Célébrons la recherche en santé

Jetez un coup d’œil aux récits ci dessous pour découvrir comment et pourquoi les chercheurs en santé changent nos vies, et apprendre directement des patients comment la recherche en santé a touché leur vie.

Financement direct des soins à domicile aux aînés canadiens

Solution utile au maintien de l’autonomie, ou source de problèmes pour les fournisseurs de services?

Dre Christine Kelly
Université du Manitoba

La plupart des aînés veulent avoir le choix de « vieillir chez eux », c’est-à-dire à leur domicile et dans leur communauté, au lieu de devoir déménager dans un établissement de soins ou rester à l’hôpital. Pour répondre à cette demande, les politiques de soins à domicile « directement financés » (DF) ou autogérés constituent un mécanisme de plus en plus utilisé. Les soins à domicile DF permettent aux personnes pourvues des ressources financières nécessaires d’engager et de gérer du personnel soignant ou de s’organiser avec leurs propres fournisseurs de soins au lieu de se prévaloir des services publics offerts par le gouvernement. Les défenseurs de ce modèle en font valoir la sensibilité culturelle, la rentabilité, ainsi que les effets positifs sur l’autonomie et même sur les résultats de santé. Cependant, ce modèle contribue aussi à la précarisation du travail des fournisseurs de soins. Plutôt qu’une évaluation du programme, notre recherche est une étude qualitative approfondie de la question suivante : Quelle est l’influence des programmes DF sur les expériences, les conditions de travail, les politiques et la définition théorique des soins à domicile au Canada?

Cette étude est axée sur les disparités en lien avec la déficience physique, le sexe, l’origine raciale et la citoyenneté.

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8 décembre 2017


Des intérêts de recherche alimentés par l’expérience personnelle

Comment un chercheur est devenu fasciné par l’application de la biologie à la création de traitements novateurs

Dr Uri David Akavia
Université McGill

Je me suis lancé en recherche en santé lorsque je suis devenu patient à l’âge de 7 ans. J’étais très impressionné par mes médecins, et je voulais aussi vraiment comprendre la maladie de Crohn (dont je suis atteint). J’ai fini par m’intéresser de plus en plus à la biologie et à ses usages thérapeutiques possibles.

Dans mon laboratoire, nous travaillons à comprendre l’interaction entre le métabolisme et l’expression du cancer. À l’heure actuelle, nous concevons de nouvelles technologies qui nous aideront à mieux mesurer l’expression génique, et nous travaillons à produire de nouveaux ensembles de données. Nous tentons aussi de manipuler des régulateurs métaboliques connus à l’aide des technologies d’édition génique, afin de pouvoir examiner en profondeur le rôle de ces régulateurs dans le métabolisme du cancer.

Nous nous attaquons au cancer du sein à l’aide de modèles informatiques du métabolisme afin d’essayer de prédire les faiblesses métaboliques et de concevoir des approches thérapeutiques. Nous espérons que notre recherche nous permettra d’avoir un impact sur le traitement des patients.

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8 décembre 2017


Faire plus de place aux femmes âgées en recherche

Un mouvement visant l’étude des différences hommes-femmes

Dre Paula Rochon
Institut de recherche du Women’s College

J’ai été amenée à travailler avec les personnes âgées en partie à cause de mes grands-parents, qui insistaient sur l’importance de demeurer en santé en vieillissant. Ma grand-mère était une athlète convaincue, ce qui était rare pour une femme de sa génération. J’admirais son dévouement et cela m’a inspiré à devenir gériatre et à me spécialiser en recherche gériatrique.

Ma recherche démontre que plus de 85 % des centenaires en Ontario sont des femmes. Pourtant, les données d’études sur les médicaments souvent prescrits aux personnes âgées ne sont presque jamais différenciées selon le sexe. Par conséquent, il est difficile pour les médecins de savoir s’ils devraient prescrire des doses plus faibles aux femmes, par exemple.

À présent, par mon travail de recherche et la direction d’une initiative appelée Women’s Xchange, je veille à ce que la recherche tienne compte des différences, tant biologiques que sociales, entre les hommes et les femmes.

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8 décembre 2017


Y a-t-il un moyen de mesurer la douleur chez les gens qui ne peuvent l’exprimer verbalement?

Les échelles d’observation peuvent aider à résoudre le problème

Dr Kenneth D. Craig
Université de la Colombie-Britannique

La douleur peut-elle être ressentie par les bébés et les jeunes enfants, ou par les personnes souffrant d’un handicap intellectuel ou d’une déficience cérébrale? Étonnamment, lorsque cette question est devenue le thème de nos travaux à l’Université de la Colombie-Britannique il y a une vingtaine d’années, les chercheurs se demandaient si ces patients pouvaient avoir de la difficulté à verbaliser le problème. Nous avons découvert qu’ils s’expriment haut et fort lorsqu’on porte attention à leur langage non verbal. Nous avons aussi constaté que l’expression faciale pouvait fournir des renseignements précieux à ceux qui sont attentifs. C’est pourquoi les échelles d’observation sont maintenant d’usage courant dans les points de services de santé où la douleur demeure un sérieux problème pour les populations incapables de communiquer verbalement. Plutôt que d’étudier la douleur de manière insensible, les chercheurs peuvent montrer plus d’humanité en aidant les patients à y faire face. Cette étude n’est qu’un exemple du leadership exercé par le Canada en recherche sur la douleur chez l’enfant.

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8 décembre 2017


Faire évoluer les systèmes de santé pour aider les aînés à faible revenu dans les logements sociaux

Explorer le nouveau rôle de la paramédecine communautaire

Dre Gina Agarwal
Université McMaster

Notre population change rapidement. Avec l’accroissement de l’espérance de vie, plus de gens doivent vivre pauvrement dans des logements sociaux. Cela a pour effet d’augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et de chute chez les personnes âgées. Les aînés à faible revenu déclarent souvent une mauvaise santé générale, ce qui entraîne des appels au 911 et des visites coûteuses aux services d’urgence. Notre système peine à répondre à la demande.

Comment pouvons-nous améliorer la vie des aînés à faible revenu et alléger le fardeau pour notre système de santé?

