Une chercheuse tente d'établir le lien entre la maladie d'Alzheimer et le sommeil

Dre Brianne Kent

18 septembre 2019

La maladie d’Alzheimer est une affection neurologique aux effets dévastateurs sur les personnes atteintes : elle les prive de leurs souvenirs et perturbe leurs capacités cognitives jusqu’à ce qu’elles y succombent. Elle représente également un lourd fardeau à porter pour les membres de la famille, obligés de s’occuper d’un être cher qui ne les reconnaît plus. Malgré tous les efforts déployés pour mieux connaître cette maladie, il n’existe encore aucun remède ni traitement pour freiner son évolution.

La Dre Brianne Kent, chercheuse en début de carrière (CDC) à l’École de médecine de l’Université Harvard et à l’Hôpital Brigham and Women’s, œuvre dans un domaine de recherche emballant : elle cherche à établir le lien entre la maladie d’Alzheimer et le sommeil. En tentant de déterminer si les troubles du sommeil contribuent à la progression de la maladie – et en cernant les premiers symptômes de la neuropathologie sous-jacente –, elle espère trouver de nouvelles cibles thérapeutiques qui permettraient de prévenir les graves pertes de mémoire.

« Les propriétés fondamentales du cerveau m’ont toujours fascinée », affirme la Dre Kent. « Il nous reste encore tant à apprendre sur les procédés par lesquels le cerveau forme les souvenirs. Or, en étudiant comment le cerveau crée et efface les souvenirs, nous commençons à recueillir des indices sur les meilleurs moyens de renforcer notre capacité de préserver ces souvenirs. »

Aux cycles supérieurs et au postdoctorat, la Dre Kent a reçu de nombreuses subventions et bourses, dont une bourse postdoctorale Banting. Elle est ainsi devenue une voix forte de la formation et du soutien professionnel des CDC. « Je suis des plus reconnaissantes du soutien financier que j’ai reçu jusqu’à présent dans ma carrière », affirme-t-elle. « Toutefois, je sais que le financement et la sécurité d’emploi demeurent un sérieux défi pour nombre de CDC. Beaucoup de scientifiques souhaitent œuvrer dans les sciences et contribuer au milieu universitaire, mais il n’y a tout simplement pas suffisamment d’emplois. Ceux et celles qui parviennent à décrocher un poste universitaire travaillent trop souvent dans le cadre de contrats à court terme, sans filet de sécurité. J’aimerais que le nombre de postes de chercheurs augmente au sein des universités. Sans être des postes de professeurs, ces emplois procureraient néanmoins une carrière universitaire viable et stable aux CDC. »

En plus de travailler dans les neurosciences translationnelles, la Dre Kent participe activement au milieu de la recherche en santé. Elle siège au conseil d’administration des IRSC et s’emploie à la promotion des politiques scientifiques par l’entremise d’organismes tels que eLife (en anglais seulement) et Future of Research – Vancouver (en anglais seulement).

« À mon avis, il est extrêmement important que les stagiaires fassent autre chose hors du cadre de la recherche, qu’il s’agisse de participer à un comité ou à un club, de faire du bénévolat ou même de pratiquer un sport », fait remarquer la Dre Kent. « Étant donné la nature à long terme de ses objectifs, la recherche peut entraîner un sentiment d’isolement et d’insatisfaction chez ceux et celles qui s’y consacrent, et même s’avérer plutôt intimidante. Des activités qui sortent du cadre universitaire permettent aux CDC d’atteindre des objectifs à court terme, de faire des rencontres et d’acquérir de nouvelles compétences. »

Pour en savoir plus, visitez le site Web de la Dre Kent (en anglais seulement) ou suivez-la sur Twitter : @Brianne_Kent.

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