Instituts de recherche en santé du canada

Institut du Cancer

Rapport Annuel 2001-2002

 

Message du directeur scientifique


La création de l’Institut du cancer (IC) des IRSC offre une occasion unique d’améliorer notre compréhension de tous les aspects du cancer et d’établir un programme canadien de recherche sur le cancer. Avec l’avènement de l’IC, il est indispensable de renforcer les capacités de recherche canadiennes sur le cancer et de coordonner les initiatives de recherche avec l’Institut national du cancer du Canada (INCC), Santé Canada (SC), les organismes provinciaux de lutte contre le cancer et autres bailleurs de fonds.

 

Durant sa première année d’activité, l’IC a établi son siège au Centre du cancer de l’Université McGill à Montréal et il a rapidement créé des liens avec tous les secteurs du milieu de la recherche sur le cancer au Canada. La Stratégie canadienne de lutte contre le cancer (SCLC), récemment mise en œuvre afin d’améliorer la recherche sur le cancer et les soins aux patients souffrant de cancer, englobe les quatre piliers de la recherche en santé et comprend la prévention, le diagnostic, le traitement et les soins palliatifs. Lors de la réunion cruciale de la SCLC tenue à Ottawa en février 2001, l’IC, l’INCC, SC et l’Association canadienne des agences provinciales du cancer (CAPCA) ont formé une alliance visant à établir les priorités de la recherche sur le cancer et à coordonner leurs efforts. Une longue série de mesures de planification ont été prises par cette alliance pour déterminer les priorités. Ces travaux permettront de redéfinir les priorités de recherche au Canada et faciliteront la coordination des divers organismes de financement de la recherche. Cette alliance devrait continuer à coordonner ces efforts par le biais du comité de recherche, dont je serai le président. L’objectif de l’IC est de déterminer les champs d’activité prioritaires de la recherche sur le cancer et de coordonner ses efforts avec ceux d’autres organismes de financement au Canada.

 

Au total, les IRSC ont investi plus de 63 millions de dollars cette année dans la recherche sur le cancer, principalement la recherche menée à l'initiative des chercheurs. Il s’agit de la plus importante contribution à la recherche sur le cancer jamais faite par un organisme au Canada. L’IC n’accorde pas de financement pour les demandes présentées à l’initiative des chercheurs, mais s’intéresse plutôt à des thèmes ou des domaines pour lesquels des initiatives ciblées pourraient être plus utiles. Maintenant que le processus d’établissement des priorités achève, il faudra améliorer nos efforts dans les champs de recherche prioritaires.

 

La nécessité de développer des capacités dans plusieurs domaines clés est un élément   capital  dégagé  dans  tous  les  processus  de planification  à  ce  jour et, partant, le renforcement des capacités a été une activité importante au cours de la première année d’existence de l’IC. À cette fin, l’IC a financé un grand nombre de réunions, d’ateliers et de séances de planification visant à déterminer les besoins actuels. Il a également lancé un programme de subvention de centres de formation en recherche sur le cancer et financé un grand nombre de bourses au Canada pour le perfectionnement des professionnels œuvrant dans les quatre domaines ou piliers de la recherche en santé cités précédemment. Il a également accordé des bourses pour le renforcement des capacités dans deux champs prioritaires:soins palliatifs et les banques de tumeurs. D’autres programmes de renforcement des capacités devraient s’ajouter dans le cadre de nos efforts collectifs dans le domaine de la recherche sur le cancer.

 

L’IC est appuyé par des effectifs exceptionnels à Montréal et à Ottawa, et par l’excellent conseil consultatif de l’Institut (CCI), présidé par la Dre Bryant de l’Université de Calgary. Le CCI a collaboré à l’établissement des priorités de recherche, et il compte participer à l’élaboration de nos programmes de recherche prioritaires en constante évolution. L’IC est très heureux d’avoir recruté deux personnes clés pour son bureau de Montréal, Mme Sarai, adjointe administrative, et le Dr Benoît Lussier, directeur adjoint. Nous avons également eu la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre agent de liaison à Ottawa, la Dre Bray, et récemment avec M. Patrick Haag, notre agent de projet. J’aimerais remercier toutes ces personnes, de même que le CCI, pour leur professionnalisme et leur dévouement, qui ont contribué au succès de l’IC.  Je crois que l’IC a fait un premier pas important en établissant les priorités du Canada dans le domaine de la recherche sur le cancer. Mais nous commençons tout juste à voir les fruits de son travail et, comme toujours, je vous invite à collaborer à nos efforts soutenus en vue de faire une différence pour les patients souffrant de cancer et leur famille grâce à la recherche.

 

Philip E. Branton, Ph.D.

