Réduction de la pauvreté – Mettre en œuvre les pratiques prometteuses fondées sur des données probantes à l’Île-du-Prince-Édouard

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en collaboration avec la Faculté des sciences infirmières de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, le ministère des Services à la famille et à la personne de l’Île-du-Prince-Édouard et le Conseil consultatif sur la réduction de la pauvreté de l’Île-du-Prince-Édouard

Objectifs

L’échange Meilleurs Cerveaux (EMC) :

  1. Comprendre les enseignements tirés de la mise en œuvre d’initiatives de réduction de la pauvreté ailleurs au Canada et à l’étranger;
  2. Apprendre comment les meilleures pratiques de collaboration entre les secteurs, les collectivités et tous les ordres de gouvernement ont contribué au renforcement des capacités de réduire la pauvreté;
  3. Examiner comment les données probantes fournies pourraient contribuer à la mise en œuvre du plan d’action pour la réduction de la pauvreté à .

Contexte politique

La réduction de la pauvreté et l’amélioration de la santé et du bien-être socioéconomique de la population sont une priorité stratégique du gouvernement de l’Î.-P.-É. À la suite d’un engagement pris dans le discours du trône de 2010, un plan triennal d’action sociale pour réduire la pauvreté a été publié en 2012. Il avait deux objectifs :
1) aider les gens à sortir de la pauvreté en renforçant leurs possibilités éducatives et économiques et leur participation à la population active; 2) protéger et améliorer le niveau et la qualité de vie des personnes incapables de faire partie de la population active. Un troisième objectif dans le rapport d’étape de 2013 était d’offrir aux habitants de l’Î.-P.-É. des possibilités justes et équitables de participer et de contribuer à l’environnement culturel, économique et social de la province. Depuis, le gouvernement provincial a accru ses investissements dans l’apprentissage et l’éducation de la petite enfance, amélioré l’accès aux médicaments, publié le plan d’action pour le logement de l’Î.-P.-É., renforcé le soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie, amélioré le soutien aux familles, y compris les programmes à l’intention des parents, le soutien et les services à l’emploi, amélioré le programme d’aide sociale, et investi dans l’inclusion et la participation sociales. Les organismes communautaires offrent également du soutien pour accroître l’accès à des aliments nutritifs, aider les personnes à trouver un logement abordable, surmonter les obstacles à l’emploi, aider les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et améliorer l’éducation et les compétences financières de ces gens. Malgré ces progrès, un segment de la population de l’Î.-P.-É. continue de vivre dans la pauvreté.

Bien que plusieurs initiatives aient été lancées pour réduire la pauvreté, un rapport provincial récent indique que la durée et l’ampleur de la pauvreté ont augmenté, surtout chez les personnes ayant les revenus les plus faibles. Selon le rapport, bon an, mal an, « environ un insulaire sur 25 tombe dans la pauvreté… et parmi ceux qui vivent dans la pauvreté, à peine plus d’un sur quatre est capable d’y échapper ». La nature persistante de la pauvreté et l’incapacité des gens à en sortir sont d’importantes préoccupations politiques pour l’Î.-P.-É. 

La pauvreté est complexe et multidimensionnelle, et elle entraîne des coûts socioéconomiques considérables, y compris des conséquences négatives pour les relations sociales et la participation communautaire. Elle a un profond impact sur la santé et le bien‑être. Un certain nombre de déterminants sociaux de la santé en interaction, dont le revenu, l’emploi, l’éducation, le logement, les pratiques de santé personnelles et l’intégration sociale, ont tous des répercussions importantes sur la santé des populations. Le revenu est directement fonction de la capacité d’accéder à un logement sûr et adéquat, à l’éducation, à des services de garde d’enfants, à l’emploi et à des aliments nutritifs.

L’influence critique des déterminants sociaux sur la santé de la population de l’Î.-P.-É. a été clairement démontrée dans le rapport sur les tendances en santé de 2016 du directeur de la santé publique de la province. En effet, l’impact marqué de ces déterminants sur les iniquités en santé, particulièrement chez les défavorisés, y était mis en évidence. Plus récemment, en mai-juin 2018, un sondage de l’Institut Angus Reid a porté sur l’état de pauvreté au Canada à partir des expériences vécues. Dans la région de l’Atlantique, presque 30 % des répondants ont indiqué avoir un problème de santé mentale ou physique qui nuisait à leur travail et avait un impact négatif sur leur situation financière. Le sondage a également révélé que 28 % des répondants avaient dû emprunter de l’argent pour l’épicerie ou le transport, que 20 % avaient eu recours à une banque alimentaire ou à un service offrant de la nourriture gratuite, et que 44 % n’avaient pu se payer des soins dentaires. En 2015-2016, plus de 12 % des ménages de l’Î.-P.-É. ont connu l’insécurité alimentaire, et près de 23 % des enfants de moins de 18 ans vivaient dans des ménages en insécurité alimentaire.

