Annonce préalable – Investir dans la prévention primaire et secondaire : Développer les capacités de projection économique en santé du Canada

Dates importantes

  • Date prévue du lancement : septembre 2017
  • Date limite de présentation des demandes prévue : novembre 2017
  • Début du financement : mars 2018

L’Institut des services et des politiques de la santé (ISPS) et l’Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA) des IRSC, en partenariat avec la Fondation de la famille J. W. McConnell, sont heureux d’annoncer le lancement prochain de la possibilité de financement « Investir dans la prévention primaire et secondaire : Développer les capacités de projection économique en santé du Canada ».

Aperçu

Le financement et la viabilité du système de santé constituent une priorité partout au pays, et des approches novatrices sont requises pour financer des services communautaires qui améliorent les résultats de santé de manière rentable, sans augmenter les dépenses de santé.

Une des façons d’atteindre ce résultat consiste à transposer à grande échelle les programmes de santé et de services sociaux efficaces pour la prévention primaire et secondaire. Les investissements en amont dans ce genre d’interventions se sont avérés efficaces, dans bien des cas, pour améliorer les résultats cliniques et sociaux et pour économiser les fonds publics par la réduction des coûts des services, l’évitement de futurs coûts en services et l’augmentation des recettes fiscales découlant de la hausse du taux d’emploi. Trop souvent, les investissements dans la prévention et l’intervention précoce se limitent à des projets pilotes ou de démonstration qui ne sont jamais étendus au reste de la population. L’expansion de ces projets est entravée par de nombreux facteurs, dont l’absence d’un cadre bien structuré pour déterminer si les données probantes sont suffisamment fiables pour convaincre des investisseurs que l’expansion d’un projet pilote ou de démonstration produira les retombées économiques attendues en santé. De même, nous ne disposons pas des capacités voulues pour faire des projections financières qui permettraient aux ministères de mieux comprendre l’incidence à long terme sur leurs budgets de l’expansion d’interventions de prévention primaire et secondaire fondées sur des données probantes.

Depuis longtemps, les gouvernements et les communautés font face à des défis similaires, avec les coûts astronomiques associés à la construction d’infrastructures publiques. Les problèmes associés à l’investissement dans les infrastructures publiques ont été surmontés, en partie, grâce à la capacité de prévoir avec un degré de fiabilité élevé les retombées et les coûts pour les utilisateurs et les investisseurs. C’est ce degré de fiabilité qui a rassuré suffisamment les responsables des normes comptables pour permettre d’étaler dans le temps le paiement des projets d’infrastructure, par la création des règles d’amortissement. L’amortissement offre aux investisseurs la possibilité de répartir les coûts des investissements dans les infrastructures sur toute leur durée de vie utile, ce qui permet de réduire l’impact de la dépense initiale sur les déclarations de revenus annuelles des investisseurs.

Le temps est venu de concevoir des outils similaires pour les interventions précoces en santé et services sociaux afin de créer un environnement favorable à une hausse des investissements en prévention primaire et secondaire. Cela permettrait aux administrations publiques et aux organismes de santé d’investir dans des interventions à plus grande échelle pour relever les grands défis sanitaires et sociaux de notre époque.

Objectifs

La présente possibilité de financement vise à fournir aux publics concernés des cadres et des outils pouvant soutenir l’analyse économique d’investissements dans la prévention primaire et secondaire; à cerner les défis scientifiques et stratégiques à surmonter pour permettre l’amortissement des coûts de ces investissements à long terme; et à définir les changements requis aux règles comptables pour permettre l’amortissement des coûts des services et des programmes de prévention primaire et secondaire et d’intervention précoce.

Les objectifs particuliers de cette possibilité de financement consistent à :

  1. Créer un cadre établissant le fondement analytique nécessaire pour soutenir la mise en œuvre d’un régime d’amortissement des coûts des investissements dans la prévention et l’intervention précoce. Ce cadre devrait seulement tenir compte des données probantes en économie de la santé sur la prévention primaire et secondaire qui sont suffisamment solides pour être utilisées par les gouvernements et les investisseurs privés comme garanties de retombées prévisibles à long terme.
  2. Simuler l’application de ce cadre analytique à au moins trois des quatre domaines prioritaires suivants : santé mentale; santé des enfants et des adolescents; sécurité alimentaire (p. ex. nutrition, diabète); ou traumatisme intergénérationnel (p. ex. prévention de la violence familiale, dépression). On s’attend à ce que chaque simulation comprenne une projection économique en santé à long terme et s’harmonise avec les processus budgétaires réels des gouvernements de façon à ce que les administrateurs saisissent mieux les résultats tangibles des investissements dans la prévention.

Financement

Le montant total disponible dans le cadre de cette possibilité de financement est de 265 000 $, ce qui devrait permettre d’accorder environ une subvention pour une période maximale d’un an.

Renseignements : Centre de contact des IRSC, soutien@irsc-cihr.gc.ca.

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