Directeur scientifique,

Institut du cancer

Professeur titulaire de la chaire

Gilman Cheney en biochimie,

Université McGill

 

Profil de l’Institut

L’Institut du cancer (IC) est l’un des 13 virtuels de recherche chapeautés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). La création des IRSC en juin annonçait le début d’une nouvelle ère dans le domaine de la recherche en santé au Canada. S’appuyant sur le succès de leur prédécesseur, le Conseil de recherches médicales (CRM), les IRSC ont entrepris de renforcer et d’élargir l’excellente base de recherche menée à l'initiative des chercheurs, qui était la marque de commerce du CRM. Le mandat des IRSC est plus vaste que celui du CRM en ce sens que leurs travaux englobent les quatre domaines de la recherche en santé: la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche portant sur les systèmes et les services de santé et la recherche sur la santé des populations. L’objectif des IRSC est de promouvoir la recherche interdisciplinaire d’une excellente qualité dans différents domaines, tout en encourageant activement les partenariats et la collaboration entre les universités, le gouvernement, le secteur privé et les organismes bénévoles œuvrant dans le domaine de la recherche en santé. La nouvelle vision des IRSC est essentiellement d’établir une approche globale et coordonnée de la recherche en santé qui améliorera la santé de tous les Canadiens.

 

L’IC a le privilège de pouvoir compter sur une communauté de chercheurs déjà bien établie et forte de grands succès. La recherche sur le cancer au Canada a toujours été relativement bien financée grâce aux fonds fournis conjointement par le CRM, l’Institut national du cancer du Canada (INCC), des organismes bénévoles et des organismes gouvernementaux provinciaux et fédéraux. Ce financement a permis à des scientifiques canadiens de se tailler une réputation mondiale d’excellence dans le domaine de la recherche sur le cancer. L’IC est un nouvel intervenant dans le domaine: un intervenant qui entend tabler sur la base des chercheurs actuellement financés par les IRSC pour lancer et appuyer des programmes de recherche stratégiques dans des domaines ciblés. L’IC est prêt à relever ce défi avec la collaboration de ses partenaires et de la communauté des chercheurs.

 

L’IC a son siège à l’Université McGill, à Montréal, l’établissement auquel  est rattaché son directeur scientifique. Le personnel, peu nombreux mais accompli, qui comprend le directeur scientifique, un directeur adjoint et une adjointe administrative, a récemment emménagé dans ses nouveaux locaux dans l’Édifice des sciences médicales McIntyre de l’Université McGill. L’Institut est en outre appuyé par un agent de liaison et un agent de projet logés aux IRSC à Ottawa; il a donc un effectif total de cinq membres. Ce personnel dévoué, collabore activement avec un grand nombre d’organismes partenaires, dont les autres instituts chapeautés par les IRSC, à l’établissement des priorités de recherche dans le domaine de la recherche sur le cancer et à l’élaboration de projets de recherche stratégiques éventuellement financés à même le budget restreint, mais sans cesse croissant, de l’Institut. Les domaines de recherche visés par le mandat de l’IC comprennent l’étiologie, les mécanismes moléculaires, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement et les soins palliatifs. L’IC entend jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration d’un programme national de recherche sur le cancer.

 

L’IC est également appuyé par un conseil consultatif composé de dix sept personnes issues de tous les secteurs de la recherche sur le cancer, à partir de profanes et de survivants du cancer jusqu’à des généticiens moléculaires, des épidémiologistes et des cliniciens. Ce groupe aux multiples talents, qui s’est réuni quatre fois depuis la création de l’Institut, continue d’appuyer le personnel et les partenaires de l’IC dans le cadre des processus décisionnels et des exercices d’établissement des priorités. Grâce à leur collaboration, de même qu’à celle du milieu de la recherche sur le cancer et des organismes partenaires, l’IC deviendra un collaborateur majeur dans la recherche canadienne sur le cancer.

 

Personnes-ressources

 

3655, Promenade Sir-William-Osler, pièce 706, Montréal (Qué.), H3G 1Y6

www.irsc-cihr.gc.ca

 


Philip Branton,

directeur scientifique,

No de tél: 514.398.8350, Fax: 514.398.8845,

philip.branton@mcgill.ca

 

Benoît Lussier,

directeur adjoint,

No de tél: 514.398.4964, Fax: 514.398.8845, benoit.lussier@mcgill.ca

 

Diana Sarai,

adjointe administrative,

No de tél: 514.398.5611, Fax: 514.398.8845, diana.sarai@mcgill.ca

 

Judith Bray,

agente de liaison,

No de tél: 613.954.7223, Fax: 613.941.1040, jbray@cihr-irsc.gc.ca

 

Patrick Haag,

agent de projet,

No de tél: 613.946.1270, Fax: 613.941-1040, phaag@cihr-irsc.gc.ca

 

 

 

Recherche de haut calibre


Un Canadien sur trois aura un diagnostic de cancer au cours de sa vie, un taux d’incidence qui devrait atteindre jusqu’à 70% d’ici 2015 en raison du vieillissement de la population.