Ma recherche jette un regard neuf sur les séances « portes ouvertes » hebdomadaires organisées pour les aînés dans les immeubles à logements subventionnés par des ambulanciers paramédicaux, et sur l’utilité de ces séances pour réduire les visites aux urgences des hôpitaux. Ces séances incluent des évaluations des risques, de l’information sur la santé, des services d’aiguillage vers différentes ressources (p. ex. MedsCheck) et le suivi avec le médecin de famille. Lancé en 2010 comme projet pilote, ce programme paramédical communautaire connaît un tel succès qu’il a été adopté par dix services paramédicaux de l’Ontario et continue de s’étendre!

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8 décembre 2017


Découvrir ce que nous avons dans le ventre

Comprendre comment les microbes peuvent causer la maladie, mais aussi servir à atténuer les lésions gastro-intestinales

Dr Philip M. Sherman
Directeur scientifique, Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC
Hôpital pour enfants de Toronto, Université de Toronto

Je suis un gars des Prairies : je suis né et j’ai grandi à Edmonton, en Alberta. J’ai étudié la médecine à l’Université de Calgary avant de déménager à San Francisco pour faire ma formation en pédiatrie. En Californie, j’ai été troublé par le nombre d’enfants hospitalisés pour de graves problèmes gastro-intestinaux et le manque de connaissances sur la cause de leur état. C’est ce qui m’a amené à me spécialiser en gastroentérologie pédiatrique, puis à mener une carrière gratifiante comme médecin-chercheur à l’Hôpital pour enfants de Toronto.

J’ai déjà participé à des études axées sur le patient, notamment sur Helicobacter pylori et les maladies intestinales inflammatoires chez les enfants, mais je travaille maintenant à caractériser les rôles interactifs entre les bactéries intestinales et l’hôte. Mon équipe évalue la façon dont les microbes néfastes causent des maladies humaines, comme la colite, et dont les microbes bénéfiques, appelés probiotiques, peuvent servir à prendre en charge les lésions gastro-intestinales et à atténuer les troubles intestinaux causés par le stress comme le syndrome du côlon irritable.

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8 décembre 2017


Promouvoir des soins novateurs pour les femmes enceintes obèses

Des scientifiques examinent des façons d’aider les femmes obèses à éviter les problèmes liés à la grossesse et à donner naissance à des enfants en santé

Dres Barbra de Vrijer et Genevieve Eastabrook
Institut de recherche en santé Lawson

À l’Institut de recherche en santé Lawson, avec l’aide de cochercheurs, les Dres Barbra de Vrijer et Genevieve Eastabrook élaborent de nouveaux outils pour répondre aux besoins des femmes enceintes obèses confrontées à des issues négatives (p. ex. prééclampsie, retard de croissance intra-utérin). Leurs travaux ciblent la santé cardiovasculaire et métabolique de la mère et l’effet du stress chronique associé sur le placenta et le fœtus au moyen de nouvelles technologies comme l’imagerie par résonance magnétique ainsi que de l’évaluation des facteurs de stress métabolique (métabolomique), de la réaction placentaire au stress (autophagie) et de la rigidité des vaisseaux sanguins maternels (analyse des ondes de pression). La détection des changements au métabolisme et de l’inflammation durant la grossesse aidera non seulement les femmes enceintes à éviter les issues négatives de la grossesse, mais favorisera aussi la santé des bébés. Les modifications de la plasticité métabolique, formée entre la conception et deux ans, pourraient en effet prévenir l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires chez les enfants.

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8 décembre 2017


L’étude du cerveau, d’hier à aujourd’hui

Des chercheurs se penchent sur l’apport du Canada aux neurosciences, à la psychiatrie et à la santé mentale, de la confédération à aujourd’hui

Dr Frank W. Stahnisch
Université de Calgary

Le cerveau est un organe fascinant pour les chercheurs. Dans notre monde rempli de communications et d’interactions, une connaissance historique approfondie nous aide à mieux nous situer et à comprendre les concepts de la santé, de la maladie et de la recherche. Les contributions du Canada aux neurosciences sont aussi intrigantes que complexes, qu’on pense aux premiers neurologues et psychiatres ou aux établissements comme l’Institut neurologique de Montréal et l’Hotchkiss Brain Institute (HBI) de Calgary.

À l’Université de Calgary, le Dr Frank W. Stahnisch et une équipe de stagiaires et de chercheurs étudient des exemples fascinants de contributions canadiennes : des traitements neurologiques, des chirurgies tumorales, des percées sur l’épilepsie, sans oublier la découverte des cellules souches neuronales. En examinant en profondeur l’évolution et l’importance des neurosciences et de la recherche en santé mentale publique, nous voulons élargir notre compréhension du cerveau moderne, de sa place dans la société et de sa forme générale.

Notre histoire riche en partage de connaissances scientifiques et économiques avec d’autres pays, en schémas d’immigration et en formation en recherche à l’étranger représente pour nous une possibilité de mettre notre recherche en valeur.

Comme le Canada est devenu au cours des 150 dernières années une société du savoir, ses recherches en neurosciences sont devenues un élément central de son système de santé, de ses établissements de recherche et même de ses sciences humaines en général.

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8 décembre 2017


Pourquoi certains métaux sont-ils si toxiques pour les bactéries? D’où vient leur puissance dans la lutte contre les germes?

Depuis l’Antiquité, des métaux sont utilisés pour leurs propriétés antimicrobiennes. Aujourd’hui, des chercheurs veulent comprendre ces propriétés!

Dr Raymond J. Turner
Université de Calgary

Le laboratoire de biochimie microbienne du Dr Turner étudie la résistance des bactéries aux antimicrobiens, en particulier les interactions entre les microbes et les métaux. Vu la progression de la résistance aux antibiotiques, il devient urgent de trouver des options de rechange aux traitements aux antimicrobiens.

Les antimicrobiens à base de métaux, utilisés depuis des millénaires, sont de plus en plus considérés comme une solution possible. Par contre, on ne comprend toujours pas exactement par quel mécanisme ils tuent les bactéries. Nous nous intéressons donc à de nombreux métaux antimicrobiens, dont le cuivre, l’argent et le sélénium, et nous examinons la toxicité des antimicrobiens à base de métaux pour les bactéries.

