Soins de santé communautaires de première ligne : profils de recherche

Introduction

En janvier 2012, le gouvernement du Canada a lancé une initiative phare dirigée par les IRSC visant à soutenir la recherche sur la prestation de SSCPL de grande qualité partout au pays. Dirigée conjointement par l'Institut des services et des politiques de la santé et l'Institut de la santé publique et des populations des IRSC, cette initiative phare vise à appuyer la réalisation de recherches originales sur des modèles innovateurs de prestation de soins, le renforcement des capacités pour assurer l'excellence de la recherche, ainsi que l'application pratique et politique des données de recherche. Elle reposera sur les deux principaux outils de financement ci-dessous.

  1. Les subventions d'équipe d'innovation en SSCPL appuient des équipes interdisciplinaires de chercheurs et de décideurs provenant de diverses sphères de compétence afin de mener d'excellentes recherches et d'offrir un encadrement et une formation d'ordre supérieur en recherche, conformément aux deux priorités suivantes :
    • l'accès aux soins pour les populations vulnérables;
    • la prévention et la prise en charge des maladies chroniques.
  2. Le Réseau des innovations en soins de santé intégrés et de première ligne est une composante clé de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) du Canada et de l'initiative phare SSCPL. Ce réseau de la SRAP permettra de soutenir la transformation et la prestation fondées sur des données probantes de soins de santé plus efficients et intégrés, pour contribuer à de meilleurs résultats cliniques et à de meilleurs résultats pour la santé des populations, l'équité en santé et le système de santé. Pour de plus amples renseignements sur le réseau, sa gouvernance et ses membres, voir la possibilité de subventions de développement de réseau.
  3. Bourses salariales en SSCPL
    Pour favoriser l'innovation, nous devons renforcer les capacités de recherche et le leadership qui permettront de transformer les soins de santé communautaires de première ligne. L'ISPP et l'ISPS investissent dans les nouveaux chercheurs et les chaires de recherche appliquée en santé publique.

Ce recueil fournit les profils des équipes des subventions d'équipe d'innovation et des bourses salariales financées dans le cadre de l’Initiative Phare SSCPL.

Équipes d’innovation

Les 12 équipes d’innovation en SSCPL constituent le principal investissement des IRSC dans le cadre de l’initiative phare SSCPL. Le montant accordé à chaque équipe est de 500 000 $ par année pour une période maximale de 5 ans. Réparties partout au Canada, ces équipes englobent des programmes relevant de diverses instances conçus pour améliorer l’accès aux SSCPL pour les populations vulnérables et contribuer à la prévention et à la prise en charge des maladies chroniques.

L'initiative phare SSCPL porte ses fruits grâce à des partenariats établis avec divers organismes provinciaux, nationaux et internationaux qui ont tout intérêt à appuyer l'amélioration des résultats pour le patient et le système. Au nombre des principaux partenaires externes du concours de subventions d'équipe SSCPL (2013-2018), mentionnons :

  • Fonds de recherche du Québec - Santé
  • Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé (en anglais seulement)
  • Institut de recherche en soins de santé primaires de l'Australie (en anglais seulement)
  • Conseil de recherche en santé de la Nouvelle-Zélande (en anglais seulement)

Projet ACCESS-MH (Atlantic Canada Children’s Effective Service Strategies in Mental Health)

Chercheur principal désignée : Marshall Godwin (Université Memorial de Terre-Neuve)

Chercheurs principaux : Rick Audas (Université Memorial de Terre-Neuve), Jacques Richard (Université de Moncton), Scott Ronis (Université du Nouveau-Brunswick), Kate Tilleczek (Université de l’Île-du-Prince-Édouard) et Michael Zhang (Université Saint Mary’s)

Enjeu : Santé mentale chez les enfants et les adolescents – Les enfants et les adolescents ayant un problème de santé mentale ou un trouble oppositionnel ainsi que leurs parents ou tuteurs comptent parmi les membres les plus vulnérables de la société canadienne. Vu la complexité de ces troubles, il est nécessaire d’adopter une approche interdisciplinaire et intersectorielle à l’égard du traitement et des soins.

Objectif : Améliorer l’accès aux services de santé mentale pour les enfants et les adolescents au Canada atlantique et l’expérience de ces derniers dans le réseau.

Priorité : Cinq problèmes de santé mentale graves ou très courants chez les enfants et les adolescents : troubles du spectre autistique (TSA), trouble des conduites, troubles de l’alimentation, anxiété et dépression.

Champ d’application : Provinces de l’Atlantique

Démarche : Nous adoptons une approche de sciences sociales élargie à l’égard de chacun de ces problèmes. Notre démarche comprend l’élaboration du profil du cheminement et du processus des patients, la recherche opérationnelle et l’analyse statistique de bases de données vastes et complexes visant à dresser un portrait global de la façon dont les enfants et les adolescents accèdent aux services et aux traitements et de leur expérience tant dans le réseau de santé que dans le système d’éducation (et potentiellement dans d’autres secteurs). Des lignes directrices sur les pratiques exemplaires ainsi qu’une série d’outils pour les fournisseurs de services seront élaborés pour faciliter la prise en charge et améliorer les résultats pour cette population vulnérable.

Équipe : Notre équipe de projet regroupe des médecins de première ligne, des responsables des politiques et des chercheurs de partout au Canada atlantique qui s’efforcent de comparer les expériences et les résultats de personnes de quatre régions.

Cocandidats : Bronwyn Davies, Colleen Simms, Roger Chafe, Olga Heath, Don McDonald, William Montelpare, Weiqui Yu, Reid Burke et Julie MacDonald.

Réalisations : Conception d’un site Web, conduite d’une analyse du contexte des services en santé mentale en général au Canada atlantique, création d’une approche novatrice axée sur le cheminement du patient pour les entrevues, qui comprend des questions semi-structurées, un processus d’appariement visuel et des éléments de photographie participative. Lancement au Nouveau-Brunswick d’un projet parallèle sur le cheminement des patients francophones. En partenariat avec SEAK (Socially and Emotionally Awards Kids Project), présentation du symposium sur la santé mentale des enfants et des jeunes de l’Institut d’été sur les collectivités sûres et en santé au Canada atlantique intitulé « Investissement dans la santé mentale des enfants et des jeunes – les Canadiens et Canadiennes de l’Atlantique s’investissent pour un avenir positif ». Ce symposium réunissait les principaux intervenants et décideurs des secteurs de l’éducation, de la justice et de la santé de partout au Canada atlantique autour du thème de la santé mentale chez les jeunes et les adolescents. Réalisation d’une évaluation des besoins et production d’un rapport pour l’Autism Society of Newfoundland and Labrador intitulé Report: Needs Assessment Survey Autism Community, Newfoundland and Labrador. Nombreuses publications, présentations et affiches dans le cadre de conférences, et entrevues accordées par différents membres de l’équipe.

Information supplémentaire : ACCESS-MH (en anglais seulement), Twitter : @access_MH, IÉA 2015

Équipe canadienne d’amélioration des soins communautaires contre le cancer dans tout le continuum (CanIMPACT)

Chercheuse principale désignée : Eva Grunfeld (Université de Toronto)

Cocandidats : Sandy Buchman, Margaret Fitch, Julie Gilbert, Jon Kerner, James Meuser, Carol Sawka, Donna Turner, Fiona Walks, Michèle Aubin, Melissa Brouwers, June Carroll, Craig Earle, Elizabeth Eisenhauer, Lise Fillion, Patte Groome, Ruth Heisey, Amna Husain, Jennifer Jones, Paul Krueger, Monika Krzyzanowska, Aisha Lofters, Donna Manca, John Maxted, Mary McBride, Baukje Miedema, Fiona Miller, Nicole Mittmann, Rahim Moineddin, Mary Ann O’Brien, Geoffrey Porter, Jeffrey Sisler, Jonathan Sussman, Fiona Webster, Marcy Winget

Enjeu : Soins aux personnes atteintes de cancer – Les patients atteints d’un cancer comptent sur une bonne coordination des soins entre leurs fournisseurs de soins primaires et les spécialistes du cancer tout au long de leur combat contre la maladie, du diagnostic à la rémission. Cependant, les problèmes de communication, de continuité et de coordination des soins sont fréquents et peuvent nuire à la qualité des soins ou générer de l’anxiété chez les patients et leur famille. Ces problèmes minent également l'efficience du système de santé.

Objectif : S’attaquer aux problèmes de continuité et de coordination des soins tout au long du parcours du patient.

Priorité : Notre recherche sera orientée vers quatre populations vulnérables (adultes âgés; population nordique, rurale ou isolée; personnes à faible revenu; immigrants), et le cancer du sein recevra une attention particulière.

Champ d’application : National

Démarche : Dans un premier temps, nous étudierons globalement les facteurs associés au manque de continuité et de coordination des soins dans sept provinces. Ensuite, nous écouterons les perspectives des patients et de leur famille sur ces aspects de leur expérience du cancer, puis ils examineront la littérature et les pratiques exemplaires au Canada. Enfin, nous examinerons l’état actuel des connaissances médicales et certaines pratiques exemplaires répertoriées à travers le Canada. À la lumière de ce que nous apprendrons, nous créerons une approche permettant d’aider les fournisseurs de soins, les spécialistes du cancer ainsi que les patients et leur famille à travailler ensemble afin d'améliorer la continuité et la coordination des soins tout au long du parcours de la lutte contre le cancer. Au terme de ce programme de recherche, nous formulerons des recommandations claires et réalisables visant à améliorer les soins aux patients atteints du cancer et l'efficience du système de santé.

Équipe : L’équipe CanIMPACT est un regroupement pancanadien de fournisseurs de soins de santé, de chercheurs et de décideurs qui s'engagent à améliorer les soins destinés aux patients atteints de cancer.

Cocandidats : Sandy Buchman, Margaret Fitch, Julie Gilbert, Jon Kerner, James Meuser, Carol Sawka, Donna Turner, Fiona Walks, Michèle Aubin, Melissa Brouwers, June Carroll, Craig Earle, Elizabeth Eisenhauer, Lise Fillion, Patte Groome, Ruth Heisey, Amna Husain, Jennifer Jones, Paul Krueger, Monika Krzyzanowska, Aisha Lofters, Donna Manca, John Maxted, Mary McBride, Baukje Miedema, Fiona Miller, Nicole Mittmann, Rahim Moineddin, Mary Ann O’Brien, Geoffrey Porter, Jeffrey Sisler, Jonathan Sussman, Fiona Webster, Marcy Winget

Réalisations : L’équipe a créé le CanIMPACT Casebook, un recueil décrivant 24 initiatives de soins primaires destinées particulièrement aux personnes atteintes de cancer partout au Canada. Ce document présente les similarités et les différences, les stratégies employées et leur évaluation, les facteurs limitants et facilitants ainsi que les connaissances acquises. Un examen systématique (sous presse) de la littérature évaluée par les pairs a également été réalisée afin de recenser les initiatives de soins primaires ayant cours ailleurs dans le monde ainsi que les outils qui les sous-tendent.

Information supplémentaire :

Le site Web de CanIMPACT (en anglais seulement)
Le document CanIMPACT Casebook (en anglais seulement)

Programme IMPACT (Innovative Models Promoting Access-to-Care Transformation) : Appuyer la mise en œuvre organisationnelle d’innovations en matière de soins de santé communautaires de première ligne afin d’améliorer l’accès aux soins pour les groupes vulnérables

Chercheuse principale désignée : Jeannie Haggerty (Université McGill)

Chercheurs principaux : Catherine Scott (Alberta Centre for Child, Family and Community Research), Simone Dahrouge (Institut de recherche Bruyère, Canada), Mark Harris (Université de Nouvelle-Galles du Sud), Jean-Frédéric Lévesque (Bureau of Health Information, Australie), Virginia Lewis (Université de La Trobe, Australie), Grant Russell (Université Monash, Australie), Nigel Stocks (Université d’Adélaïde, Australie)

Enjeu : Accès aux soins pour les groupes vulnérables – Les habitants les plus vulnérables du Canada et de l’Australie ont peu de connaissances en santé, ou se heurtent à des obstacles disproportionnés pour accéder à des soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL) de qualité. Pourtant, les deux nations prônent des principes d’équité en santé. Plusieurs administrations ont mis en place des changements visant à améliorer l’accessibilité aux SSCPL et la prestation de ces soins; toutefois, les bienfaits de ces changements sont souvent limités : souvent, les objectifs ne sont pas atteints chez tous les groupes visés.

Objectif : Concevoir, mettre en œuvre et évaluer des interventions locales visant à améliorer l’accès aux soins de santé de première ligne pour les membres les plus vulnérables de la communauté dans six régions et réduire le nombre de visites inutiles à l’urgence et d’hospitalisations évitables dans chacune.

Démarche : Il s’agit d’un programme de recherche quinquennal employant des processus participatifs et délibératifs pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer des innovations organisationnelles qui améliorent l’accès des populations vulnérables à des soins de première ligne. Les six partenariats régionaux devront fournir les ressources nécessaires pour mettre l’intervention en application. En retour, ils bénéficieront du soutien d’une équipe internationale de chercheurs se concentrant sur l’utilisation des données et des renseignements pour orienter leurs décisions concernant les lacunes dans l’accès, les populations cibles, les éléments des interventions organisationnelles pouvant servir à pallier les lacunes repérées (par l’élaboration d’une typologie d’interventions organisationnelles) et la mise en œuvre contextuelle de l’intervention retenue (appuyée par une synthèse réaliste pour chaque région et intervention), ainsi que pour évaluer les interventions mises en œuvre.

Champ d’application : Canada (Québec, Ontario, Alberta) et Australie (Nouvelle-Galles du Sud, Australie-Méridionale, Victoria)

Équipe : Collaboration australo-canadienne alliant six régions (Canada : Québec, Ontario, Alberta; Australie : Nouvelle-Galles du Sud, Australie-Méridionale, Victoria) et regroupant des partenariats locaux composés de professionnels, de décideurs, de chercheurs et d’intervenants communautaires des soins de première ligne.

Cocandidats : Mylaine Breton, François Chiocchio, Debbie Feldman, William Hogg, Christine Loignon, Scott Oddie, Pierre Pluye, Kevin Pottie, Shannon Spenceley, Erin Strumpf, Robert Wedel, Vivian Welch, Jenny Advocat, Colette Browning, Benjamin Crabtree, John Glover, Jane Gunn, Terry Haines , Anthony Harris, Paul Jennings, Riki Lane, Siaw-Teng Liaw, Donna Markham, Julie Mc Donald, Lisa McKenna, William Miller, Stephen Peckham, Gawaine Powell Davies, Martin Roland, Nicolas Senn, Ann Taylor, Nicholas Zwar, Denis A. Roy, Danièle Francoeur, Stephen Christley, Antoine Groulx, Lisa Halma, Jean Rodrigue, Shelly Park, Rene Pennock, Anne Peek

Réalisations : L’équipe du programme IMPACT a mis au point un cadre d’évaluation unique pour six différentes interventions. L’idée est de rendre possibles les comparaisons au sein d’un même pays et d’un pays à l’autre.

Le programme est depuis le début axé sur l’établissement de partenariats visant à financer des interventions à mettre en œuvre à l’échelle locale. Il s’agissait d’un pari risqué, mais le jeu en valait la chandelle.

Information supplémentaire : IMPACT

Transformation de la prestation des soins de santé de première ligne autochtones (FORGE AHEAD) : Innovations communautaires et outils de mise à l’échelle

Chercheur principal désigné : Stewart Harris (Université Western)

Enjeu : Services de prise en charge des maladies chroniques dans les communautés des Premières Nations : Compte tenu de la hausse et de l’impact extraordinaires des maladies chroniques dans les populations autochtones du Canada, le modèle existant de soins de santé généralement utilisé dans les communautés de Premières Nations doit être repensé en faveur d’un modèle qui intègre la prévention et la prise en charge des maladies chroniques.

Priorité : Diabète de type 2.

Champ d’application : 11 communautés des Premières Nations dans 6 provinces du Canada.

Objectif : Concevoir et évaluer des modèles de soins de première ligne dictés par les communautés, pertinents sur le plan culturel, qui favorisent la prise en charge des maladies chroniques et l’accès convenable aux services disponibles dans les communautés des Premières Nations au Canada.

Démarche : Une série de 10 projets interdépendants et progressifs qui favoriseront des initiatives dictées par la communauté où le diabète de type 2 sera la maladie centrale. FORGE AHEAD utilisera la recherche participative pour simultanément assurer une mise en œuvre adaptée à la culture et intégrer l’application des connaissances en faisant participer les parties prenantes à toutes les étapes du programme.

Aperçu des activités du programme

FORGE AHEAD - Aperçu des activités du programme - Description longue

Activités nationales

Activités préparatoires
  • Enquête de profil communautaire pour l'ensemble des 617 communautés de Premières Nations
  • Examen des pratiques exemplaires et des documents sur les politiques
  • Mise au point d'outils sur l'état de préparation

Activités engageant la communauté en profondeur (environ 14 communautés de Premières Nations)

Activités d'intervention
  • Consultations évaluant l'état de préparation de la communauté - Initiative d'amélioration de la qualité dictée par la communauté
  • Consultations évaluant l'état de préparation sur le plan clinique - Initiative d'amélioration de la qualité des soins cliniques
  • Système de surveillance et registre des cas de diabète - Initiative d'amélioration de la qualité des soins cliniques
Activités de synthèse
  • Consultations évaluant l'état de préparation communautaire et clinique
  • Validation des outils sur l'état de préparation
  • Analyse des coûts – indicateurs communs – évaluation du processus et données de surveillance
  • Mise au point d'un ensemble d'outils de mise à l'échelle

Équipe : Notre équipe de recherche multidisciplinaire et transfrontalière (en anglais seulement) comprend des représentants de communautés des Premières Nations, des fournisseurs de soins autochtones et non autochtones, des spécialistes des sciences cliniques, des chercheurs universitaires provenant d’un large éventail de disciplines dans tout le Canada et des responsables des politiques.

Cochercheurs : Ed Barre, Onil Bhattacharrya, David Dannenbaum, Keith Dawson, Roland Dyck, Jo-Ann Episkenew (in memory), Michael Green, Anthony Hanley, Barry Lavallee, Ann Macaulay, Alex McComber, Monica Parry, Sonja Reichert, Jonathan Salsberg, Amardeep Thind, Sheldon Tobe, Ellen Toth, Audrey Walsh, Lloy Wylie, Merrick Zwaranstein, Heather McDonald et Braden Te Hiwi.

Réalisations : L’équipe de FORGE AHEAD a mis en œuvre des activités d’intervention communautaires d’amélioration de la qualité en partenariat avec 11 communautés des Premières Nations. Ces activités visent à générer des initiatives communautaires et cliniques d’amélioration de la qualité menées par les intervenants pour la prévention et la prise en charge du diabète. Les membres de l’équipe clinique ont utilisé des outils et des ressources d’amélioration de la qualité pour mettre à l’essai de petits changements, par des cycles PEEA, en prestation de soins de première ligne – il s’agit d’innovations sur le terrain visant à améliorer la présence aux rendez-vous, la communication dans l’équipe clinique, le suivi des patients, l’utilisation des données issues des registres et de la surveillance pour centrer davantage les visites sur les patients et, enfin, l’expérience globale des patients. De plus, les membres de l’équipe communautaire, également par des cycles PEEA, ont mobilisé des ressources et les ont mises à contribution pour organiser des interventions destinées à augmenter l’activité physique, à mieux faire connaître le diabète et les programmes et services associés, à entreprendre des activités éducatives sur la nutrition et l’alimentation saine, et à établir des relations avec d’autres groupes communautaires afin d’améliorer les soins et la coordination.

Information supplémentaire :

Site Web (en anglais seulement). Le site comporte de l’information à jour sur le programme de recherche FORGE AHEAD ainsi que des liens vers la description du programme, le calendrier du programme, et les nouvelles et activités, où se trouve notre bulletin électronique.

Facebook (en anglais seulement)

Coordinateur de programme : Harsh Zaran
E: harsh.zaran@schulich.uwo.ca

Renseignements généraux : E: forgeahead@schulich.uwo.ca
T (toll-free): 1-855-858-6872
F (toll-free): 1-877-809-5108

Programme canadien de sensibilisation et de prise en charge des maladies chroniques (C ChAMP)

Chercheur principal désigné : Janusz Kaczorowski (Université de Montréal)

Chercheuses principales : Tamara Daly (Université York), Lisa Dolovich (Université McMaster), Marie-Thérèse Lussier (Université de Montréal) et Simone Dahrouge (Université d’Ottawa)

Enjeu : Prévention et prise en charge des maladies chroniques – Les maladies chroniques les plus courantes sont essentiellement le résultat combiné d’un petit ensemble de facteurs de risque modifiables bien établis, notamment le tabagisme, la sédentarité, la consommation excessive d’alcool et l’alimentation à très haute teneur en sodium. Ces facteurs de risque sont responsables de la hausse à l’échelle nationale et internationale de maladies chroniques telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Objectif : Améliorer les mesures de prévention et de prise en charge des maladies chroniques à l’échelle communautaire et dans la population en général.

Priorité : La santé cardiovasculaire chez les jeunes participants, les minorités ethniques (Asiatiques du sud) et les populations des grands centres urbains et suburbains.

Champ d’application : Ontario et Québec

Démarche : Dans la foulée du succès du Programme de sensibilisation à la santé cardiovasculaire (PSCC), C-ChAMP amènera l’équipe multidisciplinaire et intersectorielle à adapter le programme à diverses populations et à divers milieux, et à déterminer les conditions optimales pour la durabilité et d’évolution possible du programme.

Équipe : Spécialistes des sciences sociales, pharmaciens, médecins de famille, infirmières, spécialistes, épidémiologistes, biostatisticiens, économistes de la santé, décideurs, patients et bien d’autres pour l’équipe de recherche.

Cocandidats : Angelique Berg, Martine Montigny, Vasanthi Srinivasan, Sheldon Tobe, Farah Ahmad, Ricardo Angeles, Maria Chiu, Alexandra Fletcher, Ron Goeree, Johanne Goudreau, Charlotte Jones, Lyne Lalonde, Beatrice Mcdonough, Véronique Grenier, Michael Paterson, Jane South, Iffath Syed, Jean-Claude Tardif, Lehana Thabane, Karen Tu, Gina Agarwal et Danielle Wolfe.

Réalisations : Au départ, le PSCC a été créé pour les personnes âgées de secteurs de petite à moyenne taille. Dans son application actuelle, il s’étend aux jeunes adultes (Laval [Québec] et Markham [Ontario]), à certaines communautés ethniques (population asiatique du sud, Markham [Ontario]), aux personnes âgées vivant dans des logements subventionnés (Hamilton [Ontario]) et aux populations de grands centres urbains et suburbains de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec. Le programme est aussi offert dans différents nouveaux milieux, notamment au sein des équipes de santé familiale et dans les immeubles de logements subventionnés, les centres communautaires, les écoles, les bibliothèques et les lieux de culte. Les séances englobent désormais la sensibilisation et le dépistage en matière de prédiabète, de diabète de type 2 et de santé mentale, ainsi que la détection de la fibrillation auriculaire. Les méthodes de recrutement et de formation des bénévoles ont été adaptées pour répondre aux besoins des populations ciblées par le PSCC. Les séances sont offertes par des bénévoles recrutées localement (Laval [Québec]) dont l’âge correspond aux populations auxquelles elles s’adressent, des étudiants universitaires (Markham et Ottawa [Ontario]) ou des ambulanciers (Hamilton [Ontario]).

