche au CHU de Québec-Université Laval axé sur le développement d’agents thérapeutiques. Parmi les réalisations dont je suis fier, je mentionnerai : 1) la formation de personnel hautement qualifié, 2) le développement d’outils efficaces pour la préparation en solution ou sur support solide de dérivés stéroïdiens et 3) la conception d’anticancéreux sélectifs et de plusieurs inhibiteurs de la biosynthèse des hormones stéroïdiennes. Des molécules bioactives issues de ces travaux de recherche, deux se démarquent puisqu’elles ont franchi toutes les étapes du développement d’un médicament (conception, synthèse chimique, évaluations biologiques in vitro, in vivo et préclinique). La première est une nouvelle famille d’aminostéroïdes pour traiter différents cancers, dont certains au mauvais pronostique, et la seconde est le premier inhibiteur stéroïdien irréversible non estrogénique de l’enzyme 17β-HSD1, pour traiter le cancer du sein et l’endométriose. Pour ces deux molécules, nous sommes à la recherche d’un partenaire pour la réalisation des essais cliniques, dernier stade avant l’approbation et la commercialisation d’un médicament.

18 septembre 2017


Participation sociale : Mieux favoriser l’activité durant le vieillissement

Dre Mélanie Levasseur
Université de Sherbrooke

La participation sociale est essentielle à la promotion de la santé des personnes âgées, mais environ la moitié seulement des aînés canadiens y ont pleinement accès. La participation sociale couvre les activités sociales et de loisir (faire de l’exercice, visiter des amis, faire du bénévolat) qui répondent à des besoins fondamentaux d’interaction et d’accomplissement de soi. Malgré la contribution des organismes communautaires, des professionnels de la santé et des municipalités dans ce domaine, peu d’interventions efficaces visant la participation sociale rejoignent véritablement les populations vulnérables et sont mises en œuvre au Canada. Des études financées par les Instituts de recherche en santé du Canada ont démontré la faisabilité et l’impact positif de trois interventions prometteuses et complémentaires visant à aider, respectivement, les organismes communautaires, les professionnels de la santé et les municipalités à promouvoir la santé et la participation sociale : Accompagnement citoyen personnalisé pour la participation sociale (intervention individuelle avec des bénévoles); Remodelage du mode de vie® (intervention de groupe avec des ergothérapeutes); Communautés amies des aînés (intervention au niveau des populations sur les politiques, les services et les structures). Puisqu’il est possible de prévenir et de retarder des incapacités, ce programme de recherche indique l’une des voies les plus prometteuses pour vivre vieux et vieillir mieux.

18 septembre 2017


Regarder le portrait global : Personnaliser les traitements aux patients souffrant de maladie chronique

Dre Neeloffer Mookherjee
Université du Manitoba

Puisque chaque système immunitaire est unique, les traitements standards ne conviennent pas à tous les patients. Il est difficile de répondre aux besoins de tout le monde avec un type de thérapie. Une meilleure compréhension du comportement des gènes et des protéines dans le corps humain facilitera la création de traitements sur mesure répondant aux besoins de santé individuels des patients. Au lieu d’étudier un gène à la fois, la Dre Neeloffer Mookherjee et l’équipe de son laboratoire étudient des cellules ou des organismes complets pour comprendre certaines maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et l’asthme. Les maladies chroniques ont des implications sur la santé publique et, dans bien des cas, l’administration de traitements conformes aux normes thérapeutiques peut compromettre la capacité naturelle d’un patient à combattre les infections. En examinant un groupe de petites molécules, appelées peptides cationiques de défense de l’hôte, son équipe explore des façons de contrôler l’inflammation associée aux maladies chroniques sans compromettre la capacité des patients à combattre les infections. L’exploration de moyens de personnaliser les traitements pour l’asthme et l’arthrite ouvre la voie à des progrès en matière de soins axés sur le patient.

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18 septembre 2017


Aider les jeunes patients à prendre la parole

Dre Roberta L. Woodgate
Collège de sciences infirmières, Université du Manitoba

Dans le domaine de la recherche en santé, les jeunes sont largement réduits au silence, car on considère qu’ils sont vulnérables et ont besoin de protection. La Dre Roberta L. Woodgate du Collège de sciences infirmières de l’Université du Manitoba a opté pour une approche fondée sur les droits de la personne pour donner voix aux jeunes (enfants et adolescents) affligés par la maladie. L’approche couvre un vaste éventail de problèmes de santé : maladie mentale, maladies et besoins de santé complexes, maladies chroniques comme l’hémophilie et le cancer. Elle a conçu des stratégies uniques de collecte de données et d’application des connaissances visant à garantir que les meilleures données de recherche existantes sont mises à la disposition de ceux qui ont une influence sur la santé des jeunes, y compris les parents, les familles, les professionnels de la santé, les décideurs et les jeunes eux-mêmes. Cette approche globale de partage du fruit de ses recherches est efficace pour guider la prestation des services de santé, promouvoir la mise en pratique, stimuler la discussion parmi le public et combattre la stigmatisation de la maladie. Son travail permet de mieux coordonner et intégrer le système de santé et les autres systèmes, pour en venir à améliorer les résultats de santé des enfants canadiens.

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18 septembre 2017


Humble servante des communautés autochtones

Dre Carrie Bourassa
Directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones des IRSC
Institut de recherches d’Horizon Santé-Nord (Sudbury)

Je m’appelle Ts’iotaat Kutx Ayanaha s’eek (Morning Star Bear). Je suis une fière Métisse Anishnahbae du clan de l’Ours, sur le territoire du Traité no 4. Je considère comme un honneur de servir la communauté à titre de chercheuse en santé communautaire autochtone, et mon travail est dirigé par les communautés. Pour être pertinente et avoir de l’impact, la recherche en santé autochtone nécessite la participation des communautés et l’adaptation aux connaissances, aux langues, aux méthodes et aux protocoles autochtones. Le Morning Star Lodge à Regina, financé par la Fondation canadienne pour l’innovation, est guidé par les aînés et la tradition, et dirigé par les communautés autochtones. Ce laboratoire emploie un modèle d’apprentissage réciproque et d’éducation holistique qui couvre les méthodes de recherche autochtones; la propriété, le contrôle, l’accès et la possession; et la recherche communautaire; ainsi que la compréhension des concepts de réciprocité, de respect, de pertinence, de responsabilité et de holisme et les processus de contrôle communautaire, de développement des capacités, de collaboration, d’adaptation à la culture et de participation communautaire. Ces laboratoires sont originaux et innovateurs, car ils emploient un modèle de mentorat et fournissent du soutien et de la formation aux étudiants diplômés et non diplômés, en plus de créer un laboratoire communautaire. Un autre laboratoire de la même famille que le Morning Star Lodge financé par la FCI sera ouvert à Sudbury cet automne – le laboratoire d’évaluation,  de formation et de recherche en sécurité culturelle.

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7 septembre 2017


« Bonnes nuits, jours meilleurs » et « Teacher Help » : exploiter le potentiel de la cybersanté

Concevoir des interventions fondées sur des données probantes pour améliorer la santé et le bien-être des enfants canadiens

Dre Penny Corkum
Université Dalhousie

L’adoption et le maintien d’interventions fondées sur des données probantes pour les enfants ayant un problème de santé mentale comportent leur lot de difficultés. Les interventions en cybersanté ont le potentiel d’élargir l’accès aux soins fondés sur des données probantes de façon rapide, efficace et rentable.

La Dre Corkum et ses stagiaires au Corkum LABS (Learning, Attention, Behaviour, and Sleep) travaillent, avec leurs nombreux cochercheurs, collaborateurs et partenaires exceptionnels, à concevoir, à évaluer et à maintenir deux « familles » d’interventions en cybersanté. La première, appelée Bonnes nuits, jours meilleurs, s’adresse aux parents d’enfants insomniaques. Plus de 500 parents anglophones et francophones ont été recrutés pour ce programme, lequel fait actuellement l’objet d’une évaluation dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé (ECR). La prochaine étape consistera à adapter le programme aux besoins des parents d’enfants souffrant d’un trouble neurodéveloppemental. 