Pour nos travaux, il est essentiel d’étudier toutes les formes de la croissance bactérienne, soit les bactéries libres d’une seule espèce et celles en colonies qui adhèrent à une surface (biofilm), et sous différentes conditions (carbone et sources d’énergie). Nous avons pu déterminer que l’efficacité des antimicrobiens à base de métaux variait grandement selon le type de croissance des microbes.

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5 décembre 2017


Mais comment réparer un cœur brisé?

Comprendre les nouvelles actions intracellulaires d’une enzyme pour combattre les cardiopathies

Dr Richard (Rick) Schulz
Université de l’Alberta

Après un traitement initial – même réussi –, une crise cardiaque peut engendrer une insuffisance cardiaque.

Souvent, dans les cardiopathies, la capacité du cœur à se contracter est altérée en raison d’un stress oxydatif accru (c’est-à-dire que les cellules fonctionnent moins bien en raison de la présence d’un trop grand nombre de molécules d’oxygène).

Ce phénomène active des métalloprotéases matricielles (MMP), des enzymes qui clivent d’autres protéines du muscle cardiaque.

Nous avons découvert que les MMP avaient une action intracellulaire qui cause une dysfonction contractile chez les personnes atteintes de cardiopathie ischémique (p. ex. après avoir subi une crise cardiaque) et d’insuffisance cardiaque. En inhibant les MMP-2 afin de réduire la gravité des dommages initiaux causés par une crise cardiaque, nous espérons prévenir l’insuffisance cardiaque.

Les MMP-2 intracellulaires sont une cible thérapeutique unique comparativement aux MMP extracellulaires, et les médicaments inhibant leur activité devraient traiter efficacement les cardiopathies, avec moins d’effets indésirables.

Notre recherche vise à révéler les rôles pathologiques et physiologiques des MMP-2 intracellulaires et à traduire ces connaissances en nouveaux traitements efficaces pour les cardiopathies.

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1 décembre 2017


Laboratoire de dynamique vasculaire

Vous êtes assis? Levez-vous et sautez!

Dre Maureen MacDonald
Université McMaster

Vous êtes assis? Levez-vous et sautez! Sentez-vous votre fréquence cardiaque augmenter? Votre cœur peut ainsi faire circuler plus de sang vos vaisseaux sanguins pour répondre à la demande de votre organisme. Le laboratoire de dynamique vasculaire de l’Université McMaster étudie les artères chez l’humain afin d’en caractériser la rigidité, l’épaisseur et la réaction à des stress comme l’exercice ou la maladie.

En étudiant ces propriétés, nous comprendrons mieux comment améliorer l’état des artères par l’exercice physique et comment les différents états pathologiques peuvent les affecter. Sous la direction de la Dre Maureen MacDonald, nous étudions, au moyen d’un système d’imagerie échographique, ces mécanismes chez des personnes de tous les groupes d’âge (jeunes enfants, adolescents, adultes et aînés) ayant différents problèmes de santé (coronaropathie, paralysie cérébrale, sclérose en plaques, lésion de la moelle épinière) et une capacité d’effort physique variée.

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1 décembre 2017


Ah, la vitamine A?

Mieux comprendre le rôle de la vitamine A dans la santé et la maladie

Dr Robin Clugston
Université de l’Alberta

Même si la vitamine A a été découverte il y a plus d’un siècle, on en apprend encore beaucoup sur son importante contribution à la santé.

Tout le monde sait qu’il faut avoir un apport alimentaire régulier en vitamine A pour rester en santé. Toutefois, la première chose que l’on admet dans mon laboratoire, c’est qu’il en reste beaucoup à découvrir au sujet de ce nutriment.

Qu’il s’agisse de questions fondamentales sur le métabolisme de la vitamine A ou sur les liens entre carences et maladies, nous cherchons à y répondre pour améliorer la santé des Canadiens pour les 150 prochaines années et au-delà.

En tant que nouveau professeur adjoint à l’Université de l’Alberta, je me considère extrêmement chanceux d’entreprendre une carrière en recherche en santé. Non seulement j’ai l’occasion de produire de nouvelles connaissances scientifiques, mais j’ai aussi la chance de former les scientifiques canadiens de la prochaine génération et de travailler avec eux; c’est d’ailleurs ce qui m’a d’abord attiré vers cette carrière.

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1 décembre 2017


Mettre en pratique les résultats de la recherche : le plus beau métier du monde

Tout premier centre de navigation en pédiatrie de son genre au Nouveau-Brunswick, SoinsNavi aide les enfants qui ont des problèmes de santé complexes à accéder aux soins

Mme Jennifer Belyea
SoinsNavi

Au milieu de l’année 2016, j’ai été invitée à devenir conseillère pour les familles auprès de SoinsNavi. Le centre, une idée des Dres Rima Azar (Université Mount Allison) et Shelley Doucet (Université du Nouveau-Brunswick), est le premier service de navigation en pédiatrie du genre dans notre région. Il va sans dire que j’étais très enthousiaste qu’on me demande de contribuer à une initiative aussi novatrice. En tant que mère de deux enfants qui ont des besoins de santé complexes et que travailleuse sociale, je suis parfaitement au courant des obstacles que les familles doivent surmonter.

Ainsi, en janvier 2017, je me suis jointe à l’équipe comme coordonnatrice de programme, un poste qui me convient tout à fait personnellement et professionnellement. Je n’aurais jamais pu prévoir combien ce serait gratifiant de faire partie d’une équipe de recherche : il y a une certaine confiance qui nous vient quand on offre un programme étroitement lié à des recherches solides, avec une équipe de professionnels dévoués. De plus, le volet d’évaluation du programme permet d’assurer une qualité et une responsabilisation hors du commun pour un programme pour les patients.

C’est extrêmement satisfaisant de mettre en pratique les résultats de la recherche et de les voir prendre vie.

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1 décembre 2017


WikiTrauma : une plateforme d’échange de connaissances pour les professionnels de la santé

Adapter les nouvelles plateformes d’échange de connaissances aux stratégies d’amélioration des soins de santé dans tous les contextes

Dr Patrick Archambault
Centre de recherche de l’Hôtel-Dieu de Lévis

Le Dr Patrick Archambault travaille depuis 2008 comme urgentologue, médecin aux soins intensifs et clinicien-chercheur au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

Il a consacré sa carrière de chercheur à l’utilisation des wikis et des autres systèmes collaboratifs de rédaction dans l’application des connaissances en soins de santé. Créateur de WikiTrauma, une plateforme de partage d’outils de connaissances entre les professionnels de la santé, il dirige également trois projets portant sur la prise de décision partagée comportant la création d’aides à la décision sous forme de wiki pour les patients.