 

En 2001seulement, environ 134 100 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et plus de 65 décès par cancer ont été enregistrés. Ces chiffres font du cancer la principale cause de décès au Canada. Trois types de cancer représentent au moins 50% des nouveaux cas de cancer pour chacun des deux sexes: le cancer de la prostate, du poumon et du côlon chez l’homme, et le cancer du sein, du poumon et du côlon chez la femme. Chez les femmes, le cancer le plus couramment diagnostiqué est le cancer du sein, et chez les hommes, le cancer de la prostate. Cependant, grâce aux recherches qui ont permis d’améliorer le diagnostic et le traitement du cancer, plus de la moitié des patients souffrant de cancer peuvent désormais s’attendre à survivre à leur maladie.

 

La recherche sur le cancer au Canada est un secteur bien établi, alimenté par des chercheurs de calibre mondial dont la carrière est jalonnée de succès dans le domaine de la recherche novatrice et sans précédent. En fait, les chercheurs canadiens ont été classés au premier rang pour ce qui est des répercussions des résultats de la recherche sur le cancer dans le cadre d’une enquête menée par le National Cancer Institute for Research on Cancer à Gênes. Ces résultats confirment le succès des chercheurs canadiens spécialisés dans la recherche sur le cancer qui, bien qu’ils soient relativement bien financés eu égard aux normes canadiennes, ne reçoivent pas autant de financement que leurs homologues d’un grand nombre d’autres pays. De toute évidence, les Canadiens reçoivent un très bon rendement de leur investissement.

 

L’entrée du Canada dans l’ère de la génomique a ouvert la voie à une période toute nouvelle et passionnante dans la recherche sur le cancer. Notre compréhension de la base génétique du cancer ouvre la porte à des interventions potentielles dont on ne pouvait que rêver dans le passé. En améliorant notre compréhension des mécanismes moléculaires et biochimiques qui interviennent  dans   le   cancer,  quelle qu’en soit la forme, nous pouvons maintenant  élaborer des traitements ciblant spécifiquement les tumeurs décelées. Au cours des dix prochaines années, nous verrons apparaître régulièrement sur le marché de nouveaux agents thérapeutiques qui ont été conçus pour agir sur un panel de cibles uniques dans la cellule cancéreuse. Ces médicaments représentent une toute nouvelle génération de traitements qui n’ont jamais été disponibles auparavant. Les nouvelles techniques génétiques mèneront à de meilleures techniques de diagnostic et de dépistage, améliorant davantage notre connaissance et notre compréhension du cancer. On découvre constamment des gènes spécifiquement responsables de la malignité, ce qui permettra l’analyse des risques, la manipulation génétique et la thérapie génique.

 

La recherche canadienne sur le cancer financée par les IRSC et leurs partenaires a des répercussions majeures sur la recherche en santé. De nouveaux gènes du cancer ont été découverts et les voies moléculaires de leurs produits déterminées. Comme nous l’avons mentionné précédemment, ces travaux auront une incidence tant sur le diagnostic que sur le traitement du cancer. Dans le cadre d’une approche relativement nouvelle, financée par les IRSC, on examine la possibilité d’utiliser des virus infectieux comme agents pour tuer sélectivement des cellules cancéreuses. Les progrès réalisés dans le domaine de la biophysique permettent de développer de nouveaux outils visant à faciliter le diagnostic précoce et le traitement. Actuellement, les essais cliniques sur le cancer financés par les IRSC ne représentent qu’une petite partie de l’effort canadien;  cependant, l’IC jouera un rôle majeur dans l’augmentation du nombre de patients participant aux essais cliniques, qui ne représente actuellement qu’environ 5% des patients souffrant de cancer. Les études épidémiologiques sur le cancer du côlon et du sein devraient ouvrir la voie à des améliorations futures tant au chapitre de la prévention que du dépistage précoce. Par exemple, une étude récente a démontré les effets de l’exercice physique sur la réduction du risque de cancer du sein. L’IC vise, entre autres buts, à améliorer la recherche multidisciplinaire pour tirer profit de l’excellence des chercheurs canadiens en recherche sur le cancer. 

 

Chercheurs de haut calibre et

Environnement de recherche solide

Les IRSC et leur prédécesseur, le CRM, ont investi des sommes considérables dans la recherche sur le cancer durant un grand nombre d’années. Une somme de 63$, provenant du budget des IRSC pour 2001-2002, a été allouée à la recherche sur le cancer sous forme de subventions de recherche, de bourses de formation, de bourses de recherche, de financement pour la tenue d’ateliers et la mise en œuvre d’initiatives stratégiques. Ce montant représente environ 14% du budget de recherche total des IRSC.