Le deuxième programme de cybersanté, appelé Teacher Help, vise à fournir aux enseignants les connaissances et les compétences voulues pour offrir un enseignement efficace aux enfants atteints d’un trouble neurodéveloppemental. Ce programme sera évalué dans le cadre d’un ECR national à compter d’octobre 2017.

La prochaine étape consistera à concevoir une intervention intégrée de façon à ce que les parents, les enseignants et les soignants fournissent des soins coordonnés et fondés sur des données probantes dans le but d’améliorer la santé et le bien-être des enfants canadiens. 

7 septembre 2017


Qu’ont en commun un ambulancier, un infirmier en santé communautaire, un policier, un employé de refuge et un médecin?

Ils ont tous à cœur de résoudre des problèmes de santé communautaire et de changer les choses en donnant des moyens d’agir aux communautés

Heather Rushton
MicroResearch Nova Scotia, Centre de santé IWK (Halifax)

Imaginez qu’un ambulancier, un infirmier en santé communautaire, un policier, un employé de refuge et un médecin se rencontrent pour la première fois et sont mis au défi de désigner un problème de santé communautaire qu’ils ont tous à cœur de résoudre. 

C’est précisément le but de MicroResearch NS, projet novateur mobilisant des membres de la communauté qui apprennent à faire face aux problèmes de santé survenant au quotidien.

Le concept de MicroResearch a été créé en Afrique par les Drs Noni MacDonald et Bob Bortolussi de l’Université Dalhousie. Aujourd’hui, en Nouvelle-Écosse, MicroResearch enseigne aux membres de la communauté à résoudre des problèmes de santé locaux par des mesures adaptées à la culture, à la situation et aux ressources locales afin d’améliorer la santé dans les collectivités néo-écossaises.

MicroResearch NS s’est déjà penché sur un éventail de questions, allant des besoins immédiats des adolescents suicidaires après leur congé de l’hôpital jusqu’à la consommation de boissons gazeuses dans la réserve de la Première Nation Paqtnkek, en passant par les solutions que recherchent les sans-abris alcooliques pour améliorer leur vie.

Le programme MicroResearch NS peut changer les choses et y parvient en donnant aux communautés les moyens d’agir par l’entremise de leurs recherches.

7 septembre 2017


Des solutions issues de la convergence de diverses perspectives, interventions et approches

Vouée à la réduction du fardeau des maladies chroniques au Manitoba, l’équipe du réseau DEVOTION accélère les retombées de la recherche

Dr Jon McGavock et Dr Andrew Halayko
Réseau DEVOTION, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants du Manitoba

Le réseau DEVOTION (Developmental Origins of Chronic Diseases in Children) sur les origines développementales des maladies chez les enfants regroupe une soixantaine de chercheurs, de partenaires de la communauté et de responsables des politiques qui ont une vision commune : améliorer la santé des mères et des enfants et réduire le fardeau des maladies chroniques au Manitoba.   

Le réseau s’articule autour de quatre thèmes de recherche distincts (recherche clinique, recherche sur les politiques, recherche en santé des populations et recherche fondamentale), et les solutions se dégagent d’une variété de perspectives, d’interventions et d’approches.

Se trouvent au cœur du réseau les partenaires communautaires, dont un conseil consultatif autochtone qui guide la prise de décisions et notre méthode de travail avec les communautés autochtones de l’ensemble du Manitoba.

Que ses recherches portent sur la promotion de l’allaitement maternel pour prévenir le diabète de type 2, sur l’identification de marqueurs uniques des maladies pulmonaires ou sur la promotion de la santé buccodentaire dès la petite enfance, le réseau DEVOTION a créé une filière pour la mise en application des découvertes en santé des enfants sous forme de pratiques et de politiques, pour que les Canadiens en profitent plus rapidement.

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7 septembre 2017


Soutenir le personnel infirmier, c’est soutenir la sécurité dans les soins de santé

Le personnel infirmier, le plus vaste groupe de professionnels de la santé au Canada, relève les défis du système de santé au quotidien

Jennifer Jackson
King’s College, Londres (R.-U.)

Je suis infirmière autorisée et je mène une étude sur la résilience et la fonction d’infirmière tout en poursuivant un doctorat au King’s College de Londres, au Royaume-Uni, une expérience qui s’avère très précieuse pour moi.

Le système de santé canadien comporte de nombreux défis, et nous pouvons apprendre d’autres pays qui font face à des situations semblables. Dans ma recherche, je m’intéresse à la façon dont les infirmières adaptent leur travail en toute sécurité aux pressions subies par les systèmes de santé.

Le personnel infirmier forme le plus vaste groupe de professionnels de la santé au Canada; soutenir la pratique infirmière, c’est aussi soutenir la sécurité dans les soins. Bien que nous aspirions aux meilleures conditions de travail, en réalité, nous sommes souvent à court de personnel ou de budget.   

En sachant comment adapter le travail dans les situations moins qu’idéales, nous pouvons favoriser la sécurité dans les soins offerts aux patients partout au Canada.

7 septembre 2017


SyMBIOTA célèbre 7 ans de recherche

Étude du lien entre la formation de la flore intestinale durant la petite enfance et la santé future

Dre Anita Kozyrskyj
Université de l’Alberta

C’est avec gratitude envers les femmes, leurs bébés et leurs familles qui ont participé à la cohorte de naissances CHILD, envers Malcolm Sears et son équipe qui ont créé cette cohorte et envers les IRSC, le RCE AllerGen et l’Initiative du microbiote des IRSC pour leur financement qu’Anita Kozyrskyj (Université de l’Alberta) et James Scott (Université de Toronto) célèbrent les sept ans de recherche de SyMBIOTA (Synergy in Microbiota).

SyMBIOTA a pour objectif d’étudier des interventions médicales et sociales qui influent sur la formation de l’écosystème complexe de microbes dans l’intestin durant la petite enfance ainsi que sur notre santé future.

À cette fin, l’équipe SyMBIOTA a produit des données probantes sur l’accouchement par césarienne et le traitement aux antibiotiques (travail récompensé par le prix Bruce Squires du JAMC; diffusé dans le documentaire, le cours en ligne et les manuels de cours Microbirth) et, récemment, sur les animaux de compagnie (meilleur article sur le microbiome du BMC; conclusions publiées par Nature, Reuters, TIME et de nombreux magazines d’intérêt général) et sur les produits de nettoyage intérieur. Tous ces types d’exposition durant la petite enfance ont été liés aux allergies alimentaires, à l’asthme ou à l’obésité.

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7 septembre 2017


Les patients partenaires : De vraies personnes contribuant à de vraies recherches

Tenir compte des préoccupations des patients et des soignants dans le processus décisionnel

Annette McKinnon
Toronto

La première fois que j’ai contribué à la recherche, c’était pour aider des contacts Twitter à réaliser un projet sur l’éthique en cybersanté. J’ai été ravie de découvrir qu’il s’agissait d’un « vrai » projet de recherche, dont j’ai été nommée collaboratrice pour mes contributions.

Depuis ce temps, je participe à la recherche comme patiente partenaire au sein d’équipes de recherche, comme auteure de présentations à des conférences, comme évaluatrice de demandes de subvention, et comme diplômée du programme Patient and Community Engagement Research (PaCER), dont l’équipe a produit un article de recherche.

Maintenant que je connais le processus de recherche, je me rends compte de la quantité de travail et du niveau d’organisation nécessaires. Cela a aussi confirmé mon opinion sur la valeur de la perspective des patients/soignants.