En 2015, le CISSS de Chaudière-Appalaches a été sélectionné par la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé pour la mise en place et l’adaptation du projet collaboratif ACE (Acute care for elders – Soins actifs pour les personnes âgées) aux services de l’Hôtel-Dieu en vue d’améliorer les soins de santé aux personnes âgées. En 2017, le Dr Archambault a obtenu une subvention de quatre ans des IRSC pour améliorer la coordination de la transition des patients âgés entre l’hôpital et la maison dans le but de formuler un modèle qui pourrait être reproduit à l’échelle du système.

L’objectif ultime est de tirer des leçons de cette expérience afin de créer une nouvelle plateforme de connaissances pouvant servir à adapter une stratégie d’amélioration des soins de santé à n’importe quel contexte local et à formuler des normes d’interopérabilité pour l’adoption de ces outils à l’échelle nationale.

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1 décembre 2017


Un avenir plus lumineux pour les enfants ayant des troubles du développement cérébral

CHILD-BRIGHT réunit fournisseurs de soins de santé, responsables des politiques et chercheurs pour créer de nouveaux traitements et améliorer les services

Dre Annette Majnemer
Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

J’ai toujours été inspirée par la résilience et les réalisations des enfants atteints de handicap et de leurs familles; mes travaux cherchent donc à trouver comment les appuyer le mieux possible.

Au Canada, environ 850 000 enfants sont aux prises avec des troubles du développement cérébral comme le trouble du spectre de l’autisme, la paralysie cérébrale et le déficit de l’attention. Beaucoup auront toute leur vie des troubles de mobilité, de langage, d’apprentissage et de socialisation ou de la difficulté à s’occuper d’eux-mêmes. Pour changer les choses, nous avons lancé, avec la collaboration de nos collègues de SickKids et de l’hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique, le réseau CHILD-BRIGHT, un réseau innovateur visant à améliorer la vie de ces enfants et de leur famille.

De concert avec les patients, CHILD-BRIGHT permet aux fournisseurs de soins de santé, aux responsables de politiques, aux décideurs du domaine de la santé et aux chercheurs d’œuvrer à créer de nouveaux traitements et à améliorer les services pour venir en aide à ces enfants.

Le financement des IRSC dans le cadre de la Stratégie de recherche axée sur le patient du Canada nous permet de mobiliser ce réseau d’envergure, qui donne lieu à des contributions et à un leadeurship d’importance dans la recherche en santé des enfants au Canada.

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1 décembre 2017


Une décennie de progrès dans les soins aux prématurés amène d’énormes bénéfices

De tout petits patients auront un avenir meilleur grâce à l’amélioration des soins pendant la grossesse et après la naissance

Dr Prakesh S. Shah
Hôpital Mount Sinai – Université de Toronto

Les bébés nés trop tôt (avant 29 semaines de grossesse) sont plus à risque de complications. Mon objectif est d’améliorer les soins fournis à ces nouveau-nés fragiles par une collaboration multidisciplinaire et des efforts d’amélioration de la qualité tant au Canada qu’à l’étranger.

Comme directeur du réseau international pour l’évaluation des résultats (iNEO) et du nouveau Réseau sur les naissances prématurées du Canada, je mène les efforts collaboratifs visant à explorer les causes des naissances prématurées, à améliorer les soins pendant la grossesse et à offrir à ces nouveau-nés et à leur famille le meilleur départ possible.

Dans les 10 dernières années, nos efforts d’amélioration de la qualité ont entraîné une réduction des infections chez les extrêmes prématurés et l’amélioration de la santé de leurs yeux et de leurs poumons. Dans l’avenir, notre équipe composée de parents, de chercheurs, de fournisseurs de soins maternels et néonatals et d’experts du développement de l’enfant s’efforcera d’améliorer le potentiel à long terme des enfants nés tôt dans la grossesse.

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1 décembre 2017


ENVISION : un avenir meilleur pour les familles des Premières Nations du Manitoba

Des liens familiaux solides et le soutien parental aident à créer un milieu familial épanouissant pour les enfants autochtones

Dre Marni Brownell
Université du Manitoba

Au Centre d’élaboration de la politique des soins de santé du Manitoba, nous travaillons en collaboration avec Nanaandawewigamig (le Secrétariat à la santé et au développement social des Premières Nations du Manitoba) pour étudier les programmes et politiques favorables à la santé et au bienêtre des Premières Nations de la province. Parfois, les familles des Premières Nations ont de la difficulté à créer un environnement propice pour leurs enfants. En raison de décennies de traumatismes dus aux pensionnats indiens et à la rafle des années 60, des enfants autochtones grandissent dans la pauvreté, dans l’isolement social ou dans des cadres familiaux instables.

Dans le cadre du projet ENVISION, nous étudions les programmes de visites à domicile, qui visent à mettre à profit les forces que les parents et les gardiens peuvent offrir à leur famille et à améliorer le développement et la santé des enfants dans la structure familiale. Les intervenants à domicile travaillent à renforcer les liens familiaux et à aider les parents en atténuant leur stress et en améliorant leurs occasions d’emploi. Ils font aussi le pont entre les familles et les services sociaux et les services de santé dans leur milieu. Nos travaux montrent que les programmes de visites à domicile changent réellement la donne pour les familles des Premières Nations manitobaines.

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1 décembre 2017


Découvrir les avantages des méthodes cliniques axées sur les patients

L’amélioration de la résolution des symptômes, des résultats pour la santé et de la satisfaction des patients et la baisse des coûts des soins de santé sont à notre portée!

Dre Moira Stewart
Université Western

Comme patiente, je veux que les soins de santé que je reçois m’aident à aller mieux et à me sentir mieux. Je veux que mes renseignements soient gérés avec respect, et je veux ressentir de l’empathie et de la compréhension de la part des cliniciens pour être en pleine confiance pendant que je combats la maladie.

