Le Guide de rédaction des lettres d’appui des IRSC
Table des matières
- Introduction
- Explication des critères
- Sommaire
- Annexe A : Fiche de consultation rapide
- Annexe B : Définitions
Introduction
L’objectif du présent document est de fournir des lignes directrices sur la façon de rédiger des lettres d’appui efficaces. Les renseignements donnés reposent sur une analyse de la mesure dans laquelle la force ou la faiblesse des lettres d’appui influe sur la note que les pairs évaluateurs accordent aux demandes d’ACi.
En conformité avec les buts de la recherche sur l’ACi, le programme d’ACi des IRSC exige que des utilisateurs des connaissances deviennent partenaires des programmes de subventions suivants :
- Des connaissances à la pratique;
- Synthèse des connaissances;
- Partenariats pour l’amélioration des services de santé;
- D’autres programmes des IRSC où est utilisé le modèle de l’ACi.
Les IRSC encouragent fortement les candidats à ces subventions (y compris le candidat principal désigné) à présenter des lettres d’appui signées. Il y a généralement deux types de lettres d’appui :
- lettres de partenaires utilisateurs des connaissances qui s’engagent à fournir une aide financière et/ou en nature
- lettres de personnes ou d’organisations soutenant que le projet de recherche est valable.
Le présent guide vise le premier type de lettre, mais comprend aussi des conseils utiles pour la rédaction de lettres d’appui en général.
Cinq critères doivent être pris en considération dans la rédaction d’une lettre d’appui :
- le style;
- les renseignements généraux sur la relation de l’auteur avec le candidat et son projet de recherche;
- la pertinence du projet de recherche;
- l’impact potentiel des résultats de la recherche;
- la participation en nature et/ou le soutien financier.
Explication des critères
Les éléments à inclure dans une lettre d’appui sont détaillés dans les paragraphes qui suivent. Toutefois, l’information n’est pas exhaustive, et l’inclusion de chaque élément, ou d’éléments différents, ne garantit par forcément que la demande sera retenue.
Les exemples ci-dessous sont basés sur des projets de recherche réels, et servent à illustrer comment chaque détail pourrait être communiqué dans une lettre d’appui. La somme des exemples ne donne pas une lettre complète, les exemples ayant plutôt été fournis pour illustrer les critères.
Chacun des exemples ci-dessous est rédigé comme si la lettre était adressée au candidat principal désigné.
Style
Le style a trait à la manière dont les lettres d’appui sont structurées et rédigées, et il se résume à :
- la clarté;
- la concision;
- l’originalité.
Quant à l’originalité, les lettres d’appui doivent être personnalisées en fonction du candidat principal désigné. L’utilisation d’une lettre modèle n’est pas bien vue par les comités d’évaluation, car elle ne permet pas d’inclure suffisamment de détails au sujet du contexte, de la pertinence, de l’impact et du soutien.
Il importe de noter que les lettres d’appui peuvent être adressées :
- au candidat principal désigné;
- au comité d’évaluation;
- aux IRSC en général.
Objet
L’objet de la lettre doit être précisé d’entrée de jeu (souvent dans la première phrase de la lettre).
Renseignements généraux
Les lettres d’appui efficaces commencent en général par des renseignements qui informent le lecteur de :
- la relation de l’auteur avec le projet de recherche
- son rôle dans l’organisation
- le lien entre l’organisation et le projet
- les compétences professionnelles et personnelles de l’auteur
- le rôle que l’auteur jouera dans le projet (p. ex. candidat principal désigné, principal utilisateur des connaissances, utilisateur des connaissances ou collaborateur).
- la relation de l’auteur avec le candidat principal désigné
- son degré de connaissance des titres de compétences, du travail et des buts du candidat
- les détails de son travail ou de ses collaborations antérieures avec le candidat et/ou son équipe
- les détails de son appui antérieur d’entreprises de recherche du candidat et/ou de son équipe
- l’état du partenariat entre les deux (le cas échéant)
- la participation antérieure à des projets dont le sujet ressemble à celui de la recherche proposée
- le soutien antérieur à d’autres entreprises de recherche valables
Exemples
Pertinence
La pertinence touche généralement deux aspects :
- la mesure dans laquelle le projet de recherche tombe à point - pourquoi est-il sensé de réaliser un projet de recherche de cette nature maintenant?
- comment répond-il à un besoin ou comble-t-il un manque
- en quoi développe-t-il ou améliore-t-il une recherche antérieure ou en cours
- comment servira-t-il de point de départ à des initiatives de recherche futures
- la mesure dans laquelle le projet de recherche a rapport au travail de l’auteur de la lettre et/ou de son organisation
- comment le projet de recherche correspond aux buts, à la vision et/ou au mandat de l’organisation
- comment l’auteur de la lettre et/ou l’organisation mettront les résultats de la recherche en pratique (pertinence et impact)
Exemples
Impact
La description des résultats potentiels du projet de recherche par l’auteur de la lettre aide les évaluateurs à mesurer l’impact global. L’impact peut inclure :
- des détails particuliers - comme la manière dont l’auteur de la lettre et/ou l’organisation utiliseront les résultats du projet de recherche pour atteindre une certaine fin;
- des renseignements généraux - ce que les résultats apporteront au sujet/domaine de recherche en santé proposé.
Exemples
Soutien
Les évaluateurs déterminent si le soutien du partenaire est approprié et suffisant. Seuls les auteurs de lettres qui sont des partenaires utilisateurs des connaissances doivent fournir des renseignements sur le genre d’aide qu’eux mêmes et/ou leur organisation apporteront.