Les patients et le public sont propriétaires du système de santé; lorsque des décisions doivent être prises à n’importe quel échelon, nous devrions avoir notre mot à dire.

J’espère que cela deviendra la norme dans chaque projet de recherche et chaque décision liée à la recherche.

7 septembre 2017


Mieux vaut prévenir que guérir

Guider la prévention des blessures liées au sport chez les adolescents et les jeunes adultes

Oluwatoyosi Owoeye
Université de Calgary

Je suis boursier postdoctoral au Centre de recherche en prévention des blessures liées au sport à la Faculté de kinésiologie de l’Université de Calgary. Je détiens une expertise mixte en physiothérapie sportive et en épidémiologie des blessures liées au sport. Ce qui motive mes recherches, c’est ma profonde conviction « qu’il vaut mieux prévenir que guérir ».

Mon travail est axé sur la production et l’application de connaissances sur la prévention des blessures liées au sport et de leurs conséquences sur les adolescents et les jeunes adultes. Mes travaux actuels visent à comprendre l’étiologie (recherche ou attribution de la cause ou de la raison d’un phénomène) des entorses de la cheville et de leurs conséquences, comme l’arthrose post-traumatique. De plus, j’étudie comment concevoir des mesures de protection contre les blessures pour les jeunes pratiquant le basketball et le soccer, y compris des stratégies de prévention des blessures communes par surmenage.

Je participe aussi à des recherches sur la mise en œuvre visant à déterminer les moyens les plus efficaces de mettre en pratique les données probantes sur la prévention des blessures liées au sport afin d’avoir un maximum d’impact sur la santé publique.

7 septembre 2017


Trouver comment aider les mères canadiennes à composer avec la dépression

Réduire les effets négatifs sur la famille des mères aux prises avec la maladie mentale

Dre Simone Vigod
Hôpital Women’s College (Toronto)

Au Canada, une femme sur cinq souffre de maladie mentale durant la grossesse et la période postpartum, ce qui peut avoir des conséquences sur le bien-être des enfants, des familles et des femmes elles-mêmes. Ma recherche vise à déterminer et à comprendre les résultats de santé et les disparités dans l’accès aux soins dans ce domaine, et à trouver des solutions.

Ma recherche a révélé l’augmentation du taux de grossesse parmi les femmes souffrant de maladie mentale sérieuse, et son but consiste maintenant à explorer des stratégies pour optimiser les résultats de santé des mères et des enfants dans cette population. Ma recherche a également mis au jour des barrières dans l’accès aux soins pour la dépression et l’anxiété périnatales.

Nous testons actuellement une série de services en ligne visant à surmonter ces barrières, notamment des services de psychothérapie en ligne et un outil électronique d’aide à la décision pour amener les femmes à faire des choix éclairés concernant la prise d’antidépresseurs durant la grossesse. Nous avons recruté des centaines de femmes de tout le Canada pour ces études en ligne dans un court laps de temps – ce qui témoigne de l’urgent besoin de diffuser les résultats de celles qui s’avèrent efficaces.

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7 septembre 2017


Recherchés : Aspirants détectives pour carrière de chercheur en santé

La saga d’une super détective qui change les choses

Donna Martin
Université du Manitoba

Lorsque j’étais enfant, j’aspirais à devenir détective, afin de pouvoir mener des enquêtes et chercher la vérité. Cette aspiration s’est transposée dans mon rôle d’infirmière chercheuse. Ma passion pour l’équité en santé et la justice sociale guide mes recherches et m’aide à faire la lumière sur les problèmes de santé vécus par les populations marginalisées.

Je suis actuellement cochercheuse principale d’un projet communautaire de trois ans axé sur l’inondation de la Première Nation Little Saskatchewan au Manitoba en 2011, à la suite d’une intervention humaine. Nous documentons les effets sur la santé des jeunes et des aînés et formulons des recommandations relatives à des politiques futures. La moisissure, le surpeuplement des logements, le manque de loisirs, ainsi que la destruction des infrastructures et des moyens de subsistance ont eu des répercussions sur la santé physique des membres de la communauté. Leur santé mentale a aussi été éprouvée par la séparation des familles et le démantèlement de la communauté.

Durant la période qui a suivi leur réinstallation forcée, les membres de la communauté ont affiché une force et une résilience exemplaires malgré la gravité de la situation. Nos conclusions permettront de guider les politiques futures sur la gestion de l’eau, les services de santé et les services sociaux ainsi que la gestion des catastrophes, et faciliteront aussi le développement communautaire.

7 septembre 2017


Aider les patients grâce à des données probantes

Une carrière dédiée à l'identification des lacunes dans les soins d'urgence

Dr Brian H. Rowe
Directeur scientifique, Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC
Clinicien et chercheur, Université de l’Alberta

Étant donné que je viens d’une famille engagée dans la recherche et les soins de santé financés par l’État, j’aspirais à une formation en médecine en vue de mener une carrière dans ce domaine. J’ai d’abord terminé mes études de premier cycle en biologie à l’Université Queen’s et en médecine à l’Université d’Ottawa. J’ai suivi une formation en médecine familiale et en médecine d’urgence à l’Université d’Ottawa pour pouvoir à la fois mieux comprendre les caractéristiques des maladies et intégrer les données probantes dans la pratique. En tant qu’urgentologue, je rencontre beaucoup de patients aux prises avec des troubles cardio-respiratoires (comme l’asthme, l’insuffisance cardiaque, la MPOC, la pneumonie, l’angine, la fibrillation auriculaire, etc.) et des blessures (causées par des chutes, des accidents de la route, des agressions, etc.). La prise en charge de ces patients en situation d’urgence donne l’occasion de cerner les lacunes dans les soins, et ces domaines de recherche ont été au centre de mes intérêts durant toute ma carrière. Après avoir terminé mes études supérieures en épidémiologie clinique à l’Université McMaster, j’ai travaillé dans le Nord de l’Ontario, où j’enseignais, produisais des synthèses de données probantes, menais un essai clinique réunissant des patients qui souffrent d’asthme et explorais des façons de prévenir les blessures. Depuis que je me suis joint à l’Université de l’Alberta en 1997, j’ai eu l’occasion unique d’étendre mon programme de recherche et de continuer d’exercer la médecine clinique. Les résultats de nos recherches cliniques et de nos recherches en services de santé et en santé publique sont directement liés aux patients ou à leurs familles ainsi qu’aux cliniciens et aux responsables des politiques. Ce qui confère à la recherche axée sur le patient son caractère unique est sa façon d’améliorer les soins, les résultats pour les patients et l’efficacité dans le système de santé.

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24 août 2017


Passion : La genèse du génie

Une passion pour les virus qui mène à des découvertes

Dr Jason Kindrachuk
Université du Manitoba

Durant mes études à l’Université de la Saskatchewan, j’étais captivé par les reportages sur l’éclosion du virus Ebola, notamment sur « la zone rouge ». J’ai pu suivre ma passion pour les virus émergents et ré-émergents en travaillant dans des laboratoires à haut confinement aux National Institutes of Health à Washington.

En 2014, au début de l’épidémie dévastatrice d’Ebola en Afrique de l’Ouest, je me suis senti appelé à contribuer aux efforts de lutte à l’épidémie, et j’ai soutenu des interventions de soutien diagnostic au Libéria. Aujourd’hui, à Winnipeg, ma recherche vise à mieux comprendre le lien entre les événements moléculaires survenant à l’intérieur des cellules et la sévérité des pathologies et du pronostic clinique associée à certains virus, dont le virus Ebola et le virus de la grippe.

Comme les pays en développement sont touchés de façon disproportionnée par beaucoup de ces virus, ma recherche est également axée sur l’établissement de collaborations avec des chercheurs et des stagiaires de ces pays afin de mieux nous préparer à faire face aux prochaines éclosions virales.