Le PSCC dépasse maintenant largement la portée prévue de la subvention octroyée à l’équipe de soins de santé communautaires de première ligne. Dans les deux dernières années seulement, le programme a recueilli plus de 11 millions de dollars en fonds de recherche additionnels pour adapter, mettre en œuvre et évaluer le PSCC, notamment chez les personnes âgées vivant en logement subventionné à Hamilton (Ontario), dans les pharmacies communautaires de l’Ontario et de l’Alberta (C-SPIN) et, plus récemment, dans l’une des régions les plus pauvres des Philippines – un premier pas en vue de cibler d’autres populations de pays à revenus moyens et faibles (PRMF). L’équipe travaille à adapter et à élargir le PSCC à d’autres PRMF ainsi qu’à mettre sur pied un comité consultatif avec des membres du Népal, de la Thaïlande et de la Tunisie.

Information supplémentaire : CHAP

Figure 1: Évolution du PSCC - Description longue

PSCC

Programme original

Programme de promotion de la santé et de la prévention des maladies cardiovasculaires et des AVC:

  • Destiné aux personnes âgées (65 ans et plus)
  • Mis en œuvre dans les secteurs de petite et de moyenne taille.
  • Mis en œuvre en Ontario et en Alberta.
  • Mise en relation des participants avec des fournisseurs de ressources communautaires.
  • Offert par des bénévoles formés.

Résultats mesurés

Démonstration de l’acceptabilité de la mise en œuvre et de la capacité à :

  • réduire la tension artérielle des participants;
  • encourager et soutenir les changements de mode de vie;
  • optimiser le régime posologique des participants.

Entrainant :

  • une réduction des hospitalisations pour AVC, infarctus aigu du myocarde et insuffisance cardiaque congestive chez les personnes de 65 ans et plus.
  • Une réduction des couts d’hospitalisation liés aux maladies cardiovasculaires.

Passage de PSCC à C-ChAMP

C-ChAMP

Résultats escomptés Approche de recherche
Avantages sociaux et économiques   Les groupes ethniques minoritaires
  • Une utilisation accrue des nouvelles technologies
  • Une intégration plus poussée et l'amélioration des rôles joués par les participants clés
  • Adaptation de la participation des bénévoles
Santé du population améliorée Populations plus jeunes
Développement du capacités Urbain et les banlieues
Développement des connaissances Communauté francophone

Innovations dans les soins de santé communautaires de première ligne appuyant la transformation de la santé des Premières Nations et des collectivités rurales/éloignées du Manitoba : iPHIT

Chercheur principal désigné : Alan Katz (Université du Manitoba)

Chercheurs principaux : Kathi Avery Kinew (Assemblée des chefs du Manitoba), David M. Greggory (Université de Regina), Josée G. Lavoie (Université du Manitoba)

Enjeu : Transformation des soins de santé de première ligne dans les communautés des Premières Nations rurales ou éloignées – le piètre état de santé et les hauts taux d’hospitalisation chez de nombreuses Première Nations prouvent le besoin d’investir dans des soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL) efficaces. Les faits donnent à penser qu’outre leur isolement et leur situation socioéconomique souvent défavorable, les Premières Nations et les collectivités rurales ou éloignées héritent souvent de décisions stratégiques prises en pensant aux centres urbains, ce qui peut nuire aux résultats sur la santé.

Objectif : Explorer ce que la communauté entend par « soins de santé de première ligne » et désigner des modèles de SSCPL efficaces pour les communautés des Premières Nations afin de permettre la création et la mise en œuvre de modèles de soins de santé qui amélioreront la portée et la prestation des services de SSCPL, et se traduiront par de meilleurs résultats.

Champ d’application : Huit communautés des Premières Nations rurales ou éloignées du Manitoba.

Démarche : Collaborer avec les communautés participantes pour comprendre l’état actuel des SSCPL chez les Premières Nations et dans les collectivités rurales ou éloignées du Manitoba, comprendre les perspectives locales sur la santé et les besoins à combler, et proposer des modèles de soins novateurs adaptés qui sont susceptibles d’améliorer la santé des collectivités. Des assistants de recherche sont recrutés et formés sur place pour soutenir la mise en œuvre du programme de recherche dans chacune des collectivités participantes. La dernière étape consistera à évaluer la mise en œuvre de certains de ces nouveaux modèles.

Équipe : La subvention du programme a facilité la création d’une relation de travail solide entre les chercheurs universitaires en soins de première ligne et une équipe dynamique de collaborateurs. Ces collaborateurs comprennent l’Assemblée des chefs du Manitoba (ACM), Nanaandewewigimig, le Secrétariat à la santé et au développement social des Premières Nations du Manitoba (établi par l’ACM en 2014), le MFN Centre for Aboriginal Health Research et huit communautés des Premières Nations.

Cocandidats : Norman Bone, Valerie Gideon, Avis Gray, Marcia Anderson, Melanie MacKinnon, Stephanie Sinclair, Leona Star

Réalisations : Les membres de l’équipe qui travaillent dans chacune des huit communautés des Premières Nations participant à l’initiative iPHIT ont recruté et formé des adjoints de recherche à l’échelle locale. Ces adjoints de recherche ont mené des entrevues qualitatives pour la première phase du programme de recherche et administré des sondages pour le projet d’indicateurs communs, en plus d’organiser des ateliers de rétroaction et de validation dans les collectivités respectives. Nos analyses des données administratives nous ont permis de tirer des conclusions intéressantes sur les hospitalisations pour lesquelles un suivi ambulatoire serait à privilégier au fil du temps dans divers modèles de services de soins de première ligne des communautés des Premières Nations.

Prochaines étapes : La transformation des soins de première ligne dans les communautés des Premières Nations doit être fondée sur les circonstances, les valeurs et la culture locales. Chacune des huit collectivités a des besoins uniques (tout comme les collectivités urbaines). Conséquemment, des plans de transformation particuliers pour chaque collectivité sont requis.

Faire avancer les soins de santé de première ligne pour les personnes vivant avec le VIH au Canada

Chercheuses principales désignées : Claire Kendall (Université d’Ottawa), Clare Liddy (2013-2016) (Institut de recherche Bruyère, Université d’Ottawa)

Chercheurs principaux : Shabnam Asghari (Université Memorial de Terre-Neuve), Marissa Becker (Université du Manitoba), Christopher P. Kaposy (Université Memorial de Terre-Neuve; 2013-2016), Sean B. Rourke (Réseau ontarien de traitement du VIH/sida)

Utilisateurs de connaissances principaux : Carla Loeppky (gouvernement du Manitoba), Frank McGee (ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario)

Enjeu : Grâce à l’amélioration des stratégies de soins et de traitement, les personnes atteintes du VIH ont une vie plus longue et une meilleure qualité de vie qu’avant. Ces progrès ont toutefois engendré de nouveaux défis. Autrefois une affection aigüe, le VIH est aujourd’hui une affection chronique caractérisée par plusieurs comorbidités. Des maladies associées au vieillissement, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, sont maintenant courantes chez cette population. Compte tenu de cette évolution, les modèles de prestation de soins liés au VIH pourraient ne plus répondre aux besoins de leur population cible.

Objectif : Mener le travail fondamental nécessaire pour réorienter la majorité des soins du VIH vers les milieux de soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL) tout en assurant le maintien des liens essentiels avec les spécialistes en soins du VIH. Nos recherches et nos interventions nous aideront à améliorer la capacité du secteur des soins de santé de première ligne à offrir des soins complets et intégrés en matière de VIH.

Champ d’application : Manitoba, Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador.

Démarche : Nous nous efforcerons de combler les lacunes dans le continuum de soins des personnes vivant avec le VIH en mettant au point des indicateurs de la qualité des soins, en adoptant des solutions de cybersanté destinées à appuyer la prise de décisions par les médecins et en élaborant des lignes directrices d’aide à la décision, des trousses d’outils et des protocoles d’autogestion pour aider les patients et les fournisseurs à mieux s’orienter dans le continuum de soins. Nos partenariats unissant milieux universitaires, politiques et communautaires et fournisseurs de soins nous aideront à mettre en application les connaissances que nous générons et à renforcer l’effet de notre stratégie d’application des connaissances. Ces partenariats faciliteront la dissémination des données probantes aux intervenants de tous les secteurs et nous aideront à transformer la capacité du secteur des soins de première ligne en vue d’offrir des soins complets et intégrés aux personnes vivant avec le VIH.

Cocandidats : Jill Allison, Tony Antoniou, Gordon Arbess, Jean Bacon, Ahmed Bayoumi, Christine Bibeau, Ann Burchell, Kimberley Burt, Tara Carnochan, Timothy Christie, Kayla Collins, Gerard Farrell, Richard Glazier, Dale Guenter, Jennifer Gunning, William Hogg, Laurie Ireland, Sharon Johnson, Erin Keely, Deborah Kelly, Jelani Kerr, Cynthia Kitson, Colin Kovacks, Mona Loufty, Philip Lundrigan, Douglas Manuel, Meaghan McLaren, Leonard Moore, Gerry Mugford, Elizabeth Muggah, Andrew Pinto, Kevin Pottie, Anita Rachlis, Robert Remis, Timothy Rogers, Ron Rosenes, Cheryl Schultz, Tina Sorensen, Monica Taljaard, Kednapa Thavorn, Mark Tyndall, Nancy Yu.

Réalisations

L’Équipe d’innovation VIH est en bonne voie de respecter les échéanciers proposés : certains projets sont terminés, et plusieurs sont en cours. Parmi les projets terminés, notons l’élaboration d’un cadre de rendement et de mesures (indicateurs) des soins communautaires offerts aux personnes vivant avec le VIH/sida, ainsi qu’un examen de la portée sur les points de vue des patients séropositifs quant à l’accès aux soins. L’assemblage des cohortes est terminé dans les trois provinces participantes (Manitoba, Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador), et une analyse détaillée des cohortes est en cours. Notre équipe pourra ainsi se servir de données réelles des cohortes administratives pour caractériser la cascade du traitement et orienter les interventions. Les analyses administratives réalisées ont permis de repérer des lacunes touchant entre autres les soins de fin de vie, le dépistage du cancer et l’établissement de ponts vers les soins après le diagnostic. Nous avons également mené une enquête auprès de cliniques de partout au pays offrant des soins aux personnes vivant avec le VIH/sida, et entamons une série d’entrevues d’informateurs essentiels afin de mieux comprendre les résultats de l’enquête (plus particulièrement les aspects du milieu médical axé sur les patients). On mène actuellement des sondages auprès des patients au moyen de l’outil Patient Activation Measure®. Une étude ethnographique organisationnelle menée au Manitoba et à Terre-Neuve-et-Labrador, dont les résultats seront publiés sous peu, s’est penchée sur les enjeux éthiques de l’offre de soins aux personnes vivant avec le VIH/sida. Plusieurs projets visant à comprendre les soutiens à l’autogestion destinés à la population cible en sont à l’étape de la conception et devraient être mis en œuvre aux années 4 et 5.

À la réunion sur les SSCPL qui se tiendra en octobre 2016, nous soulignerons les réussites du service de consultation en ligne Champlain BASEMC (pour Building Access to Specialists through eConsultation, soit améliorer l’accès aux spécialistes grâce à la consultation électronique). Ce service consiste à utiliser la consultation électronique pour améliorer la communication intraprofessionnelle et vise à offrir ainsi aux Canadiens un accès plus rapide à des soins spécialisés. Grandement efficace, il a été mis en œuvre dans deux régions sanitaires de l’Ontario. Un projet pilote devrait également être lancé à l’automne 2016 à Terre-Neuve-et-Labrador. Grâce à la participation de l’équipe BASE à des partenariats nationaux, notamment par les liens tissés dans le cadre de cette collaboration sur les SSCPL, plusieurs régions sanitaires et provinces souhaiteraient adopter des services semblables utilisant ce modèle de soins éprouvés, notamment en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Manitoba, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Le service de consultation en ligne Champlain BASEMC est devenu un chef de file mondial dans la consultation électronique et continue de promouvoir ce modèle de soins novateur, efficace et économique – une innovation bienvenue dans les services de santé.

Information supplémentaire :

www.lhiv.ca/accueil
The Champlain BASE eConsult Service (en anglais seulement)

Mise en œuvre de modèles de soins de première ligne pour les personnes âgées aux besoins complexes

Chercheur principal désigné : Walter Wodchis (Université de Toronto)

Chercheurs principaux : Tim Kenealy (Université d’Auckland), Mylaine Breton (Université de Sherbrooke)

Utilisateurs des connaissances principaux : Fredrika Scarth (ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario), Karen Evison (ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande)

Priorité : Approches pour porter à grande échelle des interventions fructueuses – La plupart des pays veulent connaître les meilleurs modèles de prestation des SSCPL pour faire face aux défis naissants de la prise en charge des maladies chroniques et améliorer la valeur du système de santé. Les gens ont besoin d’un système de santé qui répond à leurs besoins, qu’ils soient simples et ponctuels, ou complexes et continus. Les décideurs du système de santé doivent savoir ce qu’ils peuvent faire pour faciliter l’innovation qui se traduit par de meilleurs soins, une amélioration de la santé de la population et un contrôle des coûts. Les cliniciens ont besoin de modèles de prestation des soins davantage axés sur la collaboration qui facilitent les soins centrés sur le patient, particulièrement pour les personnes dont les besoins sont complexes.

Objectif : Le but de ce programme de recherche est de comprendre comment porter à plus grande échelle les modèles innovateurs fructueux de SSCPL. Un modèle populationnel qui améliore l’accès et la qualité des contacts occasionnels pour la plupart des gens ainsi que des soins intensifs bien gérés pour les personnes dont les besoins sont complexes et la prise en charge est coûteuse sont nécessaires pour que les soins et la santé s’améliorent, et que les coûts soient contrôlés.

Démarche : Nous mettrons en œuvre un programme de recherche en trois phases au Canada et en Nouvelle-Zélande qui nous permettra de découvrir, d’élaborer et de comparer des modèles de prestation innovateurs des SSCPL, et d’évaluer les conditions contextuelles de leur succès ou de leur échec.

Champ d’application : Québec, Ontario et Nouvelle-Zélande

Cocandidats : Melissa Farrell, James Meloche, Geoffrey Anderson, Ross Baker, Janet Barnsley, Peter Carswell, Martin Connolly, Yves Couturier, Jean-Louis Denis, Janet Durbin, Dominique Gagnon, Tim Kenealy, Anna Koné Péfoyo, Kerry Kuluski, Fiona Miller, John Parsons, Nicolette Sheridan, Ross Upshur, Paul Williams.

Réalisations : L’équipe iCOACH (Mise en œuvre de modèles de soins intégrés pour les personnes âgées aux besoins complexes) a sollicité les décideurs et travaillé de concert avec eux depuis les débuts de l’initiative, qui vise à comprendre comment porter à plus grande échelle les modèles innovateurs efficaces de SSCPL. L’équipe a déjà eu l’occasion de mettre en commun les résultats préliminaires et les recommandations avec des intervenants clés des systèmes de santé : directeurs, sous-ministres adjoints et sous-ministre. Nous en sommes maintenant à planifier l’application de nos connaissances dans la mise en place d’une initiative de soins intégrés à l’échelle provinciale en Ontario. La parution d’un numéro spécial de l’International Journal of Integrated Care contenant 10 manuscrits rédigés par l’équipe est prévue pour la fin de l’automne 2016.

Innovations centrées sur le patient pour les cas de multimorbidité

Chercheuse principale désignée : Moira Stewart (Université Western)

Chercheur principal : Martin Fortin (Université de Sherbrooke)

Enjeu : La prévention et la prise en charge des maladies chroniques centrées sur le patient – Les hommes et les femmes souffrant d’une maladie chronique sont susceptibles d’être atteints de plus d’une affection, alors que le système de soins de santé est principalement conçu pour n’en traiter qu’une seule à la fois.

Objectif : Notre équipe propose des innovations pour la prévention et la prise en charge des maladies chroniques qui permettront de mettre l’accent sur la multimorbidité plutôt que sur la présence d’une seule affection, de considérer non seulement la maladie, mais également le patient en contexte, et d’éliminer le cloisonnement du système de soins de santé en faveur de collaborations coordonnées.

Démarche : La recherche proposée sera menée auprès des hommes et des femmes séparément et se divisera en trois parties. La première sera une synthèse réaliste des initiatives existantes de prévention et de prise en charge des maladies chroniques; la deuxième, une étude qualitative des innovations; la troisième, une mise à l’essai des innovations dans la perspective des résultats sur la santé et le système de soins de santé. La mise à l’essai comportera une analyse des caractéristiques de genre des patients et des patientes sous l’angle de la situation professionnelle, de l’état matrimonial, de la situation familiale, de l’engagement social et de l’identité de genre. Nous nous attendons à des changements par rapport à d’importants résultats intermédiaires, selon la perception même des patients et patientes (autonomisation et auto-prise en charge, détresse psychologique, auto-efficacité dans la prise en charge des maladies chroniques, qualité de vie), ainsi qu’à l’utilisation des services de santé et aux coûts.

Champ d’application : Ontario, Québec, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick

Cocandidats : Martine Couture, Paul Huras, Onil Bhattacharyya, Judith Brown, Maud-Christine Chouinard, Frances Gallagher, Richard Glazier, William Hogg, Alan Katz, Christine Loignon, Jonathan Sussman, Amardeep Thind, Walter Wodchis, Sabrina Wong, Merrick Zwarenstein, Valérie Emond, Tara Sampalli, Sonja Reichert, Roxanne Borges Da Silva, Helena Piccinini-Vallis, Mathieu Belanger, [À confirmer : Jocelyn Charles, Pauline Pariser, Thuynga Pham].

Réalisations : L’équipe des innovations centrées sur le patient (PACE) en cas de multimorbidité a réalisé une analyse de l’environnement et une synthèse réaliste des initiatives de prévention et de prise en charge des maladies chroniques liées à la réforme des soins primaires, afin de cerner les facteurs de réussite ou d’échec. À la suite de ce travail, l’équipe a réalisé une trousse de prévention et de prise en charge des maladies chroniques, présentée à différents publics dans trois provinces.

Grâce à l’engagement d’intervenants clés et de décideurs au sein de leur équipe, l’équipe PACE en cas de multimorbidité a également pu distiller l’information recueillie et décider d’un programme à évaluer au Québec, et d’un autre en Ontario. Les systèmes de santé du Québec et de l’Ontario ont été façonnés et guidés par une histoire, des priorités, des contextes politiques et des réalités financières différentes, ainsi que par les objectifs actuels de chaque gouvernement. Les interventions retenues découlent du monde réel de la pratique et des politiques, et répondent aux besoins de chacun des gouvernements de trouver de meilleurs programmes de prévention et de prise en charge des maladies chroniques. Bien que les programmes soient différents, ils permettront d’évaluer et de comparer les mesures de résultats communes et de faciliter la reproduction à plus grande échelle de modèles concluants.

En Ontario, l’équipe évaluera le programme Telemedicine Impact Plus, qui est basé sur des soins centrés sur le patient visant les cas les plus complexes. Ce programme offre des soins coordonnés en favorisant la mise en place d’une équipe interdisciplinaire dont le patient fait partie, par téléconférence, afin d’aider à améliorer les résultats des soins et de limiter les visites superflues aux urgences.

Au Québec, l’équipe PACE en cas de multimorbidité évaluera la Démarche intégrée de prévention et de gestion des maladies chroniques – Région 02 (DIMAC02), un programme visant à rendre accessible, dans les groupes de médecine familiale, une intervention interdisciplinaire éducative centrée sur le patient et visant les maladies chroniques multiples. Le programme vise aussi à accroître la communication entre les groupes de médecine familiale et les acteurs du système de santé à l’échelle régionale afin d’améliorer le suivi des soins.

Selon Martine Couture, présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le programme de recherche PACE en cas de multimorbidité « a permis que les innovations du programme québécois soient améliorées et mises en place à l’échelle de toute la région du Saguenay, une incidence majeure. L’équipe de recherche m’a mise à contribution tout au long du processus, de la rédaction de la proposition à la mise en œuvre et à l’évaluation. »

Information supplémentaire : http://paceinmm.recherche.usherbrooke.ca/fr/index/

Approches communautaires innovatrices pour promouvoir le vieillissement optimal des personnes âgées atteintes de multiples maladies chroniques et de leurs soignants

Chercheuse principale désignée : Jenny Ploeg (Université McMaster)

Chercheurs principaux : Kaiyan Fu (ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario), Anne Hayes (ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario), Maureen Frances Markle-Reid (Université McMaster)

Enjeu : Vieillissement optimal à domicile – Avec le vieillissement sans précédent de la population, les personnes âgées aux prises avec deux maladies chroniques ou plus constituent une priorité de santé publique. Ces personnes comptent pour 40 % des cas d’utilisation signalée des soins de santé chez les aînés au Canada, et le recours aux services de santé croît à mesure que le nombre de maladies chroniques augmente. La multiplicité des maladies chroniques peut réduire la capacité d’auto-prise en charge des patients et leur adhésion au traitement, ce qui fait augmenter la probabilité d’effets indésirables sur la santé.

Objectif : L’objectif du Service de recherche sur la santé et le vieillissement des collectivités est de concevoir, de mettre en œuvre, d’évaluer et de mettre en application de nouvelles interventions intégrées et centrées sur le patient, qui amélioreront la situation des patients et des soignants tout en réduisant les coûts, dans le but de promouvoir le vieillissement optimal à domicile.

Champ d’application : Alberta et Ontario

Démarche : Mener six études interreliées, en Alberta et en Ontario, ciblant la prévention et la gestion de la multiplicité des maladies chroniques chez les personnes âgées vivant au sein de leur communauté, ainsi que le soutien aux aidants naturels. Les objectifs de la recherche sont les suivants : 1) comprendre comment les aînés souffrant de deux maladies chroniques ou plus, les aidants naturels et les professionnels de la santé gèrent la multiplicité des maladies chroniques; 2) examiner les facteurs, les résultats sur la santé et les coûts associés aux maladies chroniques multiples; 3) étudier la faisabilité et l’acceptabilité d’interventions à plusieurs volets visant à promouvoir la santé ou la gestion autonome des affections chroniques telles que la mise en place d’équipes interdisciplinaires, de soutien par les pairs, de facilitateurs et de soutien sur support mobile ou en ligne et 4) évaluer l’efficacité de ces interventions sur la situation du patient et du soignant, ainsi que les coûts encourus.

Équipe : Ce programme pancanadien financé par les IRSC est mené par une équipe interdisciplinaire de chercheurs, de scientifiques et de cliniciens spécialistes de la santé, elle-même conseillée par les parties intéressées telles que les patients et leur famille, ainsi que les décideurs supérieurs du système de santé. Le programme comprend une stratégie active de renforcement des capacités, menée par des stagiaires.

Cocandidats : Carol Anderson, Melissa Farrell, Susan Paetkau, Noori Akhtar-Danesh, Susan Baptiste, Duane Bender, Wendy Duggleby, Anna-Marie Emili, Sid Feldman, Dorothy Forbes, Kimberly Fraser, Amiram Gafni, Rebecca Ganann, Anna Garnett, Sunita Ghosh, Margaret Gibson, Lauren Griffith, Andrea Grunier, Sandra Hirst, Sharon Kaasalainen, Janice Keefe, Nancy Matthew-Maich, Carrie McAiney, Christopher Patterson, Shelley Peacock, Carlos Rojas-Fernandez, Cheryl Sadowski, Jean Triscott, Ross Upshur, Ruta Valaitis, Allison Williams.

Réalisations : Trois interventions sont en cours d’évaluation dans le cadre d’essais contrôlés randomisés pragmatiques à plusieurs sites en Alberta et en Ontario. Elles comprennent des essais d’une trousse de transition en ligne pour les aidants naturels des personnes atteintes d’affections chroniques multiples et de démence, un programme de partenariat communautaire pour les personnes âgées atteintes de multiples maladies chroniques et de diabète de type 2 et vivant dans la communauté, ainsi qu’un programme de partenariat communautaire pour les personnes âgées atteintes de multiples maladies chroniques et de maladies cardiovasculaires qui sont des usagers de soins à domicile (seulement en Ontario).