L’étendue et le niveau de soutien que l’auteur de la lettre et/ou son organisation s’engage à fournir doivent être définis au chapitre de l’aide financière et de l’aide en nature.
L’aide financière doit être précisée :
- en dollars;
- en durée.
L’aide en nature doit inclure les noms, les compétences et les titres des personnes prêtes à jouer un rôle, de même que les contributions de l’auteur de la lettre et/ou de son organisation à ce jour. Elle s’entend notamment de ce qui suit :
- temps consacré au projet et du genre d’aide
- tâches précises à accomplir
- temps donné bénévolement
- assistance du personnel
- assistance d’étudiants
- locaux ou matériel mis à la disposition pour le projet
- aide ou mécanismes existants pour faciliter la diffusion
- participation des utilisateurs des connaissances pour
- façonner les questions de recherche
- interpréter les conclusions des études et formuler les messages pertinents
- mettre la recherche en pratique
Exemples
Sommaire
Caractéristiques des lettres efficaces
L’objectif général d’une lettre d’appui est de fournir des renseignements essentiels sur le partenariat proposé, ainsi que sur les moyens et l’à propos de l’aide de l’utilisateur des connaissances; donc, plus il y a de détails, mieux c’est.Il ne faut pas en déduire que les lettres d’appui doivent comporter plusieurs pages. Les lettres efficaces sont directes, et comptent en général une page à une page et demie. Bien qu’il n’y ait pas de façon standard de commencer une lettre, c’est une bonne idée d’en indiquer l’objet d’entrée de jeu, et d’enchaîner avec les détails nécessaires au sujet du contexte, de la pertinence, de l’impact et du soutien.
Le fait de personnaliser la lettre au candidat principal désigné permet au comité d’évaluation de voir la mesure dans laquelle l’auteur de la lettre connaît le projet et s’y intéresse, de même que son engagement à mettre les résultats de la recherche en pratique.
Enfin, les lettres efficaces finissent souvent par un énoncé enthousiaste et démontrant un vif intérêt à l’égard des conclusions potentielles de la recherche et/ou de la participation au projet.
Caractéristiques des lettres inefficaces
Bien qu’il n’y ait pas de longueur standard pour les lettres d’appui, les lettres inefficaces sont souvent trop courtes. Un ou deux paragraphes ne suffisent pas normalement pour bien expliquer l’importance du projet pour l’auteur de la lettre et/ou l’organisation.
Les lettres inefficaces sont souvent des lettres modèles ou passe-partout, et sont impersonnelles. Dans nombre de cas, ces lettres ne fournissent pas assez de renseignements généraux ou n’offrent aucune analyse pertinente.
Dans la majorité des lettres analysées dans notre étude, ce qui manquait le plus souvent, c’était une description ou une hypothèse sur les résultats ou l’impact de la recherche pour l’auteur de la lettre et/ou l’organisation.
Annexe A : Fiche de consultation rapide
| Critères | Questions clés | Options |
|---|---|---|
| Style |
La lettre est elle originale (par opposition à une lettre standard)? |
Style, par exemple :
|
| Renseignements généraux |
La situation de l’auteur de la lettre et/ou de l’organisation par rapport au projet de recherche est elle exposée clairement? La relation de l’auteur de la lettre et/ou de l’organisation avec le candidat est elle clairement définie? |
Renseignements généraux, par exemple :
|
| Pertinence |
L’à propos du projet de recherche est il précisé? L’applicabilité du projet de recherche à l’auteur de la lettre et/ou à l’organisation (objectifs, vision, mandat) est elle montrée? |
Pertinence, par exemple :
|
| Impact |
Les résultats potentiels et l’impact du projet de recherche et de ses conclusions sont ils décrits en détail? |
Impact, par exemple :
|
| Soutien |
L’étendue et le niveau du soutien de l’auteur de la lettre et/ou de l’organisation sont ils précisés? |
Soutien, par exemple :
|
Annexe B : Définitions
Application des connaissances intégrée (ACi)
L’application des connaissances intégrée (ACi) est une approche qui met à contribution les utilisateurs potentiels des connaissances comme partenaires dans le processus de recherche. L’ACi constitue une démarche de recherche qui repose sur la collaboration et qui est axée sur l’action, les solutions et les impacts. La recherche où l’application des connaissances est intégrée devrait donc déboucher sur des conclusions qui sont plus susceptibles d’être pertinentes et d’être utilisées par les utilisateurs finals. Au minimum, pour qu’il y ait ACi, les utilisateurs des connaissances et les chercheurs doivent travailler ensemble pour formuler les questions de recherche, interpréter les résultats et élaborer le message correspondant, et mettre les résultats en pratique.
Utilisateur de connaissances
Les IRSC définissent un utilisateur de connaissances comme un groupe ou une personne susceptible d’utiliser les connaissances issues de la recherche pour prendre des décisions éclairées au sujet de politiques, de programmes et/ou de pratiques en matière de santé. L’intensité et la complexité de la participation d’un utilisateur de connaissances au processus de recherche peut varier selon la nature de la recherche et les besoins de l’utilisateur en matière d’information. Un utilisateur des connaissances peut être, entre autres, un praticien, un responsable des politiques, un éducateur, un décideur, un administrateur des soins de santé, un dirigeant communautaire ou un citoyen, ou encore une personne associée à un organisme de bienfaisance dans le domaine de la santé, un groupe de patients, un organisme non gouvernemental ou un média.
Ce document a été préparé par Lina Johnston et Samantha Pockele, avec la participation de Jacqueline Tetroe, de Nicole Robinson, d’Adrian Mota, d’Ian Graham et de Ryan McCarthy.