 

Outre le financement fourni par les IRSC, la recherche sur le cancer est financée par un grand nombre d’autres organisations et organismes provinciaux et fédéraux, y compris des organismes sans but lucratif comme l’Institut national du cancer du Canada (financé par la Société canadienne du cancer et la Fondation Terry Fox), la Société de recherche sur le cancer et l’Initiative canadienne pour la recherche sur le cancer du sein. On évalue à plus de 120 millions de dollars les fonds investis annuellement dans la recherche sur le cancer au Canada.

 

Programmes de transition

 

Au cours de l’évolution des IRSC, un certain nombre de programmes, dont les équipes de recherche interdisciplinaire en santé (ÉRIS), ont été créés pour assurer la transition entre le CRM et les nouveaux IRSC. Ce programme visait à renforcer les capacités canadiennes de recherche en santé, à créer des équipes multidisciplinaires et des réseaux de recherche et à les renforcer, à accroître les possibilités de financement et à fournir un soutien opérationnel aux chercheurs. Il s’agissait d’assurer une collaboration interdisciplinaire avec plusieurs centres représentant au moins deux des quatre thèmes de recherche en santé, et de mettre l’accent sur l’application des résultats des recherches entre les secteurs. Au total, dix équipes se sont vu accorder du financement en 2001. Trois de ces équipes axaient leurs recherches sur le cancer, notamment l’oncologie squeletto-musculaire, une approche génético-épidémiologique s'appuyant sur la population pour étudier l’impact et le contrôle du cancer colorectal, et l’étude de la vulnérabilité au cancer du sein.

 


L’Institut du cancer, en collaboration avec un certain nombre d’autres instituts chapeautés par les IRSC, fournit un financement stratégique à une autre ÉRIS qui étudie la thérapie génique pour les maladies neurologiques, y compris le cancer du cerveau.

 

Former une nouvelle génération de chercheurs en santé

 

On prévoit que dans dix ans, le Canada connaîtra une pénurie d’environ 100 chercheurs et scientifiques. Les IRSC se sont engagés à financer non seulement les chercheurs actuels, mais également la formation de nouveaux chercheurs inventifs, de renommée mondiale, afin de renforcer les capacités dans le milieu canadien de la recherche en santé. L’initiative stratégique de formation en recherche dans le domaine de la santé, mise en œuvre au printemps, a été l’une des premières initiatives lancées par suite de la création des IRSC et des Instituts. Cette initiative visait à encourager la prochaine génération de chercheurs à effectuer des recherches intégrées, transdisciplinaires, dans tous les secteurs de la recherche en santé, notamment la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche en services de santé et la recherche en santé de la population. Outre le budget de base de 4de dollars alloué par les IRSC à cette initiative, les treize instituts des IRSC ont investi une partie de leurs ressources stratégiques dans le financement de centres  de  formation  visés  dans leur mandat. Un grand nombre d’organisations et d’organismes partenaires ont également engagé des fonds pour financer d’autres centres de formation. En bout de ligne, le financement de 51de formation a été approuvé au printemps. Quinze de ces programmes s’inscrivaient totalement ou partiellement dans le mandat de l’Institut du cancer. L’IC est l’institut principal pour cinq de ces programmes:

 

 


Chercheur principal

Établissement principal

Titre de la proposition

Batist, Gerald

Sir Mortimer B. Davis Hôpital général juif

Centre de traitement expérimental du cancer de Montréal

Cameron, Roy

Université de Waterloo

Programme de formation en recherche sur le tabac

Mulligan, Lois

Université Queen’s

Programme de formation transdisciplinaire en recherche sur le cancer de l’Université Queen’s

Tremblay, Michel

Université McGill

Bourse de formation en recherche sur le cancer de l’Université McGill

Tsao, Ming-Sound

Université de la  Colombie-Britannique

Cliniciens-chercheurs dans le domaine de la pathologie moléculaire des cancers

 

Déceler les lacunes dans les recherches et les possibilités qui s’offrent

 

Au cours de l’exercice d’établissement des priorités de l’Institut, il est devenu évident que le recours à une analyse du contexte des activités de recherche actuelles, de même qu’à un processus de consultation visant à faciliter l’élaboration d’un programme de recherche coordonné et prospectif, était indiqué dans le cas de certains domaines compris dans le mandat de l’IC. Au printemps, l’Institut du cancer, en collaboration avec l’Institut de la santé publique et des populations, a lancé une demande de proposition pour des subventions pour l’évaluation des besoins, des lacunes et des opportunités dans les domaines de recherche prioritaires (ÉBLO). L’Institut du cancer a conclu qu’il serait utile de recourir à une ÉBLO pour les trois domaines prioritaires suivants: les soins palliatifs, le service national d'information sur le cancer aux fins de la collecte de données à l’intention des patients et de la population et les banques de tumeurs. Chaque subvention assure aux équipes sélectionnées un financement non renouvelable (jusqu'à 80 000$) durant huit. Les équipes sélectionnées seront vraisemblablement constituées de chercheurs universitaires, d'utilisateurs potentiels des données de recherche et d'organisations partenaires. Les équipes retenues devraient fournir à l’Institut une liste des priorités en ce qui concerne les besoins, les lacunes et les opportunités en matière de recherche, basée sur une analyse approfondie du contexte des activités de recherche courantes tant au Canada qu’à l’étranger et un processus de consultation à grande échelle auprès de groupes d’intervenants.