Pendant une trentaine d’années, j’ai travaillé comme chercheuse au sein d’une équipe interdisciplinaire de l’Université Western s’efforçant de définir et d’étudier une méthode clinique axée sur les patients. Cette méthode mènerait, d’après nos résultats, à une atténuation des symptômes des patients, à une amélioration de leur état de santé et leur satisfaction et à une réduction des coûts des soins de santé. Elle est axée simultanément sur la santé, la maladie et le vécu des patients par rapport à la maladie, le tout de manière holistique et contextualisée, et vise à trouver un terrain d’entente entre le patient et le clinicien et à développer leur relation au fil du temps. Notre travail ne porte pas seulement sur les concepts, mais aussi sur les tâches qu’il est possible d’enseigner, d’apprendre, de mesurer et d’étudier.

Dans cette optique, notre équipe de recherche a créé des mesures et a étudié les effets sur les résultats pour les patients, les cliniciens et le système de santé. Les données qui en sont tirées s’appliquent aux cliniques de soins de première ligne, aux cliniques sans rendez-vous, aux services d’urgence et aux unités de chirurgie et d’oncologie.

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1 décembre 2017


Apprendre de nos erreurs pour rendre notre monde plus sain et plus sûr

Une erreur de débutant a conduit ce médecin à plaider en faveur de routes plus sûres

Dr Donald Redelmeier
Institut de recherche en services de santé

J’étais un jeune médecin en début de pratique quand j’ai amené par inadvertance un de mes premiers patients à provoquer un accident de la route. Je rappelais certains de mes patients depuis mon cabinet et l’ai joint sur son cellulaire. Nous étions au milieu de la conversation quand il a eu un accident. Notre discussion l’a distrait et a indirectement causé son accident.

Je me suis dit que cette expérience n’était pas une coïncidence. En faisant des recherches par la suite, j’ai découvert que les conversations sur cellulaire quadruplaient le risque d’accident de la route chez le conducteur moyen. Cela comprenait les automobilistes possédant des années d’expérience de conduite. J’ai publié mes travaux, puis j’ai rencontré le ministre des Transports. J’ai ensuite contribué à l’adoption de lois contre l’utilisation du téléphone cellulaire au volant.

Cet événement indésirable qui s’est produit tôt dans ma carrière est un des nombreux exemples au Canada où la science nous aide à apprendre de nos erreurs et à rendre le monde plus sûr.

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1 décembre 2017


Explorer les conséquences à long terme de l’adversité en début de vie

Les conséquences de l’adversité durant l’enfance peuvent se faire sentir tout au long d’une vie

Dr Michael Kobor
Université de la Colombie-Britannique

De plus en plus de données probantes soutiennent l’effet formateur du contexte environnemental durant l’enfance sur le développement et l’état de santé à long terme.

Plus précisément, l’adversité en début de vie a été associée à divers niveaux de développement et problèmes de santé, comme l’obésité, les maladies cardiaques, la dépression et l’anxiété, qui pourraient survenir des années, voire des décennies, après l’exposition initiale.

Des mécanismes épigénétiques (modifications chimiques de la séquence d’ADN et changements structurels de l’ADN par l’altération des protéines histones) réagissent aux facteurs environnementaux et peuvent modifier l’accessibilité et la fonction de l’ADN sans en changer la séquence elle-même. Ainsi, ce sont des régulateurs importants et réactifs de la fonction génomique qui peuvent servir de mémoire moléculaire établissant un lien entre l’exposition précoce et l’état de santé à long terme.

Mon laboratoire utilise la levure et les rongeurs, ainsi que les études de cohortes chez l’humain pour découvrir les mécanismes épigénétiques de base et déterminer leur corrélation avec l’exposition humaine et les états pathologiques.

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1 décembre 2017


La raison est sa boussole, mais sa passion est le vent

Une carrière vouée à améliorer les soins de fin de vie pour les patients appartenant aux populations vulnérables et leur famille

Dre Kelli Stajduhar
Université de Victoria

Il y a vingt ans, la Dre Kelli Stajduhar, chercheuse en santé de l’Université de Victoria, était infirmière au plus fort de la crise du sida en Colombie-Britannique.

Après avoir dirigé le projet de recherche Rapid Assessment, Response and Evaluation (RARE) visant à comprendre l’épidémie de VIH/sida chez les utilisateurs de drogues injectables à Victoria en 1999, et à y répondre, la Dre Kelli s’est découvert une passion pour la recherche en santé auprès des populations marginalisées et des aidants naturels. Cette passion l’a conduite à participer à de multiples projets de recherche au cours des années qui ont suivi.

Kelli a travaillé en oncologie, en soins palliatifs et en gérontologie pendant près de 30 ans comme infirmière, éducatrice et chercheuse, concentrant ses efforts sur les populations vulnérables et les besoins de santé en fin de vie pour les personnes mourantes et leur famille. Elle est actuellement chercheuse principale dans le cadre du projet de recherche iPANEL en Colombie-Britannique, qui réunit des chercheurs en soins infirmiers, des praticiens et des administrateurs afin d’intégrer une approche palliative au système de santé.

Les autres projets en cours comprennent une recherche internationale collaborative sur les aidants naturels; l’évaluation de l’intégration d’une approche palliative des soins actifs et des soins en résidence; et une étude basée à Victoria sur l’accès aux soins de fin de vie des populations structurellement vulnérables.

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1 décembre 2017


Recherche avant-gardiste sur la stimulation cérébrale profonde et les ultrasons focalisés

Rétablir par ultrasons les fonctions cérébrales des personnes atteintes de maladies neurologiques et psychiatriques

Dr Andres Lozano
Université de Toronto

Titulaire de la chaire en neurochirurgie de l’Université de Toronto, Andres Lozano est un neurochirurgien et un scientifique affilié au Réseau universitaire de santé. Ses travaux visent à rétablir les fonctions cérébrales des personnes atteintes de maladies neurologiques et psychiatriques.

Il est mieux connu pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde dans le traitement des tremblements, de la maladie de Parkinson, de la dystonie, de l’épilepsie, de la dépression, de l’anorexie et de la maladie d’Alzheimer. Son équipe étudie également les ultrasons focalisés comme forme de neurochirurgie non effractive.