Notre recherche permettra, à terme, de mieux comprendre la pathogenèse des maladies, d’améliorer les soins aux patients et de faciliter la découverte de nouveaux agents thérapeutiques ou de nouvelles stratégies de traitement.

4 août 2017


Mon rêve

Aider les communautés autochtones à guérir du traumatisme intergénérationnel et de la dépendance aux psychotropes

Dre Teresa Naseba Marsh
École de médecine du Nord de l’Ontario, Université Laurentienne et Université Lakehead

Durant mes études de doctorat, j’ai entrepris un projet qui allait profiter aux communautés autochtones et contribuer à guérir le traumatisme intergénérationnel (TIG) et la dépendance aux psychotropes (DP).

Mon intérêt à l’égard du TIG et de la DP s’est manifesté à la suite de mes expériences en Afrique du Sud durant l’époque de la colonisation, de l’oppression et de l’apartheid.

Je me suis mise à imaginer l’effet guérisseur potentiel et j’ai réalisé que cela était possible si nous travaillons main dans la main et continuons de construire des communautés saines et des liens familiaux.

Cette étude vise à déterminer si la combinaison de méthodes de guérison autochtones traditionnelles avec un modèle thérapeutique générique, Seeking Safety, s’est traduite par une réduction des symptômes de TIG et de la DP. Un plan de recherche à méthodes mixtes a été utilisé pour évaluer l’impact du projet de mise en œuvre d’Indigenous Healing and Seeking Safety d’une durée de 13 semaines, complété par 17 participants qui ont tous montré des améliorations par rapport à tous les symptômes du TIG et de la DP.

J’espère pouvoir continuer ce travail et enseigner aux cliniciens autochtones comment utiliser ce nouveau modèle thérapeutique.

4 août 2017


Mon parcours comme chercheuse en santé : Un moment de réflexion et de célébration

Nous pouvons tous être fiers de la contribution des chercheurs canadiens à la santé dans le monde!

Mme Aimée Dubeau
Hospital for Sick Children

Je suis ravie d’avoir l’occasion de réfléchir à mon parcours dans le domaine de la recherche en santé pour Canada 150.

J’ai entamé mon parcours de chercheuse en tant qu’étudiante dans le cadre du programme coopératif de l’Université de Waterloo, lorsque j’ai été affectée à Statistique Canada pour participer à l’Enquête sur les établissements de soins pour bénéficiaires internes. Ma deuxième affectation, à Ressources humaines et Développement des compétences Canada, m’a permis de travailler en recherche sur l’incapacité. Cela a stimulé mon intérêt pour la recherche clinique et pour les personnes et les expériences qui se cachent derrière les statistiques. J’ai travaillé pour le Toronto Rehabilitation Institute à une étude sur le rétablissement post-AVC, avant de passer un été amusant à Santé Canada à effectuer des recherches sur la pollution de l’environnement et de l’air dans la perspective des cyclistes. Lorsque j’ai reçu mon diplôme, je détenais des compétences variées en recherche et j’ai commencé à travailler comme adjointe de recherche dans le cadre de l’étude CHILD (Canadian Healthy Infant Longitudinal Development), dont je suis maintenant coordonnatrice.

Mon histoire est un excellent exemple de la variété des recherches auxquelles le Canada participe.

4 août 2017


Certaines choses ne se voient qu’avec le cœur

Participer à la recherche en santé mentale pour lever le voile sur la maladie mentale

Terry-Lee Marttinen
Sault Ste. Marie, Ontario

Je souffre d’un handicap invisible.

J’ai commencé à participer à la recherche en santé lorsqu'un membre de la famille a reçu un diagnostic de psychose au stade précoce, dans le cadre d’un programme de recherche psychiatrique ciblant les jeunes. J’ai pris part à des études axées sur les soignants, et j’ai siégé pendant plusieurs années au groupe de travail sur les politiques du Réseau ontarien d’intervention pour la psychose au stade précoce, au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).

Ma participation à la recherche et à l’élaboration des politiques en santé m’a amenée à étudier les dimensions sociales de la schizophrénie, guidée par les nouvelles connaissances en génétique virale. J’ai participé à des études sur les perspectives des jeunes et des familles, à la recherche sociale et à la recherche sur le rétrovirus endogène humain (HERV-W) dans le but de créer un modèle d’interaction gènes-environnement pour la schizophrénie inflammatoire pendant la préparation de ma thèse de spécialisation à l’Université Algoma en 2012.

En 2014, une recherche interdisciplinaire sur l’histoire de la médecine à l’Oxford Brookes University (OBU) a permis de cerner une interaction entre la malnutrition – associée à la discrimination sexuelle et raciale – et le HERV-W et des virus communs ayant un rôle à jouer dans la modification du génome et la schizophrénie. J’espère retourner à l’OBU pour effectuer des recherches doctorales intersectorielles en génétique psychiatrique.

4 août 2017


Nourrir l’esprit

Étude du rôle possible de la nutrition pour aider le cerveau à bien vieillir

Dre Nafisa M. Jadavji
Université Carleton

La déficience cognitive vasculaire (DCV) est la deuxième principale cause de démence, après la maladie d’Alzheimer. Les manifestations cliniques de la DCV sont variables, et il n’existe aucun traitement puisque la pathologie en cause demeure inconnue. Un des facteurs de risque de la DCV est la nutrition, et en particulier les niveaux élevés d’homocystéine, un acide aminé commun dans le sang. Les vitamines du groupe B, comme l’acide folique, peuvent réduire les niveaux d’homocystéine.

Mon programme de recherche est axé sur l’influence de la nutrition sur le cerveau. Nos résultats semblent indiquer que la vulnérabilité du cerveau à la DCV n’est pas causée par les niveaux élevés d’homocystéine, mais par une carence en acide folique. Au niveau intracellulaire, l’acide folique joue un rôle dans des fonctions essentielles à la survie des cellules.

Il est possible que la réduction des niveaux d’acide folique entraîne une modification des cellules du cerveau qui les rend plus vulnérables aux dommages. D’autres recherches seront nécessaires pour comprendre comment se servir de la nutrition pour aider le cerveau à bien vieillir.

4 août 2017


Pour des politiques de santé sensibles aux enfants : Donner une voix aux enfants

Le projet TASK se met au travail : Guider les décisions sur les soins de santé aux enfants à l’aide des meilleures données probantes

Dre Wendy Ungar
Hospital for Sick Children

Pourquoi les coûts des services de santé continuent-ils de grimper? Comment peut-on continuer de se les payer? Sommes-nous en meilleure santé grâce à toutes les nouvelles technologies utilisées dans les soins aux patients? La Dre Wendy Ungar et son équipe se tournent vers la génomique pour trouver réponse à ce genre de questions dans le cadre du projet TASK (Technology Assessment at Sick Kids) qui examine la rentabilité des technologies, des traitements et des services destinés aux enfants.

Malgré l’importance d’évaluer la rentabilité des nouvelles technologies, la conception de méthodes et d’outils appropriés constitue un élément tout aussi important du mandat du projet TASK pour s’assurer que la recherche avec des enfants puisse bien se dérouler.

Avec des fonds des IRSC et d’autres sources, la Dre Ungar et son équipe veillent à ce que les décisions relatives au financement des soins aux enfants soient guidées par des données probantes de la plus haute qualité.

4 août 2017


Nouvel espoir pour les jeunes aux prises avec la dépression

Un pionnier dans l’utilisation de la stimulation cérébrale pour combattre la dépression chez les jeunes

Dr Frank P. MacMaster
Université de Calgary

Chez les Canadiens âgés de 15 à 24 ans, une personne sur neuf souffre de dépression, le taux le plus élevé de tous les groupes d’âge. La dépression a des impacts négatifs à la maison, à l’école, avec les amis et la famille, et les séquelles peuvent durer des décennies. Malheureusement, les traitements de première ligne sont efficaces pour environ la moitié des jeunes seulement, ce qui signifie que beaucoup continuent de vivre avec la maladie et sont vulnérables au suicide – la deuxième cause de mortalité dans ce groupe d’âge.

