Déclaration du Dr Marc Ouellette à l’occasion de la Journée mondiale du sida 2017

Le 1er décembre est la Journée mondiale du sida, un moment important pour réfléchir au problème du VIH/sida, qui menace toujours la santé publique. Cette journée marque aussi le début de la Semaine de sensibilisation au sida chez les Autochtones, qui vise à rapprocher les organisations autochtones, les partenaires gouvernementaux, les fournisseurs de soins de santé et les dirigeants de la communauté dans ce qu’ils font pour promouvoir le dépistage afin que chacun « connaisse son statut sérologique », éliminer la stigmatisation et la discrimination, et assurer un accès équitable aux soins.

En 2017, des estimations d’ONUSIDA montrent que le nombre de nouvelles infections chez les adultes a diminué d’environ 11 % entre 2010 et 2016. En 2016, un million de personnes sont mortes des suites du sida, et la maladie continue de poser un risque considérable pour la santé publique. Certaines populations sont particulièrement vulnérables, comme les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les Autochtones et les utilisateurs de drogues injectables. En 2016, le nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde s’élevait à 36,7 millions.

En tant que directeur scientifique de l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), je vois continuellement le travail exceptionnel que le Canada accomplit pour lutter contre le VIH/sida, ainsi que le rôle de leadership que jouent les IRSC en fournissant des données probantes pour améliorer le contrôle de la maladie.

Aujourd’hui, les IRSC, en partenariat avec l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada (Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, régions de l’Alberta, du Québec et de la Saskatchewan) et Service correctionnel Canada, ont annoncé un investissement d’environ 10 millions de dollars pour cinq équipes de recherche qui étudieront la mise en œuvre et l’amélioration de programmes sur le VIH dans diverses populations. L’un des projets de recherche portera exclusivement sur l’adaptation et l’expansion d’une initiative de dépistage et de traitement du VIH dans les réserves pour les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis dont les besoins sont les plus criants.

Depuis 2008, les IRSC ont investi 216 millions de dollars dans ce domaine par l’intermédiaire de ses programmes de recherche libre et 204 millions de plus dans le cadre de leur Initiative de recherche sur le VIH/sida, le volet de recherche de l’Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada. Chaque année, l’initiative fédérale investit 21 millions de dollars pour appuyer les activités de recherche, de renforcement des capacités et d’application des connaissances dans quatre domaines clés : la recherche clinique et biomédicale, la recherche sur la santé des populations et les services de santé, la recherche communautaire, et le Réseau canadien pour les essais VIH des IRSC.

Par ces initiatives, le Canada aide la recherche en santé à progresser vers l’atteinte des objectifs du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) dans le cadre de sa cible mondiale 90-90-90, soit 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement et 90 % des personnes recevant un traitement ont une charge virale supprimée et sont ainsi moins susceptibles de propager l’infection.

En cette Journée mondiale du sida, je souhaite prendre un moment pour remercier les personnes séropositives ainsi que tous les chercheurs, responsables des politiques, médecins, infirmières et travailleurs sociaux qui ne ménagent aucun effort pour en finir avec le VIH/sida. Je tiens aussi à mentionner que les IRSC ne pourraient faire leur travail sans l’appui et la collaboration de leurs partenaires clé comme l’Agence de la santé publique du Canada, Service correctionnel Canada, la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Santé Canada, la Fondation Bill et Melinda Gates, CATIE, l’Association canadienne de recherche sur le VIH et la Fondation canadienne de recherche sur le sida, pour n’en nommer que quelques-uns. L’avenir est prometteur, mais la lutte contre le VIH/sida doit se poursuivre avec autant d’ardeur.

Dr Marc Ouellette
Directeur scientifique
Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC

Liens de l’Initiative de recherche sur le VIH/sida

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