 

Deux des demandes de subvention reçues ont été approuvées:

 


Chercheur principal

Établissement principal

Titre de la proposition

Baracos, Vickie

Université de l’Alberta

Questions liées aux soins palliatifs:syndrome de cachexie-anorexie à un stade avancé du cancer: évaluation des besoins, des lacunes et des opportunités dans la recherche canadienne

 

 

 

Watson Peter

Université du Manitoba

Possibilités dans le domaine des banques de tumeurs: un no man’s land de la recherche sur le cancer

 

Actuellement, ces deux groupes participent activement à des activités qui permettront de fournir à l’Institut des recommandations quant à l’orientation future de  la recherche dans les domaines  prioritaires déterminés.

 

 

Partenariats et participation du public

 


Un processus de planification national

 

L’un des principaux objectifs de l’Institut du cancer depuis sa création est de rassembler les autres organisations et organismes qui financent et appuient la recherche sur le cancer afin d’établir un plan national de recherche. Il y a deux ans, l’élaboration de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer (SCLC) a marqué le début d’un processus de coordination de la recherche sur le cancer au Canada. La SCLC englobe tous les aspects du cancer, la recherche ne représentant qu’un seul élément. Un groupe de travail chargé d’étudier la question de la recherche sur le cancer, dirigé par le Dr Ling, a préparé un rapport comprenant un grand nombre de recommandations quant à la mise en œuvre d’un programme canadien de recherche. En réponse à ce rapport, une alliance pour la recherche a été formée. Cette alliance comprend des représentants de l’Institut national du cancer du Canada (INCC), l’Association canadienne des agences provinciales du cancer (CAPCA), Santé Canada et l’IC. En mai, ce groupe a financé une grande réunion à laquelle des chercheurs spécialisés dans tous les domaines liés au cancer, des profanes, des survivants et des partenaires potentiels ont été invités pour amorcer le processus d’établissement des priorités en matière de recherche sur le cancer. Par suite de cette réunion, un processus Delphi a été mis en œuvre par le biais de l’Internet en vue de préciser davantage les priorités et d’obtenir les commentaires d’une population plus étendue. Le processus Delphi a permis de dégager douze principaux thèmes de recherche, de même qu’un certain nombre de besoins en matière d’infrastructure et de capacités. Retenant les deux premières priorités pour chacun des douze thèmes, l’IC a compilé une liste de 24 questions prioritaires qui feront l’objet d’un examen et d’un vote lors de la réunion du conseil consultatif de l’IC en mai 2002.

 

Faciliter les communications

 

Pour promouvoir encore davantage les possibilités de collaboration entre les deux principaux bailleurs de fonds au Canada pour la recherche sur le cancer, l’INCC   et les IRSC, on a conclu une entente informelle   selon   laquelle  le directeur scientifique de l’IC est invité à participer aux réunions du conseil d’administration de l’INCC en tant qu’observateur. De la même manière, le directeur général de l’INCC est invité à participer aux réunions du conseil consultatif de l’IC. Ces échanges assurent une circulation régulière de l’information entre les deux organisations et aident ces dernières à mieux comprendre leurs préoccupations et problèmes mutuels.

 


Organismes provinciaux de lutte contre le cancer

 

Depuis sa création, l’Institut du cancer travaille activement à établir des collaborations et des partenariats avec un certain nombre d’organismes provinciaux de lutte contre le cancer, dont Action cancer Ontario, Cancer Care Nova Scotia, Cancer Care Manitoba, l’Alberta Cancer Board, la BC Cancer Agency et le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ). Les nombreux échanges entre ces parties ont donné lieu à la préparation d’un protocole d’entente (PE) pour les partenariats futurs. Le directeur scientifique de l’IC a été nommé membre du conseil consultatif de recherche de la CAPCA, et il a également été membre invité au conseil consultatif de recherche de l’Alberta Cancer Board.