Information supplémentaire :

Site Web : https://achru.mcmaster.ca/ (en anglais seulement)

Transformer la prestation des SSCPL par des mesures et des rapports de rendement exhaustifs

Chercheuse principale désignée : Sabrina Wong (Université de la Colombie-Britannique)

Chercheurs principaux : Bill Hogg (Institut de recherche Bruyère), Fred Burge (Université Dalhousie)

Enjeu : Processus exhaustif de mesure du rendement et de production de rapport visant l’amélioration de la qualité des soins. Grâce à un système de soins communautaires de première ligne, ou SSCPL, les Canadiens auront accès à des soins de santé plus équitables qui se traduiront par de meilleurs résultats pour la population, et ce, à moindres coûts. Le Canada a investi des sommes considérables dans le renouvellement des systèmes de SSCPL au cours des dix dernières années. Or, aucun système d’information n’a été mis en place pour assurer le suivi et déterminer si ces efforts permettent vraiment d’améliorer l’efficacité des SSCPL ou la qualité des soins de santé au Canada.

Objectif : Améliorer l’approche scientifique et la production de rapports sur le rendement des SSCPL pour montrer qu’il est possible et utile de comparer les mesures du rendement des SSCPL en produisant, à l’échelle régionale, des rapports qui pourront éclairer les futures innovations en matière de prestation et d’organisation des services de soins de santé de première ligne.

Démarche : Mener quatre études étroitement liées visant l’atteinte des cinq objectifs suivants : comparer les mesures du rendement des SSCPL et l’équité en matière de soins de santé entre les régions, y compris le rendement comparatif pour les cas complexes de patients vulnérables; examiner les facteurs contextuels qui pourraient expliquer les écarts entre les régions; mettre au point et évaluer une approche de production de rapports nationaux sur le rendement des SSCPL fondée sur les priorités et les formules optimales d’établissement de rapports; cerner les innovations en matière de prestation de services associées à un meilleur rendement des SSCPL et à l’équité en matière de soins de santé; examiner des solutions technologiques rentables pour le développement d’un système d’information sur les SSCPL et créer une capacité réelle de régler les problèmes dans un milieu d’apprentissage.

Champ d’application : Colombie-Britannique, Ontario, Nouvelle-Écosse

Cocandidats : Julia Abelson, Medhi Ammi, Mary Byrnes, John Campbell, Heather Davidson, Khaled El-Emam, Rick Gibson, Richard Glazier, Anna Greenberg, Jeannie Haggerty, Sharon Johnston, Alan Katz, Victoria Lee, Jacques Lemelin, Ruth Martin-Misener, Kim McGrail, Paul Roumeliotis, Tara Sampalli, Claudia SanMartin, Cathie Scott, Walter Wodchis

Collaborateurs : Annette Browne, Phil Emberley, Marilyn Ford-Gilboe, Bev Holmes, Anthony Mar, Monica Taljaard, Colleen Varcoe

Réalisations : Jusqu’à ce jour, l’équipe de la TRANSFORMATION a recueilli des déclarations sur l’expérience des patients, des données sur l’impact et les résultats auprès de plus de 2 000 patients en soins de première ligne dans la zone centrale (Nouvelle-Écosse), dans l’est de l’Ontario et à Fraser East (Colombie-Britannique). L’équipe a également invité des patients en soins de première ligne à participer à des débats dans ces trois régions, et a procédé à l’analyse d’un document de politique pour évaluer l’orientation des innovations en matière de SSCPL. L’équipe a formé des comités consultatifs actifs d’intervenants internationaux et régionaux, a participé à des initiatives locales de mesure du rendement à l’échelle du Canada et a développé ses compétences et celles des stagiaires pour l’utilisation de méthodes et d’outils de recherche pertinents. L’équipe a également collaboré à la mise au point d’un indice de vulnérabilité sociale, qui sera utilisé dans le cadre de la production de rapports sur l’équité en santé. Son travail suggère qu’il est important de segmenter les populations pour vérifier l’efficacité des soins de santé de première ligne dans divers domaines. L’équipe TRANSFORMATION a également piloté un système de sondage automatisé permettant de recueillir des données sur l’expérience des patients. Il s’agit d’un système rentable et novateur. Du jamais vu au Canada. D’autres projets pilotes ont été lancés dans d’autres régions. Le travail de l’équipe a également donné lieu à de nouvelles collaborations avec une entreprise de logiciels.

Information supplémentaire :

Site Web : www.transformationphc.ca

Twitter : @transformphc

Transformer les soins de santé de première ligne dans les collectivités éloignées du Nord : L’équipe d’innovation Système de santé circumpolaire [CIRCHSIT]

Chercheur principal désigné : Kue Young (Université de l’Alberta)

Chercheurs principaux : Michael Jong (régie régionale de la santé Labrador–Grenfell), James D. Ford (Université McGill), Josée G. Lavoie (Université du Manitoba, Centre de recherche en santé autochtone), Arto E. Ohinmaa (Université de l’Alberta), Mason White (Université de Toronto)

Enjeu : Santé des collectivités éloignées du Nord – Les soins de santé dans le Nord du Canada ne sont pas une sinécure du fait d’une population éloignée et très dispersée, de conditions environnementales difficiles et du faible déploiement de professionnels de la santé sur le territoire. Malgré des dépenses par habitant qui sont parmi les plus importantes dans le monde, les résultats sur la santé accusent toujours un retard par rapport au reste du Canada, et des écarts sur le plan de la santé subsistent entre les populations autochtones et non autochtones du Nord.

Objectif : L’équipe d’innovation Système de santé circumpolaire [CircHSIT] a pour but de produire des données probantes pour les mettre au service de la transformation des soins de première ligne (SPL) dans les collectivités éloignées du Nord du Canada par la conception, la mise en œuvre et l’évaluation d’interventions sur les systèmes de santé et d’innovations technologiques.

Champ d’application : Territoires du Nord-Ouest, Nunavut et Labrador. D’autres régions circumpolaires (Alaska, Groenland, pays scandinaves et Russie) seront couvertes dans des examens comparatifs de politiques/statistiques, mais pas dans le travail sur le terrain.

Démarche : L’équipe CircHSIT mise sur le renforcement des capacités communautaires en vue de contribuer et de participer pleinement à l’amélioration des systèmes de santé, et de travailler avec les décideurs pour assurer l’application rapide des produits de la recherche. L’équipe CircHSIT comprend trois composantes principales. Dans la première, l’équipe explore les possibilités d’action en matière de SPL et évalue le rendement des systèmes de santé des régions circumpolaires. Dans la deuxième, les chercheurs conçoivent des innovations à différentes étapes du parcours thérapeutique des patients, soit avant, durant et après la rencontre. Ils étudient les urgences médicales qui surviennent sur le terrain hors de portée de toute aide professionnelle, de nouveaux modèles d’architecture de soins de santé, un registre panterritorial des maladies chroniques pour la surveillance des soins cliniques, l’utilisation de la télésanté pour la gestion des maladies chroniques, les perspectives des fournisseurs de soins de première ligne sur les décisions en matière d’évacuation médicale, et la simplification des mécanismes de recommandation et de transfert des patients de leurs collectivités aux hôpitaux régionaux. La troisième composante est consacrée au renforcement des capacités, en particulier à l’établissement de centres de recherche dans le Nord et au mentorat de professeurs établis dans le Nord.

Cocandidats : Ewan Affleck, Adalsteinn Brown, Susan Chatwood, Gwen Healey

Faits saillants : L’équipe CircHSIT a réussi à établir un nouveau Centre de données de recherche de Statistique Canada à Yellowknife – le premier centre du genre hébergé hors d’une université. Cela donne accès à des ensembles de données tirés de divers sondages nationaux et permet à l’équipe d’examiner des questions comme l’accès aux soins de santé dans le Nord à l’aide de données ventilées selon la région et le groupe ethnique.

En avril 2016, l’équipe a organisé une conférence internationale sur le thème Transformer les soins de santé dans les collectivités éloignées, qui a attiré 150 participants de sept pays issus du milieu universitaire, des secteurs public et privé et d’organismes de santé et communautaires. Cela a permis à l’équipe de présenter ses conclusions à mi-parcours et de rencontrer de nouveaux partenaires potentiels partageant des intérêts similaires. La conférence a été ouverte par le ministre de la Santé des T.N.-O., et les sous-ministres de la Santé des T.N.-O.et du Nunavut y ont fait des présentations.

Bourses salariales pour nouveau chercheur

Le Programme de bourses salariales pour nouveau chercheur vise à offrir aux nouveaux chercheurs exceptionnels l’occasion de devenir autonome et de démontrer qu’ils peuvent entreprendre et mener à terme des recherches en santé grâce à une contribution salariale. Un nouveau chercheur est une personne qui a déjà travaillé comme chercheur à temps plein pendant une période de 0 à 60 mois.

L’Institut des services et des politiques de la santé des IRSC (ISPS) et l’Institut de la santé publique et des populations (ISPP), par l’intermédiaire de l’initiative phare SSCPL, ont financé 13 bourses de nouveau chercheur dans le domaine de la SSCPL pour la recherche portant principalement sur des modèles novateurs en prévention et prise en charge des SSCPL et/ou sur l’amélioration de l’accès des populations vulnérables à des SSCPL. Les nouveaux chercheurs reçoivent 60 000 $ par année pour un maximum de 5 ans.

Technologies interactives pour les soins de première ligne en santé mentale

Nouveau chercheur : Dre Farah Ahmad

Courte biographie : La Dre Farah Ahmad est chercheuse en services de santé spécialisée dans les soins de première ligne, la santé psychosociale, les populations vulnérables et les innovations en cybersanté, ainsi que professeure dont la philosophie est de « promouvoir l’accès équitable aux soins de santé par la recherche appliquée, l’enseignement et le service à la communauté ». Elle travaille avec des plans de recherche à méthodes mixtes (essais contrôlés randomisés, entrevues de fond, groupes de réflexion, schématisation conceptuelle). Elle donne des cours en informatique de la santé, en cybersanté, en promotion de la santé, en santé et en migration, ainsi que sur les méthodes de recherche.

Enjeu : Les problèmes de santé mentale représentent un lourd fardeau. Au Canada, on estime que chaque année, 20 % de la population souffre d’un problème de santé mentale, ce qui entraîne des coûts annuels directs de 51 milliards de dollars (Santé Canada 2002; Lim 2008). De plus, la détection précoce des problèmes et l’accès aux soins demeurent problématiques malgré l’existence de traitements efficaces pour les problèmes de santé mentale courants. Cela est préoccupant puisque la dépression risque de devenir le plus important problème de santé au Canada d’ici 2030. Dans le contexte de la récession économique mondiale, les besoins en santé mentale augmentent, et surtout parmi les populations vulnérables. Or, les ressources du système sont limitées, et cela oblige à trouver des moyens novateurs et efficaces d’inciter les patients et les cliniciens à s’occuper sans tarder des problèmes de santé mentale socialement délicats. À cette fin, des technologies de cybersanté interactives conviviales en contexte de soins de première ligne multidisciplinaire pourraient faciliter l’évaluation des risques, ainsi que l’éducation et l’aiguillage des patients, et ainsi donner plus de pouvoir aux patients et aux cliniciens simultanément.

Priorité : Problèmes de santé mentale courants (p. ex. dépression, anxiété généralisée, TSPT, alcoolisme)

Champ d’application : Ontario

Démarche : Le programme de recherche proposé d’une durée de cinq ans permettra d’étudier la prestation des soins de santé mentale et les résultats cliniques en recourant à des outils d’évaluation des risques pour la santé (ERS) assistés par ordinateur multilingues, personnalisés et interactifs dans la salle d’attente des lieux de prestation des soins de première ligne par des équipes multidisciplinaires (p. ex. centres de santé communautaire, cliniques dirigées par des infirmières praticiennes, équipes de médecine familiale). Cette solution intègre les résultats de la recherche en cours ou terminée sur l’accès aux soins de première ligne, la santé mentale/violence, la cybersanté et les populations vulnérables. La Dre Ahmad envisage d’élargir ce type de modèle thérapeutique facilité par l’ERS pour y inclure plusieurs problèmes de santé mentale et groupes particuliers, et d’exploiter les progrès de la technologie mobile et le couplage de données. Cela pourrait avoir des implications sur la formation aux cycles supérieurs et la diffusion, au niveau du système, de modèles thérapeutiques efficaces pour la détection et le traitement précoces des maladies mentales, tout en développant les capacités d’évaluation de la santé mentale et de repérage des tendances à l’échelle des populations pour guider les politiques en vue d’une répartition optimale des ressources.

Équipe : Chercheurs, cliniciens, gestionnaires de programme, responsables des politiques, stagiaires, industrie de la TI

Réalisations : L’approche innovatrice de la Dre Ahmad lui a permis d’obtenir une bourse de nouveau chercheur du ministère du Développement économique et de l’Innovation, et d’être reconnue comme « leader de la recherche » de l’Université York en 2014. Sa recherche sur l’enquête interactive d’évaluation des clients assistée par ordinateur (ICCAS) pour la santé mentale a mené à plusieurs présentations, à la formation d’étudiants et à la production de trois articles : Médecin de famille canadien (sous presse), BMC Health Services Research (sous presse), CMAJ Open (à l’étude). À partir des données probantes tirées d’un ECR pilote, elle prévoit tester une intervention hybride dans le cadre d’un essai multisite faisant appel à l’ICCAS et aux soins concertés pour la santé mentale dans les lieux de prestation des soins de première ligne aux populations vulnérables. Elle a étendu son programme de recherche à la santé mentale des jeunes sur les campus universitaires, et a réussi à obtenir des fonds du PPIC des IRSC pour le projet « Santé mentale des étudiants : aide virtuelle sur le campus ».

Information supplémentaire :

http://health.yorku.ca/health-profiles/index.php?mid=977852

http://health.research.yorku.ca/six-connected-themes/farah-ahmad/

Soins contre l’arthrite chez les populations autochtones

Nouvelle chercheuse : Dre Cheryl Barnabe

Courte biographie : La Dre Cheryl Barnabe a fait ses études de premier cycle, ses études médicales et sa spécialisation en médecine interne à l’Université du Manitoba. Elle a ensuite fait un stage de recherche en rhumatologie et une maîtrise en épidémiologie clinique à l’Université de Calgary en 2006, avec la bourse d’études supérieures en rhumatologie d’UBC Canada, de la Société d’arthrite et de la Société canadienne de rhumatologie. Elle est actuellement professeure agrégée à la Division de rhumatologie (Département de médecine) et au Département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Calgary.

Enjeu : L’arthrite est la maladie chronique la plus répandue dans les communautés autochtones du Canada, et elle a des effets délétères sur la santé physique et mentale des personnes. Elle a des répercussions sur les activités courantes de la vie et la capacité de travailler et de participer à la vie de la communauté. Les patients autochtones ont moins accès à des traitements que la population en général, ce qui entraîne des conséquences encore plus graves.

Objectif : Proposer de nouvelles façons de fournir des soins de santé qui permettent de mieux servir les communautés autochtones.

Priorité : Traitements et soins contre l’arthrite.

Champ d’application : À l’échelle locale, de nouveaux modèles de soins contre l’arthrite que j’ai élaborés et qui font partie intégrante de la structure de soins de première ligne sont actuellement appliqués et évalués dans tout le sud de l’Alberta. Je travaille avec le Réseau clinique stratégique pour la santé des os et des articulations et le Réseau clinique stratégique pour la santé populationnelle, publique et autochtone pour faire en sorte que l’évaluation de ces nouveaux modèles débouche sur le financement de leur déploiement dans toute la province de l’Alberta. À l’échelle nationale, je préside le comité sur les soins optimaux de la Société canadienne de rhumatologie, et je dirigerai des initiatives de formation sur la prestation des soins de santé aux Autochtones pour les rhumatologues. Je siège aussi au comité consultatif sur la santé des Autochtones du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, guidant les révisions des programmes actuels pour garantir que la formation en santé des Autochtones fait partie intégrante des programmes de formation en résidence et de la formation médicale continue. Ainsi, le résultat de ma recherche sera un effectif en rhumatologie préparé, au minimum, à mieux collaborer avec les soignants de première ligne et à fournir d’excellents soins aux patients autochtones, quand ces soins ne sont pas fournis directement dans un établissement de première ligne (ce qui serait l’idéal).

Démarche : J’ai réalisé toutes les études pertinentes pour définir le fardeau de l’arthrite chez les populations autochtones, et déterminé là où les soins étaient lacunaires. Des modèles de soins inspirés de ces résultats ont été élaborés et mis en œuvre dans plusieurs centres, et font actuellement l’objet d’une évaluation sous l’angle de l’acceptabilité et de l’efficacité.

Équipe : Je collabore avec plusieurs communautés autochtones et leurs membres, organisations autochtones, organisations provinciales de soins de santé et organismes professionnels nationaux, ainsi qu’avec des chercheurs universitaires dans le secteur des soins de première ligne ou celui des soins spécialisés.

Réalisations : Des fonds ont été garantis pour améliorer le modèle de soins à une clinique existante. Un boursier postdoctoral à mon laboratoire (le Dr A. Loyola-Sanchez) a reçu une bourse postdoctorale Banting des IRSC pour examiner la durabilité d’un nouveau modèle de soins dans une communauté rurale des Premières Nations, étape cruciale avant d’étendre le modèle de soins à d’autres communautés. Le modèle de soins initial est maintenant mis en œuvre directement à quatre endroits différents (en milieu urbain et dans des réserves).

Optimiser l’efficacité de notre système de soins de santé de première ligne

Nouvelle chercheuse : Dre Simone Dahrouge

Courte biographie : La Dre Dahrouge est directrice de la recherche et directrice adjointe du Département de médecine familiale (Ottawa, Ontario). Elle est chercheuse à l’Institut de recherche Bruyère (Ottawa, Ontario). Elle possède un doctorat en santé des populations et une maîtrise en épidémiologie de l’Université d’Ottawa. Sa recherche actuelle porte sur l’organisation de la recherche sur les services de santé de première ligne et son effet sur la qualité des soins. Elle bénéficie d’une bourse salariale de nouveau chercheur des IRSC (2013-2018). Son principal intérêt est la compréhension de la façon dont les soins de première ligne peuvent être structurés pour optimiser la qualité et l’équité des soins fournis.

Enjeu : Les soins de première ligne sont les soins fournis par les médecins de famille, les infirmières et les autres professionnels de la santé aux personnes et aux familles dans la communauté. Un système de soins de santé de première ligne fort répond efficacement aux besoins de sa population, ce qui se traduit par des communautés en santé et des coûts réduits. Le Canada a investi des milliards de dollars pour rendre son système de soins de santé de première ligne plus accessible, efficace et juste. Malgré ces investissements, le système de soins de santé canadien a un certain nombre de failles, avec pour résultat que certains groupes reçoivent des soins de qualité inférieure à la moyenne.

Objectif : Le but de mon programme de recherche est de produire des données probantes au sujet des approches pouvant le plus aider à combler les failles actuelles qui empêchent un accès équitable aux soins de première ligne, et de suggérer des changements de politique.

Priorité : Populations marginalisées, y compris les personnes qui font face à des obstacles d’ordre linguistique, qui ont des problèmes de santé mentale, et qui sont isolées sur le plan social.

Champ d’application : Nombre de projets auxquels je participe sont des collaborations interprovinciales et internationales; toutefois, mon travail au sein de ces équipes concerne habituellement la réalité ontarienne.

Démarche : J’étudie la grande variabilité dans la structure de la pratique des soins de santé de première ligne en Ontario pour comprendre quelles innovations ont vraisemblablement contribué à optimiser les soins. Une grande partie de mon programme porte sur le travail de mise en œuvre. Par exemple, nous travaillons actuellement à un projet qui permettra d’évaluer si un intervenant-pivot non professionnel rattaché aux pratiques de soins de première ligne peut aider les personnes à faire une utilisation appropriée des services de santé communautaire et sociaux dont elles ont besoin. Nous ciblons toutes les personnes dont l’accès aux services est entravé, mais nous nous intéressons en particulier à l’expérience des francophones en situation minoritaire.

Équipe : Je travaille étroitement avec les planificateurs régionaux de la santé, les soignants de première ligne et les patients au sein de populations vulnérables pour guider le projet d’intervenant-pivot de l’étape de la création à celle de l’application à grande échelle. Ce groupe a travaillé à établir les priorités et à choisir l’intervention, et il s’assure que l’approche convient à tous.

Cocandidats/chefs d’équipe : J’ai la chance de travailler avec une équipe de chercheurs reconnus à l’échelle nationale et internationale (subvention d’équipe des IRSC : IMPACT et INSPIRE-PHC FRSS), ainsi qu’avec les responsables du dossier de la santé des francophones (Groupe de travail sur les communautés francophones de l’Ontario).

Réalisations : Mon programme de recherche est relativement jeune, et ce qui en résulte à ce jour est la formation de précieux partenariats et l’obtention d’un financement. Vous trouverez une liste de subventions ici-bas.

Année Source CP ou CoI* Type Montant
06/2016
-
09/2018
Ontario Strategy for Patient-Oriented Research (SPOR).
Centre For Patient Engagement in Primary Care
NPI Government $ 101,668
12/2016
-
12/2017
Canadian Institutes of Health Research (CIHR)
Pan-Canadian SPOR Network in Primary & Integrated Health Care Innovations
Examiner les innovations pour soutenir les patients défavorisés ayant des besoins de santé communautaires complexes et intégrés
Co-PI Granting Council $67,400
04/2016

04/2020
Canadian Institutes of Health Research (CIHR) Ontario SPOR– IMPACT Award
Navigation implementation and support to optimize access to appropriate community services for Francophones living in minority situations
NPI Government $749,450
07/2015

09/2018
Canadian Institutes of Health Research (CIHR)
Ontario SPOR - IMPACT Award
A Pragmatic Strategy Empowering Paramedics to Assess Low-Risk Trauma Patients with the Canadian C-Spine Rule and Selectively Transport them Without Immobilization (PI : Vaillancourt, C.)
CoI Granting Council $1,456,990
07/2015

04/2017
Ontario Ministry of Health and Long Term Care
Applied Health Research Question (AHRQ) – Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES)
Nurse Practitioner Practice Pattern in Primary Care
Pi Government $22,556
03/2015

02/2018
Canadian Institutes of Health Research (CIHR)
Open Competition – Operating Grant
Incentives and disincentives for treating depression and anxiety in Ontario Family Health Teams (PI: Ashcroft, R. R.)
CoI Granting Council $291,571
07/2013

03/2018
Canadian Institutes of Health Research (CIHR) (in partnership with the Australian Primary Health Care Research Institute)
Team Grant: Community-Based Primary Healthcare
Innovative Models Promoting Access and Coverage Team (IMPACT)
Co-PI Granting Council $4,938,600
04/2013

03/2018
Canadian Institutes of Health Research (CIHR)
Team Grant: Community-Based Primary Healthcare
Canadian Chronic disease Awareness and Management Program (C-CHAMP)
PI
Sept, 2015
Granting Council $2,496,975

Équipe chargée d’étudier les effets de la maladie pulmonaire obstructive chronique (cohorte)

Nouvelle chercheuse : Dre Andrea Gershon

Courte biographie : La Dre Gershon est chercheuse à l'Institut de recherche en services de santé et au Sunnybrook Research Institute, pneumologue au Sunnybrook Health Sciences Centre et professeure agrégée à l'Université de Toronto. De plus, elle dirige le programme de santé respiratoire de l'Institut de recherche en services de santé et a reçu la bourse pour la recherche translationnelle de la Physicians Services Foundation, en 2013. Ses recherches portent sur les effets sur la santé, les services de santé ainsi que l’innocuité et l'efficacité des médicaments chez les personnes atteintes d'une maladie respiratoire chronique, plus précisément, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et l'asthme.

Enjeu : La MPOC, également nommée emphysème ou bronchite chronique, est la troisième cause principale de décès dans le monde. Au Canada, chez les adultes de 35 ans ou plus, elle touche environ une personne sur quatre et représente la cause la plus fréquente des maladies chroniques qui mènent à des hospitalisations uniques ou répétées.