Un plan d’action pour la réduction de la pauvreté à l’Î.-P.-É., auquel ont participé les autorités provinciales et municipales, les organisations communautaires ou de services, les organisations non gouvernementales, le secteur de l’éducation, le monde des affaires et les résidents de la province, sera publié à l’automne 2018. Le Conseil consultatif sur la réduction de la pauvreté, formé de 12 membres, est chargé de collaborer avec le gouvernement provincial à l’élaboration du plan. Le travail est également appuyé par un secrétariat interministériel. S’attaquer aux causes profondes de la pauvreté exige de tirer parti des atouts, et c’est une responsabilité commune des gouvernements, des divers secteurs, des communautés et des individus.

Besoins en données probantes

Le plan d’action pour la réduction de la pauvreté à l’Î.-P.-É. aura de multiples facettes et nécessitera la collaboration de nombreux acteurs pour donner les résultats escomptés. Ainsi, la recherche et les données probantes sur les pratiques exemplaires présentées à l’EMC seront importantes pour le succès de la mise en œuvre du plan d’action. Les données probantes nous permettront de mieux connaître et comprendre les leçons importantes tirées d’autres initiatives de réduction de la pauvreté. Ces enseignements peuvent comprendre la détermination et la prise en charge des défis et des obstacles courants que pose une mise en œuvre réussie, ainsi que l’élaboration de stratégies fructueuses pour collaborer avec d’autres secteurs. Une structure de gouvernance et un processus d’évaluation sont en cours d’élaboration et seront également intégrés au plan d’action.

Résultats attendus

Les données probantes présentées guideront la mise en œuvre du plan d’action pour la réduction de la pauvreté à l’Î.-P.-É.. Un compte rendu écrit des délibérations de l’EMC sera transmis au ministre de la Famille et des Services sociaux, au vice-président, Études et Recherche, de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et au Conseil consultatif sur la réduction de la pauvreté.

Résumé des données probantes

La réunion a été animée par Mme Connie Clement (directrice scientifique, Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé).  Voici un résumé des données probantes fournies par chacun des présentateurs :

Planifier la résilience : Mise en œuvre de pratiques prometteuses fondées sur des données probantes à l’Île-du-Prince-Édouard

M. Derek Cook, directeur, Institut canadien sur la pauvreté, Université Ambrose

Faire du développement de l’autonomie la pierre angulaire des stratégies de réduction de la pauvreté entre en contradiction avec notre expérience comme êtres humains interdépendants vivant en communauté. La promotion de cette interdépendance développe la résilience des systèmes – qui à son tour contribue à la résilience individuelle – et constitue une reconnaissance de notre vulnérabilité en tant qu’êtres humains. Le travail de réduction/prévention de la pauvreté devrait donc être axé sur la création de communautés résilientes, plutôt que sur des interventions individuelles visant à stimuler l’autonomie des personnes. Cette approche oblige à tenir compte des facteurs de stress qui rendent les gens vulnérables à la pauvreté chronique ou ponctuelle, notamment les particularités individuelles, l’âge, le réseau social et les barrières systémiques. Les systèmes résilients ont en commun certaines caractéristiques fondamentales : distribution du pouvoir et du leadership, diversité, réseaux organisés horizontalement, abondance, apprentissage continu, tolérance à l’égard des points de vue divergents, et degré élevé de confiance et de capital social. L’intégration de ces caractéristiques à nos communautés, à nos systèmes et à nos stratégies mène à la prise de risques et à l’innovation, à la production de nouvelles idées, à la mobilisation des ressources latentes, au consensus et au développement de la capacité d’action collective. Il existe des stratégies prometteuses qui misent sur les principes de résilience, notamment le programme Inn From the Cold, qui vise à fournir un refuge d’urgence aux familles sans-abri de Calgary, ainsi que les approches inclusives de développement commercial et économique.

Leçons tirées de la mise en œuvre de la Stratégie nationale antipauvreté de l’Irlande ou NAPS

Dre Helen Johnston, analyste principale des politiques sociales, National Economic and Social Council (Irlande)

La première Stratégie nationale antipauvreté (NAPS) de l’Irlande a été lancée en 1997. Il s’agissait d’une stratégie de dix ans, incluant l’adoption d’une définition commune de la pauvreté et de cibles de réduction de la pauvreté. Plusieurs révisions et mises à jour ont eu lieu depuis ce temps, notamment dans le cadre du processus d’inclusion sociale européen. Dès le départ, on avait intégré à la NAPS des outils de mise en œuvre qui peuvent se répartir entre les grandes catégories suivantes : structures (comités, bureaux, plans, niveaux budgétaires, forums de discussion), processus (coordination, élaboration de politiques, analyse des effets sur la pauvreté, participation, éducation des services publics, communication) et mesures (recherche, données, indicateurs, rapports, évaluation). La NAPS n’avait aucun fondement législatif.