Le Dr Lozano a publié plus de 500 manuscrits; il est le neurochirurgien le plus fréquemment cité au monde d’après Thomson Reuters. Il a occupé des postes de direction dans un certain nombre de sociétés savantes et a formé plus de 60 boursiers postdoctoraux du monde entier. Au nombre des prix et reconnaissances qu’il a reçus pour récompenser ses travaux, le Dr Lozano a été nommé officier de l’Ordre du Canada, a reçu l’Ordre royal d’Espagne et a été élu membre de la Société royale du Canada.

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1 décembre 2017


Une question de survie : L’intelligence artificielle (IA) au service du diagnostic

Alimentées par IA à une fraction du coût, de nouvelles technologies d’imagerie permettent de détecter des signes subtils de maladie

Dr Alex Wong
Université de Waterloo

De nos jours, les médecins doivent faire preuve de beaucoup de jugement afin de détecter la présence d’un cancer ou d’une cardiopathie à partir d’imagerie par résonance magnétique, de tomodensitogrammes ou d’examens échographiques. Mon laboratoire de recherche a mis au point une technologie permettant de détecter des signes subtils de cancer ou de cardiopathie à partir d’images médicales, signes qui risqueraient autrement de passer inaperçus.

Nous avons lancé le premier système sans contact visant à évaluer le débit sanguin artériel et veineux, ce qui permet la détection précoce des cardiopathies. Nous avons également été les premiers à concevoir une nouvelle forme de microscope en champ lumineux qui capte des images près de 100 fois plus grandes que les microscopes traditionnels.

Propulsées par intelligence artificielle, ces deux technologies coûtent une fraction du prix des équipements conventionnels, ce qui pourrait rendre les cliniques de cardiologie et les laboratoires de pathologie plus abordables pour les petites communautés.

Deux de mes grands-parents ont succombé à une maladie cardiaque. J’espère que mes recherches aideront à ouvrir une nouvelle ère de soins préventifs afin de détecter de telles maladies plus tôt, permettant ainsi aux gens d’être en meilleure santé et de vivre une longue vie épanouissante.

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1 décembre 2017


Les Canadiens des régions rurales : champions de la planification des soins palliatifs

Comprendre les données pour démontrer comment les communautés rurales répondent à leurs besoins en soins palliatifs

Dr Kyle Whitfield
Université de l’Alberta

De nombreuses communautés rurales en Alberta et partout au Canada prennent l’initiative de répondre aux besoins en soins palliatifs de leurs membres. Ils planifient et évaluent les soins palliatifs aux personnes atteintes de maladies limitant l’espérance de vie ainsi qu’à leurs aidants naturels, et mettent en place le soutien nécessaire.

En tant que planificateur professionnel et diplômé au doctorat en planification urbaine et régionale, je m’intéresse aux facteurs qui facilitent et entravent les efforts des communautés rurales pour planifier et fournir les soins nécessaires en vue de maintenir les personnes à domicile ou dans leur milieu. Ma recherche porte sur l’engagement civique et la capacité des citoyens de diriger, de défendre et, parfois, de fournir leurs services de santé.

Une des choses que nous découvrons est le désengagement des gouvernements et la responsabilisation des communautés à l’égard des services de santé. Le travail de planification et de prestation des soins par la communauté se fait bénévolement. Or le déséquilibre est évident, comme en témoignent les problèmes d’épuisement des bénévoles dans les communautés rurales.

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24 novembre 2017


Une carrière consacrée aux maladies héréditaires

Comprendre comment un diagnostic adéquat, le dépistage de certaines populations, des consultations génétiques et un diagnostic prénatal peuvent réduire l’incidence de la transmission de gènes mutés

Dr Vazken M. Der Kaloustian
Université McGill

Lorsque j’étudiais la médecine dans les années 1960 au Liban, j’ai réalisé que de nombreuses maladies étaient causées par des facteurs environnementaux, comme les infections, mais que beaucoup d’autres étaient d’origine héréditaire. Mon attention s’est portée sur ce deuxième groupe.

Comme je viens d’un pays méditerranéen où les taux de mariage consanguin (union de deux parents de sang ou biologiques) sont élevés, ce qui engendre des troubles liés à la transmission autosomique récessive (transmission de deux gènes mutés, un par parent), je me suis intéressé à des maladies comme la thalassémie majeure, qui pourraient être évitées par un diagnostic adéquat, le dépistage de certaines populations, des consultations génétiques et un diagnostic prénatal.

Plus tard, mon attention s’est portée sur les maladies congénitales et héréditaires produisant divers types de problèmes physiques. Un de ces problèmes, la dysplasie ectodermique héréditaire (syndrome de Clouston), est plus fréquent dans certaines familles de la région de Huntingdon, au Québec.

Nos études concertées ont mené à l’identification du gène muté, ce qui a permis de diagnostiquer de nombreux patients d’origine canadienne-française, mais aussi d’origine indienne, irlando-écossaise, africaine, espagnole, française et malaysienne. Cependant, l’incidence élevée dans des populations de souche canadienne-française au Québec laisse supposer l’existence d’un effet fondateur.

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24 novembre 2017


Un paradoxe obsédant

Inspiré par l’étude d’une population qui représente la joie et l’espoir

Dr K.S. Joseph
Université de la Colombie-Britannique et BC Children's and Women's Hospital

Ma recherche est axée sur l’amélioration de la santé des mères et des bébés. Un aspect particulièrement fascinant de la périnatalogie porte sur les paradoxes inexpliqués qui hantent ce champ de recherche depuis des décennies.

L’exemple le plus frappant est le paradoxe du croisement des courbes de mortalité périnatale : le taux de décès des bébés de faible poids est considérablement moins élevé chez les mères fumeuses que non fumeuses.

Lorsque le poids à la naissance est plus élevé, les courbes de mortalité s’inversent. 

Plusieurs hypothèses ont été offertes pour expliquer ce paradoxe, mais aucune ne fait consensus. Certains périnatalogues considèrent le phénomène comme une curiosité scientifique sans signification clinique, tandis que d’autres pensent que l’explication de ce paradoxe fera avancer les connaissances scientifiques et fera évoluer la médecine périnatale et l’obstétrique au plan théorique. 