La dépression menace leur existence même.

Notre laboratoire est un pionner dans l’utilisation de la stimulation cérébrale pour combattre la dépression chez les jeunes. Ce traitement offre un nouvel espoir à ceux qui souffrent de cette maladie. Notre travail a aussi contribué à propulser la campagne visant à faire de la stimulation cérébrale un service clinique en Alberta.

Un participant à l’étude nous a confié : « … la stimulation cérébrale m’a littéralement sauvé la vie, je n’ose pas imaginer ce que j’aurais pu faire si je n’avais pas eu la chance de participer ».

4 août 2017


Le rôle de la recherche en santé dans le chemin vers la réconciliation

Nous sommes tous inspirés par la force et la résilience des peuples autochtones

Mme Kaela Anne Schill
Ki-Low-Na Friendship Society, Kelowna, C.-B.

Je travaille à mon projet de mémoire de maîtrise en sciences avec la Ki-Low-Na Friendship Society. Notre projet explore comment le bien-être psychologique est perçu et vécu par les Autochtones en milieu urbain de 55 ans et plus.

Au moyen de cercles de partage et d’entrevues, les participants nous amènent à comprendre leurs barrières au bien-être psychologique, y compris les politiques passées et présentes fondées sur le colonialisme, les disparités sociales, le traumatisme intergénérationnel, ainsi que le racisme individuel et systémique. Ils ont aussi souligné la force et la résilience de la communauté dans son combat pour parvenir au bien-être psychologique en dépit de ces barrières.

Canada 150 me donne l’occasion, en tant que chercheuse non autochtone travaillant avec une population autochtone, d’avoir une réflexion critique sur mon rôle en recherche et sur le rôle de la recherche dans le processus de réconciliation. Cela sert à préserver le souvenir et la conscience des actes d’oppression et de violence perpétrés contre les peuples autochtones au nom de la recherche, à utiliser le fruit de mon travail pour revendiquer la réparation de cette injustice historique, et à encourager d’autres chercheurs en santé et professionnels de la santé à faire de même.

4 août 2017


Transformer la douleur d’un parent en action concrète

Une carrière consacrée à donner plus de temps aux parents d’enfants gravement malades

Dr Emilio Alarcon
Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

Pour la majeure partie de sa vie, mon fils a combattu des problèmes médicaux, y compris le cancer. En tant que parent, cette expérience m’a fait prendre conscience de l’urgent besoin de meilleurs appareils et technologies en clinique, et c’est pourquoi j’ai décidé de poursuivre une carrière universitaire au Canada, pour que d’autres puissent passer plus de temps avec leurs enfants comme j’ai pu le faire avec mon fils.

Mon équipe de recherche travaille actuellement à la fabrication de nouveaux matériaux pour traiter les plaies chroniquement infectées qui ne peuvent cicatriser, ce qui permettra d’améliorer la qualité de vie et de réduire le taux d’amputation des nombreux patients souffrant d’ulcères du pied diabétique. Nous travaillons aussi à mettre au point de nouvelles technologies pour la réparation fonctionnelle rapide de tissus endommagés, y compris la peau et les tissus cardiaque et cornéen. Mon équipe étudie également comment combiner les nanomatériaux avec des polymères naturels pour créer de nouveaux matériaux aux propriétés mieux adaptées à la médecine régénérative.

Nous avons toujours à l’esprit l’intérêt des patients et des familles, et nous visons constamment à doter le Canada de technologies pratiques et utilisables en clinique.

4 août 2017


L’intervenant-pivot

Faciliter l’intégration des soins de première ligne et des services communautaires

Dre Simone Dahrouge
Université d’Ottawa et Institut de recherche Bruyère

Nous voulons comprendre comment les services de santé de première ligne peuvent être organisés pour améliorer la qualité et l’équité de la prestation des soins.

Notre projet actuel, Accès aux ressources communautaires (ARC), vise à rendre plus équitable l’accès aux ressources communautaires en santé et services sociaux pouvant aider les personnes à atteindre leurs objectifs en matière de santé. Ces services – comme la prévention des chutes, la cessation du tabagisme et l’autogestion de la santé pour les personnes souffrant de maladies chroniques – sont sous‑utilisés, car ils sont difficiles d’accès pour beaucoup de gens. Les obstacles à leur accessibilité incluent la difficulté de s’orienter dans le système, le manque d’options en matière de transport, les barrières linguistiques ou d’autres limites découlant de la situation sociale des patients.

ARC travaille à introduire un « intervenant-pivot » dans les cabinets de médecine familiale pour faciliter l’intégration des soins de première ligne et des services communautaires. L’intervenant-pivot aidera les patients recommandés à ces services par leur médecin traitant à surmonter les problèmes d’accès et à contacter les ressources nécessaires. Il contribuera aussi à la coordination de l’information entre les deux secteurs.

Nous nous attendons à ce que l’intervenant-pivot contribue à réduire les besoins de santé non comblés.

4 août 2017


Tout le monde souffre de la maltraitance des enfants

Pourquoi l’enfance ne devrait pas faire souffrir : Maltraiter un enfant peut avoir des conséquences durables

Dre Tracie O. Afifi
Université du Manitoba

La maltraitance des enfants est un important problème de santé publique associé à des carences physiques et psychologiques durant l’enfance et l’adolescence qui persistent la vie entière. Cependant, la prévention de la maltraitance des enfants demeure un défi de taille. L’efficacité des programmes de prévention existants est largement inconnue, et les programmes de prévention ciblant certains types de maltraitance ne sont pas bien développés.

La Dre Afifi travaille à recueillir et à analyser de nouvelles données pour mieux comprendre le problème de la maltraitance des enfants dans le contexte canadien et ses répercussions sur la santé et les services de santé. Sa recherche est axée sur l’identification des facteurs de protection associés à un risque réduit de maltraitance des enfants, et à une probabilité accrue de bonne santé à la suite de mauvais traitements durant l’enfance. Elle applique ces connaissances à la conception et à l’évaluation de nouvelles stratégies d’intervention fondées sur des données probantes pour déterminer l’efficacité des efforts de prévention de la maltraitance des enfants et de ses conséquences. La vision de la Dre Afifi consiste à prévenir la maltraitance des enfants pour ainsi modifier leur trajectoire de vie, améliorer leur santé et renforcer leur milieu familial.

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OASIS : Un système de surveillance de l’asthme de conception ontarienne aux grandes ambitions

Une bouffée d’air frais : OASIS étudie l’impact de la pollution de l’air et du climat sur la
maladie

Dre Teresa To
Institut de recherche du Hospital for Sick Children, Université de Toronto

Mon équipe (en anglais seulement), basée au Hospital for Sick Children, a créé un registre des cas d’asthme dans la population appelé OASIS (Ontario Asthma Surveillance Information System). Établi en 2003, OASIS suit plus de deux millions d’Ontariens ayant reçu un diagnostic d’asthme par leur médecin, et estime que l’asthme touche un enfant sur quatre et qu’une personne sur trois développera la maladie au cours de sa vie.

Aujourd’hui, OASIS constitue un des prototypes les plus prometteurs pour la création d’un système national de surveillance de l’asthme, pouvant fournir des statistiques sur l’incidence, la prévalence, le taux de mortalité et l’utilisation des services de santé.

Notre équipe combine aussi plusieurs bases de données démographiques afin d’étudier l’impact de la pollution de l’air et du climat sur la progression de maladies comme l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique. Avec cette recherche, nous comptons identifier des régions géographiques et des populations à risque (p. ex. immigrants, groupes socioéconomiquement défavorisés) afin de concevoir des interventions communautaires ciblées visant à réduire la morbidité associée à l’asthme et à améliorer la santé et la qualité de vie des asthmatiques.