 

Initiative canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ICRCS)

 

L’ICRCS est le principal bailleur de fonds pour la recherche sur le cancer du sein au Canada et elle a été créée dans la foulée d’un vaste mouvement d’appui de la part de femmes de tous horizons visant à attirer l’attention sur la prévention et, en bout de ligne, sur un traitement curatif pour le cancer du sein. L’ICRCS est financée par un certain nombre d’organisations partenaires, dont la Fondation Flamme Avon, la Fondation canadienne pour le cancer du sein, le Réseau canadien du cancer du sein, la Société canadienne du cancer, Santé Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et l'Institut national du cancer du Canada. Le but de l’ICRCS est de promouvoir et de soutenir la recherche de haut calibre sur la prévention, le traitement et le contrôle du cancer du sein. Le CRM a été l’un des premiers bailleurs de fonds de l’Initiative canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ICRCS), et les IRSC, par le biais de l’IC, ont continué de financer cette excellente initiative axée sur la recherche sur le cancer du sein.  L’année dernière, l’ICRCS a mis en œuvre un programme spécifiquement axé   sur  la   prévention   et  l’étiologie du cancer  du  sein,   et  un  deuxième concours dans ce domaine sera lancé en 2002. En mai 2002, on offrira un nouveau programme de recherche «applicable» visant à appuyer les équipes de chercheurs exceptionnels en vue d’accélérer la mise au point de nouveaux traitements cliniques pour le cancer du sein. Il s’agira d’un partenariat unique entre l’ICRCS, l’IC et l’Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH) des IRSC.

 


Transfert et utilisation des connaissances

L’Institut du cancer, à l’instar de tous les instituts des IRSC, a à cœur le transfert des connaissances à la communauté des chercheurs, aux décideurs, aux professionnels de la santé, à la population en général et aux autres groupes ou personnes auxquels ces nouvelles connaissances pourraient éventuellement être utiles. Le domaine de la recherche sur le cancer est privilégié en ce sens qu’un grand nombre des organismes sans but lucratif de financement de la recherche, comme l’ICRCS, la Société canadienne du cancer et l’INCC, se font un devoir d’informer la population canadienne des percées dans la recherche sur le cancer et des traitements nouveaux et de rechange, tant grâce à leur site Web riche et informatif qu’aux documents qu’ils publient. La presse populaire et les médias d’information sont également des mécanismes puissants de diffusion des connaissances de par leur couverture soutenue des percées et des découvertes dans la recherche sur le cancer. Étant donné que le mode de vie a une incidence majeure sur l’incidence du cancer, il est important que la population en général soit informée dûment et rapidement des facteurs de risque potentiels. Le transfert des connaissances et la défense de droits des patients atteints de cancer font également partie du mandat de la nouvelle SCLC, et dans son futur rôle de président du comité de recherche de la SCLC, le Drprévoit de mettre à profit cette organisation pour promouvoir les réalisations et les activités de recherche courantes auprès de la population.

 

Par le biais de son site Web, l’Institut du cancer fait tous les efforts possibles pour informer la communauté des chercheurs et la population en général des activités qui ont cours à l’Institut. L’Institut a également l’intention de lancer son bulletin d’information dans un proche avenir. Le directeur scientifique travaille activement à la promotion de l’Institut du cancer, de même que des percées dans les domaines de la prévention, du diagnostic, du traitement et du contrôle du cancer.  Le Dr Branton a donné plusieurs entrevues tant à la presse qu’aux médias télévisuels pour répondre aux questions sur certaines des percées récentes dans la recherche sur le cancer, et il encourage activement l’application des  découvertes  récentes   à l’échelle du pays lorsqu’il rend visite à ses collègues dans les universités et centres médicaux d’un océan à l’autre.

 

De plus, le partenariat prévu avec l’ICRCS et l’ISFH des IRSC pour accélérer l'application des connaissances pour lutter contre le cancer du sein vise spécifiquement à faciliter l’application des résultats de recherche fondamentale sur le cancer du sein par la poursuite des essais (y compris les essais de phase), et d’efforts de raffinement et d'application des connaissances acquises.

 

L’Institut du cancer a également contribué au partage et à la diffusion des connaissances en finançant des ateliers sur divers thèmes liés au cancer.  Par exemple, l’IC a collaboré avec l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC au financement du Sommet canadien de la recherche en matière de lutte contre le tabagisme, tenu en mai. Lors de cet atelier important, des chercheurs et des personnes issus de divers milieux et domaines de travail se sont réunis durant deux jours pour partager de l’information et des idées en vue d’établir un programme de recherche qui pourrait réduire et éventuellement éliminer le tabagisme.

 

Au nombre des autres ateliers financés par l’Institut du cancer, mentionnons l’atelier sur le cancer colorectal tenu en juin 2001, l'atelier sur le rôle de la protéomique dans la santé et la maladie, tenu en août 2001, et l’atelier intitulé Complementary Health Care and Natural Products Consensus, tenu en février 2002. Tous ces ateliers donnent aux chercheurs œuvrant dans tous les domaines et un grand nombre de disciplines l’occasion de se réunir, souvent avec des profanes et des survivants du cancer, pour échanger des connaissances et des points de vue. Ces réunions aident à établir de nouveaux programmes de recherche qui sont réellement d’une portée nationale et multidisciplinaire. Pour mieux se faire connaître, l’Institut a récemment préparé un feuillet promotionnel d’une page qui sera intégré dans les programmes des ateliers ou des symposiums qu’il contribue à financer. Tous les rapports préparés dans la foulée des ateliers financés par l’IC sont soumis à l’IC pour diffusion à la grande communauté des chercheurs et aux autres parties intéressées.