Objectif : Mon objectif consiste à apporter des améliorations substantielles et durables aux soins que reçoivent les Canadiens atteints d’une MPOC. Ces progrès auront des effets positifs sur la santé de ces personnes et réduiront la pression sur notre système de santé déjà surchargé.

Priorité : Les Canadiens atteints d’une MPOC.

Démarche : Des sources de données sur la santé des populations – notamment des données administratives sur la santé, des bases de données cliniques et des dossiers médicaux électroniques — ainsi que des techniques novatrices d'analyse serviront à examiner la vie quotidienne de personnes aux prises avec une MPOC.

Les quatre objectifs de ma recherche et de mon programme d'application des connaissances sont les suivants :

  1. créer de nouvelles connaissances qui permettront d'améliorer les soins cliniques et les politiques pour les personnes vivant avec la MPOC;
  2. cerner et combler les lacunes qui font obstacle à l’accès à des soins adéquats fondés sur des données probantes contre la MPOC;
  3. veiller à ce que les résultats des recherches servent à améliorer les soins cliniques et les politiques relatifs à la MPOC, et à ce qu'au bout du compte, ils contribuent à améliorer la santé des gens et le système de santé;
  4. former et encadrer la prochaine génération de chercheurs sur les maladies respiratoires et de spécialistes de l'application des connaissances.

Équipe : Je collabore étroitement avec un réseau de praticiens, de décideurs et d'intervenants engagés, qui veillent à ce que nos résultats soient des plus pertinents et servent à améliorer les soins cliniques et à élaborer des politiques en matière de santé.

Information supplémentaire : [en anglais] :

http://sunnybrook.ca/research/team/member.asp?t=11&m=418&page=172

http://www.ices.on.ca/About-ICES/ICES-Scientists/G/Andrea-Gershon

http://ihpme.utoronto.ca/faculty/andrea-s-gershon/

Stratégies visant à améliorer la qualité des soins : l’essai ISLAND (Trial of Interventions to Support Long-term Adherence and Decrease cardiovascular events post-myocardial infarction), un essai sur les interventions visant à soutenir l’observance thérapeutique à long terme et à diminuer les accidents cardiovasculaires survenant après un infarctus du myocarde; une approche programmatique pour optimiser les inspections et la rétroaction en vue d’améliorer les processus de soins

Nouveau chercheur : Dr Noah Ivers

Courte biographie : le Dr Noah Ivers est chercheur à l’Institut de recherche du Women's College et médecin de famille au Women’s College Hospital. Il est également scientifique agrégé à l’Institut de recherche en services de santé et professeur adjoint au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur l’élaboration et l’évaluation systématiques d’initiatives visant l’amélioration de la qualité des soins primaires. Il intègre des principes issus des sciences comportementales à la conception d’interventions complexes et utilise des principes d’épidémiologie clinique et de recherche en services de santé pour évaluer ces interventions. Ses travaux portent essentiellement sur l’utilisation de données pour orienter les décisions en matière de soins de santé au moyen d’initiatives visant les professionnels de la santé, telles que l’inspection et la rétroaction, ainsi que sur des rappels personnalisés adressés aux patients afin de permettre la prestation de soins fondés sur des données probantes et axés sur le patient. De concert avec les intervenants du système de santé, il s’efforce de mettre en place des interventions de grande envergure qui pourraient permettre d’éliminer le fossé entre les connaissances scientifiques et la pratique et d’évaluer ces lacunes par des moyens pragmatiques comme des essais randomisés en grappes.

Enjeu : Essai ISLAND : Les patients qui ont déjà subi une crise cardiaque présentent des taux élevés de récurrence de problèmes cardiaques et même de décès. Heureusement, il existe des médicaments qui aident à réduire ce risque. De plus, les personnes qui ont déjà subi une crise cardiaque peuvent réduire davantage leur risque en participant à des programmes de réadaptation dans lesquels ils font de l’exercice physique et acquièrent des connaissances sur l’adoption d’un mode de vie sain et l’importance de prendre ses médicaments. Cependant, seulement 30 à 40 % des patients participent à un programme de réadaptation en santé cardiaque et seulement 50 % prennent encore adéquatement leurs médicaments pour le cœur après un an.

INSPECTION ET RÉTROACTION : Le fossé qui subsiste entre les connaissances scientifiques et la pratique fait partie des constatations les plus communes. L’une des stratégies d'amélioration de la qualité les plus répandues consiste à procéder à une inspection et à fournir une rétroaction, c’est-à-dire à faire une évaluation de la pratique des professionnels de la santé, des équipes et/ou des organisations et à présenter ces données de manière à induire des changements rapides.

Objectifs : Essai ISLAND : Évaluer des stratégies visant à augmenter la proportion de patients qui continuent à prendre leurs médicaments et qui participent à un programme de réadaptation en santé cardiaque.

INSPECTION ET RÉTROACTION : Déterminer les façons de mettre en œuvre l’inspection et la rétroaction afin de maximiser la probabilité que l’intervention produise une amélioration de la qualité des soins.

Priorité : Essai ISLAND : Centres de soins des maladies cardiaques où des angiographies sont pratiquées.

INSPECTION ET RÉTROACTION : Organismes provinciaux responsables d’évaluer et d’améliorer la qualité des soins de santé.

Champ d'application : Échelle provinciale : Ontario – avec possibilité d’émulation dans d’autres territoires de compétence.

Démarche : Essai ISLAND : Des patients qui ont subi une crise cardiaque sont répartis aléatoirement dans l’un des trois groupes suivants : a) norme de soins – aucun rappel n’est envoyé; b) série de lettres envoyées par la poste; c) lettres et série d’appels téléphoniques automatisés, avec suivi téléphonique supplémentaire effectué par un travailleur non spécialisé du milieu de la santé auprès des patients qui ont cessé de prendre leurs médicaments. Nous communiquerons avec les patients après un an afin de vérifier s’ils prennent toujours tous leurs médicaments et s’ils ont participé à un programme de réadaptation en santé cardiaque. Nous évaluerons également l’utilisation des soins de santé, y compris les taux de récurrence des crises cardiaques dans chaque groupe. Nous comparerons ensuite les coûts et les avantages de chaque stratégie.

INSPECTION ET RÉTROACTION : Des essais randomisés en grappes seront menés de manière séquentielle et compareront différentes façons de créer les rapports de rétroaction sur le rendement qui seront envoyés aux médecins partout en province en vue de déterminer comment l’effet de tels « bulletins » pourrait être optimisé.

Équipe : Je travaille sur tous les aspects en partenariat avec les décideurs et les responsables des orientations politiques concernés afin d’assurer que les résultats mènent à des politiques durables.

Cocandidats/membres de l’équipe : Un grand nombre des membres de l’équipe participent à ces projets.

Réalisations : : Essai ISLAND : Plus de 2 700 patients ont été recrutés pour participer à l’essai multicentrique randomisé. Nous avons mobilisé les décideurs concernés dans chaque centre et à l’échelle de la province; ils attendent les résultats de l’essai pour éclairer la prise de décisions en matière de politiques.

INSPECTION ET RÉTROACTION : En collaboration avec Qualité des services de santé Ontario et d’autres organismes provinciaux, nous évaluerons des approches pour optimiser la conception des « bulletins » destinés aux médecins. Un essai conçu selon un plan factoriel 2 x 2 sera lancé à l’automne 2016.

Information supplémentaire :

Site wen (en Anglais seulement):

DFCM: UofT http://www.dfcm.utoronto.ca/research/researchers/nivers.htm
Google Scholar https://scholar.google.ca/citations?user=_QCFLl0AAAAJ&hl=en
ICES http://www.ices.on.ca/About-ICES/ICES-Scientists/I/Noah-Ivers
IHPME http://ihpme.utoronto.ca/faculty/noah-michael-ivers/
Ossu http://ossu.ca/impact-awards/impact-award-ivers/
PubMed http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=noah+ivers
Researchgate https://www.researchgate.net/profile/Noah_Ivers
Twitter https://twitter.com/noahivers?lang=en
WCRI http://www.womensresearch.ca/researchers/core-faculty/Noah-Ivers,-MD,-PhD,-CCFP

Programme de recherche en santé mentale périnatale

Nouvelle chercheuse : Dre Dawn Kingston

Courte biographie : La recherche de la Dre Kingston vise ce qui suit : 1) cerner et éliminer les obstacles systémiques et individuels à l’obtention de services de santé mentale en période périnatale en mettant au point, à l’essai et en application de nouvelles approches fondées sur une technologie clinique efficiente pour le dépistage, l’aiguillage et le traitement des personnes en première ligne; 2) comprendre les mécanismes à l’origine des conséquences des problèmes de santé mentale périnatale à long terme pour la mère et l’enfant. Dawn a obtenu un financement de plus de 3 millions de dollars à titre de chercheuse principale en appui à cette recherche, y compris cette bourse de nouveau chercheur des IRSC et une bourse de transition de chercheur en début de carrière du Centre de recherche sur les enfants, la famille et la communauté de l’Alberta. Elle aime beaucoup travailler avec son équipe de recherche et attribue en grande partie le succès de sa recherche à sa grande compétence et à son approche audacieuse en matière d’innovation.

Enjeu : Les problèmes de santé mentale font partie des morbidités périnatales les plus communes, affligeant une Canadienne sur quatre pendant et après sa grossesse. Toutefois, plus de 85 % des femmes en période prénatale et postnatale ne reçoivent pas les soins de santé mentale dont elles ont besoin. Les problèmes de santé mentale chez ces femmes vulnérables sont donc très peu diagnostiqués et peu traités. Par ailleurs, on en sait très peu sur la façon dont la mauvaise santé mentale de la mère affecte le développement et la santé mentale de son enfant.

Objectif : Améliorer les services de santé mentale périnatale et mieux comprendre l’incidence de l’état de santé mentale de la mère sur le développement et la santé mentale de son enfant.

Priorité : Décisions en matière de dépistage et de traitement des femmes pendant la grossesse et en période postnatale

Démarche : Réalisation d’une série d’études interreliées sur les principaux objectifs poursuivis. Les deux études fondamentales du plan sont des essais financés par les IRSC très bien cotés (1er, 4e) qui permettent d’évaluer l’efficacité clinique et la rentabilité des nouvelles approches en soins de santé mentale périnatale de première ligne : 1) cyberdépistage en santé mentale chez les femmes en période prénatale et postnatale; 2) modèle intégré de cyberdépistage/algorithme de prise de décision électronique/thérapie en ligne pour femmes enceintes.

Équipe : Équipe de recherche multidisciplinaire et multisite, composée de membres de la scène provinciale, nationale et internationale, collaborant avec des décideurs et des utilisateurs.

Prévenir les incapacités liées au travail par des mesures d’adaptation

Nouvelle chercheuse : Dre Vicki Kristman

Courte biographie : La Dre Vicki Kristman est professeure agrégée au Département des sciences de la santé de l’Université Lakehead et scientifique associée à l’Institut de recherche sur le travail et la santé, en plus de détenir un poste à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto et d’être membre du comité de rédaction du Journal of Occupational Rehabilitation. Titulaire d’une maitrise de l’Université Queen’s et d’un doctorat en santé publique de l’Université de Toronto, elle a déjà reçu une bourse de recherche postdoctorale des IRSC en prévention des incapacités liées au travail et en épidémiologie de l’Institut de recherche de l’Hôpital Toronto Western, membre du Réseau universitaire de santé. Parmi ses intérêts de recherche, notons entre autres l’influence des facteurs du milieu de travail sur les incapacités liées au travail, plus précisément l’influence des supérieurs et des mesures d’adaptation. Elle s’intéresse principalement aux lésions musculosquelettiques et cérébrales. Elle utilise une approche épidémiologique axée sur les études de cohorte, les essais randomisés et les revues systématiques d’études observationnelles.

Enjeu : Avec le vieillissement de la population active à l’échelle mondiale, les incapacités liées au travail constituent un problème de santé de plus en plus répandu. Les supérieurs des travailleurs blessés ont un rôle important à jouer dans la prévention des absences prolongées. En leur fournissant des outils pour améliorer leurs réactions et leur capacité à s’adapter aux travailleurs ayant subi des lésions musculosquelettiques ou vivant avec une autre incapacité liée au travail, nous pourrions favoriser la santé des travailleurs et les résultats associés aux incapacités.

Objectif : Prévenir les incapacités liées au travail en misant sur les mesures d’adaptation

Priorité : Je me concentre principalement sur les lésions musculosquelettiques et cérébrales. Cela dit, j’étudie également les problèmes de santé mentale, qui sont considérés depuis peu comme de très importants signes précurseurs des incapacités liées au travail.

Champ d’application : Au Canada, les systèmes d’indemnisation des accidents du travail sont gérés par les provinces. J’utilise toutefois une approche nationale et internationale, car je suis d’avis que les mesures d’adaptation peuvent s’appliquer dans plusieurs pays, provinces ou territoires.

Démarche : Le programme de recherche est axé sur trois questions précises : 1) Comment les intervenants peuvent-ils déterminer ou élaborer les mesures d’adaptation nécessaires pour les travailleurs qui souhaitent reprendre le travail? 2) Comment les employeurs et les milieux de travail peuvent-ils favoriser l’adoption de telles mesures? 3) Comment peut-on mesurer et démontrer les avantages de ces mesures sur le plan de la santé et de l’économie pour tous les intervenants? Pour répondre à ces questions, nous utilisons différentes approches de recherche en plus de notre approche épidémiologique. Les réponses à ces questions nous indiqueront la meilleure façon de prévenir les incapacités liées au travail par des mesures d’adaptation.

Équipe : L’équipe est composée de plusieurs chercheurs canadiens et internationaux, de salariés, d’étudiants et de représentants de commissions des accidents du travail, de syndicats et d’organismes de santé et de sécurité au travail.

Cocandidats/Membres de l’équipe : Patrick Loisel (U. de T); Sheilah Hogg-Johnson (IRTS); Monique Gignac (IRTS); Kelly Williams-Whitt (Université de Lethbridge); Marc Corbière (UQAM); Karen Harlos (U. Winnipeg); William Shaw (Liberty Mutual Research Institute for Safety); Ben Amick (Université internationale de Floride); Cecile Boot (EMGO Netherlands)

Réalisations : Titulaire d’une bourse de nouveaux chercheurs du ministère de la Recherche et de l’Innovation de l’Ontario visant à permettre à deux étudiants à la maitrise et à un stagiaire postdoctoral de participer à son programme de recherche. (Objectif des SSCPL : Établir une capacité interdisciplinaire et interprofessionnelle pour la production, la synthèse et l’application des connaissances issues de la recherche sur les SSCPL, y compris la formation et le mentorat des nouveaux stagiaires, chercheurs et scientifiques professionnels de la santé dans le domaine des SSCPL)

Invitée à participer à la Conférence de Hopkinton pour diriger la rédaction d’un article sur l’amélioration de la recherche sur les pratiques des employeurs visant à prévenir les incapacités, article s’attardant plus particulièrement aux facteurs en milieu de travail.

Par l’intermédiaire du Bureau de santé du district de Thunder Bay, récipiendaire d’une subvention du ministère du Travail de l’Ontario intitulée « La santé mentale au travail : de la norme à l’action » dans le cadre du Programme de prévention et d’innovation pour la santé et la sécurité au travail. Cette subvention vise à aider les employeurs du Nord de l’Ontario à répondre aux normes en matière de sécurité psychologique en milieu de travail et à évaluer les mesures de formation et de marketing social connexes.

Dans le cadre du concours de demandes de recherche scientifique de la Commission des accidents du travail du Manitoba, récipiendaire d’une subvention sur les perspectives des supérieurs et des travailleurs concernant les mesures d’adaptation pour les troubles de santé mentale en milieu de travail. Cette subvention vise à mieux comprendre les facteurs influant sur la capacité des supérieurs à fournir ce type de mesures.

Soins de première ligne aux enfants : un programme de recherche visant l’amélioration de la qualité

Nouvelle chercheuse : Dre Patricia T Li

Courte biographie : La Dre Li étudie l’organisation et la prestation des services de santé aux enfants, notamment les soins de première ligne et les soins pour des maladies infantiles courantes comme l’asthme. Elle réalise actuellement une étude sur la qualité des soins de première ligne prodigués aux enfants québécois, s’intéressant particulièrement aux écarts entre les résultats cliniques des enfants vulnérables, notamment ceux ayant des statuts socioéconomiques différents et ceux atteints de maladies chroniques. Elle étudie également les données probantes à l’appui des pratiques de consultation préventive de routine chez les fournisseurs de soins de première ligne. Ses travaux visent la collaboration avec de nouveaux utilisateurs des connaissances (décideurs et administrateurs des systèmes de santé, cliniciens praticiens) en vue d’influer sur les politiques de santé et la prestation des soins aux enfants.

Enjeu : Au Canada, des réformes ont été menées en vue d’améliorer le système de soins de première ligne. Le gouvernement du Québec a instauré de nouvelles façons pour les médecins de famille d’exercer leur profession au sein de groupes de médecine de famille (GMF) ou de cliniques réseau. Nous en savons encore peu sur les soins de première ligne prodigués aux enfants québécois, sinon qu’ils englobent les consultations auprès d’un médecin pour la prise en charge et la prévention de problèmes de santé. Un enfant qui reçoit des soins de première ligne peut voir une amélioration de son état de santé général et avoir moins souvent besoin de se rendre à l’hôpital. Il se pourrait que ces soins soient particulièrement avantageux pour les enfants qui vivent dans la pauvreté ou qui sont atteints de maladies chroniques comme l’asthme.

Objectif : Éclairer les politiques et les pratiques concernant la qualité des soins de première ligne prodigués aux enfants canadiens.

Priorité : Nos travaux sont axés sur des troubles infantiles (asthme, diabète, maladies complexes, obésité, sommeil) qui représentent un lourd fardeau pour les enfants atteints et pour le système de santé, et dont les résultats peuvent être améliorés par des soins préventifs.

Champ d’application : Province de Québec.

Démarche : Premièrement, à l’échelle organisationnelle, la Dre Li étudie les effets des réformes des soins de première ligne sur les résultats cliniques des enfants québécois et des enfants vulnérables. Elle utilise les banques de données provinciales recensant toutes les consultations auprès de médecins et dans les hôpitaux pour déterminer le nombre d’enfants qui ont un médecin, qui ces enfants consultent, et si les GMF ou les cliniques réseau offrent de meilleurs soins aux enfants. Elle constatera si la réforme des soins de première ligne a réduit les inégalités importantes en matière de santé entre les enfants favorisés et défavorisés. Deuxièmement, à l’échelle des fournisseurs de soins de première ligne, la Dre Li étudie des façons de contribuer à la prestation de soins préventifs par la conception et la mise en place d’outils pour ces fournisseurs, et par l’approfondissement des connaissances des médecins.

Équipe : Décideurs, chercheurs et utilisateurs finaux (cliniciens et parents).

Information supplémentaire :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/myncbi/1h_Yak-0LxWAu/bibliography/48361631/public/?sort=date&direction=descending

Approche mixte pour alléger le fardeau des fractures pour le système de santé

Nouvelle chercheuse : Dre Joanna Sale

Courte biographie : Joanna Sale est une épidémiologiste clinicienne qui s’intéresse actuellement aux écarts entre les données probantes et les soins prodigués pour les maladies musculosquelettiques; à la consommation de médicaments; à la perspective du patient; aux personnes âgées souffrant de plusieurs maladies chroniques; et aux modèles de modification comportementale. Bien que son domaine de recherche principal soit l’ostéoporose (patients souffrant de fractures ostéoporotiques ou de fragilisation), elle participe aussi à des projets en lien avec la douleur, l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète, l’asthme et la maladie de Parkinson. Membre à part entière de l’école des études supérieures, elle coordonne le cours Introduction aux méthodes qualitatives pour la recherche sur les services et les politiques de santé (HSR1001H) à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé à l’Université de Toronto.

Enjeu : Les fractures de fragilisation surviennent après qu’une personne ait glissé, ait trébuché ou soit tombée d’une hauteur ne dépassant pas sa taille en position debout (par exemple, glisser sur de la glace et se fracturer un poignet). En général, ce type de fracture est un prédicteur de fractures à venir et un signe de mauvaise santé osseuse à traiter. Il existe des traitements éprouvés pour réduire les risques de fractures futures, notamment la vitamine D, le calcium et, souvent, la pharmacothérapie. Cependant, il arrive souvent que les victimes de fracture ne reçoivent pas de recommandations thérapeutiques pour leur santé osseuse, ou ne les suivent pas. Cela pourrait s’expliquer de plusieurs façons. L’une d’elles pourrait être que le concept de risque de fracture est nouveau et que les patients et les fournisseurs de soins sont peu familiarisés avec les niveaux de risque. Une autre raison pourrait être que les patients qui ont besoin de traitement pour la santé osseuse souffrent d’autres problèmes qui sont considérés plus graves et qui relèguent le reste au second plan.

Objectif : La recherche proposée vise à déterminer comment encourager les patients à suivre les recommandations thérapeutiques pour la santé osseuse après une fracture.

Priorité : Nous nous concentrons sur deux secteurs d’étude liés à la gestion des patients après une fracture : 1) interprétation du concept de « risque modéré » par les patients; et 2) moyens employés par les patients souffrant de comorbidité pour gérer leur santé osseuse.

Champ d’application : Local, régional et provincial.

Démarche : Nous utilisons plusieurs méthodes pour la recherche proposée. Nous interrogeons des patients qui se présentent à des cliniques locales de dépistage des fractures et utilisons une base de données locale et provinciale pour effectuer des analyses quantitatives. De plus, nous avons effectué un examen de la portée en 2015 pour vérifier les connaissances existantes sur ce qui advient des personnes qui ont reçu un pronostic de risque modéré de fracture future au Canada.

Équipe : L’équipe se compose de décideurs, de chercheurs et d’utilisateurs finaux (cliniciens et patients).

Cocandidats/Membres de l’équipe : Jusqu’à présent, les projets ci-dessus ont mobilisé les personnes suivantes : Dorcas Beaton (Hôpital St. Michael), Earl Bogoch (Hôpital St. Michael), Monique Gignac (Institut de recherche sur le travail et la santé), Gillian Hawker (Université de Toronto), Joanne Ho (Hôpital St. Michael), Ravi Jain (Ostéoporose Canada), Victoria Elliot-Gibson (Hôpital St. Michael), Larry Funnell (Ostéoporose Canada), Gilles Boire (Université de Sherbrooke), Marie-Claude Beaulieu (Université de Sherbrooke), David Lightfoot (Hôpital St. Michael), Kosalan Akilan (stagiaire d’été, Hôpital St. Michael) et Kevin Senior (stagiaire d’été, Hôpital St. Michael).

Information SUPPLÉMENTAIRE :

Sale et al. What do we know about individuals who are assessed as being at moderate risk for future fracture in Canada? Health 2015;7(5):1-7.

Améliorer les soins palliatifs à domicile et en milieu communautaire par l’innovation en soins de santé de première ligne

Nouveau chercheur : Dr Hsien-Yeang Seow

Courte biographie : Hsien Seow est professeur agrégé au Département d’oncologie de l’Université McMaster et titulaire de la chaire de recherche du Canada en soins palliatifs, cancer et innovation au niveau du système de santé. Il a aussi été titulaire de la chaire de recherche en services de santé d’Action Cancer Ontario et d’une bourse de nouveau chercheur des Instituts de recherche en santé du Canada. Le Dr Seow a obtenu un doctorat en politique et gestion des soins de santé de l’École de santé publique Johns Hopkins et un baccalauréat de l’Université Yale. Chercheur dans le domaine des services de santé, il s’emploie à améliorer la qualité et la prestation des services de soins palliatifs aux patients atteints d’un cancer ou d’autres maladies graves et chroniques.