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Trois avec le bébé : Des chercheurs aident à stimuler la fertilité de couples ayant de la difficulté à procréer

Définir les stades du développement humain contribue au taux de succès des médecins travaillant en clinique de fertilité avec des couples impatients de devenir parents

Dr Andrew J. Watson
Université Western Ontario

Notre recherche est axée sur la définition des mécanismes régissant les tous premiers stades du développement humain, depuis la fertilisation et l’implantation de l’embryon dans l’utérus jusqu’au début de la grossesse. Nous avons recours à des modèles animaux et appliquons nos découvertes aux humains afin d’aider les médecins à utiliser des méthodes plus efficaces pour stimuler la fertilité des couples ayant de la difficulté à concevoir. La recherche a démontré que le tout début du cycle du développement humain joue un rôle majeur non seulement sur le succès de la fécondation, mais aussi sur la santé du fœtus, du nouveau-né et de l’enfant, et même sur la susceptibilité à des maladies plus tard dans la vie. Il est essentiel de s’assurer que les cliniques de fertilité appliquent des méthodes sécuritaires et efficaces de sorte que l’aide fournie aux couples ayant de la difficulté à procréer leur permette non seulement de fonder une famille, mais aussi de garantir que celle-ci jouira de la meilleure santé possible tout au long de la vie.


Quand votre cœur saute un battement

La fibrillation auriculaire constitue une des formes les plus communes d’arythmie cardiaque et une cause importante d’accident vasculaire cérébral

Dr William McIntyre
Université McMaster

La fibrillation auriculaire (FA) est la forme la plus répandue d’arythmie cardiaque de même qu’un important facteur de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) aux séquelles invalidantes. Chez de nombreux patients, la FA est intermittente, ce qui en complique la détection et le diagnostic. La FA est souvent détectée pour la première fois après une chirurgie. Lorsque cela se produit, il y a deux scénarios possibles : la FA peut être une réaction normale au stress qui disparaîtra une fois le patient rétabli, ou la FA peut signaler un risque d’AVC que le patient pourrait réduire avec des médicaments.

Notre groupe fournit des moniteurs de rythme cardiaque portables à des patients ayant souffert de brefs épisodes de FA après une chirurgie, et compare leurs résultats à ceux de patients n’ayant pas souffert de FA post-chirurgie. Notre objectif consiste à concevoir une stratégie pour déterminer quels patients souffrent vraiment de FA et pourraient avoir avantage à prendre des médicaments pour prévenir les AVC.


Changer soi-même le monde conformément à sa vision

Le cheminement personnel d’une chercheuse pour améliorer les résultats de santé des mères et des nouveau-nés

Dre Erna Snelgrove-Clarke
Université Dalhousie

C’est une volonté de changement qui m’a amenée vers la recherche en santé. Je veux soutenir une utilisation plus constante des données probantes pour améliorer les résultats de santé des mères et des nouveau-nés. Nous devons travailler de manière concertée, en utilisant les pratiques exemplaires pour concevoir une stratégie de changement. Nous pouvons créer un climat et un contexte favorables aux pratiques exemplaires lorsque nous accordons de la valeur à la santé, aux données scientifiques, à la perspective des patients et à l’expertise des cliniciens.

Malgré la disponibilité des données probantes, diverses pratiques sont appliquées de façon inconstante dans le système de santé. Les patientes constatent des différences entre fournisseurs au niveau de certaines pratiques comme la surveillance du rythme cardiaque du bébé durant l’accouchement, la gestion du deuxième stade de l’accouchement lorsque la mère est prête ou se prépare à expulser le bébé, et le soutien à l’allaitement.

Pourquoi les patientes constatent-elles ces différences? L’utilisation des meilleures données probantes est influencée par de nombreux facteurs : les données comme telles, les cliniciens, le contexte et la participation du patient à la prise de décision. La réunion de ces facteurs en vue d’une application plus constante des données probantes est un travail stimulant, excitant et essentiel pour améliorer les résultats de santé.


La santé des hommes : de l’ombre à la lumière

Créer des espaces sûrs et des programmes sensibles à la spécificité des sexes pour promouvoir la santé des hommes et de leurs familles

Dr John Oliffe
Université de la Colombie-Britannique

En 2003, le Dr John Oliffe a fondé le Programme de recherche en santé des hommes dans le but de faire ressortir les éléments positifs d’une masculinité multidimensionnelle et multiculturelle, comme la serviabilité, le leadership, l’empathie et la responsabilisation. Avec son équipe de recherche dévouée, à l’École de sciences infirmières de l’Université de la Colombie-Britannique, le programme s’est développé pour inclure une série d’interventions novatrices guidées par des données empiriques et a mis de l’avant des activités d’application des connaissances axées sur différents problèmes de santé des hommes. Cela comprend des interventions de promotion de la santé et de cybersanté ciblant la dépression et le suicide chez les hommes, le traitement du cancer de la prostate au niveau psychosocial, et la cessation du tabagisme.

En utilisant des approches axées sur les forces pour affirmer et exploiter les éléments positifs de la masculinité, le Programme de recherche en santé des hommes (en anglais seulement) offre des espaces sécuritaires et des programmes sensibles à la spécificité des sexes pour promouvoir la santé des hommes et de leurs familles.


Une carrière consacrée à l’étude du placenta : un élément clé du système de maintien des fonctions vitales du fœtus

Durant sa carrière de quatre décennies, le Dr Peeyush Lala a mis au jour « l’histoire fascinante du placenta »

Dr Peeyush K. Lala
Université Western Ontario

Ma recherche (en anglais seulement) au cours des quatre dernières décennies a mené au dévoilement de l’histoire fascinante du placenta, l’organe qui nourrit le fœtus en lui transmettant l’oxygène et les éléments nutritifs puisés à même le sang artériel de la mère. Cette recherche a contribué à élucider le double paradoxe « du placenta comme corps étranger dans l’utérus, qui demeure protégé contre les attaques immunitaires de la mère », et « du placenta comme structure hautement invasive semblable à une tumeur mais qui, contrairement à une tumeur, ne détruit pas l’utérus ».

Quarante années de recherche ont abouti à la découverte de mécanismes qui permettent le développement des cancers du placenta, d’une nouvelle immunothérapie contre certains cancers et d’un nouveau biomarqueur sanguin pour prédire la « prééclampsie », une grave maladie associée à la grossesse qui se déclenche dans le placenta.



Promouvoir des approches « pratiques » de prévention du cancer

Des chercheurs travaillent à faire passer la prévention du cancer de possibilité à réalité

Dre Carolyn Gotay
Université de la Colombie-Britannique

Le cancer constitue aujourd’hui une des plus grandes menaces pour la santé des Canadiens. Environ une personne sur deux au pays recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie, et plus de 80 000 Canadiens en mourront cette année. Nous savons qu’environ la moitié des cas de cancer pourraient être évités par des changements au mode de vie : cesser de fumer, maintenir un poids santé, faire de l’exercice régulièrement, mieux manger, boire avec modération (ou pas du tout) et dormir suffisamment. Notre recherche au Centre d’excellence en prévention du cancer a démontré que des stratégies diverses pouvaient influer positivement sur les risques de cancer : de « nouvelles technologies » intégrant des messages automatisés personnalisés; des approches « pratiques », comme des cours de cuisine pour les hommes atteints d’un cancer de la prostate et leurs conjointes; et une touche personnelle, comme un entraîneur individuel en sommeil. La plupart des cancers peuvent être évités, et notre recherche vise à transformer cette possibilité en réalité.