J’espère que mon travail permettra de contribuer un peu à la littérature sur le paradoxe du croisement des courbes de mortalité périnatale.

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24 novembre 2017


Lever les barrières et favoriser la réinsertion sociale

Mieux comprendre les symptômes liés aux lésions cérébrales traumatiques légères

Dre Dawn Good
Université Brock

Notre laboratoire étudie les enjeux liés à la création et à l’entretien de liens auxquels font face les personnes ayant subi une commotion ou un traumatisme craniocérébral. Les dommages causés aux systèmes neuropsychologique et physiologique influent souvent sur la façon dont les personnes pensent et dont elles se présentent, ce qui se répercute sur leurs échanges avec les autres.

Le manque de stimulation physiologique et le ralentissement des processus cognitifs pouvant résulter d’une lésion cérébrale peuvent réduire les capacités d’une personne à se concentrer, à remarquer ou à comprendre les indices sociaux, ou à répondre avec empathie. Les processus décisionnels peuvent aussi être altérés, ce qui se peut traduire par la prise de risques et la recherche de sensations accrues.

Lorsque les autres interprètent ou comprennent mal la cause de tels comportements, un individu ayant subi des lésions cérébrales traumatiques légères court alors le risque d’être socialement exclu. Dans notre laboratoire, nous cherchons des façons de contrôler l’éveil physiologique de manière efficace, confortable et durable, afin de modifier l’issue de ces situations et de favoriser la réussite sociale.

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24 novembre 2017


Combler les lacunes dans les soins aux survivants de la violence fondée sur le sexe

Recherche pour innover dans le traitement des agressions sexuelles et de la violence conjugale

Dre Janice Du Mont
Institut de recherche du Women’s College

J’ai choisi la recherche parce que je tiens à m’assurer que les victimes de violence fondée sur le sexe aient accès à des soins qui répondent à leurs besoins immédiats et qui les aident à surmonter leurs traumatismes à long terme. Mes recherches ont donné lieu à l’amélioration des soins offerts aux victimes d’agression sexuelle ou physique en Ontario, particulièrement en ce qui concerne les soins liés au VIH, l’utilisation de drogues et la documentation de preuves médicales. Je travaille actuellement à l’élaboration d’un programme d’enseignement pour les fournisseurs de soins de santé spécialisés. Le programme porte sur l’évaluation et le traitement des personnes âgées victimes de violence, problème de santé publique qui prend de l’ampleur avec le vieillissement de la population. Je mène aussi une étude sur les services d’aide aux personnes transgenres ayant survécu à une agression sexuelle. L’idée est d’interroger les infirmières du Réseau ontarien des centres de traitement en cas d’agression sexuelle ou de violence familiale sur leurs connaissances et leurs compétences en matière de soins pour la clientèle transgenre. L’objectif (comme pour toutes mes recherches) est de combler les lacunes dans nos approches de soins offerts aux différents survivants de la violence, rendant notre système de santé plus efficace et plus accessible.

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24 novembre 2017


Soigner les nourrissons gravement malades

Étude de traitements pour favoriser le développement du cerveau chez les nouveau-nés

Dr Steve Miller
Hôpital pour enfants de Toronto

Chaque année au Canada, des milliers de bébés naissent gravement malades, y compris les prématurés et les bébés qui souffrent d’une cardiopathie congénitale. Ces nouveau-nés présentent un risque élevé de lésions cérébrales, notamment de paralysie cérébrale. Mon équipe de recherche se concentre sur la compréhension des causes de lésions cérébrales chez les nouveau-nés. L’objectif est de déterminer des stratégies de soins cliniques favorisant le développement optimal du cerveau et une issue favorable pour les bébés gravement malades à la naissance. En utilisant l’imagerie par résonance magnétique (IRM) chez les bébés prématurés ou nés avec une cardiopathie congénitale, nous avons découvert des modèles de croissance et de lésion cérébrales liés aux aspects particuliers de leurs soins. Ces modèles sont aussi prédictifs du développement futur de l’enfant. En combinant les résultats des IRM et les données sur les soins de santé recueillies pendant le séjour en unité de soins intensifs, nous avons aussi déterminé les médicaments et les pratiques qui favorisent le développement du cerveau chez les bébés prématurés ou atteints d’une cardiopathie congénitale.

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24 novembre 2017


Un bon départ dans la vie

Outil de mesure du développement de la petite enfance qui permet aux chercheurs de mesurer l’état de santé des jeunes populations

Dre Magdalena Janus
Offord Centre for Child Studies, Université McMaster

La façon dont les enfants se développent en bas âges a des répercussions tout au long de leur vie. Des communautés au Canada et ailleurs dans le monde suivent le développement des enfants à l’aide de l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE). Il s’agit d’un questionnaire rempli par les enseignants mesurant le développement de l’enfant dans les domaines suivants : santé physique et bien-être, compétences sociales, maturité affective, développement cognitif et langagier, habiletés de communication et connaissances générales.

Comme les données recueillies portent sur tous les enfants de la maternelle, l’IMDPE dresse un portrait de la situation des populations d’enfants dans l’ensemble des écoles, des quartiers, des villes, des provinces et même des pays. Grâce à ces renseignements, nous pouvons étudier ce qui favorise le développement de l’enfant et évaluer les quartiers qui présentent les conditions les plus favorables. Les enfants dont les résultats de l’IMDPE sont faibles sont plus susceptibles de faire face à des situations défavorables dans la vie, sur le plan scolaire, émotionnel et dans leurs relations avec leurs pairs. L’approche, qui s’étend à toute la population et qui vise à renforcer les domaines dans lesquels les enfants sont le plus vulnérables, permet aux écoles, aux communautés et aux gouvernements de prendre des décisions éclairées quant à la meilleure façon de soutenir le développement de la petite enfance.

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24 novembre 2017


Vivre plus longtemps, vivre mieux

Favoriser une approche interdisciplinaire axée sur le travail d’équipe pour la recherche sur le vieillissement

Dr Yves Joanette
Institut du vieillissement des IRSC
Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM)

L’interdisciplinarité, l’interaction avec les utilisateurs de connaissances et le travail d’équipe constituent des principes qui ont défini mes études et ma carrière en recherche et en administration de la recherche, et qui continuent de me guider aujourd’hui.