Enjeu : Les patients mourants peuvent souffrir de nombreux symptômes non maitrisés, par exemple la douleur et l’essoufflement. De plus, ils vivent une détresse psychologique et affective importante. Lorsqu’on ne répond pas aux besoins des patients en fin de vie, ceux-ci doivent souvent se rendre à l’urgence ou être hospitalisés, ce qui coute très cher. Les soins palliatifs visent à améliorer la qualité de vie des patients mourants par le soulagement des symptômes et de la détresse psychologique et affective. Les responsables des politiques cherchent à réorienter les soins palliatifs des hôpitaux vers le domicile et la communauté, puisque la recherche montre qu’il est possible d’offrir des soins communautaires de grande qualité à cout moindre. Or, ils ne disposent pas de connaissances suffisantes sur les façons efficaces de procéder. En outre, dans les communautés, de nombreuses ressources (médecins de famille, infirmières en soins à domicile, etc.) sont souvent disponibles pour offrir des soins palliatifs, seulement, elles ne sont actuellement pas organisées de façon optimale.

Objectif : Améliorer les soins aux patients et le système de santé pour tous les Canadiens en fin de vie.

Priorité : Mes travaux se concentrent surtout sur les soins à domicile et en milieu communautaire et sur l’innovation dans le système de santé.

Champ d’application : Mes travaux se déroulent à l’échelle ontarienne et nationale.

Démarche : Afin d’améliorer les soins palliatifs prodigués à domicile, le programme de recherche comportera des projets visant à : 1) améliorer les services infirmiers à domicile en vue d’éviter l’utilisation inutile des hôpitaux et des urgences dans plusieurs provinces; 2) comprendre comment des équipes interprofessionnelles réunissant divers fournisseurs de soins peuvent collaborer dans le but d’améliorer la qualité des soins offerts aux patients à domicile à un cout moindre; et 3) mettre au point des moyens de mesurer la qualité des soins palliatifs à domicile et dans la communauté.

Équipe : Cliniciens, infirmières, responsables des politiques, chercheurs dans le domaine des services de santé, patients et familles, fournisseurs de soins à domicile.

Information supplémentaire : www.palliativecareinnovation.com

Programme de recherche communautaire visant à « ajouter de la vie aux dernières années » (Adding Life to Late Years)

Nouvelle chercheuse : Dre Joanie Sims-Gould

Courte biographie : La Dre Joanie Sims-Gould est professeure adjointe au département de médecine familiale de l'Université de la Colombie-Britannique. Elle est nouvelle chercheuse aux Instituts de recherche en santé du Canada et boursière à la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé.

Les questions sur lesquelles portent ses recherches peuvent être regroupées en trois grands thèmes : 1) les expériences que vivent les personnes âgées vulnérables dans le système canadien de soins de santé, les familles de ces personnes et les professionnels de la santé qui leur fournissent des services; 2) la prestation de soins de santé communautaires ou à domicile et les expériences des soignants non réglementés qui assurent la majorité de ces soins; 3) le croisement de la santé, du statut socioéconomique et de l’environnement bâti des personnes âgées.

La Dre Sims-Gould est spécialiste de l'application des connaissances et membre du groupe de recherche fondamentale au Centre for Hip Health and Mobility de Vancouver, en Colombie-Britannique. Actuellement, elle occupe le poste de chef de projet pour Active Aging BC (ou ABC) (http://www.activeagingbc.ca), un programme offert en collaboration avec le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique et des organismes communautaires. Ce programme vise à améliorer la santé, la mobilité et les liens sociaux des personnes âgées de la Colombie-Britannique.

Enjeu : En 2011, environ 5 millions de Canadiens étaient âgés de 65 ans ou plus; on prévoit que leur nombre doublera au cours des 25 prochaines années, pour atteindre 10,4 millions de personnes âgées d'ici 2036. La majorité des personnes âgées préfèrent rester chez elles le plus longtemps possible. Toutefois, pour bon nombre d'entre elles, les services de soins à domicile sont la seule option qui leur permette de continuer à demeurer à la maison, de façon indépendante et sécuritaire. À l'heure actuelle, plus de 1,4 million de Canadiens reçoivent chaque année des soins de santé à domicile subventionnés par l'État. Compte tenu du vieillissement de la population canadienne et du raccourcissement des périodes d'hospitalisation dans les hôpitaux, la demande pour des soins à domicile et les coûts connexes continuent d'augmenter. Pour « vieillir chez elles », les personnes âgées ont également besoin de collectivités et de milieux adaptés qui leur permettent de vivre en meilleure santé et de se déplacer plus facilement. Puisque le vieillissement affaiblit la santé et les capacités, les personnes âgées réussissent de moins en moins à faire face aux conditions physiques difficiles (p. ex. rues mal éclairées ou longs trajets vers les commodités). Il est donc essentiel d'infuser des connaissances dans ce nouveau domaine, afin de concevoir et de mettre en place des stratégies efficaces qui permettront aux personnes âgées de vieillir chez elles.

Objectif : « Ajouter de la vie aux dernières années », soit permettre aux personnes âgées de vivre de façon indépendante à la maison, le plus longtemps possible, et améliorer la qualité et l'utilité des données probantes qui serviront à élaborer des politiques et à changer les pratiques en vue de permettre aux personnes âgées de vieillir chez elles.

Priorité : Améliorer la santé et la mobilité des personnes âgées dans deux contextes : celui de la prestation et de la réception de services de soins à domicile et celui du voisinage adapté.

Champ d’application : Mes travaux ont une portée nationale, provinciale et régionale, et nécessitent la participation de divers intervenants.

Démarche : La Dre Sims-Gould est fortement engagée envers la mobilisation des connaissances et les méthodes participatives, car ces processus garantissent la pertinence des questions et des résultats, en plus de profiter à la collectivité et aux personnes. Elle s'emploie à mobiliser les intervenants de façon opportune, dès le début du processus de recherche, puisque cette façon de procéder assure la pertinence des recherches et sert également de moyen pour communiquer les résultats des recherches. La Dre Sims-Gould mobilise divers intervenants : des personnes âgées et leur famille, des organismes (South Vancouver Neighbourhood House, The United Way of the Lower Mainland, West End Seniors Network Society), des autorités en matière de santé publique (Vancouver Coastal, Fraser Health), des responsables des politiques municipaux (Vancouver et Surrey) et provinciaux (ministère de la Santé de la Colombie-Britannique), ainsi que des organismes nationaux (Association canadienne de soins et services à domicile, Agrément Canada) afin de veiller à ce que ses recherches portent sur des besoins (et des problèmes) réels et que les résultats soient présentés dans un format qui puisse être utilisé.

Information supplémentaire : https://scholar.google.ca/citations?user=BhImZ-MAAAAJ&hl=en

Maladie d'Alzheimer : Adapter et améliorer la qualité et l'efficacité des services de première ligne

Nouvelle chercheuse : Dr. Isabelle Vedel

Courte biographie : La Dre Isabelle Vedel est médecin en santé publique et professeure adjointe au Département de médecine de famille de l’Université McGill. Elle est également chercheuse à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis. Elle a réalisé un stage postdoctoral en recherche sur les services de santé associés au traitement des maladies chroniques (organisation des services de santé, administration de la santé, technologies de l’information) à l’Université McGill (2012). La Dre Vedel s’intéresse surtout à l’organisation des services de santé et aux soins de première ligne pour les personnes âgées et les patients atteints de maladies chroniques multiples. Ses travaux ont trait à la recherche sur les services de santé associés à la prise en charge des maladies chroniques, en particulier la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés.

Enjeu : La maladie d'Alzheimer (MA) est une préoccupation majeure des décideurs-cliniciens et du public du fait du nombre de personnes atteintes, des conséquences pour les personnes et leurs aidants familiaux et des coûts engendrés. Des Groupes de Médecine de Famille au Québec (Qc) et des Family Health Team en Ontario (ON) et au Nouveau Brunswick (NB) ont implanté des modèles de soins collaboratif en première ligne pour améliorer la prise en charge des personnes avec MA. Il est nécessaire de mettre à jour la dynamique d'implantation et les impacts de ces modèles avant d'en assurer leur généralisation.

Objectif: Les objectifs du programme sont d'identifier dans la littérature scientifique les modèles de soins les plus efficaces; de déterminer les impacts des modèles implantées en ON, au Qc et au NB et d'analyser le processus longitudinal de changement au sein des modèles implantés.

Priorité: Les personnes avec la maladie d'Alzheimer (MA)

Champ d’application: Ontario, Québec et Nouveau Brunswick

Démarche: Trois études synergiques et complémentaires seront menées: 1) Une revue systématique de la littérature; 2) Une étude quasi-expérimentale longitudinale qui compare des sites ayant implanté le modèle avec des sites vierges pour mesurer les effets des modèles sur des indicateurs recueillis à partir des dossiers des patients (qualité des soins) et des bases de données médico-administratives (accessibilité, continuité des soins, état de santé, utilisation des services); 3) Une étude qualitative longitudinale de l'implantation des modèles et de la dynamique de changement. Les impacts de ce programme de recherche seront importants avec un impact durable sur les programmes de santé et de notables améliorations de la prise en charge en première ligne des personnes souffrant de maladie d'Alzheimer.

Équipe : La recherche participative engage un comité de partenaires des trois provinces et ainsi que d'autres provinces: patients-aidants, décideurs-gestionnaires (Ministères de la santé) et cliniciens tout au long du programme de recherche.

Information supplémentaire : https://www.mcgill.ca/familymed/isabelle-vedel

La place des personnes aux besoins complexes dans les soins centrés sur le patient : ethnographie institutionnelle de la prise en charge de la douleur chronique en médecine familiale (COPE)

Nouvelle chercheuse : Professeure Fiona Webster

Courte biographie : Fiona Webster a été nommée conjointement comme professeure agrégée à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé (IPGES) de l’École de santé publique Dalla Lana (ESPDL), ainsi qu’au Centre Wilson pour la recherche en formation médicale. Elle occupe également le poste de cochef de la Division des sciences sociales et comportementales de l’ESPDL sur une base intérimaire (2016-2017). Elle donne actuellement un cours de niveau supérieur en méthodologies et méthodes de recherche qualitative par l’intermédiaire de l’IPGES. Formée en sociologie, et plus particulièrement en ethnographie institutionnelle, elle s’intéresse notamment à l’organisation sociale de la prestation des soins, à la théorie du point de vue, ainsi qu’à la gestion clinique et stratégique de la douleur chronique à la lumière de l’expérience du patient.

Enjeu : Les personnes souffrant de maladies chroniques et concomitantes représentent un défi grandissant pour les systèmes de santé à l’échelle mondiale. On considère comme essentiel de mieux coordonner les soins afin de traiter de manière plus efficiente ces patients aux besoins complexes. Bien que l’arthrose constitue l’une des maladies chroniques les plus répandues et débilitantes, son traitement est souvent mal coordonné. Les soins de première ligne sont habituellement la première porte à laquelle vont frapper les patients en quête de soulagement pour leur douleur chronique. Nos travaux antérieurs semblent révéler une discordance entre, d’une part, l’objectif stratégique qui est d’améliorer les soins aux patients et, d’autre part, l’expérience des patients. Nous prévoyons étudier le contexte empirique de l’environnement de première ligne en nous concentrant sur le travail des médecins de première ligne, et sur l’idée qu’ils s’en font, dans le traitement de patients aux besoins complexes souffrant de douleur chronique. Cela permettra d’explorer comment les soins de première ligne sont – ou pourraient être – intégrés à d’autres services qui jouent un rôle important en santé. La recherche s’est beaucoup intéressée à l’épidémiologie de la multimorbidité et de la complexité des besoins, mais beaucoup moins aux mécanismes de traitement des cas complexes, et à la création d’un modèle de soins de haute qualité et centrés sur le patient pour cette clientèle.

Objectif : Notre but consiste à déterminer ce qu’est un patient aux besoins complexes du point de vue des professionnels de la santé de première ligne, et de fonder notre étude sur leur version de ce qu’implique la prise en charge de cas complexes. À partir de plus de 45 entrevues et observations ethnographiques auprès de fournisseurs de soins de première ligne (surtout des médecins) œuvrant dans divers contextes en Ontario, notre étude remet en question la notion selon laquelle les patients aux besoins les plus complexes sont âgés et atteints de maladies concomitantes. Bien qu’une récente étude quantitative (Grant et al, 2011) se soit penchée sur la complexité des besoins dans la perspective des médecins au moyen d’un sondage Web, notre étude est la première qui, à notre connaissance, recourt à des méthodes qualitatives (entrevues) pour examiner l’expérience pratique des fournisseurs de soins de première ligne aux patients ayant des besoins complexes.

Priorité : Notre travail est axé sur l’organisation sociale des soins aux patients souffrant de douleur chronique et d’autres problèmes de santé concomitants.

Champ d’application : Notre travail est réalisé en Ontario et comporte l’étude ethnographique des soins de santé dans les collectivités urbaines, rurales et éloignées du Nord.

Démarche : Cette étude s’appuie sur la méthode de l’ethnographie institutionnelle pour examiner comment les médecins de première ligne définissent, rencontrent et prennent en charge les patients souffrant de douleur chronique et courant des risques élevés de visites répétitives aux urgences. Notre question fondamentale de recherche sera : « Comment les médecins de première ligne définissent-ils le travail qu’ils effectuent dans le traitement de patients atteints de maladies chroniques complexes, en particulier ceux qui souffrent de douleur chronique? » Plutôt qu’un indicateur de résultat, cette question servira de point de départ à notre équipe pour expliquer comment les soins sont organisés à l’échelle des établissements, en particulier au niveau local. En nous basant sur une définition élargie de la notion de « travail », nous tenterons de comprendre les différentes tâches accomplies par les médecins (p. ex. appels téléphoniques, formulaires à remplir, courriels) et l’influence du discours et des préoccupations des établissements sur le vocabulaire employé au quotidien par les fournisseurs de soins. Des entrevues seront réalisées auprès de médecins de première ligne qui participent au traitement de patients souffrant de douleur chronique causée par l’arthrose. D’autres entrevues seront menées auprès de personnes travaillant directement ou indirectement avec ces médecins de première ligne, y compris des médecins spécialistes, des infirmières, des physiothérapeutes, des représentants d’organismes provinciaux, des patients et des membres de la famille. Les résultats de cette étude seront communiqués à un groupe d’intervenants diversifié, et des stratégies d’application des connaissances seront conçues, mises en œuvre et évaluées afin d’améliorer la prestation des soins de santé à l’échelle de la province. Cette approche a le potentiel de faire progresser la science de l’application des connaissances et de parfaire les pratiques cliniques, dans le but d’améliorer la vie des patients souffrant de douleur chronique et de leur famille.

Équipe : Nous travaillons à établir, entre des médecins, des scientifiques et des responsables des politiques, une collaboration durable qui mise sur les forces de chaque discipline et qui alimente d’importante façon la littérature scientifique, fait évoluer les pratiques de gestion des cas complexes en ce qui touche les soins de première ligne pour en arriver, finalement, à améliorer le sort des patients souffrant de maladies chroniques concomitantes et de leur famille. Le projet avait débuté au Département de médecine familiale et communautaire (DMFC) de l’Université de Toronto, le plus important programme de formation en médecine familiale de l’Amérique du Nord. Le chercheur principal est passé à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé (IPGES). Quatre des membres de l’équipe font partie du corps professoral de l’IPGES, dont un chercheur (Dr Krueger) et trois médecins de première ligne (Drs Wilson, Bhattacharyya et Upshur). Trois des chercheurs de l’équipe représentent les domaines de la psychologie (Dr Katz) et de l’épidémiologie (Drs Davis et Krueger). En plus de la perspective des professionnels de première ligne, nous aurons celle des spécialistes en soins actifs/chirurgiens (Dr Yee). Bien que la majeure partie du travail soit effectué par la Dre Webster de concert avec ses adjoints de recherche et étudiants, ces experts seront consultés dans le cadre des grandes réunions d’équipe qui auront lieu à des étapes clés du processus de recherche.

Réalisations : L’équipe de l’étude COPE a déjà publié un article; deux articles ont été soumis pour publication et trois autres le seront bientôt, pour un total de six. Cette subvention a permis d’offrir de la formation à un boursier postdoctoral, à un étudiant au doctorat de l’Université York (dans le cadre d’un stage), à un étudiant en médecine, à un commis et à plusieurs autres étudiants diplômés. Nous avons aussi utilisé notre financement pour concevoir des projets connexes : 1) une étude sur les expériences des médecins stagiaires en formation sur la gestion de la douleur; 2) un examen de la portée pour un historique de la formation en gestion de la douleur; et 3) une analyse des reportages sur la dépendance aux opioïdes dans les médias depuis les 20 dernières années. Nous avons présenté nos conclusions à plusieurs conférences nationales et internationales. À notre prochaine réunion d’équipe en octobre 2016, nous axerons nos efforts sur la prise de contact avec des décideurs traitant des politiques et des pratiques.

Information supplémentaires : We are in the process of developing a website for this study.

Bourse salariale de clinicien-chercheur intégré

Le programme de bourse salariale de clinicien-chercheur intégré est dirigé par l’initiative phare Soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL) des IRSC et l’Institut des services et des politiques de la santé (ISPS) des IRSC, en partenariat avec :

  • l’Institut de la santé des Autochtones (ISA) des IRSC;
  • l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR) des IRSC;
  • l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite (IALA) des IRSC;
  • l’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète (INMD) des IRSC;
  • la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) des IRSC.

Les IRSC travaillent également avec les partenaires externes suivants :

  • Qualité des services de santé Ontario (QSSO);
  • Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick (FRSNB).

Ce programme de bourse salariale vise à renforcer les capacités afin de favoriser la création de systèmes de santé en apprentissage – des organisations de soins de santé responsables qui mobilisent les acteurs concernés pour assurer la transformation et les retombées de la recherche, particulièrement en améliorant les résultats et l’expérience des patients, ainsi que la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie chronique.

Vingt personnes se sont vu offrir une bourse salariale de clinicien-chercheur intégré. Le montant maximal accordé par bourse est de 75 000 $ pour une période maximale de 4 ans. Ces bourses s’adressent aux chercheurs dans le domaine des services et des politiques de santé qui sont en début ou en milieu de carrière et qui détiennent un permis d’exercice valide comme professionnel de la santé. Ces chercheurs sont d’abord des cliniciens, mais ils ont besoin de temps réservé pour la recherche essentielle au progrès. Les candidats devaient obtenir une ou des contributions partenariales, dont au moins une d’un organisme partenaire du système de santé, de 25 000 $ (en espèces) par année sur quatre ans, pour les coûts salariaux, et de 50 000 $ (en espèces ou en nature) par année sur quatre ans, pour les coûts de la recherche.

Mobilisation essentielle des soins primaires par la recherche et la formation pour améliorer l'accès à des traitements contre la dépendance fondés sur des données probantes au Canada

Chercheur principal désigné : Dr Keith Ahamad, Université de la Colombie-Britannique

Partenaire intégré du système de santé : BC Centre for Excellence in HIV/AIDS

Courte biographie : Après une carrière de sept ans en génie informatique, le Dr Keith Ahamad est retourné aux études, en 2003, pour devenir médecin. Il a trouvé l'inspiration pour ce changement de parcours après avoir fait du bénévolat dans une clinique communautaire d'échange de seringues. Il a obtenu son diplôme en médecine à l'Université de la Colombie-Britannique en 2010, a fait sa résidence en médecine à cette même université et s'est ensuite spécialisé en médecine des dépendances. Aujourd'hui, il est médecin en toxicomanie au St. Paul's Hospital et chercheur au BC Centre for Excellence in HIV/AIDS avec le Dr Evan Wood. Il a orienté son travail et ses recherches vers la médecine des dépendances, soignant des patients aux prises avec divers problèmes de toxicomanie et autres problèmes de santé.

Enjeu : Les dépendances à l'alcool et à la drogue non traitées sont des maladies qui représentent un énorme fardeau. Il est essentiel de fournir des preuves qui peuvent servir à la prévention et au traitement des problèmes de toxicomanie, afin de réussir à gérer les coûts énormes qu'imposent les dépendances à l'alcool et à la drogue non traitées au système de santé et à la société. Parmi les stratégies pour se servir de données probantes dans le traitement de la dépendance, on compte l'élaboration de lignes directrices cliniques et d'autres outils professionnels, ainsi que l'élimination des lacunes dans la formation clinique, plus particulièrement en ce qui concerne les soins de première ligne.

Objectif : Il est également nécessaire que les différents acteurs du système de traitement contre la dépendance unissent leurs efforts, plutôt que de fonctionner de façon isolée, afin de permettre aux patients d’avoir un meilleur accès aux traitements, et ce, à toutes les étapes des soins. Pour amener ce changement, le programme de recherche favorisera le traitement et les soins contre la dépendance fondés sur des données probantes, de même que leur intégration aux soins de première ligne.

Priorité : Actuellement, notre système de soins de santé ne permet pas de reconnaître, de prévenir, de diagnostiquer ni de traiter les troubles de dépendance en s’appuyant sur des données probantes. La plupart des traitements contre la dépendance sont fournis dans des cliniques spécialisées, où le temps d'attente est très long et dont les résultats sont habituellement mitigés. Il est donc essentiel d'améliorer l'accès à des traitements fondés sur des données probantes contre la dépendance pour réduire le fardeau que représente cette maladie. Les soins de première ligne constituent un moyen idéal et essentiel pour intervenir, compte tenu des rechutes chroniques qui caractérisent la dépendance, et de la nature longitudinale, omniprésente et ponctuelle des soins de première ligne.

Champ d’application : provincial (Colombie-Britannique)

Démarche : Le programme de recherche mobilisera de façon active les fournisseurs de soins de santé, les chercheurs et les professionnels paramédicaux afin de favoriser l'adoption de soins et de traitements fondés sur des données probantes contre la dépendance. Le programme vise à éliminer le fossé entre la recherche et la pratique. À cette fin, il s'agit d'établir et d'appliquer des lignes directrices sur les données probantes, de créer et d'évaluer des cheminements cliniques qui permettent de combler les lacunes des systèmes de soins de santé, de renforcer les preuves au moyen de programmes fiables d'essais cliniques, puis d'encadrer et de former la prochaine génération de professionnels de la médecine des dépendances et des recherches cliniques fondées sur des données probantes.

Équipe : L’Université de la Colombie-Britannique et le BC Centre for Excellence in HIV/AIDS

Soutenir la création d’un système de santé intégré en apprentissage pour mobiliser les connaissances adaptées au contexte à l’aide d’un wiki en vue d’améliorer les transitions des ainés à la santé fragile des services d’urgence à la communauté : le programme Learning Wisdom

Chercheur principal désigné : Dr Patrick Archambault, Université Laval

Partenaire intégré du système de santé : Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches

Courte biographie : Diplômé en médecine à l’Université Laval en 2000, le Dr Patrick Archambault devient membre du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC) après avoir terminé une formation postdoctorale avec spécialisation en médecine d’urgence à cette même université en 2005. Il reçoit la bourse McLaughlin du doyen de la Faculté de médecine de l’Université Laval puis, en 2007, il termine une surspécialisation en médecine de soins intensifs à Ottawa dans le cadre d’un programme du CRMCC. Il décroche aussi une maitrise en recherche clinique avec mentions à l’Université Laval en 2007, et il obtient le certificat du CRMCC pour avoir terminé avec succès le programme de cliniciens-chercheurs du Collège. Durant ses études à la maitrise, le Dr Archambault se penche sur les effets négatifs de l’étomidate sur la production de cortisol chez les traumatisés craniocérébraux. De 2008 à 2010, il effectue un stage postdoctoral de recherche financé par la FCASS sous la codirection d’André Lavoie, de Jean Lapointe et de France Légaré (Chaire de recherche du Canada en décision partagée et application des connaissances). Depuis janvier 2008, il travaille à l’urgence et à l’unité des soins intensifs de l’Hôtel-Dieu de Lévis. En 2012, il obtient une bourse de carrière Chercheurs-boursiers cliniciens – Junior 1 du FRQS afin de diriger un programme de recherche d’AC explorant l’utilisation d’un wiki pour soutenir la mise en œuvre de pratiques exemplaires dans le domaine de la traumatologie. Ses recherches ont été menées avec le soutien et le mentorat d’AC Canada et du Canadian Critical Care Trials Group. Il codirige actuellement la fonction d’application des connaissances du réseau de connaissances du FRQS Réseau-1 Québec en services et en soins de première ligne intégrés.