Protéger le corps et l’esprit contre le cancer par le yoga et la méditation

Améliorer le bien-être physique et affectif des cancéreux et des survivants du cancer

Dre Linda E. Carlson
Université de Calgary

J’ai commencé à travailler dans le domaine des interventions de soutien en cancérologie il y a 20 ans. En tant que psychologue clinique spécialisée en oncologie psychosociale, je désirais aider les gens à composer avec les symptômes et les effets secondaires débilitants – comme la fatigue, la douleur, l’insomnie, l’anxiété, le stress, la dépression et la crainte d’une rechute – qui persistent si souvent bien après le traitement d’un cancer.

Avec mon équipe, j’ai conçu un programme combinant yoga et méditation de pleine conscience, pour ensuite effectuer une série d’études à financement national visant à en démontrer les avantages pour les patients, dont l’amélioration du sommeil, de l’humeur et de la qualité de vie, la réduction du stress et même, des changements au niveau des hormones de stress, de la fonction immunitaire et de la structure de l’ADN. Nous avons été les premiers au monde à démontrer scientifiquement les bienfaits de la méditation dans le traitement du cancer et, depuis, des programmes offrant des services similaires voient le jour partout dans le monde.

« Mindfulness: A key for personal and collective evolution », une conférence TEDx avec Linda Carlson (en anglais seulement)


Libre d’être soi-même, inconditionnellement

Des chiens et des chevaux mis à contribution dans le rétablissement des personnes souffrant de dépendances

Dre Colleen Anne Dell
Université de la Saskatchewan

Notre équipe travaille avec des collaborateurs canins et chevaux thérapeutiques) afin de mieux comprendre le lien entre l’animal et l’humain et son impact sur le bien-être dans le contexte des dépendances. On connaît bien l’importance de créer des liens pour guérir d’une dépendance, mais cela peut être difficile pour des personnes ayant été jugées et stigmatisées en raison de leur maladie. Afin de surmonter cette réalité, notre équipe travaille avec des clients, des personnes traitées en établissement, des prisonniers et des usagers de cliniques de méthadone, de concert avec leurs animaux d’assistance.

Comme un client l’a simplement exprimé : « Je suis à l’aise avec le chien de thérapie, ce qui me permet d’être simplement moi-même ». Lorsque cette magie opère, cela offre une occasion incomparable d’établir un lien thérapeutique à l’intérieur d’un système de santé qui, bien que conçu pour aider, est aussi connu pour isoler. Notre équipe financée par les IRSC est honorée de pouvoir contribuer à ce champ de connaissance unique avec nos divers partenaires communautaires et universitaires.

Vous pouvez suivre nos aventures dans Facebook à Anna-Belle & Subie's Adventures.


La santé en termes simples pour favoriser l’autonomie des patients

Dre Holly Witteman
Université Laval

Notre groupe conçoit et met à l’essai des façons d’aider les gens à prendre des décisions pour leur santé en fonction des meilleures données médicales et des priorités des personnes concernées. Plusieurs facteurs peuvent rendre ce travail difficile : la complexité des statistiques, le fardeau émotif des décisions et la courte durée des consultations. Cela dit, les outils électroniques d’aide à la décision peuvent s’avérer utiles s’ils sont conviviaux, accessibles et bien conçus. Pour créer de tels outils, nous collaborons avec les patients, les médecins, le personnel infirmier et d’autres acteurs. Nous commençons par un processus itératif de conception et des tests d’utilisabilité en laboratoire, puis nous mesurons l’expérience des utilisateurs dans les cliniques et les domiciles, et l’utilité des outils par des essais contrôlés randomisés en ligne. Nous mettrons ces outils à la disposition des Canadiens par différents moyens, comme les portails d’accès aux dossiers médicaux électroniques des patients.


Le pouvoir protecteur du lait maternel

Dre Meghan Azad
Université du Manitoba

Mon laboratoire (en anglais seulement) étudie les déterminants en bas âge de la santé tout au long de la vie. Notre recherche porte actuellement sur le rôle de l’alimentation de la mère et de l’allaitement du nouveau-né dans l’apparition et la prévention des maladies chroniques. Nos résultats de l’étude CHILD (Canadian Healthy Infant Longitudinal Development) montrent que l’allaitement au sein est en corrélation avec des risques réduits d’asthme et d’obésité au cours de la petite enfance. Pour comprendre cela, nous analysons le lait maternel afin de mesurer les nutriments, les facteurs immunitaires, les microbes et les hormones – et étudions leur effet sur le développement du microbiome du nouveau-né (l’ensemble des microorganismes vivant dans les intestins du nouveau-né). Cette recherche guidera de nouvelles stratégies de promotion de la santé et de prévention de la maladie, aidera à optimiser les directives nutritionnelles pour les mères et les bébés, et éclairera les politiques connexes pour favoriser la santé materno-infantile.

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Une mutation de l’ADN peut être à l’origine du cancer

Dr Mani Larijani
Université Memorial de Terre Neuve

Le Dr Larijani étudie les mécanismes qui causent la mutation de l’ADN de nos gènes. Dans un organisme sain, ces mécanismes modifient des gènes particuliers dans les cellules immunitaires pour accroître leur capacité de lutter contre les infections. Malheureusement, ils entraînent souvent la mutation de gènes environnants. La mutation des cellules cancéreuses qui se produit alors rend celles-ci plus agressives et résistantes au traitement, ce qui cause et exacerbe le cancer. Le travail du Dr Larijani vise plusieurs buts : premièrement, visualiser à quoi ressemblent ces processus de mutation de l’ADN à l’instant même où ils provoquent le cancer; deuxièmement, distinguer leur fonctionnement dans la cellule saine par rapport à la cellule cancéreuse; troisièmement, déterminer comment ils agissent sur la réponse immunitaire. Le laboratoire du Dr Larijani a récemment fait une découverte à l’origine d’un changement de paradigme qui a suscité l’attention internationale. Ses chercheurs y ont découvert que les mécanismes de mutation de l’ADN alternent constamment entre deux formes différentes : une version dangereuse qui cause le cancer, et une forme inactive, inoffensive. C’est sur cette base que le Dr Larijani s’emploie à concevoir un nouveau type de médicament contre le cancer et à améliorer la façon dont le système immunitaire reconnaît le cancer.


Une fenêtre sur les circuits cérébraux

Dr Kurt Haas
Université de la Colombie Britannique

Mon laboratoire au centre Djavad Mowafaghian pour la santé du cerveau à l’Université de la Colombie-Britannique a une approche très innovatrice de la science. Nous mettons au point des techniques pour contrôler l’expression des gènes dans des cellules cérébrales individuelles, et concevons et construisons des microscopes ultra rapides capables de capter l’activité dynamique en 3D et la croissance des neurones dans les cerveaux en développement d’animaux en état de veille. Nous utilisons ces techniques pour répondre à des questions fondamentales au sujet de la manière dont les circuits cérébraux fonctionnels se forment et encodent l’information, ainsi que pour comprendre comment ces processus déraillent pour causer la maladie. Je m’intéresse en particulier aux origines de l’autisme et de l’épilepsie. Pour l’autisme, mon laboratoire met en évidence des mutations génétiques sous-jacentes et détermine exactement de quelle manière elles modifient la structure et la fonction des circuits du cerveau. Nous nous attendons à ce que nos conclusions soient le point de départ d’efforts pour créer des produits thérapeutiques destinés à prévenir et à traiter ce trouble. 