Dès ma jeunesse, j’ai commencé à m’intéresser au cerveau. Je me souviens avoir vu une exposition sur les sciences et le cerveau à l’Expo 67 à Montréal. Le cerveau était décrit comme une entité vaste et inconnue. J’ai alors voulu en apprendre plus sur ce terrain inconnu et l’explorer davantage.

J’ai d’abord fait une formation en orthophonie, car la parole et le langage sont des facultés propres à l’humain, inextricablement liées au cerveau. J’ai ensuite suivi une formation de cycle supérieur – et j’enseigne depuis au niveau universitaire – en neurosciences, en linguistique, en psychologie et en sciences cognitives. Cette formation, combinée à mon intérêt pour les effets du temps (ou du vieillissement) sur la communication, m’a mené là où je suis aujourd’hui.

J’ai toujours travaillé avec des utilisateurs de connaissances – principalement des cliniciens, comme des neurologues et des orthophonistes. Mes recherches ont mené à l’élaboration et à l’usage répandu en milieu clinique d’outils diagnostiques des troubles de la parole.

Dans le cadre de ma carrière en recherche, j’ai également occupé divers rôles : administrateur principal de l’université, chef du Fonds de recherche du Québec – Santé et fondateur d’un centre de recherche sur le vieillissement mondialement reconnu. Actuellement, je suis directeur scientifique à l’Institut du vieillissement des IRSC. 

C’est un privilège de travailler avec mon équipe à Montréal, mes collègues des IRSC à Ottawa (ou du « 160 », soit l’adresse de la rue Elgin), notre communauté de chercheurs, les professionnels de la santé, les groupes de patients et les organisations partenaires.

Ensemble, nous améliorons la santé et le bien-être des personnes âgées au Canada.

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24 novembre 2017


Les réponses sont en nous

Approches collaboratives visant à améliorer la santé mentale des jeunes

Dre Srividya Iyer
Université McGill

Quelque part en Inde, dans la chaleur intense des étés du sud, une petite fille, fatiguée d’avoir passé la matinée à jouer, attendait impatiemment l’heure de la sieste. Pour l’aider à s’endormir, sa grand-mère lui récitait les contes les plus hypnotiques, certains inventés, d’autres inspirés de grandes épopées. Leurs héros imparfaits et leurs nobles méchants étaient rongés et poussés par des passions qu’ils devaient contrôler en puisant dans leur force intérieure. Ces histoires piquaient la curiosité de la jeune fille quant aux luttes et aux forces intérieures et collectives. Cet intérêt l’a menée vers une carrière en psychologie.

Cette petite fille veille aujourd’hui à ce que les jeunes canadiens aient accès en temps opportun à des soins de grande qualité en santé mentale, et à ce qu’ils puissent goûter au bien-être et participer à la vie sociale. Son travail fait progresser les services et les recherches en santé mentale au Canada et à l’étranger.   

Bien que les travaux actuels de la Dre Iyer soient beaucoup plus complexes que les histoires de sa grand-mère, elle demeure convaincue que les solutions qu’elle et son équipe tentent de trouver résident à l’intérieur des gens qu’ils veulent aider, comme c’était le cas pour les protagonistes.

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24 novembre 2017


De parent à partenaire : mon parcours dans le monde complexe de la santé mentale chez les jeunes

Bâtir des ponts d’espoir et des réseaux de soins avec les familles et les soignants des jeunes ayant des problèmes de santé mentale

Mme Mary Anne Levasseur
Coordonnatrice du soutien par les pairs pour les familles, PEPP-Montréal

Mon parcours a commencé il y a plusieurs années, lorsque mon fils, alors adolescent, a présenté les premiers signes d’un problème grave de santé mentale. Malheureusement, ni moi ni personne n’a été en mesure de reconnaître ces signes. Cette période a été très difficile pour mon fils et pour notre famille, jusqu’à ce que nous trouvions les services de soins de santé appropriés.

Accompagner mon fils dans ce parcours voulait non seulement dire être sa mère, mais aussi assumer le rôle de soignante, de gestionnaire et de porte-parole pour tout ce qui concerne la santé. En cours de route, j’ai rencontré d’autres familles qui entamaient des parcours similaires. J’ai décidé que je voulais les aider. Une occasion s’est présentée avec les chercheurs cliniciens de PEPP-Montréal, donnant naissance au groupe de soutien par les pairs pour les familles. Six ans plus tard, nous sommes des familles aidant toujours d’autres familles à bâtir des ponts d’espoir. Mon intérêt pour la santé mentale et le soutien par les pairs pour les familles m’a amenée à devenir partenaire de recherche patient-famille dans le cadre de plusieurs initiatives des Instituts de recherche en santé du Canada. Je travaille aussi à bâtir des réseaux de soins dans d’autres domaines de soutien aux familles/soignants. Je souhaite que davantage de patients, de familles et de soignants s’allient aux chercheurs afin d’améliorer les soins de santé pour tous.

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24 novembre 2017


Mener le combat contre le glioblastome

Des chercheurs canadiens s’attaquent à l’une des formes les plus mortelles de cancer

Dr Samuel Weiss
Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC
Université de Calgary

Mes professeurs de troisième année de premier cycle en neurochimie, qui ont tous deux fait la découverte de connaissances fondamentales sur le cerveau, m’ont encouragé à poursuivre mes études dans un programme postdoctoral en biochimie et, par la suite, en chimie du cerveau.

Aujourd’hui, mon laboratoire étudie la biologie des cellules souches des tumeurs cérébrales chez l’humain en vue de mettre au point des traitements contre une des formes les plus mortelles et virulentes de cancer : le glioblastome. Nous étudions plus particulièrement la biologie fondamentale qui joue un rôle dans l’apparition et la récidive de tumeurs cérébrales, et les changements génétiques et métaboliques qui surviennent lorsque les tumeurs primitives provoquent des métastases.

En étudiant comment et pourquoi ces tumeurs évoluent, nous espérons élaborer des traitements très ciblés qui détruiront ou transformeront ces cellules fatales, avec comme objectif ultime d’améliorer le taux de survie lié à cette maladie dévastatrice.

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24 novembre 2017


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