Enjeu : Les patients âgés qui reçoivent leur congé des services d’urgence sont souvent réadmis à répétition, perdent leur capacité de fonctionnement et font augmenter la charge de travail des soignants. Les soins deviennent fragmentés, discontinus et dispendieux. Par ailleurs, le projet de loi 10 du Québec a fusionné les établissements de soins, mais n’a pas encore intégré leurs renseignements, leurs ressources humaines ou leurs systèmes de gestion des soins, ce qui accroit encore la fragmentation des soins. Cependant, l’utilisation de stratégies éprouvées (fondées sur des données probantes) peut améliorer la transition pour les aînés. Le programme Acute Care for Elders – Soins actifs pour les personnes âgées (ACE) de l’Hôpital Mount Sinai a appliqué des stratégies novatrices (des interventions) qui ont réduit la durée des séjours à l’hôpital et le nombre de réadmissions, amélioré la satisfaction des patients et permis d’économiser plus de 6 millions de dollars en 2014. Ces stratégies comprenaient l’offre de conseillers en transition, la réalisation d’appels de suivi et l’utilisation d’ensembles de prescriptions au départ et de guides d’autogestion de la santé pour les patients (outils liés à la connaissance). Les programmes efficaces demeurent toutefois souvent des exceptions, parce que les défis techniques et les différentes cultures organisationnelles les rendent difficiles à adapter à d’autres contextes.

Objectif : Utiliser la plateforme wiki que nous avons élaborée pour adapter et appliquer le programme Acute Care for Elders – Soins actifs pour les personnes âgées, particulièrement sa composante de transition des soins, dans quatre hôpitaux du CISSS de Chaudière-Appalaches (Québec).

Priorité : Soins gériatriques actifs et transition des soins

Champ d’application : Région de Chaudière-Appalaches (Québec)

Démarche : Notre base de données collaborative à code source libre WikiTrauma et notre programme de formation Wiki101 sont conçus de façon à ce qu’un programme puisse être adapté par les personnes concernées (utilisateurs des connaissances), puis appliqué (mis en œuvre) localement. La plateforme wiki a été utilisée avec succès pour adapter les soins en traumatologie, et les gestionnaires et les cliniciens veulent maintenant l’appliquer à la gériatrie. Nous évaluerons l’incidence de l’utilisation de la plateforme wiki pour adapter et appliquer le programme ACE en interrogeant les gestionnaires, les cliniciens et les patients sur ses effets sur l’autonomisation des patients, les résultats pour la santé et les couts. Nous explorerons aussi le fonctionnement de la plateforme en ce qui concerne les changements comportementaux et organisationnels afin d’apprendre à l’utiliser pour qu’elle puisse être adaptée à tout programme efficace et à tout contexte local (déploiement à grande échelle).

Équipe : Centre intégré de santé et services sociaux de Chaudière-Appalaches, l’Institut national d'excellence en santé et services sociaux, la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé, le Réseau canadien des soins aux personnes fragilisées et le réseau de la santé Sinai à Toronto.

Information supplémentaire :

Voici un lien vers notre page wiki d’amélioration de la qualité liée au programme ACE : https://sites.google.com/site/wikitraumaca/le-projet-de-recherche-wikitrauma/projet-acute-care-for-elders-ace.

Voici un lien vers nos publications: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Archambault+P%5BAuthor%5D+AND+(Poitras+J%5BAuthor%5D+OR+
L%E9gar%E9+F%5BAuthor%5D+OR+Darveau+M%5BAuthor%5D+OR+Rioux+A%5BAuthor%5D+OR+Archambault+
PM%5BAuthor%5D+OR+Hallet+%5Bauthor%5D)+OR+(Berthelot+S%5BAuthor%5D+AND+PESC)

Conséquences neurobiopsychosociales du syndrome postcommotion cérébrale chez les jeunes : diagnostic, pronostic et traitement

Chercheur principal désigné : Dr Brian Brooks, Université de Calgary

Partenaires intégrés au système de santé : Hôpital pour enfants de l’Alberta, Services de santé de l’Alberta

Courte biographie : Le Dr Brian Brooks est neuropsychologue à l’Hôpital pour enfants de l’Alberta et professeur adjoint auxiliaire au Département de pédiatrie et de neurosciences cliniques de l’Université de Calgary. Ses intérêts de recherche sont axés sur les conséquences neuropsychologiques de troubles médicaux et neurologiques, dont les commotions et les traumatismes cérébraux. Ses recherches sur les conséquences neuropsychologiques des commotions cérébrales sont en partie financées par le prix McCarthy Tétrault qu’il a remporté en 2009. En 2010 et 2014, le Dr Brooks a été colauréat du prix Nelson Butters pour les meilleurs articles de recherche publiés dans la revue Archives of Clinical Neuropsychology (en anglais seulement). Il a reçu la bourse de début de carrière de la National Academy of Neuropsychology en 2014 (en anglais seulement), puis il en est devenu membre en 2015 (en anglais seulement).

Enjeu : Au Canada, plus de 10 000 enfants sont victimes chaque année du syndrome postcommotion cérébrale, caractérisé par différentes conséquences à long terme, dont troubles cognitifs, maux de tête, troubles du sommeil, dépression, exclusion sociale, mauvaise qualité de vie et absentéisme scolaire. Lorsqu'il touche les enfants, ce syndrome alourdit le fardeau des familles, des écoles et des organismes de soins de santé. Malheureusement, nous en savons très peu sur les causes du syndrome postcommotion cérébrale et encore moins sur les moyens de le traiter.

Objectif : Ma mission est d’améliorer les capacités fonctionnelles, les résultats cliniques et la qualité de vie chez les enfants à la suite d’une commotion cérébrale (ou d’un traumatisme cérébral léger).

Priorité : Ce programme de recherche intégré d'une durée de quatre ans portera principalement sur les enfants qui présentent un syndrome postcommotion cérébrale; ces derniers comptent pour environ 10 à 15 % des enfants qui subissent une commotion cérébrale.

Champ d'application : Alberta

Démarche : Mes buts sont : (1) d’améliorer notre capacité à diagnostiquer les commotions cérébrales chez les jeunes et de déterminer lesquels d’entre eux présentent un pronostic défavorable; (2) de mieux comprendre les aspects biologiques, psychologiques et sociaux du syndrome postcommotion cérébrale; (3) de découvrir si les commotions cérébrales entraînent des effets à long terme chez les jeunes et (4) d’étudier de nouvelles interventions thérapeutiques susceptibles d'atténuer les symptômes, d'accélérer la récupération ou même de prévenir le syndrome postcommotion cérébrale. En tant que clinicien des Services de santé de l’Alberta exerçant à l’Hôpital pour enfants de l’Alberta, je fais partie intégrante d’un système de santé provincial et je suis dans une position privilégiée pour améliorer la qualité des soins grâce à mes recherches cliniques. Je suis directeur des services de neuropsychologie de cet hôpital et je rencontre régulièrement la direction de l’établissement pour discuter des politiques, des soins et de l’innovation en vue de dicter les stratégies à adopter en psychologie. En outre, je collabore avec plusieurs autres chercheurs membres du groupe de travail provincial sur le cheminement clinique des patients victimes d'une commotion cérébrale. J’ai aussi établi de nombreuses collaborations à l’échelle locale, nationale et internationale. C’est par ces moyens que je mettrai en oeuvre de nouveaux protocoles de soins cliniques et que je changerai la façon dont les soins sont dispensés aux jeunes chaque année.

Améliorer la prestation et les résultats des soins buccodentaires axés sur le patient pour les adultes gravement malades

Chercheur principal désigné : Dr Craig Dale, Université de Toronto

Partenaire intégré du système de santé : Centre Sunnybrook des sciences de la santé

Courte biographie : Le Dr Craig Dale est professeur adjoint à la Faculté des sciences infirmières Lawrence S. Bloomberg, scientifique au Centre d’études de la douleur de l’Université de Toronto et infirmier en pratique avancée à l’unité des soins intensifs pour adultes du Centre Sunnybrook des sciences de la santé à Toronto.

Enjeu : Les changements bactériens et tissulaires indésirables se produisant dans la bouche des adultes placés sous respirateurs artificiels peuvent entrainer des douleurs buccodentaires intenses et une pneumonie potentiellement mortelle. Ces problèmes peuvent être atténués par des soins buccodentaires préventifs, mais selon les cliniciens, ces soins sont très difficiles à prodiguer.

Objectif : Le principal objectif de ma recherche consiste à améliorer la prestation des soins buccodentaires préventifs destinés au nombre grandissant d’adultes canadiens traités dans une unité de soins intensifs (USI). Chaque année à travers le monde, environ 13 millions de personnes sont admises dans une USI, et 11 % de toutes les personnes hospitalisées au Canada passent par une telle unité. Comme la demande pour les techniques de ventilation artificielle effractives ne cesse de croitre, il est important de mettre en œuvre des stratégies de soins buccodentaires sécuritaires et efficaces.

Priorité : Le programme de recherche sur l’amélioration de la prestation et des résultats des soins buccodentaires axés sur le patient vise à comprendre les besoins des patients en matière de soins buccodentaires ainsi que les défis en matière de résolution de problèmes auxquels se butent les cliniciens qui tentent de répondre à ces besoins. Ce programme est particulièrement important dans le contexte des USI, où les patients sont souvent incapables de se prononcer sur leurs soins en raison de la gravité de leur maladie, et où les cliniciens sont parfois incertains des soins appropriés à leur fournir. Étant donné qu’une mauvaise santé buccodentaire est associée à une multitude de maladies systémiques et d’issues défavorables, il est primordial de déterminer comment des soins buccodentaires adéquats peuvent prévenir les problèmes à l’échelle du patient et du système.

Champ d’application : La recherche se déroulera à Toronto, en Ontario.

Démarche : Pour repérer les possibilités d’amélioration, nous devons intégrer les connaissances, les expériences et les priorités des patients des USI, de leur famille et des professionnels de la santé. Les résultats de notre recherche génèreront de nouvelles questions de recherche, des interventions à mettre à l’essai ainsi que des améliorations mesurables en matière de soins buccodentaires importantes aux yeux des patients.

Équipe : Mon équipe est composée de patients, de membres de leur famille, d’infirmiers, de médecins et de professionnels de la santé buccodentaire.

Information supplémentaire : Les publications du Dr Dale sont accessibles ici : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=craig+dale.

Don de rein vivant : programme de bourse de clinicien-chercheur intégré

Chercheur principal désigné : Dr Amit Garg, Université Western

Partenaire intégré du système de santé : Réseau rénal de l’Ontario, Réseau Trillium pour le don de vie, Société canadienne du sang, London Health Sciences Centre

Courte biographie : Le Dr Garg a obtenu son doctorat de médecine en 1995 de l’Université de Toronto, et son doctorat en épidémiologie clinique et biostatistique en 2005 de l’Université McMaster. Professeur aux départements de médecine (néphrologie), d’épidémiologie et de biostatistique à l’Université Western, il est aussi néphrologue et directeur de Living Kidney Donation au London Health Sciences Centre. Il est également affilié au Département d’épidémiologie clinique et de biostatistique de l’Université McMaster. Responsable du programme Reins, dialyse et transplantation à l’Institut de recherche en services de santé (IRSS) de l’Ontario, il est aussi directeur de l’IRSS à l’Université Western. Il est président de la Société canadienne de néphrologie et responsable médical de l’Ontario pour Access to Kidney Transplantation and Living Donation pour le Réseau rénal de l’Ontario/Réseau Trillum pour le don de vie.

Enjeu : Pour les patients souffrant d’insuffisance rénale, l’attente d’un nouveau rein peut durer des années, et plusieurs d’entre eux décèdent durant cette attente. Une personne en bonne santé court peu de risque en donnant un de ses reins – ce qu’on appelle le don de rein vivant. Malheureusement, nombre de patients qui pourraient profiter d’une greffe de rein en sont privés, ce qui peut s’expliquer par plusieurs raisons. Les médecins n’abordent pas toujours le sujet de la transplantation avec leurs patients. Les patients sont souvent mal à l’aise de parler de don de rein avec leurs famille et amis. Beaucoup de gens ne réalisent pas qu’ils resteront en bonne santé s’ils donnent un rein; certains se font dire qu’ils sont trop âgés pour donner un rein malgré les nouvelles études démontrant que cela est sécuritaire si on est en bonne santé. De plus, l’évaluation des donneurs peut souvent durer un an (quand cela devrait se faire en trois mois). Le Canada et d’autres pays tentent de trouver des moyens d’augmenter le nombre de dons de rein vivant de manière sécuritaire.

Objectif : Permettre à davantage de patients souffrant d’insuffisance rénale de recevoir une greffe de façon sécuritaire, et aider les donneurs potentiels à prendre des décisions éclairées sur le don de rein vivant.

Priorité : Éliminer les obstacles au don de rein vivant

Champ d’application : Les activités du programme de recherche sont de portée provinciale, nationale et internationale.

Démarche : Mon équipe de recherche travaille avec des donneurs de rein vivant et des programmes de transplantation afin de concevoir et tester des solutions pour éliminer les obstacles au don de rein vivant. Nous poursuivons également une étude de plusieurs décennies sur un important groupe de donneurs de rein vivant pour confirmer la sûreté de l’intervention à long terme.

Équipe : Patients, fournisseurs de soins de santé, méthodologistes, stagiaires, organismes de santé (Réseau rénal de l’Ontario, Réseau Trillium pour le don de vie, Société canadienne du sang)

Information supplémentaire : Prière d’envoyer un courriel à amit.garg@lhsc.on.ca

Caractériser les transitions de soins pour les populations complexes à l’aide d’épisodes de soins centrés sur les patients et évaluer les interventions ciblées axées sur les solutions

Chercheuse principale désignée : Dre Sara Guilcher, Université de Toronto

Partenaire intégré du système de santé : Qualité des services de santé Ontario

Courte biographie : La Dre Guilcher est professeure adjointe à la Faculté de pharmacie Leslie Dan, scientifique auxiliaire à l’Institut de recherche en services de santé, scientifique affiliée au Centre for Urban Health Solutions de l’Hôpital St. Michael’s et chercheuse au sein du Health System Performance Research Network (HSPRN). Elle a obtenu un baccalauréat spécialisé en biopsychologie de l’Université Mount Allison en 2001 et une maitrise en physiothérapie de l’Université de Toronto en 2003. Elle a ensuite obtenu une maitrise en psychologie (clinique) à l’Université Western en 2006 et un doctorat en épidémiologie clinique à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé de l’Université de Toronto en 2012. La Dre Guilcher a fait un stage postdoctoral de deux ans financé par les IRSC pour le programme Action For Health Equity Interventions (ACHIEVE) à l’Hôpital St. Michael’s, puis un stage au HSPRN. Le but global de ses recherches est d’améliorer la prestation des services de santé dans l’ensemble du continuum des soins, plus particulièrement pour les populations marginalisées qui ont des besoins complexes en matière de santé et de services sociaux.

Enjeu : Les transitions d’un secteur du système de soins de santé à un autre sont les périodes les plus dangereuses et vulnérables pour les patients et les soignants. L’amélioration de ces transitions et des expériences associées est donc un enjeu majeur des initiatives d’amélioration de la qualité dans la plupart des autorités sanitaires de l’Ontario, du Canada et du monde. Les transitions comprennent des soins de différents fournisseurs, et il est essentiel d’adopter le point de vue des patients et de mesurer les transitions au fil du temps. De plus, pour améliorer les transitions de soins, il faut comprendre les facteurs contextuels entourant tout le processus.

Objectif : 1) Caractériser les trajectoires des populations complexes en suivant des épisodes de soins centrés sur les patients à l’aide de données administratives de santé; 2) comprendre les expériences des patients, des soignants, des fournisseurs et des décideurs pour améliorer le rendement du système de santé à l’aide de méthodes qualitatives; et 3) trouver des interventions d’amélioration de la qualité qui pourraient optimiser les transitions de soins pour les populations complexes et évaluer ces interventions.

Champ d’application : Ce travail a principalement lieu en Ontario, mais pourrait être utile à d’autres régions.

Démarche : Étant donné la hausse des couts des soins de santé, il est de plus en plus important de fournir des soins de santé efficaces fondés sur la valeur et sur les besoins aux populations particulières dans l’ensemble du continuum des soins. En collaboration avec Qualité des services de santé Ontario, cette recherche novatrice orientera les occasions d’amélioration du système pour les interventions ciblées, comme la création d’options de paiement forfaitaire pour les épisodes de soins dans différentes populations complexes. Grâce à la compréhension des trajectoires des personnes aux besoins complexes, des modèles transformationnels de soins pourront être cocréés avec les patients et les fournisseurs pour englober toute la trajectoire de soins prévue pour une prestation de services et des résultats optimaux.

Information supplémentaire :

http://www.pharmacy.utoronto.ca/users/guilcher-s

Les grands utilisateurs de services de santé avec conditions chroniques propices aux soins ambulatoires: mieux identifier la clientèle à risque pour mieux intervenir

Chercheuse principale désignée : Dr. Catherine Hudon, Université de Sherbrooke

Partenaire intégré du système de santé : Ministère de la santé du Québec et Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-St-Jean et de l’Estrie.

Courte biographie : Dre Hudon a complété sa formation en médecine à l’Université Laval en 1996, puis une certification en médecine de famille de l’Université de Sherbrooke en 1998. Elle est membre du Collège des médecins de famille du Canada depuis 1998. Elle a complété une maîtrise en sciences cliniques en 2004, un fellowship en recherche transdisciplaire de première ligne en 2006 et un doctorat en sciences cliniques de l’Université de Sherbrooke en 2012. Elle est professeure titulaire au département de médecine de famille de l’Université de Sherbrooke. Les intérêts de recherche de la Dre Hudon sont orientés vers l’intégration des services et le soutien à l’autogestion des patients ayant des besoins complexes à risque de grande utilisation des services de santé.

Enjeu : Certaines personnes atteintes de maladies chroniques ont également des problèmes psychologiques et/ou sociaux qui augmentent leurs besoins face au système de santé. Pour une petite proportion de ces personnes, les services offerts ne répondent pas adéquatement à leurs besoins et elles consultent très souvent à l'urgence et dans d'autres services de santé sans nécessairement obtenir les services dont elles auraient besoin. La gestion de cas est une intervention qui pourrait les aider tout en améliorant l'utilisation des services. Cependant, il est nécessaire de bien identifier la clientèle qui pourraient bénéficier le plus d'une intervention de gestion de cas.

Objectifs : Ce programme de recherche, développé en partenariat avec la Direction de l'organisation des services de première ligne intégrés du Ministère de la santé et des services sociaux du Québec, avec les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux du Saguenay-lac-St-Jean et de l'Estrie, vise à mieux identifier les patients atteints de maladies chroniques à risque d'une grande utilisation des services de santé pour leur offrir une intervention de gestion de cas qui pourra mieux répondre à leurs besoins.

Champ d’application : Ce programme de recherche, qui se déploie actuellement à l’échelle provinciale, est en train de développer des collaborations nationales.

Démarche : En plus de produire de nouvelles connaissances scientifiques qui pourront être utiles dans d'autres contextes au Québec, au Canada et à l'international, ce programme de recherche aura plusieurs retombées directes sur le système de soins. Des changements seront apportés dans des programmes de gestion de cas déjà existants pour améliorer l'expérience de soins des patients et l'utilisation des ressources. Les décideurs et le Ministère seront mieux informés pour planifier l'organisation des services pour cette clientèle et un outil clinique sera intégré au dossier clinique informatisé pour identifier plus rapidement des patients qui devraient recevoir des soins mieux adaptés à leurs besoins.

Cocandidats/membres de l’équipe : Différents acteurs-clés sont impliqués dans nos travaux: patients partenaires; décideurs; gestionnaires; cliniciens et chercheurs. Ce programme fait l’objet du projet demonstration de l’Unité SPOR SOUTIEN du Québec.

Information supplémentaire :

Pour tout contact ou information supplémentaire: Catherine.Hudon@Usherbrooke.ca

Faciliter les transitions dans les soins de santé : Cheminement thérapeutique intégré compatible avec la culture autochtone pour les femmes enceintes dépendantes des opioïdes dans le nord-ouest de l’Ontario

Chercheuse principale désignée : Dre Naana Afua Jumah, École de médecine du Nord de l’Ontario

Partenaire intégré du système de santé : Centre des sciences de la santé régional de Thunder Bay

Courte biographie : La Dre Jumah est détentrice d’un diplôme de premier cycle en génie chimique de l’Université de Toronto, d’un doctorat en génie médical de l’Université d’Oxford et d’un doctorat de médecine de la Harvard Medical School. Après une résidence de cinq ans en obstétrique et en gynécologie à Toronto, elle a obtenu une bourse de recherche d’un an sur la gestion des dépendances durant la grossesse en compagnie du Dr Meldon Kahan, un spécialiste des dépendances au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto. En 2014, la Dre Jumah est retournée dans sa ville natale pour assumer la double fonction de clinicienne et de chercheuse au Centre des sciences de la santé régional de Thunder Bay et son institut de recherche affilié.

Enjeu : La consommation d’opioïdes perturbe jusqu’à 30 % des grossesses dans le nord-ouest de l’Ontario. L’accès aux soins appropriés pendant et après la grossesse peut être très difficile, surtout pour les femmes toxicomanes dans les collectivités rurales et éloignées, qui doivent quitter leur communauté pour se rendre à un centre de maternité où elles demeurent confinées jusqu’à l’accouchement et la période postnatale tandis que leur nourrisson est traité pour le syndrome de sevrage néonatal. La disponibilité des services de santé et sociaux est très variable dans le nord-ouest de l’Ontario, et les fournisseurs de soins ne sont pas tous à l’aise de s’occuper de femmes enceintes avec un problème de drogue. De plus, les praticiens et les programmes de la région fonctionnent souvent en vase clos, et la communication entre secteurs et organisations est minimale. Dans ce contexte, la continuité des soins est souvent quasi nulle lorsque les patients déménagent d’une collectivité à l’autre. Pour les femmes des Premières Nations, la situation est d’autant plus complexe qu’elles doivent naviguer entre les systèmes de santé fédéral et provincial.