Un des éléments intéressants de la NAPS était son engagement à évaluer les politiques et les programmes aux étapes de la conception et de la révision en fonction de leur potentiel d’impact sur la pauvreté, dans le but de faire reculer la pauvreté. Ce processus a été appelé « analyse des effets sur la pauvreté ». Après quelques révisions, le processus est devenu plus élaboré (7 étapes) et axé sur les résultats, et a été rebaptisé « évaluation de l’impact sur la pauvreté ».

Jusqu’ici, les leçons tirées de l’expérience irlandaise révèlent l’importance d’un plan de réduction de la pauvreté à la fois global et multidimensionnel donnant constamment la priorité à la mise en application. La réalisation d’un tel plan de réduction de la pauvreté comporte plusieurs défis, notamment : le modèle de développement économique et social du pays/de l’État; la mesure dans laquelle le plan repose sur des droits économiques, sociaux et culturels; le besoin de s’attaquer aux inégalités structurelles; la participation des personnes vivant dans la pauvreté et de leurs représentants; le déploiement efficace des ressources.

Fait au N.-B. : Société de l’inclusion économique et sociale

Mme Althea Arsenault, gestionnaire, Développement des ressources, Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick

Depuis 2009, la Société d’inclusion sociale et économique (SISE) se charge de la coordination et de la mise en œuvre du Plan d’ensemble pour vaincre la pauvreté (PEVP). La SISE et le PEVP sont pourvus d’une structure particulière, puisque le conseil d’administration, les comités et les autres groupes relevant de la SISE comptent des représentants de chacun des secteurs principaux : secteur public, secteur privé, secteur sans but lucratif et, surtout, population ayant vécu ou vivant dans la pauvreté.

Le deux premiers plans de réduction de la pauvreté, les PEVP1 et PEVP2, énonçaient respectivement 22 et 28 mesures portant sur des projets liés à la réforme de l’aide sociale, à la création d’un régime d’assurance-médicaments, aux entreprises à vocation sociale, aux réseaux de sécurité alimentaire, au transport, aux guichets uniques, au salaire minimum vital et à la parité salariale, au logement, à l’éducation et à l’inclusion sociale, entre autres choses.

La fondation et les activités de la SISE, en tant que société d’État, sont guidées par la Loi sur l’inclusion économique et sociale, qui contient des détails sur le fonctionnement du conseil d’administration et des réseaux d’inclusion communautaire (RIC), la mission et les objectifs de réduction de la pauvreté, les obligations redditionnelles et l’obligation de renouveler le PEVP tous les cinq ans dans le cadre d’un processus d’engagement du public.

Ce qui fait la force de la SISE sont ses structures qui s’étendent du niveau communautaire, avec les RIC, jusqu’au niveau gouvernemental, avec trois ministres au sein du CA et un Groupe de travail intergouvernemental du GNB sur la pauvreté. La SISE et ses activités demeurent axées sur le décloisonnement des efforts et la collaboration pour affronter les multiples dimensions du problème de la pauvreté au Nouveau-Brunswick.

S’attaquer à la pauvreté chez les Premières Nations : Leçons tirées du Projet de recherche-action contre la pauvreté

Dr Fred Wien, professeur émérite/ex-directeur, École de travail social, Université Dalhousie

Le Projet de recherche-action contre la pauvreté (PRAP) a vu le jour il y a une dizaine d’années dans le cadre des travaux d’un comité consultatif établi par le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations. Composé d’un groupe de chercheurs-boursiers autochtones et non autochtones et mandaté pour contribuer à « mettre fin à la pauvreté », le comité a réussi à obtenir une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada pour un projet de recherche-action sur la pauvreté en tant que déterminant de la santé des Premières Nations situé « en amont ».

En collaboration avec cinq Premières Nations volontaires dans différents coins du pays, l’équipe du projet a recouru à la recherche pour orienter les stratégies antipauvreté et a aussi contribué à la mise en œuvre de ces stratégies par le financement de petits projets à même la subvention. Quatre leçons importantes sont ressorties :

  • Il est prometteur que les Premières Nations puissent définir elles-mêmes les mesures à prendre pour améliorer la santé et le bien-être dans leurs communautés
  • Les stratégies définies ont un caractère holistique, mais les gouvernements n’ont pas les capacités nécessaires pour appuyer des stratégies intégrées de cette nature
  • Le concept occidental de pauvreté, basé sur l’emploi et le revenu, est rejeté au profit d’une vision beaucoup plus large de la « bonne vie »
  • Les stratégies des Premières Nations pour combattre la pauvreté comportent des mesures à plusieurs niveaux; c.-à-d. non seulement des initiatives ciblant des individus mais aussi des mesures visant à renforcer la collectivité

Réduire les obstacles et renforcer le leadership des gens ayant vécu personnellement la pauvreté

M. Tom Cooper, directeur, Hamilton Roundtable for Poverty Reduction (Ontario)

La Table ronde de Hamilton sur la réduction de la pauvreté (HRPR) a été formée en 2005 pour réduire les niveaux de pauvreté inacceptables dans la ville de Hamilton.