 


Excellence organisationnelle


Comme pour les autres instituts chapeautés par les IRSC, l’Institut du cancer a connu plusieurs problèmes organisationnels durant sa première année d’existence. Lorsqu’il a ouvert en décembre 2000, avec seulement un directeur scientifique à temps partiel et un agent de liaison qu’il partageait avec deux autres Instituts, l’IC a eu comme première tâche de recruter du personnel de soutien administratif et un directeur adjoint à temps plein. Il a ensuite dû trouver un local pour l’Institut et rénover ce local qui se trouvait à l’Université McGill, soit l’établissement-hôte du directeur, au Centre du cancer McGill.

 

L’effectif actuel de l’Institut, qui comprend cinq membres, travaille en étroite collaboration et a établi d’excellentes relations. Une communication ouverte et soutenue dans le cadre d’une approche de travail d’équipe est l’une des clés du succès de toute organisation virtuelle. Les membres du personnel se réunissent à intervalles réguliers soit à Montréal soit à Ottawa et communiquent périodiquement par téléphone ou par courriel pour veiller à ce que tous les membres de l’équipe participent activement aux activités de l’Institut. Une fois par mois tout au long de l’année, les treize directeurs scientifiques d’Institut se réunissent durant deux jours, généralement en personne, pour discuter des progrès réalisés et des problèmes qui se posent, et pour déterminer les possibilités de collaboration à des initiatives d’intérêt commun.

 

Le fait que deux des membres du personnel de l’Institut soient postés aux IRSC à Ottawa facilite grandement les communications et la liaison entre les nombreuses divisions des IRSC et l’Institut lui- même. Étant donné que chaque Institut a un agent de liaison à Ottawa, ce groupe est en outre d’une aide précieuse pour assurer la communication et la collaboration entre les Instituts et déterminer les questions d’intérêt commun visées dans les nombreux programmes des instituts. Le Groupe de liaison installé à Ottawa se réunit toutes les semaines pour mettre à profit cette importante avenue de communication.

 

L’Institut du cancer a établi des relations solides avec la communauté des chercheurs et ses partenaires, et par le biais de son site   Web,   il   informe   et   avise l’ensemble de la communauté des possibilités de financement à venir, des décisions prises lors des réunions du conseil consultatif et des priorités de l’Institut.

 

Tout chercheur issu du milieu de la recherche sur le cancer au Canada est invité à devenir membre de l’IC, et un grand nombre de chercheurs financés par les IRSC ont indiqué qu’ils sont membres de l’Institut. Ces chercheurs, affiliés à l’Institut, sont informés périodiquement des activités de l’Institut et des possibilités qu’il offre.

 

Les décisions de planification stratégique sont prises en consultation avec les dix-sept membres du conseil consultatif de l’Institut. Ce conseil comprend des membres provenant de partout au Canada et représentant un grand nombre de disciplines scientifiques, de même que des profanes informés et des survivants du cancer. Le CCI  a fourni un soutien spécialisé à l’Institut durant cette phase de croissance rapide. En plus des réunions régulières, plusieurs membres du conseil ont donné de leur temps pour siéger à des sous-comités particuliers et aider à prendre des décisions éclairées dans divers dossiers traités par l’Institut.

 

Grâce à l’engagement et au dévouement de toute l’équipe de l’Institut et de l’appui considérable reçu du personnel des IRSC à Ottawa, l’Institut du cancer est bel et bien en voie d’exercer un impact majeur sur la scène canadienne de la recherche sur le cancer. En facilitant et en encourageant la collaboration avec les autres Instituts et ses organismes, l’IC a fait des progrès importants dans l’établissement des priorités de recherche stratégiques qui devraient faire l’objet d’un financement dans l’avenir. La prochaine année sera une année de croissance et de consolidation pour l’IC, et nous l’attendons avec impatience et enthousiasme.

 

 

Conseil consultatif


 


 

Heather Bryant (présidente)

 

Vice-présidente et directrice de la division de

l’épidémiologie, de la prévention et du dépistage,

Alberta Cancer Board

 

 

Jacques Brisson

 

Professeur d’épidémiologie, Département de

médecine sociale et préventive,

Université Laval

 

 

Sharon K. Buehler

 

Professeure chercheure honoraire en épidémiologie,

Faculté de médecine,

Université Memorial

 

 

Roy Cameron

 

Directeur, Centre de recherche sur le comportement et d'évaluation des programmes de l’Institut national du cancer du Canada,

Université de Waterloo

 

 

Carol Cass

 

Titulaire de la chaire d’oncologie,

Université de l’Alberta

 

 

 

Louis Dionne

 

Chirurgien à la retraite et cofondateur de la

Maison Michel-Sarrazin.