Objectifs :

  • Établir des normes thérapeutiques fondées sur des données probantes pour la gestion des patientes enceintes souffrant de toxicomanie dans les régions rurales et éloignées
  • Mettre en œuvre et évaluer des changements au système de santé fondés sur des interventions communautaires auprès de femmes autochtones dépendantes des opioïdes et leurs enfants durant et après la grossesse
  • Explorer le rôle que peuvent jouer la télé-obstétrique, la télé-santé mentale et la télé-dépendance en combinaison avec des outils Web dans la gestion des patientes avec un problème de drogue durant et après la grossesse

Priorité : Femmes enceintes avec un problème de drogue dans les régions rurales et éloignées

Champ d’application : Nord-ouest de l’Ontario

Démarche : Recherche communautaire participative

Cocandidats/Membres de l’équipe : Maternal Addictions Continuum of Care (MACC) Project (Autorité sanitaire de la Première Nation Shibogama), Lisa Bishop (sagefemme autochtone)

Innover dans la prestation des soins de santé pour gérer l’augmentation de la prévalence de maladies inflammatoires de l’intestin

Chercheur principal désigné : Dr Gilaad Kaplan, Université de Calgary

Partenaire intégré du système de santé : Le Digestive Health Strategic Clinical Network des Services de santé de l’Alberta – une initiative provinciale fondée sur des données probantes qui réduira les variations dans les pratiques cliniques et garantira l’accès équitable à des soins de qualité pour tous les Albertains atteints de maladies inflammatoires de l’intestin (MII)

Courte biographie : Le Dr Kaplan est gastroentérologue et épidémiologiste et s’intéresse aux maladies inflammatoires de l’intestin (MII) d’un point de vue clinique et de recherche. Il a obtenu une maitrise en santé publique à l’École de santé publique de l’Université Harvard et a effectué un stage postdoctoral dans le domaine des MII à l’Hôpital général du Massachusetts. Professeur agrégé à l’École de médecine Cumming de l’Université de Calgary, il est également un chercheur en santé des populations financé par Alberta Innovates – Health Solutions et le directeur scientifique du Digestive Health Strategic Clinical Network des Services de santé de l’Alberta. Le Dr Kaplan a été sélectionné parmi les Top 40 Under 40 [40 Calgariens de moins de 40 ans qui réussissent le mieux] du magazine Avenue Calgary (2011), et a reçu le Prix du jeune scientifique de l’Association canadienne de gastroentérologie (2013) et le prix Killam Emerging Research Leader de l’Université de Calgary (2013).

Enjeu : Environ 0,5 % des Canadiens reçoivent un diagnostic de maladie inflammatoire de l’intestin (MII), soit de maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse. Au Canada, nous dépensons chaque année 3 milliards de dollars pour soigner les MII. Comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn sont des affections chroniques et incurables qui touchent les jeunes, le nombre de personnes atteintes de MII continue d’augmenter de façon constante au Canada.

Objectif : Préparer le système de santé albertain à relever les défis auxquels les patients atteints de MII et la société feront face au cours de la prochaine décennie en raison du fardeau grandissant des MII

Champ d’application : L’Alberta et les Services de santé de l’Alberta

Démarche : Nous construirons des modèles qui prédisent les besoins futurs pour prendre soin des patients atteints de MII, puis nous mettrons en œuvre des innovations dans la prestation des soins de santé qui amélioreront la qualité des soins pour ces patients. Les stratégies de réforme des soins comprendront la création d’un modèle de soins intégrant les médecins de premier recours et les gastroentérologues, la conception d’un système d’aiguillage électronique qui uniformisera le triage des patients atteints de MII et identifiera les personnes pour le diagnostic rapide de ces maladies, l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions mal desservies et l’amélioration de la transition de l’hôpital à la maison pour ces patients.

Équipe : Blair O’Neil, médecin chef adjoint, Strategic Clinical Network, Services de santé de l’Alberta; Linda Slocombe, directrice médicale, Calgary Foothills Primary Care Network; Jodi Glassford, directrice, Provincial Access Team, Services de santé de l’Alberta; Aida Fernandes, vice-présidente, Crohn et Colite Canada

Information supplémentaire :

Conférence intitulée « Investigating the causes of a modern disease of modern times » : https://www.youtube.com/watch?v=YSG4jDPlD1c&feature=youtu.be

Le Dr Kaplan a écrit un essai qui prédit l’évolution de la mondialisation des « IBD » de 2015-2025. Nature Reviews: Gastroenterology & Hepatology [2015;12(12):720]

http://www.nature.com/articles/nrgastro.2015.150.epdf?shared_access_token=CzOp5l6N_bNxpCmNfWRrW9Rg
N0jAjWel9jnR3ZoTv0Nu63rYUrtAxio4qcPRJs1C_jB5lNQMCVvvWNnfdCZRZm2zeHqzYA1zqOvAw87eouVCcEfXT
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Le Dr Kaplan a mené une étude qui a révélé l’augmentation de l’incidence des MII dans le monde occidental et son émergence dans les nouveaux pays industriels [Gastroenterology, vol. 142, no 1, 2012, p. 46]. Il s’agit de l’article le plus cité de la revue Gastroenterology dans les cinq dernières années, avec plus de 1 500 citations (source : Google Scholar).

http://www.gastrojournal.org/article/S0016-5085(11)01378-3/abstract?referrer=https%3A%2F%2Fscholar.google.ca%2Fcitations%3Fview_op%3Dview_citation%26hl%3Den
%26user%3DDFzRTw0AAAAJ%26citation_for_view%3DDFzRTw0AAAAJ%3Au5HHmVD_uO8C

Mesure de la qualité des soins aux patients qui retournent à la maison après un séjour à l’hôpital

Chercheuse principale désignée : Dre Tara Kiran, Hôpital St. Michael

Partenaire intégré du système de santé : Qualité des services de santé Ontario (QSSO)

Courte biographie : La Dre Kiran est médecin en poste et professeure adjointe au Département de médecine familiale et communautaire de l’Hôpital St. Michael, affilié à l’Université de Toronto. Elle est chercheuse associée au Centre for Urban Health Solutions de l’Institut du savoir Li Ka Shing à l’Hôpital St. Michael et chercheuse auxiliaire à l’Institut de recherche en services de santé. La Dre Kiran a joué de nombreux rôles consultatifs auprès des gouvernements local et provincial. Elle a été responsable des soins cliniques pour la Stratégie ontarienne de lutte contre le diabète au ministère de la Santé de l’Ontario et des Soins de longue durée et a assumé les fonctions de conseillère en soins primaires au sein du Réseau local d’intégration des services de santé du Centre-Toronto. Elle est actuellement présidente du conseil d’administration de l’unité universitaire de médecine familiale de l’Hôpital St. Michael. Les recherches de la Dre Kiran portent sur l’incidence des réformes des soins primaires en Ontario.

Enjeu : Des recherches ont démontré que les soins dispensés aux personnes après leur congé de l’hôpital sont souvent fragmentés, augmentant le risque de complications. À l’heure actuelle, nous ne disposons pas encore de méthodes adéquates pour évaluer et documenter ces soins. Afin de les améliorer, il faut être en mesure d’en évaluer la qualité.

Objectif : Premièrement, élaborer un ensemble d’indicateurs de la qualité des soins offerts aux personnes lorsqu’elles sont admises à l’hôpital et lorsqu’elles reçoivent leur congé. Deuxièmement, vérifier si ces indicateurs, lorsqu’ils sont utilisés dans des rapports publics ou à des fins d’amélioration de la qualité, se traduisent par de meilleurs soins.

Champ d'application : La recherche sera menée en Ontario.

Démarche : La première étape de notre programme de recherche consistera à demander aux membres du public quels sont, selon eux, les aspects des soins les plus importants lorsque les personnes retournent à la maison après un séjour à l’hôpital. Nous nous pencherons également sur l’état actuel de la recherche en matière de recommandations visant l’amélioration de ces soins. Nous utiliserons la rétroaction et les résultats de la recherche pour créer une « norme de qualité » qui décrit en quoi consistent des soins de qualité lorsque des personnes retournent à la maison après un séjour à l’hôpital. La norme de qualité comportera de 5 à 15 recommandations concises et précises. Chaque recommandation sera accompagnée d’un ensemble d’indicateurs permettant aux organisations de savoir si la qualité des soins qu’ils offrent est excellente. Une fois les indicateurs déterminés, nous évaluerons la faisabilité pour Qualité des services de santé Ontario (QSSO) de colliger des données sur certains de ces indicateurs et de les utiliser pour produire systématiquement des rapports destinés aux hôpitaux, aux cliniques de soins primaires et aux organisations de soins à domicile de l'Ontario. Nous envisagerons quelles données devraient être communiquées directement au public ou transmises aux organisations dans un cadre confidentiel, et quels sont les indicateurs les plus utiles pour stimuler l’amélioration des soins à l’échelle locale. Par la suite, nous mènerons une étude de grande envergure afin d’évaluer l’incidence du fait que QSSO i) rende publiques les données recueillies et ii) accorde la priorité à certains indicateurs pour améliorer la qualité à l’échelle locale. Enfin, nous évaluerons si ces changements se traduisent par des améliorations de la qualité des soins aux personnes qui retournent à la maison après un séjour à l’hôpital.

Transitions dans les soins de santé : Améliorer les résultats pour les patients en cardiologie

Chercheuse principale désignée : Dre Martha Mackay, Université de la Colombie-Britannique

Partenaire intégré du système de santé : Hôpital St. Paul’s, Providence Health Care

Courte biographie : Actuellement clinicienne-chercheuse, la Dre Martha Mackay partage son temps entre ses rôles d’infirmière clinicienne spécialisée (ICS) en cardiologie au Centre de cardiologie de l’Hôpital St. Paul’s, et de professeure clinicienne agréée à l’École des sciences infirmières de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Elle exerce la profession d’infirmière en soins intensifs et en cardiologie depuis 38 ans, dont bon nombre d’années comme formatrice d’infirmières en soins intensifs, et 20 ans comme ICS. Elle a d’abord étudié en sciences infirmières au George Brown College à Toronto, avant d’obtenir un baccalauréat et une maîtrise en sciences infirmières, ainsi qu’un doctorat en philosophie (2010) de l’UBC.

Enjeu : On parle de transitions dans les soins de santé lorsque les patients passent de l’hôpital à la maison ou à un autre point de services de santé. Une autre transition critique en cardiologie survient lorsque les victimes de crise cardiaque se rendent à l’hôpital pour réclamer des soins. Ces transitions sont reconnues comme des moments plus risqués pour tous les patients, y compris les patients en cardiologie. Ces risques peuvent être liés au manque d’information fournie au patient et à la famille, à la planification inadéquate du suivi thérapeutique, ou à l’insuffisance des connaissances et compétences des patients ou des soignants pour gérer la transition. Une mauvaise transition peut entraîner d’autres visites aux urgences et d’autres hospitalisations, sans compter les souffrances inutiles.

Objectif : Améliorer certaines transitions critiques dans les soins en cardiologie

Priorité : Les patients ayant des besoins uniques et sous-estimés. Le programme de recherche visera en particulier à surmonter les barrières ethniques dans le processus de demande et d’obtention de soins en cas de crise cardiaque; à améliorer l’accès aux soins de santé mentale pour les patients en cardiologie souffrant de dépression; et à améliorer la compréhension et le respect des instructions à suivre après le congé de l’hôpital.

Champ d’application : Colombie-Britannique. Je recruterai pour ma recherche des patients de toute la province qui fréquentent le Centre de cardiologie de l’Hôpital St. Paul’s.

Démarche : Diverses approches seront privilégiées. Une partie du travail consistera à observer la prestation des soins en temps réel et à interroger les patients pour cerner les lacunes ou les écarts. De nouvelles méthodes de traitement des patients en cardiologie seront aussi testées dans des essais cliniques. Par exemple, un traitement pour les patients en cardiologie souffrant aussi de dépression, ou l’envoi de rappels de la marche à suivre après une crise cardiaque pendant plusieurs semaines ou mois après l’hospitalisation. Ces deux interventions feront appel à la télésanté pour faciliter l’accès aux patients.

Équipe : Nous travaillons avec un patient qui nous conseille dans nos études sur la dépression et les directives à donner au départ de l’hôpital, et nous travaillerons bientôt avec les médecins de famille pour améliorer la communication entre eux et l’hôpital de soins actifs après l’hospitalisation de leurs patients.

Voici quelques membres de mes équipes de recherche :

Dr Quincy Young, psychologue clinicien, Centre de cardiologie de l’Hôpital St. Paul’s ; Dr Scott Lear, chaire de recherche préventive en cardiologie FMCC/Pfizer/Fondation de l’Hôpital St. Paul’s, Université Simon Fraser; Dr Joel Singer, professeur, École de santé publique et des populations, UBC; Dre Susan Abbey, professeure (psychiatrie), Université de Toronto, et psychiatre en chef, Réseau universitaire de santé; Dre Pamela Ratner, vice-rectrice et vice-présidente associée, Inscription et installations universitaires, UBC; Dre Karin Humphries, professeure agrégée, Faculté de médecine (cardiologie), UBC; directrice, Centre pour l’amélioration de la santé cardiovasculaire, Vancouver, C.-B.; Dr Gerry Veenstra, professeur, Faculté de sociologie, UBC; Dr Frank Scheuermeyer, professeur clinicien adjoint (urgentologie), UBC; médecin membre du personnel, Providence Health Care; Dr Krishnan Ramanathan, professeur clinicien adjoint (cardiologie), UBC; directeur, Unité des soins cardiologiques intensifs, Hôpital St. Paul’s ; Dr Min Gao, professeur clinicien adjoint, UBC; Dre Nichole Pugh, psychologue clinicienne agréée et associée de recherche, Université Yale

Un réseau national pour l’amélioration de l’accès et de la qualité des soins pour les personnes souffrant d’une maladie intestinale inflammatoire (MII)

Chercheur principal désigné : Dr Geoffrey Nguyen, Université de Toronto

Partenaire intégré du système de santé : Centre hospitalier Mont Sinai (faisant partie du réseau de la santé Sinai)

Courte biographie : Le Dr Nguyen est professeur agrégé de médecine à l’Université de Toronto et à l’Institut des politiques, de la gestion et de l'évaluation de la santé. Il est aussi professeur adjoint à l’École de médecine de l’Université John Hopkins et scientifique auxiliaire à l'Institut de recherche en services de santé (ICES) de Toronto. Après avoir obtenu son diplôme de l’Université John Hopkins en 2000, il a fait sa résidence en médecine interne à l'hôpital Johns Hopkins en 2003. Il a ensuite été boursier en clinique et recherche en gastroentérologie à John Hopkins. Il a obtenu simultanément un doctorat en évaluation clinique à l'École de santé publique Bloomberg de l'Université Johns Hopkins en 2007 grâce au National Research Services Award, commandité par les National Institutes of Health (NIH). Ses recherches sont principalement axées sur les effets des soins spécialisés de la MII sur les résultats pour la santé à l’échelle de la population.

Enjeu : La maladie inflammatoire de l’intestin (MII) est une affection chronique plus fréquente au Canada que dans la plupart des régions du monde. Les patients aux prises avec la maladie intestinale inflammatoire gagnent à obtenir des soins d’un gastroentérologue dès le début de la maladie, celui-ci contribuant à l’optimisation des soins pour ainsi réduire la nécessité de recourir à la chirurgie. Parmi les lacunes dans le traitement des patients atteints d’une MII figure le manque d’accès à des soins spécialisés, ainsi que des soins de qualité sous-optimale. L’utilisation excessive et chronique de corticostéroïdes à action générale pose particulièrement problème.

Objectif : Le principal objectif du programme PACE (Promotion of Access and Care through Centres of Excellence) est d’améliorer la qualité des soins offerts aux patients atteints d’une MII dans les communautés mal desservies par un accès plus important à des spécialistes.

Priorité : Le programme PACE se concentre sur la maladie intestinale inflammatoire, mais on espère que le modèle portant sur l’amélioration des soins pourra être appliqué à d'autres maladies chroniques.

Champ d’application : Le programme PACE aura une portée nationale et sera mis en œuvre dans cinq des plus grands centres d’excellence du Canada en MII (le Centre hospitalier Mont Sinai à l’Université de Toronto, l’Université McMaster, l’Université McGill, l’Université de l’Alberta et l’Université de Calgary).

Démarche : Les objectifs du programme seront atteints grâce au recours à la télémédecine, aux schémas de soins cliniques normalisés, ainsi qu'au suivi à distance des patients par Internet. PACE mesurera le succès de ces actions interreliées par l’établissement et l’évaluation d’indicateurs de qualité adaptés aux spécificités du programme.

Équipe : En plus des médecins concernés des 5 centres d’excellence sur la MII, PACE est commandité par Crohn et Colite Canada (CCC), un groupe national de sensibilisation à la MII qui représente des associations de patients. Le programme compte également parmi ses partenaires le Réseau Télémédecine Ontario qui fournit l’infrastructure nécessaire aux consultations cliniques télémédicales. PACE est aussi membre du consortium HealthPROMISE, l’organisation derrière la technologie permettant le suivi de l’état pathologique des patients à distance.

Information supplémentaire : http://crohnetcolite.ca/Research/Our-funded-research/PACE-Network

Combler les failles pour les populations prioritaires avec l’aide du centre de santé communautaire du centre ville de Fredericton

Chercheuse principale désignée : Dre Tracey Rickards, Université du Nouveau-Brunswick (UNB)

Partenaire intégré du système de santé : Centre de santé communautaire du centre-ville de Fredericton

Courte biographie : La Dre Tracey Rickards est une infirmière autorisée qui se spécialise en soins cliniques et en recherche, et qui s’intéresse particulièrement aux populations vulnérables. Elle est professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Elle a obtenu son baccalauréat en sciences infirmières de l’UNB en 1986, sa maîtrise en sciences infirmières du même établissement en 2005, et son doctorat en sciences infirmières de l’Université Dalhousie en 2013. Elle a travaillé comme infirmière pendant 30 ans, occupant diverses fonctions, et est associée au Centre de santé communautaire du centre-ville de Fredericton (CSCCF) depuis plus d’une dizaine d’années.

Enjeu : Les populations vulnérables sont composées de personnes qui risquent de se retrouver sans abri, sont marginalisées du fait de leur condition sociale, sont immigrantes, sont âgées ou définies par d’autres caractéristiques, et ont plus d’une maladie nécessitant d’importants soins de santé. Elles sont souvent laissées pour compte dans la gestion courante des soins de santé et des soins préventifs, et se retrouvent à l’urgence lorsqu’elles sont malades.

Objectif : Comme clinicienne-chercheuse intégrée (CCI), la Dre Tracey Rickards mettra en relation la recherche, la réalité clinique et la communauté pour montrer comment la collaboration dans un centre de santé communautaire urbain peut améliorer la santé des populations vulnérables, et essayer de réduire les coûts des soins de santé.

Priorité : Principaux thèmes de recherche : un logement adéquat pour une santé stable des populations vulnérables, l’importance du travail des infirmières pour réduire les coûts des soins de santé, les soins de proximité pour les personnes les plus vulnérables, et l’évaluation du rôle de l’infirmière praticienne au Nouveau-Brunswick. Ces objectifs prioritaires guideront la CCI tout en favorisant une solide culture de recherche au CSCCF.

Champ d’application : Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Démarche : En tant que CCI, la Dre Rickards encadrera des infirmières débutantes ainsi que des chercheurs ou des équipes. Elle examinera aussi comment le plein exercice de la profession tant par les infirmières que par les infirmières auxiliaires peut influer sur les pratiques de santé des populations vulnérables et réduire les visites à l’urgence, et comment la collaboration interdisciplinaire peut rendre positive l’expérience des soins de santé préventifs. Les résultats guideront les pouvoirs publics et les établissements en vue d’une utilisation efficace des ressources alors que les coûts des soins de santé continuent d’augmenter. Dans ce projet de quatre ans financé par les IRSC, la Dre Rickards favorisera, au sein même du CSCCF, une recherche pertinente sur le plan clinique et l’établissement d’une solide équipe de recherche novatrice et porteuse de changements.

Équipe : La Dre Tracey Rickards travaillera avec une équipe multidisciplinaire au CSCCF afin de cerner les questions de recherche. Le Centre entretient un solide partenariat avec le réseau Horizon Santé. L’équipe comptera aussi sur l’apport des clients du CSCCF. En plus, nombre d’organisations au service de la population de Fredericton interviendront en tant que partenaires dans divers projets de recherche. Parmi ces organisations, on compte notamment le Fredericton Emergency Shelter, la Cuisine communautaire, des services de santé mentale, SIDA Nouveau-Brunswick, l’Association multiculturelle du Nouveau-Brunswick, la Société John-Howard, le service de police de Fredericton.

Améliorer l’accessibilité et la prestation des soins de santé buccodentaire pour les jeunes enfants vulnérables au Manitoba

Chercheur principal désigné : Dr Robert Schroth, Université du Manitoba

Partenaire intégré du système de santé : Autorité régionale de la santé de Winnipeg*, Santé, Aînés et Vie active Manitoba, Mount Carmel Clinic, Association dentaire du Manitoba, Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants du Manitoba

*apporte le financement nécessaire

Courte biographie : Le Dr Schroth est actuellement professeur agrégé et clinicien-chercheur au Département de sciences buccodentaires préventives (Collège de dentisterie) et aux départements de pédiatrie et santé infantile et de sciences de la santé communautaire (Collège de médecine Max Rady), à la Faculté de sciences de la santé Rady de l’Université du Manitoba. Il est également chercheur à l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants du Manitoba. En juillet 2016, il a été nommé chef de la section de dentisterie pédiatrique pour l’Autorité régionale de la santé de Winnipeg. Il possède un doctorat avec formation en épidémiologie, en santé des populations et en sciences de la santé communautaire, et il a mis sur pied un programme de recherche sur la carie de la petite enfance (CPE), la promotion de la santé buccodentaire et l’évaluation de programme, ainsi que sur les services de santé liés à la chirurgie buccodentaire pédiatrique pour traiter les cas graves de CPE. Naturellement, l’accent est fortement mis sur la santé buccodentaire des enfants autochtones (Premières Nations et Métis). Certains des travaux du Dr Schroth ont porté sur le rôle de facteurs prénataux, dont les niveaux de vitamine D, ainsi que sur la santé buccodentaire des bébés et des enfants d’âge préscolaire. Le Dr Schroth codirige également un vaste projet de promotion de la santé buccodentaire dans la petite enfance au Manitoba, « Sourire en santé, bébé en santé », qui comporte un important volet de recherche et d’évaluation. Il est reconnu comme l’un des principaux experts de la CPE à l’échelle nationale. En 2009-2010, il a fait partie du groupe de travail et du groupe d’experts de l’Association dentaire canadienne (ADC) sur la CPE, et a corédigé l’énoncé de position de l’Association sur la question. Plus récemment, il a été nommé au comité d’experts de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) pour l’analyse de la chirurgie d’un jour pour la CPE, et a participé à la rédaction de son rapport. Il a aussi dirigé la publication de ces travaux. De 2003 à 2007, il a bénéficié d’une bourse de formation stratégique des IRSC dans le cadre du Programme canadien des cliniciens-chercheurs en santé des enfants (PCCCSE).

Enjeu : D’importantes disparités en matière de santé buccodentaire subsistent au Canada, et cela n’est nulle part plus évident que chez les enfants de populations vulnérables, par exemple dans les foyers à faible revenu, dans les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits, chez les réfugiés et les nouveaux immigrants, ainsi que chez les enfants vivant dans les régions rurales ou isolées du pays. Malheureusement, le piètre accès aux soins de santé buccodentaire pour les plus jeunes membres de notre société se manifeste souvent par la carie de la petite enfance. De plus, nous savons que ceux qui en présentent une forme grave nécessitant une importante chirurgie dentaire font face à des obstacles supplémentaires pour obtenir ces soins en temps opportun, sous anesthésie générale. Améliorer l’accès aux soins buccodentaires en bas âge pour les groupes d’enfants vulnérables est essentiel afin de réduire l’incidence de la CPE.

Objectif : Puisqu’une bonne santé buccodentaire dans la petite enfance jette les bases d’une bonne santé dentaire et générale la vie durant, le programme de recherche que je propose vise à améliorer l’accès aux soins de santé buccodentaire pour les jeunes enfants à risque de CPE et à améliorer la prestation de soins de santé buccodentaire aux enfants ayant besoin d’une chirurgie buccodentaire pour traiter leurs CPE.

Priorité : Le premier projet examine les taux de chirurgie buccodentaire comme indicateur de piètre santé buccodentaire résultant du non-accès à des soins buccodentaires préventifs pour les bébés, les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire. Le deuxième projet proposé portera sur les préoccupations relatives aux temps d’attente, aux listes d’attente, et au besoin d’améliorer la prestation des services de santé buccodentaire au Manitoba pour les enfants qui présentent de graves problèmes de CPE nécessitant une chirurgie buccodentaire réparatrice.