Les membres de la table ronde, recrutés dans toute la ville, incluent des leaders du milieu des affaires, du secteur sans but lucratif, des gouvernements, du secteur de l’éducation et de communautés religieuses, ainsi que des personnes qui vivent la pauvreté au quotidien. Grâce au travail de son personnel et de ses bénévoles, la table ronde vise à développer une meilleure compréhension du besoin d’investir dans la réduction de la pauvreté afin de bâtir un Hamilton en meilleure santé, plus inclusif et plus prospère.

La ville de Hamilton a opté pour une approche collaborative, car aucun secteur ne possède à lui seul toutes les solutions; aucun groupe ne peut combattre la pauvreté en vase clos.

Les gens qui connaissent le mieux la pauvreté sont souvent exclus des processus décisionnels, et la HRPR voulait changer cette dynamique.

La table ronde a travaillé activement à offrir aux personnes vivant dans la pauvreté des occasions de participer, de raconter leur histoire et de développer leur potentiel de leader. Pour faciliter la participation, nous avons adopté une politique d’inclusion sociale visant à offrir de l’aide aux membres à faible revenu. Cette aide a pris la forme de soutien financier pour assister aux réunions et de remboursements des frais de transport et de repas aux réunions.
Pour faire participer des personnes vivant dans la pauvreté, il est aussi nécessaire de bâtir des liens et de créer un « espace sécuritaire » pour s’exprimer. Il est aussi essentiel que ces personnes puissent occuper des postes de direction.

La HRPR a créé un « bureau des conférenciers », qui vise à donner du pouvoir aux personnes vivant dans la pauvreté et l’exclusion sociale en leur donnant la parole afin qu’elles puissent raconter leur expérience. Le concept tire ses origines du groupe de travail Shifting Attitudes de la HRPR, fondé pour combattre les préjugés et promouvoir un dialogue éclairé sur les conséquences et les coûts de la pauvreté et de l’exclusion sociale pour les communautés. Les participants ont reçu leur formation et sont maintenant disponibles pour prononcer des conférences visant à promouvoir l’acceptation de la diversité dans les communautés et à sensibiliser les gens aux problèmes de pauvreté locaux par leur témoignage. Leur participation a contribué à la création et à la modification de politiques.

Lectures recommandées

(Disponibles en anglais seulement)

  1. Burkett, D., 2009. Hamilton Roundtable for Poverty Reduction: Social inclusion policy.
  2. Cook, D., 2017. The art of hope: Healing the wounded city. The International Handbook of Community Well-being. Phillips, R. and Wong, C. (eds.). Blacksburg, VA: International Society for Quality of Life Studies. pp. 39-68.
  3. Denis, J.S., Duhaime, G., Newhouse, D., 2017. Indigenous conceptions of well-being: Rejecting poverty, pursuing mino-bimaadiziwin. The Journal of Aboriginal Economic Development, 10(2).
  4. Dockstator, J.S., Nation, E.F., Nation, M.C.F., Nation, O.A.F., T'it'q'et, L.B., Duhaime, G., Loppie, C., Newhouse, D., Wien, F.C., Wuttunee, W. and Denis, J.S., 2017. Pursuing mutually beneficial research: Insights from the poverty action research project. Engaged Scholar Journal: Community-Engaged Research, Teaching, and Learning, 2(1), pp.17-38.
  5. Fragomeni, C., 2014. This is what it's like living in poverty. Hamilton Spectator
  6. Johnston, H., 2017. Poverty proofing–An evolutionary process towards poverty reduction. Administration, 65(3), pp.123-139.
  7. Poverty Action Research Project, 2018. Pursuing Well-being: Lessons from the First Nation Poverty Action Research Project. Halifax: Dalhousie University.

Les rapports en ligne

  1. Ensemble pour vaincre la pauvreté : Le Plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick 2014-2019 [ PDF (1,2 Mo) - lien externe ]
  2. Ensemble pour vaincre la pauvreté : Le plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick 2009-2014 [ PDF (4,3 Mo) - lien externe ]
  3. Ensemble pour vaincre la pauvreté : 2014 – 2019 Rapport d'étape [ PDF (12,1 Mo) - lien externe ]
  4. L’impact du plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick 2009-2014 [ PDF (4,3 Mo) - lien externe ]
Date de modification :