Voies de l'équité en santé pour les Autochtones
Secteur prioritaire : Diabète et obésité

Selon l'Enquête régionale sur la santé des Premières nations de 2008-2010, 40 % des adultes des Premières nations vivant dans des réserves souffraient d'obésité ou d'obésité morbideNote en bas de page 1.

Environ 10 % des membres des Premières nations vivant hors réserve déclarent souffrir du diabète, tout comme 7,3 % des Métis. Les taux recensés chez les Inuits se comparent à ceux de la population non autochtone, à 5 %Note en bas de page 2.

21 % des adultes des Premières nations vivant dans des réserves déclarent avoir reçu un diagnostic de diabèteNote en bas de page 3.

Pourquoi le diabète et l'obésité constituent une priorité de Voies de l'équité?

  • Les taux d'obésité augmentent au Canada, et le problème est répandu parmi les Premières nations, les Inuits et les Métis.
  • L'obésité est un problème de santé sérieux, car il augmente les risques de diabète et d'autres maladies chroniques comme l'hypertension, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Le diabète et l'obésité sont évitables, mais il existe des obstacles à l'expansion de certaines approches de prévention.

Comment Voies de l'équité permettra d'améliorer la prévention du diabète et de l'obésité?

Dans le cadre des Voies de l'équité, nous visons à :

  • repérer les programmes prometteurs qui pourraient être adaptés à différentes communautés ou différents contextes;
  • engager les intervenants concernés dans toutes les étapes de la recherche que nous finançons sur le diabète et l'obésité;
  • faire équipe avec d'autres organismes dans le financement de la recherche sur le diabète et l'obésité;
  • développer les capacités de recherche sur le diabète et l'obésité à l'échelle communautaire;
  • appliquer les connaissances issues de la recherche sous forme de programmes de prévention efficaces et culturellement adaptés.

Exemple de recherche sur le diabète et l'obésité financée par Voies de l'équité 

Améliorer la nutrition

Le Dr Michel Lucas et son équipe à l'Université Laval évalueront un programme de réduction des risques pour les femmes enceintes du Nunavik exposées à des contaminants dans la chaîne alimentaire, comme le mercure. Le programme encourage la consommation de l'omble de l'Arctique – un poisson nutritif contenant peu de contaminants – en livrant ce poisson une fois par semaine à des femmes enceintes vivant en bordure de la Baie d'Hudson. Les chercheurs évalueront l'acceptabilité du programme pour les femmes enceintes; son efficacité pour réduire l'absorption de contaminants; et son impact sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Les résultats du projet aideront les autorités de santé publique régionales à déterminer s'il convient de recommander l'expansion du programme à toutes les communautés du Nunavik.

Notes en bas de page

Note en bas de page 1

Phase 2 (2008-2010) de l'Enquête régionale sur la santé des Premières nations (ERS), Rapport national sur les adultes, les jeunes et les enfants vivant dans des collectivités des Premières nations, 76.

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Note en bas de page 2

Statistique Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Composante annuelle (ESCC) 2009-2010. Statistique Canada; 2010.

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Footnote 3

Phase 2 (2008-2010) de l'Enquête régionale sur la santé des Premières nations (ERS), Rapport national sur les adultes, les jeunes et les enfants vivant dans des collectivités des Premières nations (en anglais seulement).

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