 

 

 

Michael A. Farmer

 

Maire de la ville de Stratford,

Île-du-Prince-Édouard

 

 

 

Gerald C. Johnston

 

Chef, Département de microbiologie et d’immunologie,

Faculté de médecine, Université Dalhousie

 

 

 

Andrea Laupacis

 

Président-directeur général de

l’Institute of Clinical Evaluative Sciences,

Toronto

 

 

Anne Leis

 

Professeure agrégée, Département de santé communautaire et d’épidémiologie,

Université de la Saskatchewan

 

 

Joan Loveridge

 

Membre du comité consultatif conjoint CCS/NCIC de la luttte

contre le cancer et bénévole de longue date pour des organismes

de lutte contre le cancer.

 

 

Neil MacDonald

 

Directeur, Programme Éthique et Cancer,

Centre de bioéthique, Institut de recherche clinique de Montréal

 

 

 

Joseph L. Pater

 

Directeur du groupe d’essais cliniques de

l’Institut national du cancer du Canada,

Université Queen’s

 

 

Ian C. P. Smith

 

Directeur général, Institut du biodiagnostique,

Conseil national de recherches,

Winnipeg

 

 

James E. Till

 

Scientifique chevronné émérite,

Institut du cancer de l’Ontario,

Toronto

 

 

Jim Woodgett

 

Professeur, Institut du cancer de l’Ontario,

Université de Toronto

 

 

Joy Yorath

 

Directrice administrative de la Burnaby Hospital

Foundation et survivante du cancer du sein

 

 

 

IRSC et recherche sur le cancer

Les chiffres

 

 

Financement alloué par les IRSC à la recherche sur le cancer

 


 

2000—2001

2001—2002

Subventions de recherche

 

 

Fonctionnement

$ 32,389,992

$ 37,581,862

Groupe

$ 3,315,860

$ 6,259,011

Équipement et entretient

$ 1,826,738

$ 1,721,822

Essais cliniques

$ 74,471

$ 146,037

Fonctionnement RCE

$ 3,525,000

$ 3,525,000

 

$ 41,132,061

$ 49,233,732

Bourses de formation

 

 

Stages et recherche au doctorat

$ 2,204,741

$ 2,293,356

Perfectionnement

$ 2,101,564

$ 3,926,012

Recherche clinique

$ 442,280

$ 362,221

 

$ 4,748,585

$ 6,581,589

Bourse de recherche

 

 

Nouveau chercheur

$ 1,499,091

$ 1,702,659

Chercheur

$ 1,605,943

$ 2,106,993

Chercheur chevronné

$ 616,075

$ 708,712

Chaire

$ 137,500

$ 100,000

 

$ 3,858,609

$ 4,618,365

Ateliers et symposiums

 

 

Ateliers et symposiums

$ 5,000

*Ateliers et symposiums financés par l’IC

*($ 136,437)

 

*($ 141,437)

Subvention d’initiatives stratégiques

 

 

Soutient à l’IC

$ 461,500

$ 1,000,000

Initiative stratégiques IC

$ 123,975

ICRCS

$ 2,000,000

$ 2,000,000

Programme de formation stratégique

$ 367,628

 

$ 2,461,500

$ 3,491,603

 

 

 

TOTAL

$ 52,200,756

$ 63,930,289

 

* Les fonds alloués aux ateliers et aux symposiums financés par l’IC sont pris en compte dans la subvention de soutien de l’IC



IRSC et recherche sur le cancer

Les chiffres

 

Nombre de subventions et de bourses accordées par les IRSC pour la recherche sur le cancer

 


 

2000—2001

2001—2002

Subventions de recherche

 

 

Fonctionnement

422

458

Groupe

22

28

Équipement et entretien

20

23

Essais cliniques

2

2

Fonctionnement RCE

1

1

 

467

512

Formation

 

 

Stages et recherche au doctorat

137

158

Perfectionnement

68

118

Recherche clinique

7

6

 

212

282

Bourses de recherche

 

 

Nouveau chercheur

33

37

Chercheur

26

33

Chercheur chevronné

10

11

Chaire

2

2

 

71

83

Ateliers et symposiums

 

 

Ateliers et symposiums

1

Ateliers financés par l’IC

10

 

11

Subventions d’initiatives stratégiques

 

 

Initiatives stratégiques IC

2

Programme de formation stratégique

15

 

17

 

 

 

TOTAL

750

905