Aider les jeunes cerveaux à se rétablir d’une commotion cérébrale

Dr Roger Zemek
Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO)

Les visites à l’hôpital d’enfants pour une commotion cérébrale ont quadruplé au cours de la dernière décennie. Bien que la plupart des enfants s’en rétablissent en quelques semaines, 30 % d’entre eux continuent d’éprouver des symptômes qui peuvent se répercuter sur leur qualité de vie. Le Dr Roger Zemek et son équipe de recherche à l’Hôpital pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO) ont mené une étude dans les neuf services d’urgence du réseau Recherche en urgence pédiatrique du Canada (PERC) qui a porté sur plus de 3 000 enfants commotionnés. Nous pouvons maintenant mieux prédire quels enfants risquent plus de souffrir de symptômes post-commotion cérébrale persistants. Nous avons également appris que le risque de symptômes continus est moins grand chez les enfants qui reprennent l’activité physique plus tôt que chez ceux qui demeurent inactifs plus longtemps. Ces résultats ont été publiés dans le réputé Journal of the American Medical Association (JAMA) en 2016. L’équipe du Dr Zemek essaie maintenant de savoir quel est le meilleur moment pour recommencer l’activité physique – et le meilleur type d’exercice à pratiquer – pour favoriser le rétablissement après une commotion cérébrale. Au bout du compte, les résultats obtenus aideront les médecins à établir des plans de traitement personnalisés, reposant sur des données probantes, pour ce traumatisme cérébral commun. 

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Les conséquences tentaculaires de l’intimidation

Dre Tracy Vaillancourt
Université d’Ottawa

La violence détruit des personnes et des communautés, ainsi que des religions et des économies nationales. Elle crée des problèmes de santé physique et mentale, et se répercute sur la productivité. Le programme de recherche de la Dre Vaillancourt documente les causes, le cours développemental et les conséquences de la violence, en accordant une attention particulière à l’intimidation. Depuis trop longtemps, l’intimidation est considérée par beaucoup comme un fait normal de l’enfance. Toutefois, la recherche sur ses effets à long terme déboulonne ce mythe, et démontre que ses conséquences négatives sont durables et de grande portée. La Dre Vaillancourt examine actuellement l’incidence de l’intimidation sur la santé mentale en suivant une vaste cohorte de Canadiens, de l’enfance à l’âge adulte. Sa recherche montre que, dans beaucoup de cas, les problèmes à ce chapitre sont le résultat des mauvais traitements infligés par les pairs et non un facteur précipitant les mauvais traitements. Ces résultats mettent en évidence l’urgent besoin de prioriser la réduction de l’intimidation comme moyen d’améliorer la santé mentale.

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Pourquoi certains enfants sont asthmatiques, mais pas d’autres

Dr Stuart Turvey
Université de la Colombie Britannique

Les poumons, c’est pour la vie, même si l’on n’y pense pas toujours. Pourtant, même les nourrissons et les enfants peuvent souffrir de graves maladies pulmonaires comme l’asthme. Au Canada, environ une personne sur trois est asthmatique, souvent dès l’enfance. Il n’y a pas de remède pour l’asthme. Même quand elles se sentent bien, les personnes asthmatiques ont toujours la maladie, qui peut se manifester à n’importe quel moment. On ne sait pas clairement pourquoi seulement certaines personnes sont asthmatiques, mais il semble qu’une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques (héréditaires) soit en cause. Le Dr Stuart Turvey, en partenariat avec de nombreux cliniciens et chercheurs de partout au Canada, codirige l’étude CHILD (Canadian Healthy Infant Longitudinal Development). Cette étude de cohorte de naissance nationale, à laquelle participent près de 3 500 jeunes enfants canadiens et leurs familles, explore de quelle façon la génétique et les expositions environnementales en bas âge influent sur l’apparition de l’asthme, d’allergies et d’autres maladies chroniques. Cette recherche nous permettra de créer de meilleurs outils pour prédire qui deviendra asthmatique, et de trouver de nouvelles façons de prévenir l’apparition de la maladie.

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Créer une molécule pour aider les personnes allergiques à mieux respirer

Dre Christine McCusker
Hôpital de Montréal pour enfants

Avec le début de la saison des pollens, 20 % des Canadiens se font rappeler qu’avec le printemps reviennent les allergies. Huit pour cent des gens ont des allergies alimentaires potentiellement mortelles, et 15 à 20 % de la population souffre d’asthme et a besoin de médication afin de pouvoir respirer librement. Pourtant, le traitement de ces maladies n’a pas changé beaucoup au cours des 20 dernières années, et nous n’avons pas de remède. Ma recherche porte sur la façon dont les allergies apparaissent, et la manière de modifier efficacement et sans danger la réponse immunitaire de notre organisme aux allergènes. Nous avons fait des progrès dans le développement d’une nouvelle molécule thérapeutique, STAT6-IP, qui bloque efficacement les symptômes d’asthme, comme le rétrécissement et l’enflure des voies aériennes, dans des modèles animaux. L’utilisation de STAT6-IP comme vaccin chez des animaux nous a également permis de prévenir le rhume des foins et l’asthme saisonnier causé par l’herbe à poux. Le traitement avec STAT6-IP de cellules sanguines de donneurs allergiques aux arachides paraît aussi prometteur pour les allergies alimentaires, la molécule semblant stopper l’activité des cellules allergiques et promouvoir des réponses non allergiques dans les cellules humaines. Ces travaux ont permis de réaliser d’importantes avancées dans la mise au point d’un traitement qui rendrait moins pénibles certaines maladies allergiques des plus débilitantes pour les humains et portent la promesse – une première – d’un « remède » contre les allergies asthmatiques, nasales et alimentaires.

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Prolonger la vie des personnes atteintes de fibrose kystique

Dre Christine Bear
Hospital for Sick Children (SickKids)

Notre laboratoire se concentre sur l’étude de la fibrose kystique. En collaboration avec des groupes en sciences cliniques et fondamentales dans tous les secteurs de SickKids et le Réseau de santé universitaire de Toronto, nous cherchons à mieux comprendre les mutations de CFTR (régulateur de la perméabilité transmembranaire de la fibrose kystique, la protéine qui, servant de canal, permet le passage bilatéral du sel et de l’eau dans les organes, y compris les poumons) et le mécanisme d’action sous‑tendant les produits thérapeutiques contre la fibrose kystique. Nous mettons actuellement au point des plateformes de médecine personnalisée pour la fibrose kystique. De la protéine CFTR isolée aux cultures dérivées de cellules souches, nos analyses permettent de pousser plus loin notre compréhension de la maladie au niveau moléculaire. Nous voulons aussi examiner des cibles thérapeutiques secondaires, comme des modificateurs pouvant agir sur la fibrose kystique. Ces outils nous rapprochent d’agents thérapeutiques personnalisés pour chaque patient, qui pourront un jour servir de traitements viables contre la fibrose kystique.

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#ItDoesn’tHaveToHurt

Dre Christine Chambers
Université Dalhousie

Tous les enfants ressentent de la douleur, et les parents ne savent pas en général comment ils peuvent les aider. Même si le Canada est un chef de file mondial de la recherche sur la douleur chez les enfants, nombre d’entre eux ne reçoivent pas les soins pour la douleur dont ils ont besoin. La Dre Christine Chambers et son équipe de recherche travaillent avec les parents pour améliorer la prise en charge de la douleur pour les enfants canadiens et leurs familles. Elles ont créé un partenariat science‑médias novateur avec le site YummyMummyClub.ca (YMC) d’Erica Ehm, qui leur permet d’atteindre plus de 6 millions de parents canadiens par mois et de traiter avec eux de recherche sur la prise en charge de la douleur chez l’enfant dans le cadre d’une initiative sur les médias sociaux appelée #ItDoesntHaveToHurt. Tirant parti de l’expertise d’YMC dans la création de contenus numériques multiplateformes, intégrés et convaincants, et de son réseau d’influenceurs parentaux, #ItDoesntHaveToHurt s’adresse aux parents et les renseigne sur la douleur chez les enfants au moyen d’articles de blogue, de vidéos sur YouTube, de séances sur Twitter, de sondages sur Facebook et d’images sur Instagram. Au cours de la dernière année, des contenus de #ItDoesntHaveToHurt ont été vus plus de 130 millions de fois dans le monde et, à plusieurs occasions, sont devenus des sujets tendance sur les médias sociaux.


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