Champ d’application : Manitoba

Démarche : Je vois quatre éléments dans le rôle de clinicien-chercheur intégré : 1) recherche qui vise à améliorer l’état de santé buccodentaire et la qualité de vie connexe des plus jeunes membres de la société, l’accent étant mis sur des façons d’améliorer l’accès aux soins de santé buccodentaire et la prestation de ces soins; 2) mentorat qui renforce la capacité de recherche future en santé buccodentaire et en services de santé, de même que le leadership clinique; 3) application et échange intégrés des connaissances; 4) collaborations et partenariats avec les organisations et les décideurs du système de santé pour jeter des ponts entre la recherche, la pratique et la politique.

Équipe : Je travaille en partenariat avec l’Autorité régionale de la santé de Winnipeg, Santé, Aînés et Vie active Manitoba, Mount Carmel Clinic, l’Association dentaire du Manitoba et l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants du Manitoba.

Information supplémentaire :

http://chrim.ca/researcher/robert-schroth/

Évaluer l’efficacité de l’intervention « CEDeComS » sur la réduction du déclin fonctionnel chez les personnes âgées présentant des blessures mineures

Chercheuse principale désignée : Dre Marie-Josée Sirois, Université Laval

Partenaire intégré du système de santé : Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale

Courte biographie : Marie-Josée Sirois est professeure agrégée au Département de réadaptation de la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre d’excellence sur le vieillissement de Québec. Elle codirige l’initiative canadienne de recherche en urgence et traumatologie chez les ainés (ICRUTA), financée par les IRSC, qui réunit une équipe interdisciplinaire multicentrique dans l’étude auprès de grandes cohortes prospectives des conséquences des traumatismes chez les personnes âgées. Selon une approche axée à la fois sur la mise en évidence de déterminants multidimensionnels de la capacité fonctionnelle à la suite d’une blessure chez les personnes âgées et sur la mise en application de nouvelles connaissances dans la pratique clinique, l’ICRUTA vise l’amélioration de la prise en charge de cette population et des soins de courte durée qui lui sont prodigués. La professeure Sirois se spécialise dans l’évaluation et la prise en charge de la fragilité chez les personnes âgées blessées. Elle travaille actuellement à mettre au point des solutions novatrices pour améliorer les transitions des soins entre les services d’urgence et les milieux communautaires, dans le but de prévenir la perte de mobilité fonctionnelle chez les personnes âgées blessées préfragiles ou fragiles. Elle fait en outre partie du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement (RQRV).

Enjeu : Au Canada, chaque année, près de 500 000 personnes âgées vivant dans la communauté subissent des blessures qui, bien qu’elles ne soient pas mortelles, limitent la mobilité et les activités quotidiennes. La grande majorité de ces personnes se présentent à l’urgence; les deux tiers sont renvoyés à la maison pour se remettre de diverses blessures mineures. Or, selon des données générées par l’équipe de l’ICRUTA, les blessures mineures entrainent 16 % des personnes âgées qui étaient encore autonomes dans une spirale descendante de déclin fonctionnel (mobilité et activités quotidiennes). De plus, ces blessures révèlent des signes précurseurs d’incapacité, ainsi qu’un état préfragile ou fragile. Étant donné qu’il n’existe pas de lignes directrices sur la prise en charge des personnes âgées à l’urgence qui vise à prévenir la perte de mobilité fonctionnelle, l’état de ces personnes se détériore dans les six mois suivants leur congé de l’hôpital. Cette situation est regrettable, d’autant plus que l’efficacité d’interventions communautaires visant à améliorer l’état des personnes âgées fragiles et leur mobilité fonctionnelle est corroborée par des données convaincantes. Parmi ces interventions, mentionnons les programmes d’exercice et de prévention des chutes, offerts dans toutes les communautés canadiennes. Dans ce contexte, pour mettre en œuvre des interventions efficaces, il est essentiel de repérer dans les urgences les personnes âgées à risque de déclin fonctionnel.

Objectif : L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’efficacité de l’intervention CEDeComS dans la diminution du déclin fonctionnel des personnes âgées se présentant à l’urgence pour faire traiter des blessures mineures.

Démarche : L’équipe de l’ICRUTA a validé une règle de décision clinique (CETI-CDR) pour le dépistage des personnes âgées présentant un risque de déclin élevé, modéré ou faible et pour leur aiguillage vers les services adéquats après leur sortie de l’urgence. Nous proposons donc la nouvelle intervention CEDeComS : le dépistage CETI-CDR est associé à une liaison rapide vers des programmes communautaires de promotion de la mobilité, directement à partir des services d’urgence. L’étude repose sur l’établissement de nouveaux partenariats entre les urgences et la communauté, qui amélioreront le continuum de soins en vue d’aider ces personnes âgées à conserver leur autonomie.

Obésité maternelle dans les provinces de l'atlantique : Application des résultats de recherche à la pratique clinique

Chercheuse principale désignée : Dre Erna Snelgrove-Clarke, Université Dalhousie

Partenaire intégré du système de santé : IWK Health Centre

Courte biographie : La Dre Snelgrove-Clarke est professeure agrégée à l’École de soins infirmiers du Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université Dalhousie. Infirmière autorisée, elle a obtenu un baccalauréat en soins infirmiers de l’Université Memorial de Terre-Neuve, une maîtrise en soins infirmiers de l’Université Dalhousie et un doctorat de l’Université McGill. Son champ de pratique clinique est axé sur les soins périnatals, alors que son programme de recherche porte sur la découverte de stratégies efficaces pour mettre en application les données de la recherche dans la pratique clinique. Elle travaille principalement à comprendre le contexte et à changer les comportements des fournisseurs de soins de santé auprès des mères et des nouveau-nés afin d’assurer de meilleurs résultats cliniques chez les patients.

Enjeu : L’obésité est un problème de santé d'envergure mondiale. Au Canada, près de 60,6 % de la population adulte est en surpoids ou obèse, les taux ayant doublé en seulement 20 ans dans certaines régions du pays. Les provinces de l’Atlantique comptent parmi celles qui affichent les taux d’obésité les plus élevés au Canada. Plus précisément, comme le démontre l’Enquête canadienne sur l’expérience de la maternité, ce sont les Néo-Écossaises qui présentent durant la grossesse l’indice de masse corporelle moyen le plus élevé. L’obésité vient avec son lot de conséquences importantes sur les plans de la santé et des coûts, lesquelles se répercutent sur les professionnels de la santé et le système de santé.

Objectif : Afin d’améliorer la santé des femmes enceintes de la Nouvelle-Écosse, notre projet de recherche vise à mettre en application et à évaluer deux initiatives concernant la pratique clinique : une ligne directrice de pratique clinique et un modèle de pratiques exemplaires. Ces initiatives permettront d’établir des recommandations fondées sur des données probantes en ce qui concerne les soins à prodiguer aux femmes obèses, et ce, avant et pendant l'accouchement. En outre, nous examinerons aussi les conséquences d'un gain de poids durant la grossesse sur le déroulement de la grossesse, l’accouchement et le nouveau-né.

Priorité : Notre système de santé peine à gérer et à offrir des soins adéquats au nombre grandissant de patientes enceintes aux prises avec l’obésité et d’autres affections concomitantes. Le soulèvement et le déplacement des personnes obèses comportent des risques importants pour la santé et la sécurité des travailleurs du milieu de la santé, notamment en ce qui concerne les blessures au dos et aux tissus mous.

Champ d'application : Nouvelle-Écosse

Démarche : Les stratégies qui incitent à un changement de comportement chez les professionnels de la santé et qui favorisent la santé des usagers sont influencées par un ensemble de facteurs. De plus, nous devons mieux comprendre le contexte, car un comportement approprié dépend du contexte dans lequel les soins sont fournis. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des établissements où l’on offre aux femmes des soins prénatals ainsi que des soins lors du travail et de l’accouchement. Nous devrons également collaborer avec tous les membres du personnel soignant travaillant dans ces établissements afin de nous assurer que les stratégies de changement mises en place sont optimales pour tous. Au cours de cette étude, nous améliorerons la surveillance de la prise en charge de cette population et découvrirons des façons d’améliorer la formation, la pratique, les politiques et la recherche en ce qui a trait à la prise en charge des femmes obèses donnant naissance en Nouvelle-Écosse. Les retombées de ce projet mèneront à des approches incitant à un changement de comportement dans d’autres domaines de soins destinés aux femmes enceintes.

Équipe : L’équipe sera composée de cliniciens (obstétriciens, résidents en obstétrique, infirmières, sages-femmes, diététiste), de décideurs (gestionnaires cliniques, directeur de programme), d’étudiants (au premier cycle et aux études supérieures en soins de santé) et d’usagers.

Cocandidats/membres de l’équipe : Afin de faire preuve d’ouverture et de collaboration, j’annoncerai la composition de l’équipe lorsque tous les cocandidats auront été sollicités.

Information supplémentaire : :

https://www.researchgate.net/profile/Erna_Snelgrove-clarke

Conception, mise en oeuvre et évaluation d’interventions pour les jeunes blessés à la suite d’actes de violence

Chercheuse principale désignée : Dre Carolyn Snider, Université du Manitoba

Partenaire intégré du système de santé : Office régional de la santé de Winnipeg

Courte biographie : La Dre Snider cumule les fonctions d’urgentologue à l’Office régional de la santé de Winnipeg, de professeure agrégée au Département d’urgentologie du Collège de médecine de l’Université du Manitoba, et de scientifique à l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfant du Manitoba. Elle possède une solide expérience dans l’application de méthodes multiples pour aborder le problème de santé chronique qu’est la violence chez les jeunes.

Enjeu : Environ 20 % des jeunes qui subissent des blessures à la suite d’actes de violence visitent un service d’urgence durant l’année suivante pour cause de blessure intentionnelle récurrente. Les jeunes menacés par la violence courent aussi des risques élevés de maladie mentale et de toxicomanie.

Objectif : La réduction des blessures à répétition, et le déclin consécutif de la toxicomanie et de la maladie mentale chez les jeunes blessés à la suite d’actes de violence, aura un impact financier et social considérable pour notre système de santé.

Priorité : Concevoir, mettre en œuvre et évaluer une intervention antiviolence amorcée en service d’urgence à l’intention des jeunes blessés à la suite d’actes de violence.

Champ d’application : Mis en œuvre à Winnipeg, le programme actuel d’intervention antiviolence en service d’urgence (EDVIP) vise à aider d’autres provinces/territoires à mettre en œuvre leur propre programme et à les faire participer à l’évaluation future. La Dre Snider collabore avec des programmes similaires aux États-Unis au niveau de la recherche. Elle termine la rédaction d’un manuel sur le rôle de la médecine d’urgence dans la prévention de la violence pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Démarche : En 2013, la Dre Snider a lancé une étude sur un programme d’intervention antiviolence en service d’urgence (EDVIP). L’EDVIP est un programme de traitement unique basé sur un modèle d’accompagnement intensif – offert par un intervenant possédant un vécu de violence, avec l’aide d’un travailleur social – qui donne accès à différents services communautaires. Elle intègre l’application des connaissances à toutes les étapes de sa recherche afin d’assurer la pertinence des interventions pour la collectivité. Elle se sert d’études d’observation, d’essais contrôlés randomisés et de méthodes de recherche qualitative pour comprendre les principaux facteurs de risque de violence et de protection contre la violence chez les jeunes et pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer rigoureusement des interventions. La Dre Snider a acquis une réputation internationale pour ses recherches et en applique les résultats sous forme de politiques à l’OMS.

Équipe : L’équipe se compose de cliniciens, de chercheurs, d’intervenants communautaires auprès des jeunes et d’Ainés autochtones. Trois jeunes Autochtones qui avaient été membres d’un gang ont joué un rôle actif dans la conception et l’adaptation de l’intervention. Tous les intervenants qui soutiennent actuellement l’EDVIP sont des Autochtones de diverses collectivités. Nous nous conformons aux principes de la recherche avec les Autochtones (RRPR) et faisons équipe avec l’Assemblée des chefs du Manitoba dans le cadre du projet.

Cocandidats/Membres de l’équipe : Université du Manitoba : Drs Terry Klassen, Depeng Jiang, Wanda Chernomas, Elaine Mordoch, Evelyn Forget et Rick Linden, M. Trevor Strome, Mme Karen Cook; Office régional de la santé de Winnipeg : Drs Natalie Mota, Katie Sullivan, Sarvesh Logsetty; Gouvernement du Manitoba : Dr Rob Santos, Leanne Boyd; Gang Action Interagency Network : Jamil Mahmood; Assemblée des chefs du Manitoba : Carla Cochrane; Comité consultatif : Se compose de plus de 25 participants des milieux communautaire et clinique qui se réunissent trois fois par année.

Information supplémentaire : Les succès sont mis en lumière dans une vidéo : https://youtu.be/uxmns_Y-GUc

Repenser le retour dans la communauté après les soins intensifs

Chercheur principal désigné : Dr H. Tom Stelfox, Université de Calgary

Partenaire intégré du système de santé : Alberta Health Services

Courte biographie : Le Dr H. Tom Stelfox est professeur agrégé de soins intensifs, médecine et sciences de la santé communautaire à l’Université de Calgary. Après avoir reçu son doctorat de médecine de l’Université de l’Alberta et complété sa résidence en médecine interne à l’Université de Toronto, il a obtenu un doctorat en politique de santé de la Harvard University et a été chercheur-boursier en soins intensifs au Massachusetts General Hospital. Son programme de recherche est axé sur le recours aux méthodes de recherche en services de santé pour évaluer et améliorer la prestation des soins aux patients en phase critique. Ses activités de recherche couvrent l’établissement d’indicateurs de la qualité en soins traumatologiques; l’évaluation de la structure et du transfert des connaissances chez les patients hospitalisés; et l’évaluation de nouvelles technologies et méthodes de prestation des soins de santé, et de nouveaux outils de stratification des risques.

Enjeu : Lorsque les patients sont transférés d’un endroit à l’autre dans le système de santé, il existe un risque d’erreur élevé. Un exemple de transfert à haut risque survient lorsque les patients aux soins intensifs obtiennent leur congé. Il s’agit des cas les plus graves et complexes. Au cours des quatre dernières années, j’ai dirigé une équipe de professionnels et de citoyens intéressés à reconcevoir la transition des patients à leur sortie de l’unité de soins intensifs (USI). Nous faisons des progrès, mais nous avons remarqué quelque chose d’important et d’inattendu qui nécessite une attention urgente selon nous. Les patients sont transférés directement de l’USI à la communauté! Traditionnellement, le départ de l’USI était un processus en deux étapes : le transfert à une chambre d’hôpital pour une période de traitement, de réadaptation et d’évaluation, suivi du retour dans la communauté (p. ex. à la maison). Cependant, à cause de la pression grandissante exercée sur notre système de santé, les patients sont renvoyés directement dans la communauté après leur congé de l’USI. En 2014, 1 patient adulte sur 10 aux soins intensifs en Alberta a été transféré directement dans la communauté! Cette nouvelle approche offre des avantages (p. ex. potentiel d’efficacité accrue) et des désavantages (p. ex. risque pour la sécurité) potentiels, mais on ne peut que spéculer car la question n’a jamais été étudiée.

Objectif : Travailler avec mon équipe à repenser la transition des patients qui quittent les soins intensifs.

Priorité : Patients en phase critique renvoyés directement dans la communauté après leur congé de l’USI.

Champ d’application : Alberta

Démarche : Dans le cadre du programme de recherche, nous concevrons une « trousse de départ de l’USI » fondée sur des données probantes à l’usage de tous les patients : tant ceux qui reçoivent des soins ailleurs à l’hôpital après leur séjour à l’USI, que ceux qui retournent directement dans la communauté. Cette trousse ressemblera à la Liste de contrôle de la sécurité chirurgicale de l’Organisation mondiale de la santé, et sera conçue pour que le bon patient obtienne son congé au bon moment et soit transféré au bon endroit avec le bon plan de traitement.

Équipe : Professionnels de la santé et citoyens intéressés

Améliorer le dépistage du cancer colorectal en Ontario : Un programme de recherche intégré aux services de santé

Chercheuse principale désignée : Dre Jill Tinmouth, Institut de recherche Sunnybrook

Partenaire intégré du système de santé : Action Cancer Ontario

Courte biographie : La Dre Jill Tinmouth est gastroentérologue et épidémiologiste clinique. Elle a étudié à la faculté de médecine de l’Université de New York (1995), avant d’obtenir des bourses de recherche en médecine interne (1999) et en gastroentérologie (2000) à l’Université de Toronto. Elle a ensuite poursuivi ses études en épidémiologie clinique et obtenu son doctorat en 2004 de l’Université de Toronto. La Dre Tinmouth occupe actuellement les postes de médecin membre du personnel au Centre Sunnybrook des sciences de la santé, de scientifique Sunnybrook Research Institute inc., de scientifique auxiliaire à l’Institut de recherche en services de santé et de professeure adjointe au Département de médecine de l’Université de Toronto, en plus d’être nommée conjointement à l’Institute of Health Policy, Management and Evaluation. En mai 2011, elle a été nommée scientifique en chef du programme de dépistage du cancer colorectal de l’Ontario, ContrôleCancerColorectal(CCC).

Enjeu : Le cancer du côlon est un grave problème de santé, mais heureusement, des données probantes de grande qualité indiquent que le dépistage peut prévenir ce type de cancer et les décès associés. Toutes les provinces canadiennes ont mis sur pied des programmes de dépistages structurés. Action Cancer Ontario (ACO) a lancé le programme CCC en 2007. Le dépistage du cancer du côlon est un processus complexe en plusieurs étapes caractérisé par de nombreux transferts de soins dans le système de santé, notamment entre le milieu communautaire et les hôpitaux et au sein de ces milieux.

Objectif : Mener des recherches qui pourront appuyer et orienter la conception du programme CCC, aborder des initiatives stratégiques prioritaires ciblées pour le programme et améliorer la qualité des coloscopies en Ontario.

Priorité : Mes travaux portent principalement sur la « conception des soins » : la conception et la mise en œuvre d’un dépistage du cancer du côlon efficace dans le cadre d’un programme officiel axé sur l’amélioration de la qualité des coloscopies.

Champ d’application : Les travaux seront menés en Ontario.

Démarche : La Dre Tinmouth propose trois projets qui porteront sur : 1) le parcours des patients dont le résultat au test de dépistage du cancer du côlon est anormal; 2) l’amélioration du dépistage chez les membres des Premières Nations et les Métis en Ontario; et 3) la production de bulletins pour les endoscopistes visant l’amélioration de la qualité des coloscopies. Les objectifs de recherche proposés sont étroitement liés aux priorités et aux orientations stratégiques d’ACO; ainsi, le programme de recherche est bien positionné auprès d’ACO pour générer des recherches transformatrices qui amélioreront la qualité, l’efficience et l’efficacité du dépistage du cancer en Ontario.

Équipe : Les principaux intervenants sont le personnel de la prévention et du contrôle du cancer à ACO, l’unité de la lutte contre le cancer chez les peuples autochtones de CCC et l’équipe de coloscopie du Quality Management Partnership de l’Ontario.

Améliorer la transition des soins entre l’hôpital et la communauté pour les jeunes obèses

Chercheur principal désigné : Dr Ian Zenlea, Trillium Health Partners

Partenaire intégré du système de santé : Trillium Health Partners

Courte biographie : Ian Zenlea est pédiatre endocrinologue et médecin responsable de la KidFit Health and Wellness Clinic de Trillium Health Partners à Mississauga, en Ontario. Il a obtenu son diplôme du Collège de médecine de l’Université du Vermont, effectué sa résidence en pédiatrie à l’École de médecine/Hôpital New Haven de Yale et un stage postdoctoral en endocrinologie pédiatrique à la Harvard Medical School/Hôpital pour enfants de Boston. Il détient également une maîtrise en santé publique et efficacité clinique de la Harvard T.H. School of Public Health et a effectué des travaux de recherche sur la sécurité et la qualité des soins aux patients à la Harvard Medical School.

Enjeu : L’obésité chez les jeunes est l’un des problèmes de santé publique les plus graves du 21e siècle. Plusieurs centres de soins tertiaires du Canada offrent des programmes pédiatriques structurés de gestion du poids. Bien que ces programmes connaissent un certain succès, le taux d’abandon est élevé, l’offre est limitée et l’accès à ces soins spécialisés est difficile. Ces programmes n’adoptent généralement pas une démarche centrée sur le patient et sa famille tenant compte des attentes et des opinions de la famille au sujet du traitement, ce qui contribue à des taux d’abandon élevés. C’est pourquoi les nouveaux modèles de soins devraient être conçus autour de services centrés sur le patient et sa famille qui amélioreront la transition des soins entre l'action dans la communauté et les programmes hospitaliers de gestion du poids, au sein desquels les jeunes peuvent être appuyés par des stratégies longitudinales intégrées de gestion du poids.

Objectif : Cerner et corriger les lacunes dans le continuum des soins offerts aux jeunes obèses, améliorer l’accès à des soins spécialisés et promouvoir l’intégration des services.

Priorité : les jeunes obèses

Champ d’application : Le programme de recherche proposé sera mis en œuvre dans la région de Peel, en Ontario. Cette région est caractérisée par sa diversité ethnique et socioéconomique. La plus grande banlieue au Canada présente aussi des défis particuliers dans la conception et la prestation de services de soins de santé pédiatriques. Les connaissances acquises dans le cadre de ce programme de recherche seront généralisées à d’autres milieux offrant des programmes hospitaliers de gestion du poids comprenant des ressources communautaires au Canada.

Démarche : Grâce à des méthodes de recherche innovantes, telles que l’analyse des réseaux sociaux et la co-conception basée sur l’expérience, nous décrirons l’état actuel du système de santé local pour les jeunes obèses, mettrons en lumière les occasions de collaboration avec les fournisseurs de soins de santé et les organismes communautaires tels que les écoles publiques, les organismes de santé publique et les centres communautaires. Nous pourrons ensuite concevoir un nouveau modèle communautaire de soins à l’échelle nationale, en partenariat avec les patients et les familles, qui améliorera la transition des soins offerts aux jeunes obèses entre les programmes hospitaliers de gestion du poids et l'action dans la communauté. Un projet de recherche ultime amènera ensuite les patients, les familles, les professionnels de la santé et les membres d’organismes communautaires à collaborer afin de perfectionner ce prototype de modèle de soins.

Équipe : Ce programme de recherche est appuyé par les membres de l’institut de recherche Trillium Health Partners, l’institut pour une meilleure santé.

Chaires en santé publique appliquée

Les chaires en santé publique appliquée constituent un partenariat entre :

  • l'Institut de la santé publique et des populations des IRSC
  • l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
  • d'autres instituts des IRSC (Appareil locomoteur et Arthrite; Neurosciences, Santé mentale et Toxicomanies; Santé des Autochtones; Services et politiques de santé; Vieillissement), l'Initiative de recherche sur le VIH/sida, Alberta Innovates – Health Solutions (AIHS) (en anglais seulement) et le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS).

Ces chaires visent à appuyer la recherche innovatrice sur la santé de la population en vue d'améliorer l'équité en santé au Canada et ailleurs. Pour y parvenir, elles favorisent la collaboration interdisciplinaire et le mentorat entre les chercheurs et les décideurs du domaine de la santé et d'autres secteurs. Trois chaires en santé publique appliquée ont été financées par SSCPL.

Chaire en santé publique appliquée – Paula Braitstein

Chaire en santé publique appliquée – Damien Contandriopoulos

Chaire en santé publique appliquée – Wendy V. Norman

Autres profils de recherche

Susan Chatwood
Mettre en commun les pratiques exemplaires pour améliorer la santé des communautés éloignées du Nord

Martin Fortin
Amélioration des soins de santé de première ligne pour les personnes atteintes de plusieurs maladies chroniques

Amanda Terry
Encourager l'utilisation des dossiers médicaux électroniques chez les professionnels des soins de première ligne

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